‹ Invasion du Canada [microforme]Chapitre 68 sur 86 · F. BABY · texte numérisé non relu

F. BABY

DE Mr Gus. SANGuINET 4 L'IHoxbie Frs. Bany.

F Montréal, le 21 Juillet 1776.

Monsieur,

Je m'étais toujours flatté de vous voir à Montréal mais j'ai appris que vos occupations nous priveraient de ce plaisir. Ma femme et Mademoiselle Marguerite vous assurent de leurs civilites ; pour la vieille Monette, elle a été plus dérangée avec les rebelles qu’elle n’a jamais été avec les Royalistes. Nous vous attendons pour la corriger. Au plaisir de nous voir.

Je suis avec tout respect Monsieur

Votre très-humble Serviteur Cus. SANGUINET,

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JINET,

Me Veuve BExoisT au même,

Montréal, le 12 Aoust 1776.

Mon cher frère,

esse sos. J0 Suis bien flattée de te voir en charge pour les affaires les plus délicates et les plus difficiles de la Province : ce qui estune preuve de la confiance que M: le général a dans tes talents. Je suis bien satisfaite que les événements te les aient fait mettre en évidence. Il ne me reste que l'inquiétude de ta santé que je crains estre altérée par tant @e fatigues. Je prie tous les jours le Seigneur de te la conserver.

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Comme les Dames Royalistes ont fait bande à part tout l'hyver, cela nous a donné occasion de faire une connaissance particulière de Mde Dufy. Elle me charge de te faire, de sa part, bien des compliments et de te dire qu'elle à appris avec bien du plaisir que tu avais profitté des conseils qu’elle te donna l'automne dernier et qu’elle t'engage à venir faire un tour icy pour te raffermir dans tes bonnes dispositions... ses ssssssssrsssssssesssse

Ton affectionnée sœur Ve BENOIST.

Jacques TnisaurT Cart au même.

À St Thomas, ce 24 7bre 1776.

Monsieur,

Je vous envoie par le nommé Jean Bte. Gosselin les fusils que vous m’aviez ordonné de retirer des rebelles. Je vous en envoie vingt sept, tant bons que mauvois. Les officiers en ont fait prendre cinq par leurs soldats pour aller à la chasse. Je ne connoïs que le Colonel qui en fit prendre un à son chasseur qui me dit qu'il le feroit remettre a son retour à Quebec. Les autres officiers, je ne sçais pas leurs noms.

J'ai l'honneur d’Estre avec respect, Monsieur, Votre JACQUES THIBAUT, Cart,

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DE Messine MaisonBASsE au même.

A St. Thomas, le 14 9bre 1776.

Monsieur,

J'ai l'honneur de vous écrire ces lignes qui vous assureront de rechef de mon sincère et respectueux attachement. Le porteur de la présente me prie de vous écrire pour vous informer qu'en conséquence des ordres que vous aviez donnés au Capitaine de retirer les armes des. habitants, le nommé Bernesche, sergent, faute d'autre, à été retirer les armes de ceux qui sont dans le village. Il a pris celuy du porteur qui n’a jamais été pour les Bastonais, au contraire. Le Capitaine, présent lorsque je vous écris, me charge de vous marquer qu’il a toujours exécuté les ordres lorsqu'il a été commandé pour le Roy; Luy ayant oté son fusil, au lieu de le remettre au capitaine comme les autres, l’a gardé pour donner à son frère qui n’a pas été meilleur sujet que luy et a remis un mauvais fusil qui était à son frère. Et il y a quelque jours que ce Bernesche dit au porteur qu'il avait gardé son fusil : il a porté des plaintes au Capitaine pour qu’il luy fit rendre son fusil ; que l'intention du roy n’était point de désarmer les bons sujets ; le Capitaine ne veut rien faire de son chef sans vous en informer. C’est pourquoy le porteur L ne trouver pour vous prier de luy faire rendre son

usil.

J’ai l'honneur d'estre avec respect, Monsieur, Votre tres humble et tres obeissant serviteur MAISONBASSE, Cuné.

DE Mne BExoisr au même.

Montréal, le 11 Xbre 1776.

Mon cher frère,

Je n'ai reçu qu’une de tes lettres depuis ce printemps ; je l’attribue à tes grandes occupations. Je crois que c'est

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un grand ouvrage que de ramener des mutins à leur devoir; ceux de nostre costé ont été moins difficiles ou au moins plus politiques... din

Ton affectionnée sœur

Ve BENOIST,

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DE R. B. Lenxouzr, Apr. GÉNI 4 L'Honble Frs, Banv.

8 o’clock, Saturday evening. (Pas de date.) Mon cher Monsieur,

Vous verrez par l'inclus que trois ou quatre des officiers qui étaient sous parole, ont échappés cette nuit de l'Ile d'Orléans. L'homme qui vous presentera cette lettre est venu exprès pour me l’annoncer.

Je vous prie de le questionner un peu là dessus et (si) vous croyez qu’il sera appropos d'informer les officiers de Milice du côté qu’ils ont pris, vous aurez Ja bontez de le faire.

Je suis mon cher Mons.

Votre &c.

R.B. LERNOULT, Adgf Gén!

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