A UN MAGISTRAT DE BOUE
SOUVENIR DE l'aNiNÉE 1885
Fous le camp, quitte vite et plutôt que cela
iSOâ iiouuèles Ardenues Pour ton Auvergne honnête d'où déambula
Ta ilemme aux lentes veiues.
Paiesseux ! quitte ce Parquet pour eucirer
De sorte littérale D'autres au pied de la lettre au lieu de t'aucrer,
Cariatide sale,
Dans ce prétoire où tu réclames Tiimoceut
Pour le bagne et la geôle, Où tu pérores avec ton affreux accent
Pire encore que di ùle,
Mauvais robiu qui n as, du moins on me Ta dit,
Pour toi que ta fortune, Qui sans elle n'eusses, triste gagne-petit,
Gagné la moindre thune,
Tu m'as insulté, toi i du haut de ton tréteau,
Grossier, trivial, rustre !
Tu m'as insulté, moi 1 Thomme épris du seul beau,
Moi, qu on veut croire illustre.
Tu parles de mes mœurs, espèce de bavard, D'ailleurs sans éloquence,
Mais l'injure quand d'un tel laquin elle part S'appelle... conséquence.
La conséquence est que, d'abord tu n*es qu'un sot
Qui pouvait vivre bète.
Sans plus, — tandis que, grâce à ce honteux assaut
Vers un pauvre poète,
INYSCTIVES
Un poète naïf qui n'avait d'autre tort
Que d'être ce poète, As mérité de lui, i)aresseux qui t'endors
Poncif, laid, dans la boèie^
(Gomme tu prononces, double et triple auverpiu)
Que les siècles à suivre Gompissent, et pis I ton nom, Grivel (prends un bain]
Grâce à ce petit livre.