de
la Pt evant mens nbles,
lus au ostontendre à receent là *.
is jours A CAMP.
in, que de Quértie de Les solle 15, tir jus-
ne Qué-
endent,
soin de 1, faites s ennesoutiende Dieu rions, el avés eù eû pour
némi de
“ notre Religion voudroit s'en rendre maitre. Daignés ‘“ écouter nos prières et nous obtenés la grâce que nous ‘ vous demandons.”
Il n’y a rien eû de nouveau. Nous sommes dans l’impatience de recevoir des nouvelles du sort de Québec. Le lac est party à 3 h. après midy,et n'a pas laissé que de faire beaucoup de bruit par les bourguignons,
Point de nouvelles d’aucune part. A 6 h. du soir le Gén! Arnold est arrivé du camp et vas à Montréal, Aussitôt son arrivée, il aenvoyé un exprès aux forges chercher M. Pelissier, qui arriva à 84 h., et a soupé avec lui, accom-
pagné de Mesrs Laframboise, Courval, Delzene et autres.
Le Gén! Arnold a été diner aux forges, et avant de partir a dépèché un exprès pour Montréal. Nous ne sçavons point la cause. Joseph Jutras, autrement dit La Patate, à trouvé fort ingénument qu'il falloit que Québec fut pris, parce que, dit-il, il n’y aura point de secours. Mr Baby avec. son grand nés, a sentie qu'il ne viendroit pas de secours par en-bas, parce que le Roy a envoyé toutes ses forces dans les Colonies. Ces nouvelles doivent nous déconcerter, veñants de deux si bons politiques.
Nous avons appris que les batteries des Yankais ont été culbutées par les canons de la ville de Québec.
Le Gén! Arnold est party pour Montréal, ce matin à 9 h. Il s’est fait mener en canot jusqu'à la Pt Qu lac, les eaux étant trop hautes pour aller par terre.
La garnison de cette ville ayant fini son temps avanthier est party ce matin, à 7. avec grande jubilation.
Nons apprenons pour le seure qu'une personne de Montréal est passé la semaine dernière pour entrer dans la ville de:Québec, et qu'elle porte des instructions au Gén! Carleton, contenant 14 articles, qu’elle a mis dans un bouton de culotte, de crainte d'être pris et fouillé : nous attendons cette personne avec impatience.
L'on dit que M. Pélissier a reçu, hier, du Gén! Arnold une commission de Colonel-général des Milices du Canada. Il est arrivé un courier de Montréal avec ur Pt
18 avril,
14 avril,
Arnold s’arrête aux Trois-Ri-
vières,
Le 15,
Le 16,
Le 17, Nouvelles,
Le 19,
Aventure arrivée à M, Courval le 14,
de lettres pour M, Pelissier, que le commaudtlui a envoyé en toute diligence. Ce même jour est arrivé le Ministre des Bostonnois qui étoit au Camp de Ste. Foy, qui vas à Montréal, L'on nous dit qu'il y a beaucoup de Bostonnois arrivés à St. Jean, qui attendent que le lac soit passé pour descendre.
L'on nous assure que le Gén! Jowe est party de Boston pour venir en Canada. Les Bostonnois disent qu'il est party de Boston, mais que l’on ne sçait où il est aller, tout cela n’est que pour endormir le peuple Canadien, il faut espérer que si il se réveille une fois, il faudra le bien bercer pour le rendormir.
Le 18 un nommé Brindamour, Gapil dans le régiment de M. Levingston, est arrivé de Québec. Il dit que le Gén! Carleton a demandé aux citoyens de Québec de soutenir jusqu’au 2? du courant, et que si il ne venoit point de secours qu’il reudroit la ville : il dit aussi, que les personnes de Québec n'ont qu’une chopine de bled à manger par jour. Comme ces nouvelles sortent d'un auteur si peu croyable, nous ni faisons point de fonds.
Point de nouvelles d'aucune part. L'on nous annonce une g% quantité de Bostonnois qui viennent en batteaux. Il faut vraiment que le nombre soit considérable, car on dit qu'ils ont avec eux 500 prestres catholiques, parce que, dit-on, la majeure partie de l’armée est catholique. Nous voilà bien dans nos affaires, nous ne manquerons pas de curés de sitôt.
J'ai oublié une circonstance du 14.
M. Courval après avoir souper avec le Gén! Arnold s'en retourna chés lui, mais comme les eaux avoient extrèmement montés, il ne pù s'y rendre; ileù beau appellé ses domestiques pour le venir chercher en canot, ce fut inutile, tout le monde dormoit; il s’en retourna chés Sills pour demander un lit. Le Command: l'ayant aperçû et quelques autres lui demandèrent pourquoi il était revenu ? Il leur dit la raison. Alors ils lui dirent : il- faut aller voir comme les eaux ont montées. Hs furent
\enà Mi- , qui Bos- , soit
oston il est aller, ien, il e bien
iment e Gén!
jutenir oint de es pernanger teur si
nnonce tteaux.
| car ON , parce Lolique.
puerons
Arnold avoient ù beau 1 canot, etourna l'ayant quoi il diren! :
g furent
au bord de l'eau, ils prirent M" Courval par dessous les bras et letraînèrent dans l’eau jusque chés luy, et le laisstrent sur son peron à attendre qu'on lui ouvrit la porte et s’en furent, Voilà de la facon comme ils badinoient avec les amis de la Cause commune,
ILest arrivé deux couriers du camp de Ste. Foi, une heure l’un après l’autre, pour avertir le Capit" Goforth de descendre à Québec avec le reste de ses soldats qui étoient icy.
