‹ Inventaire analytique & chronologique des chartes et documents appartenant aux archives de l'ancienne abbaye de MessinesChapitre 15 sur 150 · V» OO · texte numérisé non relu

V» OO

1230. Aclum anno Domini H« CG'' iricesimo, feria lertia in penlecoste.

Lettres par lesquelles Agnès (de S^Omer), abbesse de Messines, et le couvent dudit lieu , voulant remédier aux abus qui existent dans le pays de Fumes et notamment à Alveringhem, concernant le droit de succession , d'après lequel le mari d'une femme sans enfants 9 peut,, pendant le mariage, vendre les biens de sa femme sans le consentement de celle-ci , et , après la mort de sa femme entre en possession de tous ses biens , décident que dorénavant, pendant le mariage le mari ne pourra ni vendre ni aliéner les biens immeubles de sa femme, sans que celle-ci n'y ait consenti par l'acte d'apposition de la main ; et que , après la mort de la femme, le mari n'entrera en possession que de la moitié des biens de celle-ci , dont il jouira sa vie durante ; l'autre moitié reviendra aux enfants ou aux plus proches héritiers.— Après la mort de l'usufruitier lesdits biens retourneront aux enfants ou aux héritiers de la femme. — Tout ce qui est dit des biens de la femme , est également applicable aux biens du mari, vice versa.

Original sur parchemin, sceau de l'abbesse avee contre-scel en cire brune, pendant il double queue de parchemin. Le sceau du couvent est perdu.

1230 (1231 n. s.) Dalum Lateran. xiiij kal. aprilis, pontificatus nostri anno

tercio.

Bulle du pape Grégoire IX , accordant à l'abbesse et au couvent de Messines, l'autorisation, en cas d'interdiction générale, de

faire célébrer Toffice divin dans leur église , par les chapelains et clercs attachés à leur autel , mais à portes closes , sans sonner les cloches et sans y admettre des excommuniés ou des interdits, et pour autant que les religieuses niaient elles-mêmes donné lieu à Texcommunication. (Voir, le N** 89.)

Original sur parchemin , bulle en plomb , pendant k des lacs de soie rouge et jaune.

w os.

1S33. Actom anno Domini M* GC« XXX* (ertio, mense maio, feria quarla

ante pentecosie.

Lettres par lesquelles Baudouin de Comines , sa femme Gertrude et Baudouin, son fils aine, déclarent avoir donné à Téglise de Messines tous les droits qu'ils possèdent sur la personne de Walter de Schachterweghe et de ses descendants nés et à naître, ainsi que sur les fils d'Adélaïde, sœur dudit Walter et leurs descendants nés et à naître. Ils renoncent en leur nom et au nom de leurs héritiers à tous les droits qu'ils peuvent avoir sur ledit Walter. — Ledit Baudouin, actuellement seig' de Comines , reconnaît que feu son père avait déjà fait donation, à l'église de Messines, de la personne dudit Walter: il ne fait donc que renouveler cette donation. — Ce Walter doit payer annuellement à ladite église , à la fête de la nativité de la Vierge , une somme de quatre deniers, ainsi que douze deniers à son mariage et une somme égale à sa mort. — Les mêmes sommes sont dues, aux mêmes époques, par les descendants de ladite Adélaïde, sœur de Walter. — Le seigneur de Comines déclare en outre que la mère dudit Walter et d'Adélaïde était femme libre.

Original sur parchemin, muni des sceaux du seigr de Comines, de sa femme et de son fils, en cire verte pendant à double queue de parchemin ; le premier est muni du contre-scel ; le troisième est brisé.

1234. Datum anno Domioi miliesimo ducenlesimo Iricesimo qaarlo, mcnse

Junio apud Warneston.

Lettres par lesquelles Robert, avoué d'Arras, seig' de Béthune et de Tenremonde, approuve et confirme la vente faite par Walter, chevalier, seig' de Rebeke, homme de fief dud^ Robert, par Agathe, sa femme et Walter, son fils aîné, de tous leurs droits, possessions , revenus et domaines qu'ils tenaient dud^ Robert et et de ses prédécesseurs et situés à Messines. Cette vente est faite en faveur de Féglise de Messines qui possédera à perpétuité les propriétés susdites, moyennant la somme de cent livres de Flandre que led^ Walter reconnaît avoir reçues.

De cette vente sont cependant exceptés deux hommages , celui de Baudouin de Buscho et de celui de Hugo de Pulsdovie.

Original snr parchemin, scoao perdu; il pendait à dooble queue de parchemin.

Transcrit dans le cartulaire latin , f» 49 v».

» » français A , f«» 47 r«.

1234. Datum anno Domini M* GC« XXX» quarto, feria quarla posl letare

Iherusaicm.

