LOI
(4 Mo “ont
er
el ser nts |.
leratte SOI voit , et | de
"tt S'
reste vant tteall viile.
endit t ems des e des
ource sRR.
avan- , que spérer iteroit rteurs
LENCE À Ville
“ Qu'il vous plaise leur permettre d'exposer à Votre 175. ‘* Excellence, que, depuis quelques jours, ilss'attendent à “ voir arriver dans leur Ville un détachement des troupes “ qui ont l’honneur d’être sous vos ordres; et que dans “ l'incertitude où ils sont si V. E. seroit en tête, ils “ auzent vous suplier de vouloir bien ordonner qu'ils “ fussent traités aussi favorablement que ceux qui ont “ tombé entre vos mains, dans le cours de vos différentes ‘“ conquêtes.
C’est pourquoi les suplians espèrent que V.E. voudra “ bien ordonner à l'Officier commandant qui prendra “ possession de cette place, de donner ses attentions pour “ que ses soldats ne fassent aucunes insultes ni troubles “ dans la propriété de leurs biens et la jouissance paisible “ de leurs intérêts particuliers, ainsi que leur sureté per- “ sonnelle.
‘ Connoissans les sentimens d'honneur & d'humanité inséparables de votre personne, les supliants ont tout “ lieu d'éspérer la grace qu’ils vous demandent, avec le “ respect qu’ils ont l'honneur de se dire très sincèrement “ de V. E. les très humbles Serviteurs.”—?1 signatures.
Après que cette Requête fut signée, l’on me nomma Dépuiation des pour être un des Députés. Je remerciai l'Assemblée de la Trois, Rivieres confiance que les personnes qui la composoient avoient gomery. en moi, mais je leur remoutrai qu’il m'étoit impossible de pouvoir entreprendre ce voyage dans le tems où mes affaires ne me le permettoient pas; que j'étois obligé de partir dès le lendemain pour aller à la Rivière du Loup retirer les réntes des Dames Ursulines; que si cela se fût rencontré dans un autre temps, de tout mon cœur j'aurois accepté. Enfin on nomma Messieurs Pre. Baby &
Guillaume Morriss, auxquels il fut enjoint par l'Assemblée de partir incessament, et, à cet effet, nous fimes un passe-port conçuë en ces termes.
‘ Nous Soussignés certifions que Messieurs Guillaume “ Morriss et Pierre Baby, de la Ville des Trois Rivières, ont étés nommés par un Comité des principaux Citoyens
ul 176 INVASION DU CANADA ,
El 1715. ‘ de cette dt Ville, pour Députés à l'effet de se iranspor- ‘ter vers Son Excellence le Général Montgomery ou ‘autres commandants les forces Américaines. Nous ‘* prions tous les officiers des premiers postes de vouloir “ bien laisser passer les dits Députés et de leur procurer ‘ les voyes les plus courtes pour se rendre au lieu où sera AU ‘ Son Excell: Montgomery, ou autres commandants des | | | ‘ dittes forces; Etants les dits Députés chargés d'une
‘ Représentation de la part du dt Comité. Fait aux Trois-
je passe tous ces jours sous silence. ,
{| gore. Un jourd’huy 17 de Novembre, est arrivé en cette ville, à Trois-Rivières sur les midy, Mr le Général Carleton, accompagé de Mrle Chevr de Nivervile et de M. Lanaudière fils. Ils étoienten berge et conduits par le Capit” La Tourtre.! En débarquant au port, M. le Gén. Carleton ayant fait rencontre du Sr. Malcolm Fraser, lui demanda si les Yankais étoient venus jusqu’icy ? Celui-ci lui fit réponse que non, mais que l’on avoit appris qu'ils étoient à la Pte-aux-Trembles, près de Québec. Mr le Gén! ne le voulut point croire, mais étant x arrivé chés M. de Tonnancour, cette nouvelle lui fut con- ; firmée par M. le Chev' de Tonnancour qui arrivoit dans dar le même moment de Québec. M° Maillet en allant lui rendre visite lui annonça qu'il y en avoit 600 à Machiche, qui ne tardoient que le moment d'arriver. Mr le Général dina et partit environ sur les 3 h., espérant marcher toute
| ‘ Rivières, le 9 novembre 1775.— (15 signatures.) | Messieurs les Députés devoient partir le soir mème, f (4 mais ne pouvant avoir de chevaux, ils remirent au lende- € | main matin. Cependant M. Baby ayant changé de senti- À ment ne voulu point partir qu’on eu fait une somme pour ll
son voyage, ainsi les affaires restèrent en cet état jusqu'au v
| | 18 du mois; jour auquel je suis party pour Montréal ne
|| 5 comme je le dirai cy-après. Il
| 2-1Tnovembre Nv ayant rien eu d'intéressant depuis le 9 jusqu'au 17, N
; : . C'est le surnom du Capte Bouchette. (Note du MS. que je copie, le Q , V.)
OT ou ous Loir rer era des une 'OÏS-
ne, udeentipour qu'au tréal
un 17,
ville, Mr le nten quant u Sr.
venus 1e l’on ès de étant t cont dans int lui hiche, énéral rm toute
je copie,
la nuit et se rendre à Québec sans dangers... Que Dieu le veuille !
Le 18, en montant à la haute-ville, je m’apperçus que les Citoyens Anglois tramoient quelque chose entr'eux. Je fit mon possible pour sçavoir ce que c'étoit. Arès bien des pas et des démarches, j'appris qu’ils avoieñt fait faire une Requête pour envoyer présenter au Gén! Montgomery en leurs noms ; alors craignant que si cette Requête fut présentée sans qu’il parut un seul Canadien, que cette division auroit pû causer du trouble en cette ville, je fus incontinent chez Le Sr Morriss et lui demandai pourquoi est-ce que notre requéle n’éloit pas rendue. Il me dit que Mr. Baby n’avoit pas voulu partir sans argent. ‘ Hé hien, lui dis-je, si c’est-là la raison, je suis prêt à partir avec vous, et j'espère que le public n'ira pas au contraire de nous rembourser nos frais, quand nous serons de retour.” Il y consentit et nous partimes à midy de cette ville. Nous fimes rencontre à la première rivière d’un Courier de Québec allant à Montréal de la part des Bostonnois, avec qui nous avons fait route tant en montant qu’en descendant, En arrivant à Machiche, nous rencontrâmes un Courier Bostonnois qui descendoit, étant à cheval et ayant une carabine en bandoulière. Il s'arrêta à nous et nons demanda s’il y avoit quelques nouvelles à Québec, pensant que nous en venions. Nous lui dimes que non. Nous lui demandames les nouveiles d’en haut. Il nous dit que la ville de Montréal étoit rendue et qu'ils espéroient avoir bientôt les bâtimens dans lesquels étoit le général Carleton. Nous le laissames dans cette persuasion, sans lui dire que le général étoit passé : nous fûmes très. satisfaits de voir qu'ils se trompoient. Nous allâmes coucher à Masquinongé, malgré les mauvais chemins.