Il est passé 200 Bostonnois en batteaux qui descendent au camp, qui disent qu’il doit en descendre 2,000 demain.
Nous avons appris que le Régiment du Roy qui étoit dans les païs d'en-haut, et les Sauvages étoient arrivés au Lac des Deux-Montagnes et qu'ils attendent les nouvelles de la flotte qui vient par en bas pour descendre. L'on nous assure que le général Carleton a eû des nouvelles du renfort qui iui vient.
Les Canadiens-Bostonnois disent, que le Gén! Howe a été pris en sortant de Boston, avec 1,500 hommes et 15,000 piastres. Nous n’en croyons rien.
Il est arrivé 3 bateaux avec 76 Bostonnois qui descendent. Je fus au bord de l’eau les voir arrivé. L'un d'eux me demanda des nouvelles de Québec. Je lui dis que je n’en sçavois point. Cela me mit dans le chemin de discourir. Je lui demandai s’il descendoit beaucoup de leurs gens. Il me dit comment voulés vous qu’il en vienne beaucoup, l’on ne nous paye point. Voilà 7 mois que nous sommes engagés, l'on nous a pas donné un sols et même plusieurs de nos gens ont désertés ; il y a 16 h. de notre compagnie qui nous ont laissés à Carillon. Mais, lui disje, pensés-vous prendre Québec ?—Quand bien même, me dit-il, nous le prendrions, nous sommes assurés de ne le point garder longtemps, parcequ’il y a une flotte en bas qui vient au secours de Québec. Eh bien, lui dis-je, qu’elle est donc votre dessein ?—Ma foi, dit-il, je n’en sçais trop rien, l'an nous fait espérer que nous aurons
Le 23 avril,
Le 24,
Secours des pays d'en haut,
Le 925.
L'espoir est plus
grand que
ja-
nais, — Prières
publiques,
le 26 avril,
Nouvelles par Montréal.
Nouvelles de Québec,
Québec le 10 de mai, et puis voilà tout. Je le laissai, voyant qu'il ne me donnoit aucune bonne raison.
M. St. Ouge, Vicaire général, a annoncé ce matin vne Neuvaine pour demander à Dieu sa sainte bénédiction sur cette (...mot omis.) et la conservation de notre Reli. gion. Cette neuvaine doit commencée dimanche 28 du courant. Les Dames Religieuses doivent s’y joindre par une neuvaine de communions.
Les amis de la cause commune se moquent et raillent de nos prières, mais nous nous en soucions fort peu. Nous espérons que Dieu les écoutera et qu’il favorisera les armes du Roy ; si toutefois il ne lui plait point de le faire, nous aurons toujours l'honneur et la gloire de dire que nous avons été fidels sujets de sa Majesté jusqu’à la fin, et que nous n'avons point donné notre âme au diable en devenant rebels à notre Roy sous vn faux prétexte d'oppression, comme ont fait une quantité de nos concitoyens.
Les 76 hommes arrivés d'hier sont party aujourd’huy pour le camp. Tous les cœurs Bostonnois ont été les voir partir avec beaucoup de jubilation, comme s'ils attendoient une fortune par le succès de ces gens-là. Comme j'étois au bord de l’eau, M. Freeman fils vint me demander si je pouvois lui enseigner quelqu'un pour piloter ces 3 batteaux à Québec ; je luy dis qu’ouï, je lui montrai un homme qui est sourd et muet et je le laissai : il partit pour aller lui demander, mais il vit bien que je m'étois moqué de lui, car il ne pû jamais rien lui faire comprendre.
M: Hart est arrivé de Montréal. Il rapporte la vérification que le Gén! Howe est retiré de Boston : il dit que les Bostonnois ont envoyé des bâtimens pour découvrir quelle route il prenoit, et que si il vient en Canada, que le Gén! Washington est tout prêt avec 10,000 h. pour venir en cette province.
À 7 h. du soir, est arrivé un nommé La Couture, courier pour les Bostonnois, qui vient du camp. Il dit qu’il
ssai,
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illent | peu.
risera de le e dire qu’à la diable ‘étexte conci-
rd'huy es voir attenomme ander ces à rai un partit ’étois B com-
érificaque les ouvrir Ha, que , pour
re, COUit qu'il
y a une goelette qu'ils ont armé, qui monte et qu’elle est à Champlain pour aller à Montréal. Il rapporte aussi que Joseph Papillon a été fait prisonnier et mis dans le fond de cale d’un bâtiment, les fers aux pieds et aux mains; il ne dit point pour quelle raison.
Un nommé Blondeau est arrivé de Montréal, qui dit qu'au-dessus de Montréal il y a un grand tumulte, causé par les Sauvages qui sont avec le Régiment du Roi, et que tous les jours l’on s’apperçoit qu’il manque beaucoup de monde dans la ville, qui vont les joindre.
L'on nous dit qu'il est entré dans Québec ? messieurs de Montréal d’une façon assez comique. Ces messieurs ont été 3 ou 4 jours dans le camp des Bostonnois habillé en mendians. Le dernier jour il s'avancèrent jusqu’à la dernière garde ; là ils firent cuire un morceau de lard. Lorsqu'il fut cuit, l’un d'eux le pritet se fit à fuire, l’autre couru après lui, le ratrapa et firent semblant de se chamailler. Celui qui avoit le lard s’échapa et l’autre donna encore après. Lorsqu'il fut arrivé au dernier sentinelle, il lui dit : faites moi le plaisir de tenir mon sac pour que je puisse courir après mon camarade qui emporte mon lard. Le factionnaire prit le sac et ainsi mon homme se mit à courir après l’autre. Le factionnaire lui crioit: Cours, cours, tu vas le ratrapé. Effectivment, ils ont si bien courus qu’ils ont entré dans Québec, le lard à la main. La ruse n’est pas mal inventée.