Lettres par lesquelles Huges Pied de loup {Pes lupi, en latin, PietdeleUy en franc.), chanoine, et m'"" Jean deBlois, officiai de Reims , déclarent qu'une contestation entre Fabbesse de Messines d*une part, et Isabelle , dame de Rumes d'autre part , au sujet de la juridiction et seigneurie de certaine terre située sur le terrtoire de Wervicq, a ventilé longtemps d'abord devant l'ofBcialité de Térouanne et ensuite devant celle de Reims, sans pouvoir aboutir ; que devant eux ont comparu les procureurs des deux parties , Baudouin , chanoine de Messines et Guillaume de Baisieu, clerc, qui ont consenti , sous peine d'un dédit cent livres de Flandre , à ce qui suit : Le chanoine et l'oificial

do Reims désignent comme arbitres pour juger la contestation , le doyen de S'-Pierre de Lille et Guillaume de Soetenghem, chanoine du même lieu. — Ces deux arbitres examineront les dépositions des deux parties et jugeront sans appel ; — si ces deux arbitres ne tombaient pas d'accord, on leur adjoindra , comme troisième arbitre, Sire Guillaume, prévôt de Cassel. — Le jugement devra être rendu avant la Toussaint.

Original sur parchemin, sceau perdus.

TraDScrit dans le cartulaire latin , f«> il v«.

» > Trançais A , fo 19 v».

» 9 » B , fo 20 v».

i^« os.

1234. Aclum ânno Domini M* GG* XIJ* quarto, in vigiiia omnium sanclorum.

Sentence arbitrale prononcée par W. doyen et W. chanoine de Lille, dans la contestation entre Tabbesse de Messines d'une l>art et la dame de Rumes d'autre part. — Ils décident que la juridiction de certaines parties de terres en question appartiendra à l'abbesse de Messines, celle de certaines autres parties appartiendra à la dame de Rumes, enfin, pour une autre catégorie de terres, la juridiction sera exercée, en iïiême temps, en commun par l'abbesse et par lad^ dame de Rumes. (Voir le N* précédent.)

Original sur parchemin, muni de deux sceaux en cire verte, pendant à double queue de parchemin.

( Atuchd par les lemnisques au No précédent).

Transcrit dans le cartulaire latin , f» il ro et % r*». » » français A , f» 48 r».

IV» ©e.

1236. Aclum anno Domini millcsimo ducenleslmo iricesimo sexto, mensc

novcmbri.

Lettres par lesquelles Henri de Neuve-Église, écuyer (Miles), et Elisabeth , sa femme , déclarent que Jean de Voglewedc , leur

homme de fief et Agnès sa femme , leur ont remis la motte, le moulin et les fossés près de Neuve-Église, qu'ils tenaient en fief, et que ledit Henri et sa femme ont donné en aumône, à Tabbesse et au couvent de Messines, pour les posséder à perpétuité, la motte, le moulin et les fossés susdits.

Original sur parchemin, le sceau est perdu ; il peudait à des lacs de soie jaune.

1237. Aclum anno Domini millcsimo ducentesimo Iricesimo septimo, meose

augusio.

Lettres par lesquelles Henri de Neuve-Église, chevalier, déclare que du consentement de la comtesse de Flandre, Jeanne, il a vendu à Agnès, abbesse de Messines, six bonniers de terre gisant à Neuve-Église, vers Messines, lesquels il tenait en fief de la comtesse susdite. Cette vente s'est faite du consentement de sa femme Elisabeth et de Jean, son fils aine et héritier. — Il a donc remis lad^ terre entre les mains de la comtesse Jeanne , qui, à son tour, en a investi lad** abbesse. — Il s'engage, ainsi que son fils à tenir lad^ abbesse indemne contre toute réclamation qui pourrait être faite soit à titre dotal, soit autrement.

Original sur parchemin, sceau du seîgr de NeuTe- Église, en cire verte, pendant à des lacs de soie jaune.

1238 (1239 n. s.) Actum anno Domini M« dncentesimo tricesimo oclaîO,

mense fcbruarii.

Lettres par lesquelles Agnès, abbesse de Messines, déclare avoir donné en censé à Jean de Houcke et à ses successeurs, cinq bonniers de terre dans la paroisse de Wytschaete , sous condition d'une rente annuelle de deux sols de Flandre à payer à la S'-Bavon,

et de cinquante-huit sols de Flandre» et quatre chapons à payer à la Noël.

Copie, d*an vidimus donné par Jacqnes, abbé de WarnèlOD, le 5* joar avant les Rameaux iZiZ. Parchemin.

1342. Aclum anno Domini M* CC« XL* secuodo, feria quarto post quasimodo.

Lettres par lesquelles Jean, abbé de S'-Nicolas de Fumes, déclare que , en sa présence, le seig' ( Dominus ) Jean Erane (?) , chevalier, a donné en aumône à Fabbesse de Messines, cinquantedeux deniers de rente annuelle assignée sur vingt-six mesures de terre sise à Lampernesse. — Cette donation fut faite en présence des hommes de fief du comte de Flandre et de ceux de Fabbesse susdite.

Orignal sur parchemin , sceau perdu.

W lOO.

1244. Actum anno DomiDi millcsimo ducenlesimo quadragesimo quarto,

mense novembris.

Lettres par lesquelles Walter, seigneur de Rabeke, confirme et approuve de nouveau la donation faite par son père , et par lui à réglise de Messines, par lettres mentionnées sous le N"" 93. — Pour plus de garantie, le seig' Robert, avoué d'Arras, etc. attache son sceau à la présente confirmation.