Le lendemain 19, nous continuâmes notre route jusqu’à Berthier, où nous fumes arrettés par les braves Canadiens qui nous conduisirent à deux maisons plus haut où étoit le Capit** Merlette. L'on nous fit descendre de nos caléches pour aller rendre nos respects à Mr l'Officier Commandant
18 novembre. LesAnglais veulent capituler à part,
L'auteur consent à monter à Montréal,
19 novembre, Ils arrivent à Berthier,
(A 17. (qui étoit Merlet). Nous entrames dans la maison pour
| | demander ses ordres, mais apparemment que Monsieur à
{un avoit veillé tard, car nous le trouvames au lit qui dor- 6
| Lil moit. Un de ses gardes fut l'éveiller. Il vint en se frottant E
{nl les yeux et demanda qu'est-ce qu'il y avoit de nouveau ? fe On nous présenta comme des personnes qui alloient à él
Montréal avec des dépèches pour le Général Montgomery.
| | Alors il nous permit de passer, mais avant que de partir < il nous fit prendre chacun un coup de rumet nouseûmes - HA À | l'honneur de trinquer avec lui. el | (4 A . A AAA Nous partimes donc de Berthier pour nous renare à la lis rencontrent . 2 REP LM A . ç |) | un avant-poste Montréal dans la journée ; mais étant arrivé à LaValtrie, Je |\{ ip l'on nous arretta encore une fois, pour prendre les ordres 11 | ? 2 Mise en |4:) du Colonel Easton. Nous y allâmes et fûmes très-bien pré reçus du Coll et des autres officiers. IL nous fit des excu- pi envoyés le major Brown en ambassade aux bâtimens, il d'a
nous pria de vouloir bien attendre son retour, pour en porter les nouvelles au géni Montgomery. Nous res- Mauvaise roi tames donc environ deux heures. Pendant ce tems-là on des Américains, Larloit d’affaires. Les officiers demandèrent au Courier la de Québec,— qu'est-ce que les Canadiens d’en-bas disoient ? Celui-cy leur dit—-qu'ils étoient tranquils et qu'ils ne vouloient point se meller dans la querelle. Les Officiers répartirent : ‘ {ant mieux; si les Canadiens ne s’en mellent point, nous sommes en pied ; nous les enjolerons pendant quelque tems”’—Ils ne sçavoient pas que j'étois Canadien, dit : car je pense qu'ils auroient retenus ce terme d’enjoler. A la fin le major Brown arriva des bâtimens, qui ap- Cito porta que le Coll Prescot était prêt à se rendre à condition qu’il seroit mené à Québec avec sa troupe. Le Col! Eston rejetta la proposition, disant qu’il ne cherchoit que ce qui appartenoit au Roy; qu’ainsi sous quatre heures ! à si les bâtimens ne se rendoient ils les feroient prendre FR à l'abordage. Après le Conseil fini, on nous donna notre congé et nous ne pûümes aller plus loin qu’à Arpentigni, À ou nous couchâmes.
| | ses, de ce que l’on nous avoit arretté, mais comme il avoit qu |
3 à rie, lres Jien KCUvoit 18, il r en r'eson 1rier ent ?
ne iers lient dant dien, joler.
i apondi- Col!
t que pures ndre notre igni,
Le 20, nous partimes d’Arpéntigny en traines, pour aller à la Pt aux Trembles, où nous arrettames environ une demi-heure pour déjeuner. L’on nous prit pour des Bostonnois et l’on ne manquoit pas de nous faire beaucoup de complimens et de remercimens de ce que nous étions venus (disoient-ils,) pour leur accorder la Liberté.
Quand nous eumes finis de déjeuner, je tirai vne piastre et dit à l’hôtesse : payez-vous de ce que nous avons eû. Elle prit cette piastre ; la tenante dans deux doigts elle la montroit à toutes les personnes qui étoient dans la maison, en leur disant : “*Voyez-vous comme ces Messieurs les Bostonnoïs n’ont point d’argent ! On vouloit nous fair entendre qu'ils n’avoient que des billets, en voici la preuve, regardés si ils nous parient de papier, ils payent en bon argent.” Nous les laissames dans la persuasion que nous estions Bostonnois et que nous avions beaucou d'argent.
Nous arrivames à Montiéal comme l’Angelus sonnoit. Nous fumes en droiture chez M. de Montgomery, auquel nous fumes présentés. Nous le saluames et lui remimes la Requête dont nous étions chargé. Il en fit la lecture, après quoi il nous dit qu’il étoit bien mortifié de ce que nousétions venus de si loin ;—-que nous ne devions point craindre que ses troupes nous fissent aucun tort. Nous repartimes, que notre crainte n'étoit point de sa troupe mais des Canadiens qui descendroient avec elle. Il nous dit :=—Si il y a quelques Canadiens quand je descendrai, je sçaurai donner mes ordres, mais pour la tranquillité des Citoyens de votre Ville je vais vous donner une réponse par écrit. En voicy les termes traduits de l’Anglois.
“ Messieurs,
‘Je suis très mortifiés que vous soyé dans quel- “que appréhension de votre propriété, je snis convain- “cu que les tronpes du Continent ne seront jamais ‘ ternis d’aucune imputation d’oppression. Nous sommes “venus pour conserver et non pour détruire. Si la provi- ‘ dence continue de favoriser nos travaux, cette province
20 novembre.
Scènes à la Pteaux-Trembles.
Ils arrivent à Montréal, Entrevue avec Monigomery.
nee
1715. ‘“ sera sous peu un heureux gouvernement libre. J’ai l'hon- “ neur d’être, Messieurs, votre très-humble Serviteur.
(signé.) Rica MoNTGOMERY.
; k do | “ Brigadr Gén!”
Lei déintés Ayant reçu cette réponse nous primes congé de Son “appt Ie Excellence et nous partimes aussitôt de Montréal, pour Nouvelles qu'ils venir coucher à la Pte aux Trembles, où étant rendu vers apprennent, { # y les 8 h. du soir, nous rencontrames le Col! Eston, qui
nous fit beaucoup d'amitié et même nous fit part de la capitulation que les bâtimens avoient faits en se rendants.
Nous y trouvames aussi M. Walker qui sortoit des bâti.
mens où il avoit été détenû prisonnier, les fers aux pieds
et aux mains. L'on nous fit beaucoup d'accueil dans la
maison où nous estions, parce que comme nous parlions
Anglois, ils pensoient que nous estions Bostonnois : iln'y
avoit rien de trop cher pour nous.
21 novembre, Enfin le 21 nous avonsétés de retour aux Trois Rivières. TroieRivieree Nous avons donné communication de la réponse de Mons” Montgomery ; tout le public a été satisfait, mais il s'en faut de beaucoup que je le sois moi, car l’on ne se presse guère à me rembourser l'argent que j'ai dépensé dans ce voyage. Cependant je n’en suis pas absolument inquiet, parce que je trouverai un moyen pour m'en faire rembourser. :
On attend les Depuis notre arrivée, nous attendions de jour à autre LT la passée des Bostonnois qui doivent descendre à Québec pour en former le siége. Cependant bien des personnes pensent que la saison est trop avancée pour une pareille entreprise ; néanmoins les Bostonnois sont descendus dans les bâtimens qu'ils ont pris le 20 de 9", et sont pas- M' Price. sés au commencement de décembre. Mr Price, Marchand de Montréal et à présent un Membre du Congrès, a débarqué pour faire acheter du rum, des couvertes, des bonnets et autres articles nécessaires à la troupe. Mr Montgomery a passé tout droit dans un bâtiment.
épi qu tre Eh je 1 lu y leu gra qu’é int den de arre Hari faits Mr LaR, man cont de p Mr Bost
eds s la LONS [n'y
res.
ons" s'en esse is ce uiet, rem-
autre
ébec Dnies reille bndus t pashand Lébarnnets mery
Quelques jours après la passée des bâtimens, il est arrivé icy une 60% de Canadiens dans un Rogalets et d'autres par terre, commandés par le Capil® Loiseau. Le lendemain qu'ils furent arrivés, M. Loiseau fut dans presque toutes les maisons que l’on sçavoit être royalistes, pour oter les armes. Ayant été chés M. de Tonnancour il n'y trouva qu’un couteau de chasse et un viel canon de pistolet qu'il prit. Delà il fut chés M. de Niverville, lui prit ? ou 3 fusils ; chés M. Cressé une épée à poignée d'argent ; chés M. Leproust, 2? fusils. Je fus avertis de cette recherche ; je mis mon fusil, ma corne et mon sac à plomb en sureté, mais ce fut. inutilement ; ils ne vinrent point chés moi. Le soir, M. Loiseau étant à parler avec quelques personnes de cette ville (ue je ne nomme point pour. leur épargner la honte d’une si noire trahison,) lui dirent— qu’elles étoient seures que M. de Tonnancour avoit d'au. tres armes, et qu’il avoit mème de la poudre de caché :— Eh bien, dit le Sr. Loiseau, j'y retournerai demain, et si je ne trouve pas les fusils et la poudre je ferai piller chés luy. Par ces paroles il mit ces personnes au comble de leur joie, qu'ils ne demandoient pas autres choses, mais grace à la providence les choses n’ont point étés au point qu'elles désiroient.