Un officier est arrivé du camp, qui rapporte que 7
“bâtimens sont en route pour monter et qu’ils vont cher-
cher de l'artillerie à Montréal, pour faire brèche à Québec. Nous espérons qu'avant que leur batterie soit parée, que nous aurons du secours.
Aujourd’huy notre Curé a annoncé une grande messe qui se chantera mardi en l'honneur de St. Joseph, patron de cette province pour le prier de la prendre sous sa protection.
Il vient d'arriver un Courier de Montréal, qui rapporte que le Gén! Thomas y est arrivé avec 2,000 h., et qu'ils
Le #7 avril,
Deux Montréalistes entrent dans Québec,
Le 8.
Prières publiques,
Le 29 avril, Le général Thomas,
Liste des roynlistes,
doivent descendre ces joursicy. Quand nous les verrons, nous le croirons, car ils ont dit tant de menterics qu’on ne peut les croire d’un seul mot.
Le Gén! Thomas est arrivé en ville. Aussitôt il a dépèché un exprès pour aller chercher M Pelissier, mais comme il partoit M. Pelissier est arrivé. Le Général est reparty aussitôt pour le Camp ; il a annoncé 3,000 h. qui doivent descendre.
Treize batteaux sont arrivés et 250 h., avec 2? canons de 24, à ce que l’on dit; mais je les ait vû, ils sont de 9 et pas plus.
Nous apprenons qu’une personne de cette ville a donné à l'officier commandant une liste des Royalistes de l’endroit,
Sçavoir.
Chez M. de: Tonnancour,..….............… Le P. Isidore et le Frère Adrien...
M. le Grand-Vicairc,....…..
M. Leproust,......….. MAN PR TS T M. Bellefeuille,...........sssssssssesse D RIRE Ne parasites nie te site LUE NET EN DIN SE EE Este
Stansfeld, Fraser et Morris...
Mes" Niverville et Normanville........…
RO U0m> æ> me (D => 19 US ET nm = a
Cette personne n’a pas donné une Liste exacte, car J'en connois bien d’autres que je ne devulguerai que lorsqu'il le faudra.
L'on est venu m'apprendre cela, en me disant que j'étois du nombre’. J'ai répondu que cela ne me faisoit point de peine ; au contraire que le nom de royaliste me faisoit honneur, et que je serois bien mortifié si l'on pensoit autrement de moi.
Nous venons d'apprendre qu’il y a 8 jours le Co! Maclean a fait une sortie de Quèbec avec 18 bateaux armés ; qu'il a été attaqué le garde du Foulon; qu'il l’a repoussé et
1 L'Ecrivain de ce Journal, se désigne ici clairement, car ce n'est
pas le nom de Foucher mais celui de Badequx qu’on voit à cette Liste de Royalistes.—3, V,
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ce n’est à cetle
qu'il a pris à l'ennemi 9,000 rations; cela leur aidera à subsister jusqu'au secours.
ILest monté 45 Bostonnois qui ont finis leur temps, qui ont dit qu'il étoit déserté 2? hommes de leur camp dans Québec, et que le Capit Pepper, devoit aussi se rendre à Québec avec un bâtiment chargé de vivres, mais qu'ayant été découvert, les Bostonnois l'avoient fait prisonnier.
La goualette de Belette est passée à 6 h. du soir qui monte à Montréal. , 11 y a plusieurs Bostonnois dedans, qui ont finis leur temps et qui s’en retournent à la Nouvelle-Angleterre.
Le 1% de may, nous avons eû une forte bordée de neige.
M. Pelissier doit commencer aujourd’huy à faire des bombes de 13, 9 et 7 pouces pour les Yankaiïs ; mais les forgeront anglois disent que ces bombes ne pourrout point éclater, et que de plus qu'elles ne seront prets que dans 5 semaines, ainsi ils pensent qu'elles serviront plutôt au Roy qu'aux Yankais. Je le souhaite.
Nous avons appris que les Bostonnois s’étoient révaités dans Le camp par le manque de vivres, et qu’ils avoient dit au Général, que si il ne les nourrissoit pas mieux, qu'ils abandonneroient le service.
L'on nous assure aussi que le Rogatel et la Gaspé sont coulés à fonds.
L'on dit que le Capit Maclean'étant sortis de Québec, pour aller chercher des vivres à l’Isle d Orléans, a ét pis par les Bostonnois et conduit ai Géu' Wooster, qui i:." a demandé comment il ozoit fair: entrer des vivres dans Québec. Le Captr lui a demandé comment il ozoit lui faire une pareille question ? qu'il devoit sçavoir qu'il faisoit son devoir en servant son prince, ce qu’il ne faisoit pas lui-même, n'étant qu'un Rebel ainsi que toute sa troupe pouilleuse ; “ mais, at-il dit au général Wooster : “ voici le temps bientôt venu, et le jour n'est pas loin, où
Bostonnois qui s’enretournent.
ler mai.
Bombes fübriquées à St, Maurice.
Le de Nouvelles du siége,
Le 3 mai,
Bostonnois qui se rendent à Québec,
Le 4,
“je verrai votre chevelure levée de dessus votre vieille “ carcasse.” Le Gén! l’a fait mettre aux fers dans le camp.
Il est passé aujourd’hui 50 Yankais qui montent: les pauvres malheureux font encore pitiés de les voir comme ils sont tout nuds et chétis.