Original sur parchemin, sceau de Walter de Rabeke, en cire brune, pendant à double queue de parchemin. Le sceau de l'avoué d'Arras est perdu.

pr« loi.

1248. Datum anno Domini H* CG* quadragesimo octavo, mense marcio.

Lettres par lesquelles Béatrix, châtelaine de S^Omer, déclare que, en reconnaissance des grands bienfaits qu'elle et ses prédé-

cesseurs ont reçus de Téglise de Messines , et en considération de sa sœur Agnès actuellement abbesse de Messines , elle donne en aumône et pour le repos de son âme, deux marcs de ses revenus de Berkin , à prendre avant tout , et payables chaque année par moitié à la S'-Martin et à la S^- André. — Ces sommes seront distribuées à Tabbesse et aux religieuses, mais sous condition cependant que tant que sa sœur Agnès vivra, elle pourra prélever de cette somme ce qu'elle jugera nécessaire pour son entretien. Sa fille ainée Mathilde et le mari de celleci, Jean de Riningha {Reninghe?)^ approuvent cette donation par rapposition de leurs sceaux.

Original sur parchemin , muni des sceaux des trois personnes intervenantes, en cire brunu, peodaol à double queue de parchemin.

iv» loa.

lSo4 (n. s.) Datum Laleran. ij kal. marlii, ponllficalus noslri anno

QDdecimo.

Bulle du pape Innocent IV, par laquelle ce souverain pontife déclare que des plaintes lui étant parvenues, au sujet des droits élevés de procuration exigés par certains prélats , lors des visites pastorales , et ce au préjudice de leurs subordonnés , il croit devoir limiter ce droit de procuration de telle manière, que la valeur des repas ou les frais qu'on fait à ce sujet, ne puissent dépasser la valeur de quatre marcs d'argent, pour les visites pastorales faites par les archevêques, évèques, archidiacres ou autres prélats.

Original sur parchemin, bulle en plomb, pendant à des lacs de soie rouge et jaune.

1254 (l!255.) Données ian de! incaruaiiou H. CG. chuinquaute-quatre, le

mardi devant mi-quaresme.

Lettres par lesquelles Marguerite, comtesse de Flandre etc. certifie que Gérard d'Avelin , chevalier, son homme de fief, a

fait remise à labbesse et à leglise de Messines de la rente de vingt sols monnaie de Flandre que lad^ abbesse et lad^ église lui devaient chaque année à la S'-Remi , parce que led' Gérard leur garantissait une dime qu'elles possédaient dans la paroisse de Meregnîes et fournissait les chariots pour la transporter. — La comtesse approuve cette remise et la confirme par son scel.

Original sur parchemin , sceau de la comtesse avec cuDtrc-sccI en cire brune, pendant à double queue de parchemin.

1255 (1256 n. s.) Cc fu fuit à LIllc en lan dcl incaroation Jhu -Criai mil deus cens cl chuinquanle chuinc, el mois de jcnvier.

Sentence arbitrale prononcée par Marguerite , comtesse de Flandre etc., dans un débat surgi entre Tabbesse de Messines d'une part, et les bateliers de Flandre d'autre part. — L'abbesse avait fait refaire les portes d'eau de Deulcmont et voulait rentrer dans les dépenses qu'elle avait faites à cet égard , en établissant une taxe sur les bateaux qui passaient aud^ lieu. — Les bateliers de Flandre lui contestaient ce droit. — La comtesse prise pour arbitre par les deux parties, après avoir fait examiner les diverses prétentions, prononce que lad"* abbesse sera autorisée à percevoir trois deniers par marc de toutes les marchandises , jusqu'à concurrence d'une somme de trois cent quarante-deux livres et quatorze sols d'Artois, que lui ont coûtées les reconstmctions qu'elle "a effectuées.

Original sur parchemin , sceau de la comtesse avec contre scel en cire brune, pendant à double queue de parchemin.

IV* lOS.

1255 (1256 n. s.) Ce fu fait à Lille en Tan del incarnation Jhu^Grist mil deus cens et chuioquante chainc, el mois de Jenvier.

Sentence arbitrale de Marguerite, comtesse de Flandre etc.

de même contenu que le N** précédent. Donné sous le vidimuê des échevins de Messines le 16 octobre 1561.

Vidimus sur parchemiQ, scuaa des ëchovins de Messines en cire verto , peadant à double queue de parchemin.

IV"» loe.

1256. Chu fu fcl en lan dci incarnation noslre segnour M. CG. el LVJ el moi»

de novembre.

Lettres par lesquelles les échevins de Messines déclarent que Simon de Hansam (Handsame?), chapelain de Notre-Dame de Messines, a vendu, à sa iille Marguerite, sa mai.son située à Messines dans la rue vers la porte de la vallée (vers le Dalparte)^ et ce pour la somme de quarante livres d'Artois, dont il déclare avoir reçu trente livres ; les dix livres restantes seront payées par lad^ Marguerite à sa sœur Agnès après le décès de leur père, led^ Simon de Hansam.

Original sur parchemin, sceau des écheTins de Mes sines, avec contre-scel en cire Tcrte , pendanl i double queue de parchemin.

Transcrit dans le cartulaire latin , f» 22 ru.