Le 4 de décembre j’appris que 1 Gugy avait été pris par les intrigues du sieur La Rose, de la Rivière du Loup. Le lendemain, comme je montois à la haute ville, je fis rencontre de M'Gugy. Je Iuy demandai s’il étoit vrai qu'il avoit été arretté : Ilme dit qu’ouï. Il me pria d’aller avec lui chés Mr Hart ; que Mr LaRose devoit s'y trouver, pour prouver les faits qu'il avoit avancés contre luy. Je m'y transportai avec Mr Baucin. Un instant après que nous fumes entrés, le Sr LaRose arriva. Mr Levingston, Colonel des Canadiens, demanda au d, LaRose quels étoient les griefs qu'il avoit contre Mr Gugy ?—1I1 commença par déployer vn paquet de papiers remplis des sotlises les plus atroces, disant qne Mr Gugy avoit forcé les Canadiens à marcher contre les Bostonnois, qu’il les avoit menacés de les faire fouetter,
Exp'oits de Mire
Loisenu,
4 décembre, Intrigues du Sr, LaRose,
siége de Québec.
si ils ne vouloient marcher ; qu'il avoit dit que les Bostonnois étoient une bande de gueux; que Dugand étoit un coquin, et Levingston un banqueroutier qui s’étoit mis du côté des Bostonnois pour ne point payer ses dettes. Mr Gugy repartit qu’il avoit ditque Dugand étoit un peruquier etqu'’il le disoit encore, tout le monde le sachant bien ; que pour ce qui étoit de M. Levingston, qu’il ne le connoissoit pas assez particulièrement pour avoir dit les choses qu’on luy imputoit.
M. Levingston dit au Sr. La Rose qu'il pouvoit fort se dispenser d'insérer dans ses écrits ce qui le regardoit en particulier; qu’il regardoit cela audessous de lui ; que pour ce qui étoit du reste il ne voyoit pas de cause légitime à faire arretter M. Gugy. Il dit au Sr. LaRose de se tenir tranquil, qu’il n’avoit pas besoin de son service et qu’il ne devoit point agir de la sorte; et donna à M. Gugy un écrit pour faire publier à la porte de l’église, et donner à connoitre au public le caractère du Sr. La Rose : ainsi, M. Gugy fut déchargé des fausses imputations faites contre lui.
Depuis ce temps-là jusqu’à la fin du mois, il a passé des Bostonnois et Canadiens qui vont à Québec.
Nous avons appris diverses fois que M. Montgomery avoit sommé Mr. Carleton à se rendre, ce qu’il avoit toujours refusé ; qu’il s’étoit même addressé aux Bourgeois de la Ville de Québec pour lui faciliter l'entrée, ce qui lui fut pareillement refusé. Enfin, ne trouvant aucun moyen pour entrer dans la Ville, il forma Pescalade le 1er jour de l’année 1776 !, à 4 h. du matin, mais tout le succès qu'il en a retiré c’est d'aller dans l’autre monde chercher les Etraines de cette nouvelle année, accompagné de plusieurs officiers et soldats. L'on nous rapporte qu’il y a eu 430 prisonniers de fait dans cette Action. Les Royalistes n’ont perdu que 2 hommes.
Depuis cette époque il monte des Bostonnois et Cana-
1 Le 31 décembre 1775, (Nole marginale du MS. el c'esl EXACT. J. V.)
diens qui s'en retournent, les uns la tète bandés, les 17178. Les Bos- 1: po: , tonnois et leurs autres le bras en écharpe. J'ai fait rencontre d’un Boston: partisans revien-
nois qui me dit qu'il avoit laissés le bout de son pouce "°"*° *"#*" dans Québec et qu'il étoit bien content de n’en avoir pas laissé plus long.
Le Général Wooster a fait publier une ordonnance pour empêcher de parler contre le Congrès, sous peine d’être ordonnance
transporté hors de la province : cette Ordonnance a été ° Wooster. publiée à la porte de l’église le 14 de janvier.
Tous les jours on nous annonce qu’il vient quantité de Bostonnois des Continents, pour aller à Québec. Les cœurs Bostonnois, ou, pour mieux dire, les Congréganistes, sont bien contents de ces nouvelles, mais cependant voilà la fin du mois de janvier, il n’en est encore arrivé qu’une brigade.
Dans le cours de ce mois, le Frère Alexis, Recolet du x,ères Récolcouvent de Québec, est arrivé en cette Ville. Il nous as- lt, de Québec sure que les gens de Québec ne manquent point de vivres et très-peu de bois. Il a été pris prisonnier icy par M"
Price, sous souspicion :—deux autres Frères qui étoient sortis avec lui de Québec ont étés aussi pris et on les a menés tous trois à Montréal.
Le 8 Février il est arrivé en cette ville un détachement £ février.
À Tiois-Rivières pour en prendre possession, sous le commandement du occupée par les
Capit Guillme. Goforth et M' Macdugall son lieutenant. ps
Le 9, ils ont fait préparer les Cazernes et s’y sont logés le mème jour.
Le 10, le Capit* Goforth m'envoya chercher pour me 10 février. prier de lui traduire en françois une proclamation qu’il cone%8e des fit publier, à la porte de l'église, le 11, qui étoitun diman- ‘#iines. che. Il en envoya une dans chaque paroisse. Cette proclamation ordonnoit à tous les officiers de remettre leurs commissions qu'ils avoient reçù du général Carleton, et deffendoit de vendre des boissons en détail sans une licence du Gén! David Wooster.