Nous avons appris par les gazettes de la Nouvelle York, qu’il y avoit 80,000 h. sur mer, tant pour le Canada que pour les autres provinces, et qu’ils devoient se rendre à Hallifax pour prendre les ordres de chacun leur poste : La gazette est datée du 15 d'Avril. IL y est fait mention aussi que le Glasgow, bâtiment du Roy, a bat une fregate aux Yankais, commandée par le Capit”® Hopkins.
Il est arrivé, à 7 heures du soir, 17 batteaux dans lesquels il y a 340 Yankaiïis de la Pinsilvanie, qui descenden! à Québec. Ils disent qu'ils ont fait rencontre de la goualette de Belette dans le lac, et que croyant que ce fût un batiment royaliste, ils avoient fait un long circuit pour l’éviter.
Il est arrivé 2 bateaux de Yankais de la province de Connecticut au nombre de 40. En débarquant de leurs bateaux, ils se sont informé s’il n’y avoit pas de crainte pour eux de la part des Royalistes. Leurs gens leur ont réponûu quenon. Ensuite, ils ont demandé des nouyelles de Québec, et comment il étoit fortifié. Un de ceux quisont revenus du camp lui a répondu, que les gens de Québec tiroient comme des diables, et qu'il étoit impossible de prendre la ville, à moins que ce ne fut par famine ; ce qui ne tarderoit pas, parce que ils manque de vivres et que la maladie est très-grande dans Québec, suivant le rapport d’un de leurs gens qui en est déserté depuis peu.
Il n’est pas possible d'exprimer combien la canaille triomphe de la passée de ces gens-là : il sembleroit que chaque brigade leur apporte une fortune. Cependant ils devroient voir qu'ils ne sont guères porté à leurs intérêts, car ils ont mis le feu aujourd’huy dans les cheminées du corps-de-garde et des cazernes, et ne se sont point mis en peine de l’éteindre ; au contraire, ils sortoient châcun
ork, | que dre à oste :
ntion une phins.
18 lesescende la ue ce civeuit
ce de b leurs rainte ur ont 1velles uisont Québec ible de e ; ce vivres vant le is peu.
anaille pit que ant ils térèts, ées du mis en hâcun
avec leur paquet, sans s'embarrasser du reste. Si ce n'eût été les Mess" Tonnancour, M de St. Ours ct quelqu'autres canadiens, c'en étoit fait des cazernes.
Il est arrivé 240 hommes ; je ne sçais de quelles nations ils sont, cur il y a des nègres, des sauvages, des panis, des mulâtres,.... je crois qu'ils ont écuré l'enfer, tant qu’ils sont noirs et-saleaux.
Il est arrivé 300 h. qui reviennent du camp et qui s'en retournent. L'un d'eux n'a dit qu'il y avait un bâtiment français de 70 canons, à 40 lieues de Québec, mais je pense que cela est faux.
Sur les 3 h. apres-midy est arrivé du camp M. Coll, qui annonce l’arrivée d'un vaisseau de guerre de, 74 pièces de Canon et 4 transports à Québec, Gette nouvelle allarme beaucoup les cœurs Bostonnois, mais nous en sommes aussi réjouis qu'ils en sont afiligés.
Ce mème jour, 104 Bostonnois sont descendu dans » bateaux.
Le Capit® Watts et M. Painter étant au bord de l'eau lorsqu'ils ont arrivé, leur ont demandé s'ils étoient à Boston quand le Gén! Howe en est party ? Ils ont dit qu'oui. Eh bien, ont-ils dit, il a fait plus de diligence que vous, car il est à Québec et vous n'êtes encore qu'icy. Ces pauvres malheureux ont changés de couleurs à cette nouvelle.
A8h.ilest arrivé 8 bateaux et 160 hommes qui descendent : L'un deux m'aborda et me demanda si j'avois oui parler de la nouvelle qui étoit répandue, des vaissceaux arrivés à Québec ; je lui dis qu'oui, et qu'il y en avoit 16 autres qui devoient être arrivés actuellement, Il me donna un goddam, et dit, ‘ Nous voilà bien f......! Il “vaudroit beaucoup mieux abbandonner cela. Gependant, “me dit-il, nous sommes assez de monde pour eux/— “Cela est vrais, lui dis-je, mais vous ne faites pas d’atten- “lion que le Gén! Carleton peut faire marcher les Cana- “diens d'en bas” — % Oh, by God, me dit-il, cela est vrai, nous allons nous trouver pris comme dans Ci
Le 5m ai.
Lroupes quise croisent à Trois Rivières,
Le 6,
Le 7, Batiments an glais à Québec,
Les troupes anglaises arrivées à Québec font une sortie,
Le 8 mai,
Te Deum aux Ursulines,
Les Bostonnois retraitent,
Le 9,
Le 10,
Le1l,
Le12,
A 10 h.,3 courriers se sont succédés, qui rapportent que sitôt que la troupe du Roy a été arrivé à Québec, elle a fait une sortie sur les Bostonnois, les a massacré, pris toutes leurs vivres et leurs canons ; et que ? frégates sont en route pour monter avec ? transports.
Un courier du camp apporte les ordres à ceux qui sont arrivés hier de remonter, et que le reste d’en bas est en chemin pour remonter : Sans doute que le Génél Wooster a pris le devant, car il est arrivé icy, hier au soir.
A la réception du succès des royalistes, les Dames Ursulines ont chantés ce matin un Te Deum, pendant la messe.
Les Bostonnois nt reçu ordre de rester en cette ville jusqu'à nouvelle ordre.
