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Depuis le premier février 1776, jusqu’au dix-sept — il arriva une quantité de traînes d’Albanie, chargées de rhum, sucre, café, chocolat, &c., et retournèrent chargées de marchandises, que les marchands de Montréal vendirent à ceux d’Albanie, à raison de cinquante pour cent. » Monsieur St Luc Lacorne revint de Boucherville à Montréal par le moyen de Mr Hazen qui logeoït chez luy avec son épouse—lequel s’étoit rendu caution—et partit pour Philadelphie le dix-huit, où M" Hazen luy avoit procuré un bon logement,—Il auroit même resté à Montréal — si plusieurs de ses amis ne luy eussent point conseillé de partir—de crainte de se faire quelques mauvaises affaires—car il paroissoit être devenu bon amy avec les Bastounoïs — depuis la mort de Mr Montgomery, lesquels avoient beaucoup d’égards pour luy — ce .qui prouve que trop qu’il ne leur avoit pas nuy—et que ce qui avoii êté dit sur son compte n’étoit que trop vray, — Thomas Walker, James Price et James Bonfeld partirent aussy pour Philadelphie.
Le onze de mars 1776—il partit pour Québec trois pièces de canon de St Jean, et six de Montréal qui avoient été enclouées au départ du Général Guy Carleton.
Depuis le vingt-cinq janvier 1776 — qui furent les premiers Bastonnois qui arrivèrent en Canada depuis la prise des retranchements de St Jean, jusqu'au dix-huit du mois de Mars suivant — il n’arriva que douze cent treize hommes—suivant et conformément la liste cy après,
Sçavoir :: -
Le 25 janvier—1776, vingt-sept hommes, cy 27 Le?27 NE etes dr eNt RTE TRIO TO itinérante tend enrene sers sue OÙ MR rec ratios ten aan ere secteur: CD 2 à e FN RS A TN CEE TT ENS ET NSP Re TE À M TR he toners D
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18 février.
M, de St. Luc se rend à Philadelphie,
11 mars.
Canons envoyés à Québer..
Nombre des Bastonnois en Canada.
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4 Li Leure aëres- La lettre suivante fut écrite par l’auteur du journal * à ce Fu à! l | | À “4 ra “ dans h | | | 1! Le Ms N° | porte 25 ; le Ne 2 a été corrigé ; il y avait. d'abord 25, “bre an MU UE [14 !! | il 2 Le Ms. N° t portait: par M. Sanguinel ; mais ces mots ont été soi- | « pars EL EE Là gneusement raturés, et remplacés à la marge par ceux qu’on vient de Au lie | fl lire. “avez te
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ses concitoyens—dans le mois de Mars 1776—qui porta l'effet qu’il en attendoit.
‘ Habitants du Canada,
“ [l'est temps que vous fassiez réflexion sur votre con- ‘ duite qui attirera sur vous et vos enfants la punition ‘que vous méritez—si vous y persistez.— Vous n’avez ‘ point de temps à perdre pour éviter le châtiment qui ‘“ vous menace, par vous laisser tromper impunment et “ manquer de fidélité envers votre légitime Souverain, “qui vous a comblés de bienfaits,—Tremblez—peuple ‘“ ingrat—le glaive est déjà suspendu sur vos têtes, —sera-t- “ il possible—Canadiens—que vous porterez écrit sur vos “ fronts le nom de rebelles [?] et que vous attendrez d’un “ sang-froïd le courroux d’un Souverain si justement ‘“irrité par luy avoir manqué defidélité pour vous sou ‘“ mettre à des rehelles qui vous tyrannisent [?] Non—il “ n’est pas possible de demeurer davantage parmi un peu- “ ple insensible aux maux qui l’accablent par le pouvoir *“ tyrannique que les Bastonnois exercent sur vous—sans “ qu'il se trouve personne qui s’y oppose,—On vous pille, ‘Cet vous le souffrez, on vous outrage et vous vous taisez ! ‘ Leur audace a passé jusqu’à expatrier devant vos yeux “ vos proches parents et vos amis-—qui n’étoient ny con- ‘ damnés—ny même accusés—et vous l'avez aussy enduré ‘Cet vous n’osez pas seulement témoigner que votre cœur “ en esttouché. Vit-on jamais une plus cruelle tyrannie [?]