Le 12, les officiers de milice de cette ville furent 19 février, ns remettre leurs commissions au commandant. les remettent,
1776, 13, M. de Ton-
Le 13, M. le Commandt voyant que M. de Tonnancour
naneour refuse N'AVOit pas encore remis sa commission de Colonel, luy
de remettre Îa sienne,
envoya son lieutenant M. Macdugall, avec une lettre de sa part addressé à M. de Tonnancour, par laquelle il Jui faisoit de grands compliments et lui disoit à la fin—qu'il envoyoit son lieutenant pour recevoir sa commission et qu'il espéroit qu'il ne refuseroit point de la remettre. Comme la lettre étoit en Anglois et que le lieutenant n’entendoit pas le François, M. de Tonnancour m’envoya chercher pour les interpretter. Quand j'eus expliqué la teneur de la lettre, Mr de Tonnanconr lui fit réponse qu'il ne croyoit pas être obligé de rendre sa commission, entendu que c'étoit vne chose qui lui appartenoit et faisoit partie de sa propriété; qu'au surplus, M. de Montgomery avoit promis de maintenir tous les Citoyens dans leur propriété, (comme il paroit par sa réponse à la page 179) Mr Macdugall dit que tels étoient ses ordres et qu'il alloit en douucer avis à M. le Commandant. M' de Tonnancour fit mettre un cheval à une cariolle et s'embarqua avec le lieutenant pour aller chés M' le Commandant. Mr le Chevr de Tonnancour et moi les suivimes. Nous allames au château, où logeoit le Capit® Goforth. En arrivant, Mr de Tonnancour me fit dire au Commandt qu'il étoit bien mortifié de la peine qu'avoit eù Mr. Macdugall en venant lui demander sa commission ; que s'il avoit pensé que c'eût été une chose de droit, il l’auroit apporté lui-même, mais qüe ne croyant pas s'être obligé de se dénantir d’une commission qui lui faisoit honneur, il s’étoit tenu tranquil. Mr le Commdt lui fit réponse qu'il avoit des ordres positives du Gén! Wooster pour les retirer, et qu’il ne pouvoit s'en dispenser sous aucun prétexte. M. de Tonnancour voyant qu'il ne pouvoit rien gagner, malgré toutes les raisons qu’il alléguoit, lui dit :—Eh bien,Mr.comine je suis d’un âge avancé pour faire le voyage de Montréal, voici mon fils que je vais faire partir pour aller représenter mes raisons au général. Le Command le refusa et lui dit qu'il falloit qu'il y fût lui-même en personne, parce qu'il étoit
our assuré que le général ne le dispenseroit pas de la remet- 1716. luy tre, et que, s’il s'opiniatroit, qu'il le feroit passer au Con- , de grès, Il luy accorda ? fois 24 h. pour se décider soit à parlui tir, ou à remettre sa commission. Dans cet interval il vint wil des tems abominables par la neige et le gr froid, ce qui n et occasionna M. de Tonnancour de remettre sa commission ttre. au commandant, ne pouvant avoir un plus long délais. nant Le 18, M. le Commandant convoqua chés lui une assem- 18février, Ow OY: blée pour faire l'élection de nouveaux officiers de milice. éBolers de mi 16 La Ce fut à la sortie de la grande messe. Comme je n'avois qu'il aucune affaire dans cette assemblée je me rendis chez sion, | moy. Je n’y fus pas plutôt rendu que je vis entrer un nisoit Envoyé du Command! qui me faisoit prier d'aller au nery Chateau pour faire l'assemblée. Je ne pus le refuser prinleur cipalemeut dans les conjonctures où l’on étoit. J'y fus et 179) aussitôt on ouvrit l'assemblée. Toutes les personnes qui alloit étoient présentes demandèrent que M. La Framboise fut ur fit continué Capitaine, ce qui leur fut accordé. Ensuitte, ils. vec de nommèrent M. Charles Lonval lieutenantet M. Pierre Baby Mr le enseigne, et trois sergens. Après quoi il fut question d’en ames nommer un pour la banlieue. Le Sr. St. Pierre qui l’avoit. nt, M' toujours été, dit qu’il n’étoit plus d'age à servir en cette t bien qualité, qu'on pouvoit remettre cette charge à un autre. enant M. Baby prii la parole et luy dit: “Comment! vous avez 6 que servis le Roy de France, le Roy d'Angleterre, et vous mème, refusé de servir le Congrès! Ne vaut-il pas autant comme d’une eux ?”—Une pareille sottise n'eut pas grande approbation, à tran- car personne ne souffla ; il se trouva contraint de s’apordres plaudir lui-même.
epou- | Après l'assemblée j’eus l'honneur d’être invité à diner panan- avec M. le Commandant, son lieutenant, Mr Laframboise, consas # toutes Messieurs Leproust et Bellefeuille fils et Freeman. Nous l'on boit RE me me je nous rendimes chés Mr Sills, où nous devions diner. Pen. " %° Carieton. , voici dant le repas, la conversation ne fut pas intéressante et br mes malgré les Bostonnois nous bûmes à la santé du Gén! itqu'il Carleton. Le Commandant fit une gageure qu'avant qu’il
il étoit fût peu il seroit dans Québec. Nous lui dimes Lr$ nous RE
20 février,
L'élection se
continue à campagne,
21 février.
29 février.
ne croyons pas qu'il y entra du tout, et que nous pensions qu’il viendroit du secours. Alors, M. Leproust gagea 24 bouteilles de vin que le 5 de may il y auroit des vaisseaux d'Europe arrivés à Québec. Le Commandant accepta la gageure ; ainsi nous sommes seurs d’avoir 24 bouteilles. de vin à boire une fois le 5 de may arrivé... Plut à Dieu que ce soit du vin nouveau arrivé dans ces navires !—-
Le 20 de février M.le Comndt fut à Bécancour pour faire les Officiers de Milice. Je fus avec lui et beaucoup de Messrs de la Ville. Après l'élection faite, nous fimes un: espèce de déjeuner et nous revinmes en Ville.
Le 21, il a passé 30 Bostonnois, à compte, sans doute, de 200 qu’on nous annonçoit :—
Le 29e, le Commandant m'ayant demandé d'aller avec lui à St. Pierre Lebecquet, pour l'interpretter dans l'élection des officiers de Milice, j'y fus avec M. Bellefeuille fils. Nons partimes à 9h. du matin. En passant à Champlain ayant appris qu’on faisoit l'enterrement de M. Morrisseau, Curé, le Commdt arretta à l'église pour voir la cérémonie. Après le service nous repartimes et nous rendimes à St. Pierre à 1h. après midy. Etant. arrivé, les habitans se trouvèrent partagés en deux parties. Les uns vouloient que l'assemblée se fit au presbitère, les autres la vouloient dans une autre maison. Après avoir examiné les raisons, M. le Comdt ordonna que l’assemblée se tiendroit au presbitère, suivant l'usage, Rendu au presbitère plusieurs habitans dirent qu'ils ne vouloient point du Capt"° qui avoit été nommé—il y avoit 8 jours. Le Commandt en demanda la raison. Uu nommé Eine. Chandonnet qui portoit, sans doute, la parole, dit au commandant : ‘ Monsieur, la raison que nousavons pour ne pas recevoir cet homme pour Capitaine, c’est qu’il a le
cœur Anglois, et qu'il a reçu des commissions du Gén!
Carleton, pendant que nous les avons refusés.”-—Le Comdr leur fit une réponse très-judicieuse. Il leur dit : ‘ Quoique cet homme ait accepté des commissions du Gén! Carleton, et qu’il ait servi le Roy, cela n’est pas une rai-
nea ispta les:
jeu
out
up un
ute,
\vec , l'éellesant it de pour es et tant. par- “esbi- Après b l’assage.
ls ne avoit ) mmé:
dit au pour il a le Gén!
omd:
Quoi- Gén!
e rai-
son suffisonte ; il peut être aussi bon sujet pour le Congrès qu'il a été fidel au Gén! Carleton ; mais pour lever toutes difficultés, je vais procéder à une nouvelle élection." M. le Commdt m'ordonna d'ouvrir l'élection, ce que je fis <t recû les voix malgré le bruit des habitans, qui se querelloient pour que le premier Capit” ne le fût point ; néanmoins s’il avoit eu encore une voix il l’auroit emporté, mais ce fut Augustin Brisson qui fut nommé capitaine, Jos. Frs. Maillet lieutenant, Augustin Trottier enseigne. Aussitôt après l'assemblée nous repartimes et nous arrivares en ville à 9 h. du soir, d’un grand froid.
Le 1er jour de mars, M. Crevier des Chenaux, de St. François, me pria d'aller avec. lui chés le Comdt pour lui servir d'interprette et se justifier contre les calomnies que Jos. Traversy, Capit"* de St. François, avoit fait contre luy. Je fus avec lui et je demandai à Mr le Comdt de la part du Sr, Crevier quels étoient les griefs qu'on lui imputoit. M. le Commandt fut me chercher des certificats de plusieurs habitants de St. François qu’il me donna à lire. Ces Certificats portoient qu'ils avoient oui dire que le Sr. Cre-
1 mars, Le Sr.
Crevier accusé auprès du commandant,
vier Deschenau avoit dit qu'il vouloit marcher jusqu'aux .
genouïls dans le sang des Bostonnois, Canadiens et Sauvages. Après avoir fait la lecture de ces certificats, je remontrai respectueusement au Command!, qu’ils n'étoient pas suffisants, entendu que les personnes qui les avaient donnés ne disaient pas qu'elles avoient entendu dire cela au Sr. Crevier, mais seulement qu’elles avaient oui dire; que par conséquent ce ne pouvoit être des preuves que très équivoques ; qu'il falloit que Jos. Traversy et ses témoins comparussent en personne, pour prouver leur avancé.