A 2h. après-midy, le colonel Campbell, est arrivé, qui rapporte que presque toute l’armée des Bostonnois étoil fait prisonnière, et que le reste moutoit.
Les Bostonnois arrivés d’en haut avant-hier se sont enretourné aujourd'huy ; ils disent qu'ils vontse retrancher à Sorel.
Plus de 900 Yankais sont passé aujourd'hui qui s’en vont, ils confessent qu'ils ont eû une diable de peur.
Douze bateaux chargés de Yaukais sont passé. IL faut espérer que nous en verrons bientôt la fin, car ils décampent grand train.
Quatre Sauvages du Sault St. Fouis sont arrivés en cette ville, qui disent avoir des lettres du Gén! Washington qu'ils portent au Gén! Thomas, qui est encore à Deschambault, pour lui faire apprendre qu'il y a un renforcement prodigieux de Bôstonnois à la Pointe, et de se retrancher à Sorel, en attendant qu'ils arrivent.
Des Anglois m'ont dit, ce matin, que la dernière brigade des Bostonnois qui monte, devait mettre le feu aux cazernes, au corps-de-garde et à la poudrière : ces nouvelles nous attristent beaucoup.
M. Bonfield venant de Québec nous apprend qu'il ÿ à 15,000 h, de troupe pour cette province et 50,000 pour les
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PAR LES AMÉRICAINS. ot!
Colonies de l'Amérique ; ainsi, il faut espérer qué les Yankais seront réduits.
Nous avons eû une alerte en voyant 1# bateaux qui descendoient, pensant que c'étoit les Bostonnois qui revenoient ; mais notre peine a été changée bien vite, en apprenant que ces batteaux alloient chercher le reste des Bostonnois qui étoient en bas. Les cœurs Bostonnois étoient bien contents et crioient, en frappant des mains : ha ! ha ! nous sçavions bien que les Bostonnois reviendroient et qu'ils n’étoieut montés que par feinte.
Sur les 2 h. après-midy, le fermier de M. de Tonnancour vint l'avertir que les Bostonnois avoient été pillé chez lui. Je fus chez le Commandant avec les Mess” de Tonnancour, pour lui en porter des plaintes. Le Command dit, qu'il ne connoissoit point ceux qui avoient pillé et qu'il ne pouvoit envoyer de monde ; parce que, dit-il, ses gens étoient fatigués. Messrs. de Tonnancour lui dirent : Hé bien, M", uous allons prendre du monde et courir après ; nous leur ferons bien rendre ce qu’ils ont pris Le Comdt repris la parole et dit: ces gens-là pourront faire feu sur vous.-—Hé bien, dirent les Mess de Tonnancour, nous sommes hommes comme eux, et s'ils font feux sur nous, nous sommes en état de leur rendre. Alorsle Comdt voyant leur résolution leur dit qu’il alloit écrire une lettre et envoyer son lieutenant avec eux, pour courir anrès et leur faire rendre ce qu’ils avoient pris ; les priant de ne point prendre de monde avec eux ; parce que cela causeroit un grand tumulte. Ils sont partis pour les rejoindre avec M. Normanville, chez qui ils ont pareillement pillé.…
Mes" de Tonnancour et Normanville sont de retour; ils ont ratrapé les voleurs et leur ont fait rendre un miroir, ? cheveaux, des napes et des serviettes ouvrées, un lit en tombeau et d’autres articles. Les malheureux se préparaient à aller piller chés M. Gugy à Machiche, mais comme ils ont été pris dans cette paroisse, l’on pense qu'ils avant passé tout droit,
Les Américair« commencent à piller, Energie de M. de Tonnancour.
Le 13 mai,
M. Gugy pil'é par les Américains,
Excès des Cahadiens congréganistes,
Le 14 mai,
H' Bostonnois vinrent me demander à loger.
Com. .outes les maisons étoient pleines je les reçu etles questionnai sur leur déroute, Ils me dirent qu'ils ne sçavoient pas ce qui les avoitchassé ; qu'ils n’ont presque point vû de mondé, et qu'il y avait quelque chose de surnaturelle qui les avait frappé de crainte ; que la peure s'étoit emparé d'eux d’une façon singulière,
Je leur demandai si ils contoient se retrañcher à Sorel. Ils me firent réponse que pour eux ils alloiïant se retrancher chez eux: que c’étoit pour la 3me fois qu’ils avoien! été repoussé de Québec: la le, lorsqu'ils sont arrivé par St Igan,—la 2%, dans l’action de Mr de Montgomery, et puis celle chasse icy. [ls me paroissent bien contents du service du Congrès, car ils le damnent à tous les diables.
M. Gugy étant à la ville a recu avis que des habitars de Machiche ont excité des Bostonnois et les ont persuadés d'aller piller chés luy ; ce qu’ils ont fait ce matin à 10 heures.
M' Jacques Bonfield venant de Moniréal, rapporte que les Bostonnois ont 8 régiments en marche et 4 généraux pour descendre à Québec : ces nouveiles font sauter les cœurs Bostonnoiïs de joie.
Une personne de crédit nous assure qu'un sauvage est passé de jeudi dernier-pour porter la nouvelle au Génél Carleton, que le Rég* du Roy, les Sauvages et 700 Cana. diens sont à la Guletle, et qu’ils attendent ses ordres pour descendre.
Les habitants de Machiche, à ce qu’on dit, se proposent de faire prendre M. de Tonnancour et Leproust fils. L'on doit juger de notre situation de voir tant de malheureux qui courent à la perte de cette misérable province. Nous sommes entre la mort et la vie depuis que les gueux de Canadiens montent; ils sont comme des enragés et ne cherchent que le pillage et le meurtre. Tasse le ciel que nous puissions être bientôt délivré de leurs mains.