1258. Dalum anno Domini millesimo CC« L* oclavo» meose decembris.

Acte par lequel le doyen de Messines et Wassemondus , chanoine dud^ lieu, fondent dans lad^ église et à leurs frais particuliers une chapellenie, dont le titulaire dira la messe tous les jours dans la chapelle des chanoines en l'honneur de Notre Seig' J.-Chr., de la S^ Vierge, de S** Marie Madelaine, de S* Sydron, martyr, de S** Catherine et de tous les saints. Ils donnent à cet effet à l'église de Messines les biens nécessaires pour l'entretien d'un chapelain. L'abbesse approuve toutes les dispositions.

Original sur parchemin, muni des sceaux de l'abbesse , de l'église , du doyen et du chanoioa Wassemondus, tous en cire Terte, celui de Tabbesse et du doyen avec eonbre-scel et pendant à des lacs de soie verte , rouge et jaune. Transcrit dans le cartulaire latin, f« Si r>.

Pî» 108.

1260. Dalum aooo Domioi millesimo CG* sexagesimo, Dominica posl nati-

Titalexn beala Mari».

Lettres par lesquelles R. évèque de la Morinie, approuve^et confirme le fondation d'une chapellenie , faite aux propres frais du doyen et de Wassemondus , chanoine de l'église de Messines (voir le N** précédent).

Original sur parchemin, traces du sceau de Tëvèque, ayee contre-scel en cire brune, pendant à double queue de parchemin.

Transcrit dans le cartulaire latin , f«> S3 r«.

IV» lOO.

1260 (n. s.) Datum Anagnise xv kal. martii ponlificalus noslri anno sexto.

Bulle du pape Alexandre IV, autorisant et approuvant l'institution d'une chapellenie, avec les ressources pour un chapelain, faite dans l'église de Messines par le doyen et le chanoine WassemonduSy de leurs propres deniers et du consentement de l'évêque de la Morinie et du chapitre de l'église susdite. (Voir les N~ 107 et 108.)

Original sur parchemin, bulle en plomb, pendant à des lacs de soie rouge et Jaune.

Transcrit dans le cartulaire latin , f» S3 r«.

IV» iio.

1262. Datum Viterbii Id. Junii ponlificalus noslri anno primo.

Bulle du pape Urbain IV, par laquelle il autorise Tabbesse et le couvent de Messines à demander, recevoir et conserver les possessions et biens meubles et immeubles des personnes qui prennent l'habit dans led* couvent, c'est-à-dire les possessions biens etc. auxquels ces personnes auraient droit si elles étaient ratées dans le monde, excepté toutefois les biens féodaux.

Original sur parchemin, balle en plomb d'Urbain IV, pendant à des lacs de soie rouge et jaune»

fi2

1262. Aclum aoDO Domlni miliesimo ducentesimo scxagesimo secundo, die

veneris supradicta mense julio.

Sentence arbitrale prononcée par Jean de Meldis , officiai de la Morinie , et Ëgide , abbé de Bergues , au sujet d'un différend entre Tabbesse et le couvent de Messines d'une part, et l'abbé el le couvent de Zonnebeke d'autre part , concernant la perception de dîmes à Noordschoote. — Les juges arbitres déclarent que les quatre-vingts mesures de terre en question, doivent être considérées comme terres nouvelles {novalia)^ et comme telles être exemptes de toute dîme, si le couvent de Messine les fait exploiter pour lui-même. — Quant aux autres terres qui ne sont pas nouvelles 9 l'abbaye de Zonnebeke percoTa les deux parts des dîmes, soit que ces terres soient cultivées par le couvent ou non. — Si les quatre-vingts mesures susmentionnées cessaient à être exploitées par, ou pour le couvent , l'abbaye de Zonnebeke en percevrait également les deux parts des dîmes.

Original sar parchomia, sceaux de l'official et de l'abbé de Bergues, avec cootre-scel en cire brune, pendant k double queue de parchemin. — Le premier est brisé.

iv lis.

1263 (1264 n. s.) Chou fu fait en lan del incarnation nostre scgncur H. CG.

et LX trois , ei mois de gcnvier.

Lettres par lesquelles Jean, sire de Neuve-Église, chevalier, déclare que son homme de fief, Hugues de le Veughelere et demoiselle Yolente, sa femme, ont donné à l'église de Messines, pour faire l'anniversaire de leur père et de leur mère, et leur propre anniversaire après leur mort , six sols de rente annuelle , assurée sur un demi bonnier de terre située dans son iief.

Original sur parchemin , sceau perdu.

l!263 (i!S64 n. s.) Dalum anno Domini M«GG« LX« lercio, feria quinla anic

purificalionem Bealae Virginis.

Lettres par lesquelles Marguerite, abbesse de Messines, déclare qu'elle constitue quarante sols de rente annuelle héréditaire , à prendre sur ses revenus de Scotes , destinés à acheter des amandes (pro ainedalis emetidis). Cette rente est constituée sur une somme de vingt livres qui lui a été remise en aumône par noble dame Mathilde, veuve de feu Hugues, comte de S*-Pol, pour être employée à Tusago susdit.