Le Comdt me dit que cela étoit juste et me pria de faire un ordre en françois pour ordonner à Traversy de paroître demain à 11 h. avec ses témoins.
Ce même jour, il est passé 30 Bustonnois qui vont à Qué-
bec, avec environ 100 Canadiens qui avoient désertés du
Camp cette autonne qu'ils r'emmenoient avec eux.
1716 Le 2, il est passé 50 Bostonnois qui vont au camp.
2 mars,
À 2 h. après-midy je fus chez M. le Comdt pour l'affaire entre le Sr. Crevier Descheneau et Traversy qui ne paru point, sa femme ayant envoyé Joseph Hallard pour dire au Comdt qu’il étoit allé à la chasse à l’orignal.
jégtièrelus. Le Commandant fit une obligation de la somme de
dant, £1000 sterling, dans laquelle intervenoit Mr Laframboise comme caution, pour répondre de la bonne conduite du dit Descheneau. J'expliquai la teneur de l'obligation en françois à tous ceux qui étoient présens. 1e Sr. Descheneau dit qu’il ne demandoit pas mieux que de signer cette obligation, mais que cela ne le mettoit point à l'abri de la malice de Traversy, qui pourroit trouver quelques coquins qui en les payants viendroient faire de faux rapports contre luy,etque par là, il se trouveroit dans le cas de payer celte somme innocemment. Le GCommandt lui dit : Eh bien, puisque vous ne voulés pas signer cette obligation, attendés icy jusqu’à lundy, et si votre accusateur ne paroit point, vous vous préparerés à aller à Montréal, pour vous justifier au vis-à-vis du général, et le congédia
Du 3au 6 mar, J'ai été en campagne le 3, 4, 5 et le 6 de mars ; je n'ai pu sçavoir comme s’est passé au juste l'affaire du Sr. Crevier : j'ai seulement appris en arrivant, qu'il étoit condamné d’aller à Montréal.
7 mars. L'on a sçut aujourd’huy que tous les Bostonnois qui sont descendusdepuis le moisde Janvier, ne formentque 530 h. entout. Hicr, j'appris à Nicolet qu’il étoic passé dans la nuit 2 personnes que l’un supposoit aller dans la ville de Québec... Dieu veuille qu'ils s'y rendent !!
d sn Déeere Il est passé en cette ville 3 Emigrants qui sont désertés " de Québec, sous prétexte qu’ilsétoient maltraités, disoient-
ils, du Col! Maclean. Ils ont dits que dans Québec ils ne
manquoient point de vivres, que même il en entroit tous
les jours dans la ville. Sur quelques demandes qu'on leur a fait, si les gens de Québec comptoient se deffendre, ils
1 Cf, Témoin oculaire, p. 121.
pot / qua con
en con Car
re Hall ire
de ise du | el ‘heette e la 1ins CON- S de dit :
ligateur réal, rédia n'ai .Crecon-
isont 30h.
ans la le de
sertés oientils ne t tous n leur re, ils
PAR LKS AMÉRICAINS. ) 189
ont répondu qu'ils comptoient faire plus que se deffendre, car ils espéroient battre les Bostonnois.
Nous avons appris, ce même jour, que les troupes de Montréal se sont révollés, sur ce que le général ayant voulu les faire descendre a Québec, ils lui avoient répondu que, quand on les a fait venir en ce païs-cy, on leur avoit fait entendre que Québec étoit pris et que ce n'étoit que pour garder les villes et non pour se battre, Sur cette réponse le général en avoit fait mettre 6 en prison, mais que leurs camarades ayant deffoncés les portes les officiers voulant s'en meller plusieurs d'eux furent battus ; cependant le général en fit fouetter 6 des plus opiniâtres et le tumulte finis par là. :
Aujourd'hui M. Pelissier a envoyer au Commandt de cette ville 2 milliers de fer, pour faire, dit-on, des pioches pour le siége de Québec.
Aujourd'huy, il est passé 105 voitures chargées de quarts et barils pour le camp, avec 36 Bostonnois qui les conduisent,
Nous avons appris qu’à Québec il y avoit un bâtiment
en rade sorti du Cul-de-sac. Cela fait former plusieurs
conjectures.. Les Congréganistes disent que c'est Mr de Carleton qui veut se sauver avec sa troupe, mais ceux qui connoissent la générosité des sentimens de M. le Gén! Carleton pensent autrement, et moi aussi.
Il est arrivé 2? compagnies de Bostonnois, qui annoncent que le Génl Lees est arrivé à Montréal, et qu’il doit descendre sous peu de jours pour faire le siège de Québec.
Nous avons eû aujourd'huy un sermon prèché par Mr le G* Vicaire. Au commencement de son discours ii a donné sur le nez de quelques Congréganistes, qui avoient tournés en ridicule quelques expressions dont il s’étoit servis dans un sermon qu’il nous donna le mardi gras.
L'on nous assure que les 2 personnes dont j'ai parlé le
7, qui alloient à Québec, sont de Montréal et qu’elles sont entrées,
Les Américains de Montréal refusent de marcher,
9 mars, Provi.
sions envoyées à Québec,
Nouvelies.
10 mars, Se.
cours arrivés à Montréal.
1776. 11 mars,
12 mars. Nouvelles.
A5 mars,
16 mars,
17 mars.
Il est passé 8 Bostonnois qui montent et s’en vont chés eux, disant que leur temps est fin y.
M. Macdugall, lieutenant de cette ville, est arrivé hier soir de Montréal. Il rapporte qu’il est party 3 Messts de Montréal pour aller dans les païs d’en-haut, porter des colliers aux nations, pour les engager à descendre dès le petit printems, pour donner secours aux Royalistes.
Il est descendu aujourd’hui 30 voitures chargées d’affus de canon, de boulets, aubusiers et autres ustencils : il est passé aussi deux canons, dont un de 24 et un de 12.
Nous avons appris que les 2-personnes dont nous avons parlé le 7 du courant, étoient des envoyés du Gén! Carleton dans les païs d’en-haut, pour avertir le Capit”* L’A4rnould de descendre dès le pelit printems avec les nations.
Nous apprenons de Québec qu'un nommé HMacuil qui étoit auprès du Gén! Arnold s'est échappé du Camp des Bostonnois et est entré dans Québec ; qu'il a emporté avec luy toutes les gazettes de York et les Lettres du Congrès : que 4 matelotsqui étoient sortis de Québec y sont rentrés, après avoir restés 3 jours dans le Camp; que le fils de de M. Launière étant sorti de Québec sous prétexte de folie, mais bien pour examiner ce qui se passoit dans le Camp des Bostonnois, avoit été pris comme il s’en retournoit à Québec; qu'il est à présent aux fers aux pieds et aux mains au Camp.
L'on dit aussi que les gens de Québec ont fait faire un cheval de bois qu'ils ont mis sur les murs, du côté du faubourg St. Jean, avec une botte de foin devant luy et une inscription en ces termes : Quand ce cheval aura mangé celte botte de foin, nous nous rendrons.
Il est passé aujourd’hui 100 voitures chargées de haches, pioches, pics, affus de canon, boulets et autres ustencils : il y avoit 50 Bostonnois, 2 canons de 12, et vn pierrié.
À ?h après-midy, ilest venuë une Eclaire et un gros coup de tonnerre luy a succédé.
Il est arrivé 36 voitures chargées de quarts pour le Camp et 120 Bostonnois.
hés
hier s de
des rs le
gées cils :
AU | Car- L'Arions.