M. Gugy qui étoit en cette ville depuis quelques jours pour se soustraire à plusieurs coquins qui le vouloient
tles s he
sque e de eure
Sorel.
2 tr'an-
roien!, jé par ry, Cl its du iables.
bitars er sUEatin à
te ŒU2 1éraux ter les
ige est Géné!
Cana s pout
posent s. L'on eureux
eux de s et ne iel que
s jours uloient
faire prendre, est party aujourd'huy pour s’en retourner chés luy, après avoir obtenu un ordre du Commandant pour que ses ennemis ne lui fassent aucun dommage.
Le C6én! Thomas est arrivé avec le reste de la troupe, qui étoit restée à Dechambaut. Nous avions espérance qu'une fois qu'il seroit passé que nous serions quitte d'eux, mais notre espérance, s’est trouvée vaine, puisqu'il reste ici et qu'ils attendent encore du monde d’en haut, il a fait prendre toutes les maisons vides pour loger sa-troupe. Il a amené le Sieur Stansfield qui étoit parti pour aller à Québec porter des nouvelles au Géné! Carleton (dit-on).
L'on dit que M. Pélissier est allé au camp de Sorel, pour engager les généraux à redescendre, cela peut bien ètre.
Le Général Thomas est parti en bateau pour Sorel, il à laissé environ 600 hommes qui sont logés en cette ville, nous ne sçavons point quel est leur dessein.
Un habitant veuant de Sorel dit, qu’il n’est point arrivé de renfort aux Bostonnois, qu’il y a tout au plus 7 à 8 cens h, qui se retranchent et qui n’ont que 6 pièces de canons.
Il s’est fait beaucoup de nouvelles sur l'absence de M. Leproust fils et M. Paradis. Les uns ont dits qu’ils étoient fait prisonniers par les Bostonnois et que M. Leproust avoit eu un bras cassé ; les autres, qu’ils étoient prisonpiers dans les batimens les fers aux pieds et aux mains; mais enfin nous avons appris par une personne seûre qu'ils sont rendus à Québec.
Le Sieur Stansfield qui étoit parti de cette ville pour aller à bord des bâtiments et qui a été fait prisonnier en revenant, a été élargi aujourd’hui, les Yankais n'ayant point trouvé de preuve contre lui; il m'a dit que le 11 de ce mois, les Bostonnois avoient pillé tout ce qu’ils avoient pù trouver au moulin de Lotbinière, bled, farine, etc.
Un nommé La Liberté de Bécancour venant de Montréal pour se faire payer des effets que les Yankaïs lui ont
Le 15 mai, Le général
Thomas s’urrête à Trois-Rivières
Le 16,
T'homas se rend à Sorel,
Cramntes sur le
sort de MM. Leproust et Paradis
Le11. Nouvel.
les de Montréal ei de Québoe,
a ES =
Le 18 mui.
Lu 19,
Le 20.
214 INVASION DU GANADA
pris l'automne dernier à Québec, dit avoir passé par La Prairie, et dit qu'il n’y a pas plus de 200 hommes ; qu'à Sorel, tous ceux qui montent suivent presque tous leur route à la Nouvelle Angleterre ; qu’il ne s’est point apperçu qu'ils fassent aucun retranchement. IL n’a pas été payé.
Trois Hurons venants de Québec, ont dit qu’il y étoit arrivé neuf transports chargés de troupes. Nous espérons au premier vent de nord-est les voir arriver iéy.
L'on dit que deux habitants de St. Denis dans la rivière Chamblie, sont passés du côté du Sud, pour aller à Québec demander grâce à M. le Général Carleton. Je souhaite qu'ils la puissent obtenir, du moins les autres pa” roisses rentreront peut-être en clibes mêmes.
M. Gugy craignant que les ennemis qui ont causé le pillage chez lui, n’attentent à sa personne, est venu en ville, pour y rester jusqu’à ce que le reste des troupes du Congrès soit passé.
M. Pelissier arrivant de Montréal rapporte qu'il y a dix mils hommes à Sorel pour descendre à Québec.
Nous avons aperçu une Goelette qui descendoit, & comme M. Pelissier avoit rapporté la nouvelle cy-dessus, nous pensions que c'étoit du monde ou des vivres qu’elle apportoit, mais notre crainte n’a pas durée ayant apperçu qu’elle étoit à lege & qu’elle venoit chercher le baggage des officiers qui sont en cette ville.
Des lettres venues de Montréal disent que mercredi dernier, il a party. 150 Bostonnois de la ville pour aller aux Cèdres au-devant du Régiment du Roy, les Sauvages & les Canadiens qui y sont, & que jeudi l’on avoit entendu tirer plusieurs coups de canon, d’où l’on présume qu'il y a eu une action.
Des gens de cette ville qui ont été à Montréal mener des canots d’écorce & qui sont de retour aujourd'huy rapportent qu’il n’y a pas plus de cent hommes Bostonnois à Montréal.
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Québec se sont en retournés, par la crainte d'être faits prisonniers par les Bostonnois, vû que bien des personnes sçavoient qu'ils étoient de rétour.
Un bateau venant de Sorel est arrivé à 10 h. du matin, qui a apporté la nouvelle que les Royalistes avoient repris Montréal et tué tous les Bostonnois et Canadiens
du Congrès qui se sont trouvés dans la ville. Aussitôt
cette nouvelle arrivée, les Bostonnois se sont préparés à partir pour Sorel ; ils ont partys de cette ville à 3 h. après midy.
