RUE SAINT-VINCENT, N°: 6, 8 ET
M. Berthelot d’Artigny avait laissé quelques notes sur l'invasion de 1775, qu'il avait contribué à repousser les armes à la main. Son fils, M. Amable Berthelot, qui s’est beaucoup occupé de notre histoire, a complété ces notes d'après les souvenirs des témoins oculaires et à l'aide des documents publics, ou particuliers. Comme on l'a vu, page 161, il était devenu le propriétaire du journal de M. Badeaux, auquel il était uni par des liens de famille. Possédant une des plus riches bibliothèques canadiennes, il lui était facile de compulser les auteurs les plus authentiques. Son travail n’a pas, sans doute, l'intérêt d'un Mémoire où les faits sont enregistrés chaque jour, sans préoccupation de l'avenir, mais il offre plus de garanties d’exactitude.
J'ai pu m'assurer par des notes mêmes de l'écrivain !, que pour arriver à l'exactitude, M. Berthelot, comme M. Viger, n'épargnait aucune recherche, ni à lui-même, ni à ses amis.
On peut d’ailleurs contrôler ce Mémoire par ceux qui précèdent, et de son côté, il ajoute certains détails qu’on ne rencontre pas dans ceux-ci.
Malheureusement, M. Viger, qui l’a eu entre les mains, n’en a fait que des extraits, et malgré toutes mes recherches, je n’ai pu arriver à découvrir si le Manuscrit original existe encore.
Quoiqu'il en soit, je publie ces notes, telles qu’elles sont, espérant qu'elles seront un jour complétées.
1 J'en dois la communication À l’Hon, Juge Berthelot, à qui j’offre mes sincères remerciments,