1 qui 1p des s avec grès :
ntrés, ils de te de ans le etoureds et
ire ul ôté du luy et
aura
aches, Bncils :
rié.
n gros
b Camp
Le 18, jour de St. Patrice, les Irlandois dans les troupes mi du Congrès, qui sont arrivés hier dans cette ville, se 8 Patrice. sont promené dans toute la ville, avec leurs sabres et bayonnettes à la main, au son des tambours et fifres. Ils avoient tous à leurs chapeaux une branche de sapin, à l'exception des officiers qui avoient chacun une Egrette artificielle. Un mouchoir de soie qui étoit percé faisoit leur drapeau. Il étoit amanché au bout d’une tête de sapin ; au-dessous du mouchoir étoit deux bayonnettes en croix. Ils ontété donnez une aubade aux Dames Religieuses, en criant 3 fois awras! De là ils passèrent chez M. de Tonnancour, et s'étant arretté à sa porte ils se mirent à crier : Goddam that house and all that is in it, sachant que M. de Tonnancour étoit Royaliste. M. Godefroy son fils, qui étoit à la fenestre de sa chambre, les ayant entendu, leur répondit : God may for ever damn you all ! Ils se retirèrent et fürent chés M- Laframboise, qui fit délivrer aux soldats 2 sciaux de rum et fit entrer chez lui les officiers et les régala d’une demie-. douzaine de flacons de liqueurs. C'étoit payer l'honneur qu'on lui faisoit bien cher. Après-midy ils furent chez M. Delzene lui donner une aubade, mais j'ignore s'ils ont
eù la pièce ; il y a tout lieu de la présumer, étant bon Congréganiste.
Aujourd’hui il est arrivé dix traines chargées de quarts.
Les troupes ont demandé la charité dans toutes les mai- Pa. fus À eo
sons de la ville, disant qu'ils crevoient de faim. Je leur "*
ai donné (malgré moi) environ 4 ou 5 ïb de lard en diffé-
rentes fois. Une dixaine ont été chez M. de Tonnancour
qui leur donna à manger, mais non <ontens de cela ils
vouloient à toute force ôter la viande qui étoit à la broche,
malgré la cuisinière : à la fin, on les menaça du Com-
mandant ; ils s’en furent en donnant des coups de bayon-
nettes dans les cloisons et dans les portes.
M: le G4 Vicaire en ayant rassasié quelques uns et ne se croyant pas obligé de nourrir toute la garnison, fut
Américains exigent des corvées
paient paint pour
contraint de faire fermer ses portes pour pouvoin manger tranquillement.
Il est arrivé 20 voitures chargées d’ustencils de guerre, et 30 Bostonnois.
Aujourd'huy, les habitants de St Pierre l'ebequet, ayant été commandés pour aller mener du bagage au camp, sont arrivés en cet‘e ville : plusieurs d'eux sont venus me trouver pour me prier d'aller avec eux chés Mr le Commandant le prier de les exempter de ce voyage. Comment, leur ai-je dit, quand on vous a commandé de la part du Roy l'été dernier, vous n'avez eû besoin de personne et vous avés refusé tout net de marcher ! Aujourd'huy il vous faut des interprettes pour faire des sup plications pour vous autres ? Allez, mes amis, il est très. naturel que vous ressentiés aussi bien que nous les effets de la liberté. Ainsi me voyant si peu disposé à leur rendre ce service, ils s’en sont allés.
Mr le Commandtm'ayant envoyé chercher pour l'interpretter dans quelqu'affaires, me pria de faire bien des excuses pour lui à M. de Tonnancour des insultes que les soldats avoient faits chés luy, et de l’assurer qu’il n'avoit aucune part à tout cela ; et que si pareille chose arrivoit à l'avenir, de l’en avertir et qu’il y mettroit ordre.
Il n’y a eu rien de nouveau, sinon quelques voitures de cette ville qui ont partie pour mener des vivres au camp,
par ordre de M. le Commandant.
Un habitant revenant du camp a dit que les Bostonnois se préparoient à faire feux sur la ville de Québec, lundy prochain qui sera le 25,—jour de l’Annonciation de la Ste. Vierge. Les voitures qui ont passées le 15 du courant sont de retour, et nous ont dits qu'ils n’avoient pas été payées pour leurs voyages.
Une personne venant de Montréal nous a appris que le lac Champlain et la Rivière Chambly étoient partie, et que les Bostonnois ont perdu, à la Pointe-aux-fers (Pte-au-fer), ? canons qu'ils amenoient pour Québec.
Il est party de cette ville 60 Bostonnois pour Québec.
ee SE LT
ngeterre,
quet, e au sont és M' yaige.
dé de in de | Au- >S sup st trèseffets rendre
l'interdes exue Îles n'avoit rrivoit
ures de camp,
Boston- Duébec, bciation k 45 du avoient
s que le et que -au-fer),
Québec.
Nous avons appris que M. Moses Hazen, cy-devant du 44e Régt ayant obtenu du Congrès une commission de Colonel, avait levé dans les paroisses d’en-haut 6 compagnies de Canadiens ; et qu'ayant remontré au Gén! Wooster qu'il étoit nécessaire d'envoyer au-devant des Sauvages qui doivent descendre avec la troupe, il étoil party avec son monde, mais non dans l'intention de s’opposer à eux, mais plutôt pour s’y joindre ; afin de venir secourir la ville de Québec.
Il est arrivé en cette ville 90 Bostonnois qui vont à Québec, qui ont dit qu'il y avait 15,000 hommes à la Pointe, qui attendoient la navigation pour venir à Québec ; et que le Gén! Wooster devoit descendre dans peu de jours.
Ilest passé 2 sauvages du Sault-St.-Louis, qui disent qu’il y a 5,000 hommes, tant de troupes que sauvages, qui attendent la {'e navigation pour descendre secourir Québec.
L'on nous assure qu'ii y a uve flotte francçoise pour venir en Canada, et qu'ayant fait rencontre de quelques bâtimens Anglois, il y avait eu un engagement, et que les François avoient remporté victoire : cette nouvelle demande confirmation, <
Nous apprenons que le bâtiment qu’on a annoncé être en rade le 9 du courant, avoit été dans les paroisses d’en bas pour charger des vivres ; qu’il n’a été que trois jours dans son voyage, et qu’il est de retour à Québec. L'on dit que les gens de Québec, ayant fait une sortie d'environ 400 hommes, ils avoient tué 10 Bostonnois et fait 5 prisonniers ; après quoi ont rentrés dans la ville.
Il est arrivé en cette ville 35 Bostonnoïis qui descendent à Québec. Ce même jour, M: Gugy est venu en ville, pour avoir un ordre du Comdt pour faire sortir son meunier de son moulin, s'étant aperçu qu’il n’agissoit pas honnètement. Comme il lui avait dit d'en sortir, il fut se conseiller à Larose, Capit” de la Rivière du Loup, qui lui dit : “ N’en sortés pas, parce que le Congrès ôtera à M. Gugy son moulin et vous le garderés,” non pas ne crû
24 wurs 1776, M. Huzen,
26 murs, Pue-
sage da soldats et nouvelles,
26 mars,
21 mars. M.
Gugy ct LaRose.
28 mars, Arrivée de Wooster.
Prisonniers conduits à Montréal,
30 mars.
Wooster va à Québec. Mauvaise foi des Annéricains.
que ce devoit être ainsi, mais afin de faire tomber Mr Gugy dans quelques piéges et d’avoir prise sur luy. Car il pensoit que quand ce meunier s’obstineroit à rester par cette raison, M. Gugy diroit quelque chose de désavantageux au Congrès, et que par là il auroit lieu de le faire prendre ; ayant manqué son coup dans le mois de décembre dernier.
Le Gén! Wooster est arrivé en cette ville, et tous les Congréganistes ont été luy rendre visite.
Il est passé M. Launière fils, venant de Québec, qui a été fait prisonnier avec un nommé L’Etourneau qui étoit sortis de Québec.
IL est passé aussi un nommé Sergent Brown qui a été fait prisonnier au Fort Ste. Anne et qui a déserté de Connecticut. Il s’étoit rendu jusqu’à la Pointe de Lévi, où il demanda à un habitant de le traverser à la ville de Québec, qu'il lui donneroit 5 guinées. L’habitant lui dit, qu’il alloit chercher son aviron, mais il fut avertir les Bostonnois et la fait prendre. Il dit qu’il y avoit, en bas de Québec, 1,000 hommes prêts à y entrer !...... Dieu le veuille.
