‹ Inventaire analytique & chronologique des chartes et documents appartenant aux archives de l'ancienne abbaye de MessinesChapitre 107 sur 150 · INSTRUCTION · texte numérisé non relu

INSTRUCTION

Art. !•'. — L'instruction portera sur la lecture, récriture, le calcul, la religion et les différents travaux de mains.

Art. II. — Pour la lecture, les élèves seront divisées en trois classes, dans la première elles apprendront les éléments (le la lecture, dans les deux autres qui seront progressivement plus fortes, elles s'y formeront et perfectionneront. Il en sera de même pour l'écriture et l'orthographe. On leur enseignera en arithmétique les règles les plus usitées, y compris le calcul fractionnaire ; on les instruira avec soin dans la religion en la leur présentant souvent, comme la source de toutes les vertus sociales, le principe de toute moralité et du seul bonheur qu'elles puissent espérer dans ce monde.

Art. III. — La directrice préposera les hospitalières à ces diverses parties d'instruction, les y employant avec les soushospitalières selon leurs moyens et leur capacité.

Art. IV. — Pour les travaux de mains, il v aura trois classes.

Dans la première on apprendra à tricoter.

Dans la deuxième à faire de la dentelle.

Dans la troisième à coudre, broder et filer etc.

Art. V. — Une hospitalière et une sous-hospitalière seront aftachées à chacune de ces classes.

Art. VI. — Les enfants arrivant, seront |)lacés de suite dans l'une des deux premières classes indiquées, mais le plus possible dans celle des dentellières comme la plus productive,

Art. vu. — La classe des dentellières pouvant de cette manière être souvent très-nombreuse, et celle du tricot trèsfaible, une hospitalière pourra, la plus grande partie du temps, suffire à cette dernière école, et la sous-hospitalière qui lui est adjointe sera susceptible d'être employée en troisième à la classe des dentellières.

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Art. VIII. — Les eiiiauts grandissant passeront de ces deux classes dans celle des couturières.

Art. IX. — Les hospitalières s*appIiqueront dans ces différentes classes à dresser les enfants aux divers ouvrages, détaillés de manière à ce quVIles y acquièrent toute la dextérité possible.

Art. X. — Elles auront d'ailleurs un soin constant à former le cœur des enfants à v faire naître toutes les vertus et particulièrement celles propres à leur sexe, elles tâcheront surtout de leur inspirer de la douceur, de la modestie, dp la docilité, de la franchise et une vive horreur pour les vices opposés à ces vertus.

On ne peut trop recommander aux hospitalières de toujour> prêcher les enfants par l'exemple ; elles doivent par conséquent prendre soin de se mettre à Tabri de tous reproches, par leurs bons procédés, non-seulement à leur égards mais encore envers leurs compagnes, que l'union la plus parfaite rèjjne toujours entr'elles et que, s'entr'aidant avec une complaisance mutuelle, elles concourent de tous leurs movens au seul but qui les a fixées dans la maison, celui de procurer aux enfants la meilleure éducation possible.

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