Original sur parchemia, traces du sceau de l'abbesse, avec contre- scel en cire brune, pendant à une bande de parchemin.

1â63 (l!264 n. s.) Dalum anno Domini miilesimo ducenlesimo sexagesimo

tercio, mense februario.

Lettres par lesquelles Marguerite, comtesse de Flandre et de Hainaut, déclare que, pour le repos de son âme, elle a donné en aumône, au couvent de Messines, douze bonniers de moëres situés dans la paroisse d'Assenede {Hasnede), dans la moêre de Selzaete (Selsaten), à côté des moëres appartenant à l'hôpital de S'-Jean de Gand, sous condition que led' couvent de Messines payera à la comtesse et à ses successeurs , comtes de Flandre , un cens annuel d'un denier, monnaie de Flandre , par bonnier de moère, payable à la S' Rémi.

Gui de Flandre , comte de Namur, fils de la comtesse Marguerite, approuve et confirme cette donation par l'apposition de son scel.

Original sur parchemin, muni des sceaux de la comtesse Marguerite et de son Ris Guy, avec contrcscel en cire verte, pendant à des lacs de soie rouge.

Iâ64. Aclum anno Domini M« CG* LX"« quarto, mense maio.

Lettres par lesquelles J. abbé de Zonnebeke, et le couvent dudit lieu déclarent qu*une contestation ayant surgi entre eux d'une part, et Tabbesse et le couvent de Messines d'autre part, au sujet de la perception de certaines dîmes, et de la propriété de certaines parcelles de terre à Noordschooten , ils promettent sur leur foi de se conformer à la décision , qui a été prononcée à ce sujet par Égide , abbé de Bergues et par Toificial de la Morinie (voir les NMll). |

Original sor parchemio, sceau da coavent de Zoonebeke avec contre-scel en cire brune ; traces de celui de l'abbé ; pendant tous les deux à double queue de. parchemin.

w lie.

1264 (1265 n. s.) Ces lettres furent donées lan del incarnation M» CC« et

soissante quatre, le demars après mi-quaresme.

Lettres par lesquelles Marguerite , comtesse de Flandre et de Hainaut , accorde à l'abbesse et au couvent de Messines le droit de nommer, dans la ville d'Eke , sur leur tenance , des échevins au nombre de sept. Ces échevins jugeront de toutes les contraventions et de tous les délits qui arriveront sur leur tenance, en telle manière comme on juge à Hasebrueck (Hazebrouck). Lesdits échevins iront à enquête audit Hazebrouk, comme à leur ehef. — Le comte Gui , approuve en son nom et au nom de ses successeurs les dispositions prises par sa mère.

Original sur parchemin , sceau de la comtesse Marguerite avec contre-scel en cire brune , pendant à des lacs de soie verte. — Sceau du comte Gay avec cootre-scel en cire brune, pendant à des rubans de soie rouge.

TSo HT.

1365. Dalam anno Domini M* GG« LX« quinto, feria quarta in pascbalibus.

Lettres par lesquelles lofiicial de la Morinie fait connaître qu'un nommé Olivier, fils de Jean Olivier et clerc, demeurant à Messines, a déclai'é, devant lui, vouloir habiter audit Messines comme bourgeois, pour y négocier, vendre et acheter, et a promis de se conformer à toutes les lois , oi'donnances et règlements. — Pour obtenir cet avantage, il constitue au profit du doyen , de la prieure et du couvent de Messines une rente annuelle de cent sols monnaie de Flandre, payable à la Toussaint, et assurée sur sa maison avec dépendances qu'il possède à Messines. — Uofficial approuve cette transaction et promet d'employer, au besoin, les censures ecclésiastiques pour forcer ledit clerc et ses héritiers à payer la rente annuelle susdite.

Original sur ptrchemio, traces de sceau en cire brnne, pendant à double queue de ptrchemiD.

'IV» lis.

1265 (1266 n. s.) Données en Tan dei incarnation noslre Seig* Jhu-Grist mil deus cens soissante et cuinc le lundi devant le Jour S^ Grigorius ei mois de marcb.

Ordonnance de Marguerite, comtesse de Flandre, etc., prescrivant la manière dont Tabbesse de Messines renouvellera les échevihs dans les villages de Noordschooten et Zuydschooten. — L*abbesse, soit par elle-même, soit par un de ses hommes, désigné pour la circonstance, choisira dans les villages susdits deux hommes qui feront le serment comme échevins; ces deux, après avoir fait le serment, choisiront un troisième qui fera aussi son serment comme écheviu. — Si les deux premiers choisis ne venaient pas à s'entendre sur le choix du troisième échevin , Fabbesse ou son délégué se joindra à eux pour procéder à ce choix. — Les trois échevins étant ainsi nommés en choisiront deux nouveaux de la manière qu'il vient d'être dit; et ces cinq en choisiront enfin deux autres, de manière que