‘ Mais pourquoi vous plaindre en secret de ceux qui ‘exercent ce pouvoir tyrannique plutôt que de vous, “ puisqu'ils ne l’ont usurpé que parce que vous avez eu “ si peu de cœur que de le souffrir [?] Qui vous empéchoit “ d’exterminer les Bastonnois, quand ils ont voulu entrer “ dans votre Province, et lorsqu'ils étoient en si petit nom: “ bre après l'affaire du 31 Décembre dernier [?] Et n'est-ce ‘ pas à votre lâcheté qu'ils doivent leur accroissement [?] ‘ Au lieu de prendre les armes pour les dissiper—vous les ‘avez tournées contre vous-mêmes, et les avez enhardis
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** dans votre propre pays, voyant que nul de vous ne se ‘“ mettoit en état de les chasser, —Etes-vous donc résolus ‘ de demeurer toujours dans une si longue léthargie [?] ‘“ Dites-moi—je vons prie—quels sont vos pensées et vos “ sentiments [?] Attendez-vous qu'ils vous mettent le pied “ sur la gorge et qu'ils vous fassent payer des impôts pour ‘ les indemniser des dépenses qu’ils ont faites pour venir “ dans votre pays vous molester{?] Ne ressentez-vous pas ‘* déjà que votre bled a diminué de beaucoup de son prix ‘“ ordinaire [?] Ne vous fatiguez-vous pas de faire des ‘ corvées gratis—et des commandements despotiques qui ‘ vous font aller ça et là pour rien [?] Et si malheureuse- ‘“ ment la ville de Québec étoit prise—vous deviendriez ‘“ des esclaves à vendre sur les marchés avec vos femmes “et vos enfants—ainsy qu’il n’est que trop commun parmi ‘eux, —
‘ Ne vous réveillerez-vous donc jamais d’un tel assou- ‘“ pissement [?] Et serez-vous plus insensible que .es Bétes ‘ qui, regardant leurs plaies, s'animent contre ceux qui les ‘ ont blessées [?] 11 semble que l’amour de la liberté hon- ‘ nête—qui est la plus forte et la plus naturelle de toutes ‘ les affections—est éteinte dans votre cœur—et que celui “ de la servitude a pris sa place, —comme si nos ancêtres ‘“ nous avoient inspiré avec la vie le désir d’être assujettis ‘ à des rebelles,—Au contraire—vous n’ignorez pas qu'ils ‘ont soutenu tant de guerres contre les habitants des ‘* Colonies—qu'ils les ont contraints de demeurer tran- ‘ quilles sur leurs terres, et même ils [ne] s’étoient rendus ‘“ redoutables à cette troupe de brigands qui vous “ tyrannisent aujourd'hui, que pour conserver des biens “ qu’ils ont défrichés avec tant de peine.—Convenez donc “ que vous avez bien dégénéré de la valeur de vos Pères: “ Quoi ! vous paroissiez si contents d’avoir pour maître “ un Roy débonnaïire, et vous souffrez d’avoir pour tyrans “de votre propre nation une bande de hinquis ! Il
1 Le lecteur a ici sous les yeux un exemple de l'orthographe et des efforts de prononciation de l’auteur de nos manuscrits.
jüsque Sieur ( Pointe.] —s'il ét s'assemi paroisse tonnois, des Roy prisonni royaliste qui étoit rendus p ché—]] principau
“ n'appartient qu’à des lâches et des gens sans honneur “ d’obéir volontairement à ces méchants qui vous ont ‘ trompés impunément, par leurs discours empoisonnés, “ —Ils ne doivent qu’à votre lâcheté leurs avantages, —ils ‘“ vous rendront captifs si vous différez encore à prendre ‘une généreuse résolution pour les chasser de votre pays.—Leur audace croîtra peut-être jusqu’au point de “ brûler et piller vos maisons, parce qu’ils ne trouveront “ rien qui leur résiste, et si nous marchons hardiment “ contr’eux, ils n’oseront point nous attendre, notre seule ‘vue leur fera perdre courage. Vous ne manquerez pas de “ bons conseils pour vous conduire avec prudence dans ‘ cette entreprise, et ce n’est pas seulement par des paroles “ mais en m’exposant aux plus grands périls—que je pré- ‘ tends de vous y animer par mon exemple.”
Le vingt mars 1776— le Sieur David Wooster—qui commandoit à Montréal—partit pour Québec et laissa pour Commandant à sa place le Sieur Moïse Hazen.
Le vingt cinq mars—il se forma un party de Canadiens
20 mars 1176.
Wooster quitte
Royalistes—-dans les campagnes du sud en bas de Québec Montréal.
—au nombre d'environ trois cent cinquante hommes— commandés par M' Beaujeu—ancien capitaine canadien
Tentative de r. de Beaujeu
—Il fit avancer une avant garde de cinquante hommes dans les parois-
Sieur Couillard—pour favoriser sa marche jusqu'à la Pointe-Lévy—vis-à-vis Québec pour entrer dans la ville —s’il étoit possible — afin de donner du secours. Maisil sassembla un autre party d'habitants de différentes paroisses, avec environ cent cinquante hommes des Bas. tonnois, qui cernèrent la maison où étoit l'avant-garde des Royalistes, les attaquèrent vivement & les firent prisonniers,-—Dans ce combat il y eut trois habitants royalistes de tués, dix de blessés avec Mr Bailly, prêtre, qui étoit avec eux—Ils auroient tous été tués, après s'être rendus prisonniers—si les Bastonnois ne l’eurent empêché—Il fut envoyé dix huit prisonniers à Montréal—des principaux — le reste renvoyé chez eux, avec promesse
* du sud.
jûsque dans la paroisse St Pierre—commandée par le “#4
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