Nous attendons avec impatience la troupe du Roy, d’enbas.
Comme il restoit 4 officiers malades à l'hôpital de cette ville hors d'état de pouvoir suivre l’armée, les Bostonnois par l'avis de M. Bonfield avait dessein d'emmener avec eux 4 personnes des plus notables de la ville pour être ôÔtages de leurs malades. M. Pelissier s'étant trouvé avec eux lorsqu'ils en parloient, leur dit qu'ils feroient trèsmal ; qu’ils alloient irriter le reste de la nation contr'eux. Ce conseil fut accepté et ils n’ont pris personne. Les malades ont été bien rassurés, quand on leur a fait voir la proclamation de M. le Gén! Carleton : ils ne pouvoient se lasser de dire que M. de Carleton était un grand homme, généreux et humain.
La prise de Montréal qu’on nous avoit annoncée se trouve fausse, mais il est seure qu’il y a eu une action aux Cèdres et que les Royalistes ont remporté victoire : les Bostonnois y envoient beaucoup de monde, pour empêcher que la troupe du Roy ne pénètre.
Ce matin, à 8 h., 4 Bostonnois sont arrivés en cette ville venant d’en-haut. Ils ont dit qu'ils venoient de la Pte. de Lévi, mais nous pensons que ce sont des espions qui viennent voir ce qui se passe icy. Il en estarrivé un autre d'en-bas, armé. Il dit être déserteur de Québec. Il est dommage qu’on n'ait point de troupe icy pour les prendre.
Des Hurons de Lorette venant d’en-haut nous apprennent que les Royalistes ont tué et fait prisonniers tout
Le 21 mai,
Nouvelle de ln reprise de Montréal par les An glais,
Les Bostonnois abandonnent leurs malades à l’Hpital,
Lè 24.
Affaire des èdres,
le party, Bostonnois qui avoient été envoyé aux Cèdres,
et qu'ils devoient les attaquer ce matin, à 8 heures, dans
le retranchement qu'ils ont fait à la Chine. Dans l'action des Cèdres les Royalistes ont pris 2 pièces de canon aux
Yankais.
Le 27 mai, Ce matin à la pointe du jour il est arrivé 2 bateaux avec 24 Bostonnois armés, qui ont voulu surprendre les Royulistes. [ls se sont adressés d'abord chez M. Leproust, pour prendre son fils. Ayant été averty de leur recherche, il est passé par une fenêtre, sans bas, ni souliers, et s’est retiré dans le bois. Ils avoient cependant investye la maison, mais il s’est sauvé sans qu'ils s'en soient apperçu. Voyant qu'ils ne le trouvaient pas chés son père, ils ont été chez M. Bellefeuille faire la recherche partout, sans succès ; enfin ils se sont lassés de chercher lé Sr Leproust. Ils ont été à l'hopital prendre 4 malades, les ont embarqués dans leurs batteaux et sont partis.
A 8 h. du matin, nous avons apperçu à Champlain 12 bâtimens qui montent : cela a fait changer notre crainte en joie. Les Royalistes qui se sont trouvés au bord de l'eau-—voyant les bâtimens ont crié—Vive Ze Roy! Mr Leproust et Paradis, qui étoient dans le bois, ont été avertis et sont revenus vers 11 h. Nous n'avons pas eû la consolation de voir arriver les bâtimens, le vent de
» N. E. ayant tombé.
Le28, Le Sr Baril Duchainy a été arretté par un party com-
mandé par M. Godefroy de Tonnancour, ayant été
soupçonné d’être d'intelligence avec Mr Merlet ; comme l'ayant servi tout l'hyver. Il a été envoyé aux frégates qui sont à Champlain.
Afhires des À 2 h. après-midy, je vis arriver deux personnes dans Cèûres et de La- 4 ñ , & FU À chine. une calèche venant d'en-haut. J'en donnai aussitôt avis
à M. de Tonnancour, qui envoya M. Laframboise, capitaine, avec moi chez M. Sills, pour sçavoir qui c’étoil. Nous reconnümes que c'était 2 Royalistes de Montréal, qui nous apprirent que les Bostonnois avoient perdus 2
partis de 500 h. chaque, tant aux Cèdres qu’à la Chine,
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Ils nous donnèrent avis aussi qu’il y avoit un Bostonnois tout acoutré qui entroit dans la ville. Mr Marchand, de Batiscan, et moi nous le fimes prendre, Il se rendit volontier, 1! nous dit qu’il étoit déserté de Sorel avec 4 autres, dont ? étoient traversé au Sud, et, que les 2 autres venoieat par derrière lui. Il dit qu'il étoit malade depuis quelques jours. M. Laframboise le fit mettré à l'hopital, en conformité à la proclamat:on de Mr le Gén! Carleton.
Le garçon de M. Monin arriva de la Rivière du Loup sur les 24 h., qui est venu l’averiüir de ne point aller chés lui, qu'il y avoit un détachement de 40 h. Bostonnois et Canadiens, qui étoit venu, la nvit passée, pour le prendre ainsi que Monsr Baucin ; qu'ils avoient été chez M. Gugy à Machiche et qu’il croit qu’ils y ont pillés : il dit avoir entendu dire aux Canadiens-Bostonnois qu’ils devoient venir ce soir à la ville; nous nous tenons sur nos gardes.
Nous avons appris avec joie qu’il étoit arrivé à Québec, la semaine dernière, 40 bâtimens chargés de troupes.