Le Gén! Wooster est party pour Québec, après avoir assuré que si M. Carleton ne se rendoit pas, il alloit prendre la ville d’assault.
M. Pelissier luy à donné sa cariolle couverte et deux chevaux, avec son coché, pour le mener jusqu'au Camp.
Il est arrivé 60 Bostons qui descend' et 8 officrs qui mon. tent.
Il y a quelques jours que M. Laframboise donna un grand diné où il y avoit plusieurs Bostonnois parmi lesquels se trouva un ministre. Lorsque le temps de se mettre à table fut venu, ce ministre fit une espèce de singerie en bénissant la table, Quand ils en sortirent, M. Laframboise dit—pourquoi il ne faisait pas la même cérémonie ?—Le Sr. Sills qui étoit de la compagnie, luy dit : Si
L Il s’agissoit sans doute de la malheureuse expédition de M. De Beaujeu.—{Nole marginale du MS. que je copie.—J. V.)
Mr ar
par
ntaaire dé-
s les
ui à étoit
a élé té de Lévi, le de ai dit, ir les en bas jeu le
avoir pren-
t deux Camp.
i mon:
na un i lesmettre ingerie aframérémodit : Si
s M. De
vous sçaviés ce qu’il dit, vous ne demanderiés pas qu'il le repetta, il dit : Dieu écoute mes prières ; Damne tous les Canadiens et les Royalistes, fais tomber le feu de ta colère sur cette province.” Laframboise se mit à rire fort spirituellement.
Nous apprenons que les Bostonnois ont fait coup sur quelques Canadiens qui venoient s'emparer de la garde de la Pt de Lévi, qu'its en ont tué plusieurs, fait 30 prisonniers et que les autres se sont échappés dans les bois. L'on dit que Mr Bailly, prêtre, et un autre dont on ignore le nom, ont été tués dans celte action! Comme cette nouvelle se rapporte si différemment, on ne peut y faire aucun fondement jusqu’à ce que nous voyons monter les prisonniers.
L'on nous assure qu'il est party une frégate de Québec, pour aller en bas chercher plusieurs habitans qui se
Affaire du curé ai | »
Les Canadieng
se soulèvent con« tre les Améri-
sont soulevés. L'on dit qu’il y a treize paroisses soulevées ‘5:
contre les Bostonnois.
Aujourd'huy le nommé Lizolle est arrivé de Montréal
sous prétexte d'aller à Charlesbourg, pour voir un de ses z
enfans. Il a un passeport du Gén! Wooster. Il est porteur d'un Ecrit pour M. le Gén! Carleton; pourquoi il offre 3001 à celui qui voudra aller le porter à Québec. Par cet Ecrit l’on informe Son Excellence de la situation des Yankais et de la quantité de tronpes.du Roy qu'il y a dans les Colonies ;—-2° qu’il y à 2,000 h. de troupes et Sauvages tout prêts à descendre ; 3° que, dans les paroisses de la Chine, la P' Claire et autres, il y a plusieurs cent hommes qui‘attendent ceux d’en-haut pour descendre avec eux; 40 que 6,000 hommes de troupes ont hyvernés à Louis-Bourg, pour venir en Canada, 5 l’on exhorte Son Excellence à ne point se rendre, et on lui donne connoissance du plan qu'ont pris les Yankais pour prendre Québec.—10 Ils doivent faire sommer le général Carleton de
1 On verra page 197, que Mr. Bailly n'a été que blessé dans cette rencontre avec l'ennemi, où les Canadiens avaient Mr. de Beaujeu pour commandant.—J, V.
31 mars. Nou-
velles par Liotte.
avril,
2 avril. [es Américains munquent d'argent.
se rendre, et, s'il refuse, ils doivent envoyer par le moyen des flèches des Lettres aux Bourgeois, pour les inviter à se rendre, sinon, que leurs biens seront pris, confisqués et vendus au proffit du Congrès. 2° Ils doivent envoyer des déserteurs supposés, pour tacher de corrompre les Citoyens de la ville. Si tout cela ne suffit pas, ils doivent tenter l'assault; et si ils sont repoussés, ils doi. vent décamper par le Sault-de la Chaudière, y ayant des vivres de partis de la Nouvelle-Angleterre pour venir à leur rencontre.
Ce même Ecrit dit qu'il est arrivé # des plus fameux négocians de Londres au Congrès, pour faire rentrer les Colonies en elles-mêmes, vû que toute l’'Ancienne Angleterre est portée pour leur faire la guerre. Il avertis aussi Son Excellence le Géu! Carleton que la majeure partie des troupes finiront leur tems le 15 d'avril, et donne connois. sance de la situation de ia ville de Montréal. Je prie le Seigneur que toutes ces connoissances puissent parvenir à Québec, pour engager les Citoyens à soutenir,
Le ler d'Avril il n’y à rien eû de nouveau. sinon qu'il a passé 12 Bostonnoïs, tambour battan!, fifre jouant.
J’ai élé aujourd'huy chez M. le Commandt, pour luy demander, de la part des Dames Ursulines, le payeraent des malades qui ont étés à l'hôpital depuis l'automne dernière. [l m'a fait réponse qu'il n’y avoit point d'argent d'arrivé. Je lui ai répondu : ‘ Mons’, comment voulés-vous * que ces Dames fassent ? Elles avancent leur argent pour “ nourrir et soigner vos soldats, et elles ne peuvent être ‘“ payées. Il est impossible qu’elles puissent continuer à ‘ prendre soin de vos malades.—Eh bien, m'a-t-il dit, dites- ‘“ leur qu'elles prennent patience et elles seront payées.— ‘* Eh bien, lui ai-je répondu, je vais dire à ces Dames ‘ qu’elles nourissent vos soldats avec de la patience ; l'on verra comme ils seront bien gras.”—I1 se mit à rire et me dit que sous peu il y auroit de l'argent
Noles el pièces juslificalires, CXVIT.
£: le Comme je voulois prendre congé de lui, il me demanda 16, - les pourquoi est-ce que les marchands ne vouloient point pris, prendre des Billets du Congrès ? Je lui dis—que ma raison vent en mon particulier étoit de ce qu'ils n’étoient pas encore rom- maîtres du païs, et que la ville capitale étoit encore au Roi. 18, ils qui seul pouvoit changer la monnoie de la Colonie, et « doi- que je ne croyois pas que le Congrès pû établir aucun it des cours de monnoie dans cette province, jusqu’à ce qu’elle enir à fûtentièrement conquise.—‘* Eh bien, m'a: il dit, sous peu “ l'on vous forcera à les prendre.”—A la bonne heure, lui Mieux dis-je, quand l’on nous forcera, il faudra bien le faire. | rer Les Les prisonniers du coup que les Bostonnois ont faits dont ,5,frdu pari Angle- nous avons parlé le 30 du mois dernier, sont arrivé aujour. de,M-de Beausi Son d'hui au nombre de 21, au lieu de 30 qu'on nous avoit ie des annoncé. Il n'y a rien de plus exécrable et qui répugne nnois- plus à la nature, que de voir des pauvres malheureux prie le conduits par leurs compatriottes, sans qu’ils en soient le venir moindrement touchés ; au contraire, les misérables le mènent avec une jubilation sans pareille et comme s'ils qu'il menoient des gens dont ils n'auroient jamais entendu t. parler, ou leurs plus grands ennemis. Ces prisonniers disent qu’ils avoient reçû des ordres de Mr le Gén! Carleur ny ton pour venir secourir la ville de Québec, et qu’ils po étoient 500 hommes sous le commandement de M. Beaujeu at qui en avoit envoyé 50 pour l'avant garde (dont ils étoient ou du nombre) ; et que les gens de la rivière du Sud en it pour À ayant eû nouvelle les avoient arrettés ; et que Mr Bailly, ÉEbtre 4 prestre, qui étoit leur aumônuier, avoit été blessé. # nuer à Il est passé un Capit” Bostonnois avec ces prisonniers t, dites- et sa compagnie, qui a un plan de la ville de Québec et yées.— qui dit qu’il est impossible que les Bostonnoïs la puisse Dames prendre, (à moins que ce ne soit par famine) ; Ja ville de e; l'on Québec étoit trop bien fortifiée sur toutes les faces. Ce e et me capit® s’en retourne avec sa compagnie en la Nouvelle-