le nombre soit de sept échevins. — Celui qui a été échoîn pendant une année , ne peut plus le devenir qu'après un laps de temps de trois années. — Deux cousins germains ou des parents plus proches ne peuvent être échevins ensemble. — Beau-père et gendre ne peuvent l'être non plus. — Cette nomination d'échevins se fera chaque année le dimanche après le jour de S* Grégoire ; les échevins ne peuvent rester en fonctions plus d'une année. — Ces échevins rendront la justice depuis la Chandeleur jusqu'à la Toussaint, une fois chaque mois, sauf au mois d'août où il n'y aura pas de plaid ; et de la Toussaint jusqu'à la Chandeleur, deux fois chaque mois , les, deux jours se suivant, et pendant la semaine que l'abbesse ou son bailli désignera. — On doit semoncer le dimanche avant le jour de plaid, à l'église. — Ni l'abbesse ni son bailli ne pourront taiir jour de plaid plus souvent, si ce n'est dans le cas de mort d'homme ou d'arsin pris à offre; dans ce cas elle peut tenir plaid aussi souvent qu'il sera nécessaire. — Chaque année l'abbesse pourra tenir une commune vérité, au premier jour de plaid après Noël , pour connaître de tous les délits commis pendant l'année et qui n'ont pas été portés aux jours de plaid ordinaires ; à cet effet les échevins désigneront, sous leur serment, quatorze hommes pour entendre lad** commune vérité. -^ Suivent les différentes peines à prononcer contre différents délits : Celui qui est convaincu d'avoir occis un homme perdra cars ef avoir; même peine pour celui qui est convaincu d'arsin. — Celui qui brise Vostage sera à la merci de l'abbesse pour tout son avoir. — Celui qui blesse un homme, de couteil à pointe, forfait le poing. — Celui qui tire l'épée par méchanceté {par mautalent) est en forfait de six livres. — Celui qui blesse un homme au sang autrement que par épée ou couteau, paiera soixante sols. — Quiconque fait Helperoup, s'il en est tenu par loi, paiera soixante sols. — Même peine pour celui qui par méchanceté jette homme ou femme à terre ; pour celui qui déchire un homme ; pour celui qui jette homme ou femme à l'eau, ce que l'on appelle Wapeldune; pour celui qui plaidant pour un héritage, est déclaré exclu; pour celui qui se sert de mauvais poids ou de mauvaises mesures; pour celui qui refuse de livrer gage au mayeur quand

celui-ci va pander ; pour celui qui blesse méchamment les bêtes d^autrui , ce qu'on appelle Hamelinghe ; pour celui qui fait force à autrui en quelque manière que ce soit ; pour celui qui diminue ou rétrécit la voie publique; enfin celui qui en tire un autre par les cheveux, est punissable de vingt sols, — Pour tous les délits non prévus par la présente ordonnance, les échevins suivront ce qui se pratique à Fumes ; pour les cas diflTiciles , ils iront à chef à Furnes et les frais seront à charge du condamné. — Les bans et keures du pays de Furnes concernant les armes , auront vigueur à Noord- et Zuydschoten, — Celui qui hébergera un banni sur la tète, sera passible de soixante sols, et s'il a maison , on doit la brûler.

Original sar parchemin, sceau de la comtesse avec coDtre-scel en cire roage , peodaQt à des lacs dd soie rouge.

IV» IIO.

1267. Daium Viterbii per nianum magîstri Hichaelis sanclse Romanse ecclosiae vice-cancellarii. Non. Julii, indictione x«, ÎDcaroatiODis dominice aono M" GG* LXVIJ*, ponlificalus vero Domini Glemcntis pp. iiij anno lerlio.

BuU^ du pape Clément IV, adressée à Fabbesse et aux religieuses de Messines. — 11 prescrit que l'ordre et la règle de S*-Benoit seront suivis à perpétuité dans Tabbaye de Messines, — Il approuve et confirme toutes les possessions du monastère , ainsi que les donations que les religieuses pourront recevoir dans la suite des pontifes, rois, princes, etc. — Parmi ces possessions, il confirme surtout celle du lieu abbatial avec toutes ses dépendances, terres, prés, vignes, forêts, prairies, pâturages, eaux, moulins, chemins, etc. — Nul ne pourra lever des dimes sur les terres nouvellement livrées à la culture , ni sur leurs troupeaux. — 11 leur est permis d'admettre parmi elles des personnes qui, de leur propre volonté, se retirent du monde. — 11 défend aux sœurs professes d'abandonner le monastère à moins d'une autorisation spéciale de l'abbesse. — En cas d'interdit général , il leur sera permis de faire célébrer l'office divin à portes closes , sans