Mr Farguson et 2 autres personnes de Montréal qui s’en sont échapés sont passés aujourd’huy pour aller à bord des bâtimens qui sont à Champlain. Ils nous confirment les ? partis que les Bostonnois ont perdus du côté d'en haut, et ils nous ont dit que les Sauvages qui sont avec le party du Roy se comportent très-humainement envers les prisonniers qu’ils font,
Plusieurs personnes de la Pie aux Trembles de Montréal sont arrivés en cette ville, pour se sauver des ennemis
On aunonce
quelques partis
bostonnois,
Le 29. Nouvelles de Moutréal.
L2 Le 30.
qui les veulent prendre. On dit que M. Cuthbert, de Ber-.
thier, a été fait prisonnier, et qu'on lui a pris 3,000 minots de bled.
Mr La Valtrie et plusieurs autres Mess” venants de Montréal nous apprennent que les Bostonnois ont fait un accord avec les Royalistes qui sont du côté d’en-haut, c’est-à-sçavoir, qu’ils ont promis de renvoyer les prisonniers qu'ils ont fait à St Jean, l’automne dernier, et que les Royalistes se sont engagés de remettre les prisonniers qu'ils ont fait tant aux Cèdres qu'à la tie qu’en
Le 31. Accord entre les Royalistes et les Bostonnois,
Affaire de M.
Be'isle,
.Le2juin. Ar.
rivée des trou.
pes anglaises,
Le 3,
Le 4,
outre, que les Royalistes leurs ont proposé de se renfermer dans Montréal et qu’ils se retireroient à la Galette, sans quoi, ils alloient continuer à les harceler.
Le Sr Belisle, Interprette des Sauvages de S' François, vient d'arriver. 11 étoit party, il y a ? jours, pour porter les ordres de M. le Gén! Carleton. Étant arrivé à St Franç® il a été averty qu’on le vouloit prendre. Les Sauvages lui dirent : “ Ne crains point, nous te défenderons, si l’on vient pour te prendre” Maïs ayant sçû, pendant qu'il étoit au village, que 300 h. Bostonnois l’environnoient, il prit une baguette à sa main, et faisant semblant de badiner, il passa au travers des ennemis, sans qu'ils le reconnussent; étant passé, il prit le bois et est venu resortir à la Baye, et delà icy.
Les bâtiments qui étoient à Champlain depuis 8 jours, sont passés aujourd'huy. A leur passée à la ville, les volontaires les saluèrent de 3 vollées de mousquets en criant 3 fois— Vive le Roy! Les bâtimens y ont répondus de 4 coups de canons. Les cœurs Bostonnois ne les regardent que de côté; 1ls ne soné pas si contens que
quand leurs frères descendoient en bateaux.
Aujourd'huy, une partie des troupes du Roy sont arrivés en celte ville, et un bâtiment a passé qui a salué la ville de 7 coups de canons, en criant Auras; les gens de la ville leurs ont répondu en criant aussi Auras.
Aujourd'huy étant le jour de la Naissance du Roy, toutes Les troupes se sont rendues dans la commune, ont fait 3 décharges de fusils, et les bâtimens la même chose de leurs canons.
Nous apprenons qu’il y a 600 Yankais à Nicolet que quelques habitans ont été chercher ; ils ont voulu s'emparer de Mr Bellearmain, Capit® de Milice, de son beaupère et 2 de ses beaux-frères, mais ils se sont échappés par les bois et sont venus en ville.
Plusieurs Morialistes qui ont abbandonnés leurs mai-
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sons sont venus se réfugier icy : ils disent que les Yankais pillent partout dans Montréal.
À 4 h. du matin, le S' Landron, Capit» de milice de la Pr du Lac, est arrivé en cette ville, qui a donné avis qu'il y avait un fort party de Yankais débarqué pour venir icy. Aussitôt, le Col! Fraser a fait battre la générale et rassemblé son monde, au nombre de 7,000. Plusieurs piquets ont été envoyés dans les différents endroits où les Yankais pouvoient pénétrer. Sur les 8 h., ils ont parus au bord du bois, derrière la terre de M. Laframboise. Nos troupes y ont fait un feu continuel, pendant 2 heures, tant du canon que de la mousqueterie et de bâtimens ; ce qui a obligé les Yankais de se retirer dans les profondeurs. Nous n'avons qu'environ 12 blessés ; point de mort grâce à Dieu.
Ce party étoit conduit par Le nommé La Rose et Dupaul, qui avoient forcé Antoine Gautier de les conduire au travers le bois ; mais qui l’a fait d’une manière à donner le temps à nos troupes de se préparer au combat, en faisant plusieurs caracoles dans le bois et feignant de ne pas connoître le chemin; sans quoi, ils nous auroient surpris avant le jour ?.
A 3h. après midy, nous avons appris que nos troupes ont pris aux Yankaiïis 20 batteaux, 28 quarts de lard et entre ? et 3 cens hommes prisonniers, 8 pièces de canons : nos volontaires ont fait des merveilles.
A6Gh, M. le Gén! Carleton est arrivé de Québec, accompagné de Mr son frère et de M. de Lanaudière: il est party aussitôt pour se rendre à la Pointe-du-Lac.
Les prisonniers que l’on a fait hier sont arrivés en cette ville, parmis lesquels étoient le Gén! Thompson, son aide-de-camp et un Colonel, qui ont été pris à la P'“-du- Lac par un nommé Rainville de la prairie et un nommé Chabot. 11 y avoit aussi parmis ces prisonniers un nommé L'Anglois, Capt des milices du Cap Santé.
1 Notes et pièces juslificalives CX VIII,
Le 8 juin, On upprend que les Américains s’avancent encore sur les ‘Trois.
Rivières,
Carleton passe par T'rois-Rivières,
Le 9, Diverses nouVelles,