Angleterre, parce qu'il dit, que c’est folie de vouloir
1 Voir Appendice, No. II, p. 87.4. V.
ON Vie ))e ” Ÿ X Et + 4
1716. tenter la prise de cette ville, d'autant plus que la moitié des Bostonnois sont malades et hors d'état de combattre, TERRA M" Couillard l'un de ces prisonniers, a fait demander à
M. de Tonnancour de l'argent à emprunté, ce qui luy a été accordé très-facilement.
AE Il est passé 20 Bostonnois qui descendent. Fees Il n’y a rien-eù de nouveau.
Le. On a dit que le Col! Maclean avoit voulù déserter 3
fois de Québec et qu’il avoit été ratrapé. Je ne mets cette nouvelle que pour faire voir les faussetés qu'on nous à rapportés, car je ne crois point cela, je suis trop persuadés de la bravoure du Coll Maclean.
L'on nous a dit aussi que les canons de dessus les murs de Québec étoient retournés du côté de la ville. Je pense que cette nouvelle est encore fausse.
tu 6. Le Sr. Belette père, est passé venant de Québec, fait
FN plage prisonnier pour la 2me fois: il dit que les Bostonnois
conduit à Mont- l'ayant soupçonné d’avoir été dans Québec lavoient fait prendre.
Il est monté un Courrier qui rapporte que les gens de Québec ayant envoyés une bombe dans le Camp des Bostonnois, elle avoit démontée entièrement une de leurs batteries ; qu’il étoit sortis 2 jeunes gens de la ville de Québec qui ont dits que la ville ne manquoit point de munition de guerre et de bouche, et qu'elle n’étoit point dans les sentimens de se rendre.
de Il rapporte aussi que le Gén! Wooster avoit envoyé dus déserieurs deux de ses soldats dans la ville de Québec, sous prétexte le feu à Québec. de désertion, et leur avoit fait la langue pour mettre le feu dans Québec; que pendant que les gens de Québec
seroient occupés à éteindre le feu, il devoit tenter l’esca-
lade de la ville; que ces soldats avoient fait ce qui leur
étoit ordonné, et avoient mis le feu à la haute-ville et à
la basse-ville dans la nuit, et que les Bostonnois avoient
tenté l'approche des murs ; mais que la ville avoit fait
un feu si vif, qu'ils avoient été contraint de se retirer en
désordre,
mi pre qu tou lin ven n'in ren nou ter Urs arm cha U ont les ]
refu
1oitié attre.
der à luy à
rter 3 s celte OUSs à suadés
s murs pense
cc, fait onnois ont fait
ens de es Bosb leurs ille de bint de t point
nvoyé rétexte ettre le Québec l’escaui leur lle et à avoient oit fait irer en
Ce meme jour, il est arrivé vingt voitures chargées de lard pour le camp, avec une trentaine de Yankais.
Il est passé un nommé Rainville, des paroisses d'en haut, avec sa femme, qui ont été sous prétexte de faire un vœux à la Grande Ste, Anne, Gel homme a envoyé dans la ville de Québec, des intelligences pour notre Gén! Carleton, de la part de Mr Moses Hazen, Commandt actuel de la ville de Montréal, et est chargé d’une lettre de M. de Carleton pour le d. Sicur Hazen. Cet homme a dit qu'aussitôt la navigation libre, que les troupes et les sauvages d’en-haut doivent descendre ; et que M. Hazen avec plus de 3,000 Canadiens des paroisses d’en-haut doivent se joindre à eux pour aller secourir Québec. Que Dieu le veuille !
Il est passé 2 officiers Bostonnois qui viennent du camp et qui ont dit en passant qu’ils étoient bien contens d’en être éloigné, et qu’il étoit impossible que leurs gens prissent la ville de Québec.
L'on nous assure que les habitans de Varennes se sont mis en uniforme et qu’ils sont prêts à secourir Québec au premier signal qu’on leur donnera. Nous apprenons aussi que les Citoyens de la ville de Montréal montent la garde tous les soirs.
Les nouvelles que l’on repand aujourd'huy touchant l'impossibilité de la prise de Québec et du secours qui doit venir, affligent beaucoup les cœurs Bostounoiïis. Mais n'importe ; le peu de Royalistes qui se trouve en cette ville rendent graces au Seigneur intérieurement de toutes ces nouvelles. M. St Onge, G Vicaire, a annoncé et fait chan-
Rainville, énissaire de Huzen, envoie des intelligences à Curleton.
9 avril
Les Bostonnois découragés.
ter un salut les 3 fêtes de Pasques, dans l’église des Dames .
Ursulines, pour demander la benediction du ciel sur nos armes. L’antienne Domine, salvum fac Regem y a été chanté pendant les trois jours.
Un habitant venant du Camp des Bostonnois, dit qu'ils
ont fait commander 300 h. à Charles-Bourg, pour porter les Echelles le long des murs de Québec, mais qu’ils ont
refusés, leur disant que c'étoit inutile de se faire tuer
10 avril.
1718. pour porter les Eschelles ; que quand bien mème elles seroient postées aux murs, qu'ils n’étoient point capables d'y monter ; et que les Bostonnois craignant un soulève. ment dans cette paroisse y avoient envoyés 300 h. de garde.
Ce même habitant dit, qu'ils fout un bruleau à la Pt aux Trembles, pour faire brûler la frégate qui est devant Québec; mais l'on nous assure que plusieurs bâtimens de Québec se préparent à venir à la P* aux Trembles, pour détruire les bâtimens des Yankais.
L'on dit que Messrs Price et Walker sont retenus au Congrès, parce qu'ils sont les auteurs que les Bostonnois sont venus dans cette province ; ayant fait entendre au Congrès, que tous les canadiens étoient prèts à recevoir leurs troupes : mais aujourd’huy qu’ils voient la prise de Québec impossible, ils s'en prennent à eux.
Rien de nouveau.
22 Bostonnois qui étoient en cette ville depuis trois jours se sont fait traverser des cheneaux pour aller au camp.
Gi nipétul L'on nous dit que c’est aujourd’hui, ou demain, que que Québec doit les Bostonnois doivent tenter à prendre la ville de Québec par escalade ; par la raison que la majeure partie de leur monde finissent leur temps ie 15 de ce mois. Les soldats de cette garnison finissent aussi leur tems le 15, mais le capit® Goforth ne veut pas les laisser partir jus-
qu'à ce que la décision de Québec soit faite.
Prière dela. Seigneur, Dieu des armées, protége la ville de Quéteur. bec et conservés,s'il vous plait, ceux qui la deffendent,
“ Grand S' Joseph, vous à qui Dieu a confié le soin de “ cette province en vous en établissant le patrou, faites ‘ par votre iutercession qu’elles soient délivrée des ennemis qui l’environnent, et conservés ceux qui en soutien- ‘“ nent la deffense, par le seul motif de la gloire de Dieu ‘et la fidélité de notre Roy: Nous vous en prions, el ‘nous vous conjurons par l'amour que vous avés eù “ pour Jesus et Marie et que Jésus et Marie ont eû pour ‘ vous de la protéger dans ce moment où l’ennémi de
Price et Walker.
11 avril,
12 avril,
elles ables lève.