sonner les cloches , sans chants , et avec exclusion des personne^i excommuniées, pour autant toutefois qu'elles n'aient elles-mêmes donné lieu à Tinterdict. — Elles recevront, de leur évéque diocésain, les saintes huiles, la consécration des autels et des églises, et la bénédiction pastorale des religieuses. — Il défend à qui que ce soit de faire bâtir des chapelles ou des oratoires, dans les limites de leur paroisse, à moins de leur propre consentement et de celui de Févêque diocésain. — Il défend aux archevêques, évêques, archidiacres, doyens, etc., d'exercer la moindre exaction à leur égard. — Leur lieu de sépulture sera libre , c'est-à-dire qu'elles pourront y faire enterrer telles personnes qu'elles jugeront convenables ; à l'exception toutefois des excommuniés, des interdits et des usuriers, et sauf la justice et le droit des églises aux quelles appartiennent ces morts. — Il les autorise à racheter les dimes et possessions appartenant à leur église et qui se trouvent en mains laïques. — Aucune religieuse ne pourra être nommée à la dignité d'abbesse si ce n'est du consentement unanime de ses consœurs ou du plus grand nombre d'elles. — Pour assurer leur tranquillité , il défend que qui que ce soit se permette , à l'intérieur de leur enclos ou de leurs granges, de faire quelque rapine ou vol , d'incendier, de verser le sang, d'arrêter ou de tuer un homme , ou d'exercer toute autre espèce de violence. — Il renouvelle et confirme tous les privil^es et immunités que ses prédécesseurs ont accordés audit monastère, et approuVé tous ceux qui leur ont été octroyés par des rois , princes ou autres personnes. — Il défend à quiconque de troubler témérairement ledit monastère , d'enlever ou retenir ses biens , de les amoindrir ou d'exercer contre celui-ci des vexations quelconques. — 11 prononce l'excommunication contre tous ceux qui contreviendront aux présentes prescriptions.

Original sur parchemin, bulle en plomb, pendant ft dos lacs de soie rouge el jaune.

Ce document est revêtu de la signature du pape , et de celles d'un grand nombre de cardinaux , évêques et autres dignitaires ccclésinsliques. ■

IV» ISO.

1267. Anno Domini M* CC* LX* seplimo, in crasUno decolalionis S>* Jobannis

Baptistae. (30 août.)

LettrCvS par lescjuelles Marguerite (de Créquy), abbesse de Messines, déclare avoir reçu intégralement la surcession de Cliristine de Thourout, religieuse dud' Messines, que le père de lad^« Christine avait léguée à Féglise en aumône.

Original, traces du sceau de l'abbcsse en cire blanche, pendant k une bande de parchemin^

IV» lai.

iâ67. Aclum anno Domini H'> CG« LX« sepiimo, in craslino beati Hicbaelis

Archangeli.

Lettres par lesquelles Marguerite , abbesse de Messines et le couvent , d'une part , Vincent, chapelain dudit lieu d*autre part , s'engagent , sous dédit de quarante livres monnaie de Flandre , à se conformer à la sentence arbitrale qui sera prononcée par Philippe de Dohem, doyen, et Baudouin dit Stakelin, chanoine dudit Messines, au sujet du différend existant entre ladite abbesse et ledit chapelain. (Voir le N* 124.)

Original sur parchemin, muni du sceau de l'abbesse avec contre-scel en cire verte; de celui du couvent, aussi en cire verte, pendant l'un et l'autre à double queue de parchemin. Le sceau du cha^ pelain Vincent est perdu , il pendait aussi à double queue.

IV ISS.

4267. Actum anno Domini M* GC* LX« septimo, mense oclobris.

Lettres par lesquelles Marguerite, abbesse de Messines, déclare que Henri dit de Tourhout, bourgeois d'Ypres, pour le repos de son âme, de celle de sa femme Christine, et de celles de ses

ancêtres , a institué dans Véglise susdite une prébende pour une religieuse, et a assigné à cette prébende le revenu nécessaire. — L*al)besse reconnaît qu'il a satisfait pleinement à toutes les obligations pour l'institution susdite et la confirme par son scel et par celui du couvent.

Original sur parchemin , traces des sceaux de l'abbesse et du couvent en cire bnioe, pendant à double queue de parchemin.

1267. Datum anoo Domini M*CC«LX* septimo, roense novembri.

Vidimus de la charte de Marguerite, abbésse de Messines, du mois d'octobre 4267 (voir le N^ précédent), donné par Gaultier, prévôt de S'-Martin d'Ypres et par Chrétien , prévôt de l'église de N.-D. de Voormezeele.

Yidimvâ original sur parchemin , sceaux des deux prévôts, avec contre-scel en cire brune, pendant il double queue de parchemin.

1267. Actum mecinis in capitulo anno Domini M« CC<> LX« seplimo, feria sexla

posl feslum bcali Nicholai hyemalis.

Sentence arbitrale prononcée par Philippe, doyen de l'église de Messines , et Baudouin dit Stakelin , chanoine de la même église, sur un différend entre l'abbesse et le couvent d'une part, et Vincent, chapelain de la même église, d'autre part. — Ce dernier prétendait avoir droit , en sa qualité de chapelain , à une prébende de religieuse ; l'abbesse et le couvent s'y opposaient. — Les deux parties choisirent pour arbitres le doyen et le chanoine susdits , s'engageant à se soumettre à leur décision , sous peine d'un dédit de quarante livres monnaie de Flandre. — Les arbitres ayant examiné les raisons alléguées de part et d'autre, déboutent le chapelain de ses prétentions et condamnent l'abbesse et le couvent à payer audit chapelain , une fois , une

somme de dix livres monnaie de Flandre pour rentretien de la chapellenie. (Voir le N** 121,)

Original sur parchemin , les sceaux , qui sonl perdus , pendaient à double queue de parchemin.

IV^o ISS.

1267 (1268 n. s.) Aclum anno DomiDi H« GC« LX« septimo, in vigilia pu-

rificaUoDis beat» Virginia.

Lettres par lesquelles Marguerite, abbesse, et le couvent de Messines d'une part, et Gérard, prêtre de Téglise de S^ Nicolas de Messines d*autre part, promettent de se soumettre, sous peine d*un dédit de cinquante livres monnaie de Flandre, à la sentence arbitrale que prononceront Philippe de Dohem, doyen, et Baudouin dit Stakelin , chanoine aud^ Messines , au sujet du différend existant entre ladite abbesse et ledit Gérard concernant les oblations , obsèques , etc. des marchands décédant pendant la foire de Messines.

Original sur parchemin, les trois sceaux qui pendaient à double queue de parchemin sont perdus.

IV"» lîse.

4268. Actum anno Domini M« CC« LX* oclavo, feria teriia ante omnium

sanclorum.

Sentence arbitrale prononcée par Philippe de Dohem , doyen , et Baudouin dit Stakelin , chanoine audit Messines , dans le débat entre Fabbesse de Messines, Marguerite, et son couvent d'une part, et Gérard, prêtre de Féglise de S' Nicolas dudit lieu, d'autre part. (Voir le N** précédent.) — Les arbitres décident que les obsèques des marchands ou étrangers venant à mourir dans les maisons des chanoines ou dans tout autre lieu audit Messines, seront célébrées dans la grande église ou église Notre-Dame , et les corps seront enterrés au cimetière de ladite église , sans que l'église de S' Nicolas pourra prétendre aucun droit. — Quant aux personnes autres que les marchands ou étrangers, qui viennent

à décéder dans les maisons des chanoines, leurs obsèques se feront dans Féglise paroissiale , et elles seront enterrées au cimetière de cette église , à moins qu elles n'aient exprimé la volonté d'être enterrées au cimetière de Notre-Dame, ce qu'elles peuvent faire, sauf, dans ce cas, les droits ordinaires de l'église paroissiale. — Les obsèques des clercs et des enfants de chœur décédant à Messines se feront dans l'église de Notre-Dame. — Les obsèques des personnes de la famille de l'abbesse, du doyen et des chanoines, se feront dans la grande église, sans que l'église paroissiale puisse y prétendre le moindre droit. — Il en sera de même de toutes les personnes prébendées dans ladite église de Notre-Dame. — Toutes les personnes relevant de ladite église seront sous la direction du doyen , l'abbesse et les religieuses exceptées. — Le curé de S* Nicolas ne pourra faire aucune procession , si ne n'est le jour de la dédicace de son église. — Le jour de la purification et du Vendredi-Saint , le curé de S*-Nicolas ne doit pas dire la messe dans son église; le jour de la purification , il célébrera la messe paroissiale dans l'église de Notre- Dame , à l'autel de S^-Benoit, et devra inviter tous ses paroissiens à venir y assister ; il recevra, de la collecte qui s'y fera, une livre de cire, six deniers et une prébende de religieuse. — Le jour du Vendredi-Saint, il tiendra la croix devant ledit autel de S^-Benoit , pour que ses paroissiens puissent l'honorer plus facilement; il recevra, ce jour, douze deniers des oblations et ce que la trésorière voudra lui donner.

Original sur parchemin. Les deux sceaux qui pendaient à double queue de parchemin sont tombés.

1269. Ce fu fait en lan del iDcarnalion noslre Seigneur mil CC. et sixanle-

neuf el mois de jule.

Lettres par lesquelles Marguerite , comtesse de Flandre et de Hainaut, déclare qu'une contestation s'étant élevée entre les échevins et communauté dTpres d'une part , et l'abbesse et le chapitre de Messines d'autre part, au sujet du droit de barrière

{cmucia§e) que les premiers prétendaient pouvoir exiger de lad^* abbesse, les deux parties ont promis de s'en rapporter à sa décision arbitrale. — En conséquence après avoir entendu les uns et les autres , elle décide que Tabbesse et le chapitre susdits payeront aux échevins d'Ypres une somme de douze livres monnaie de Flandre , une fois, et seront à l'avenir exempts de tout dirait de cette espèce, dans toute l'étendue de Fécbevinage d'Ypres.

Original sar parchemio, le sceaaqui pendait à double queue de parchemin est perdu.

127S. Faites a Doué (Douay?) le samedi après le jour de paskes, Tan M.GG.

LX et douze, le darrain Jour du mois d'avril.

Lettres par lesquelles Robert, fils aine du comte de Flandre, avoué d'Arras, seig' de Bétbune et de Tenremonde, reconnaît que l'abbesse et le couvent de Messines , ont droit à la moitié de l'hommage de la vacquerie près de Ferlingbem.

Original sur parchemin , sceau de Robert, avec contre-scel en cire brnne , pendant k une bande de parchemin.

1272. Aono Domini H« CG« LXX"« secundo, in die Beali Nicomedis.

Lettres par lesquelles le doyen et le chapitre de l'église de Messines déclarent qu'en chapitre général, et du consentement de l'abbesse, il a été arrêté et statué que tout chapelain , avant d'être admis dans l'église susdite, devra faire serment d'observer les statuts, coutumes et privilèges de l'établissement, et de se conformer aux ordres du chapitre en ce qui concerne le service du chœur.

Original sur parchemin , muni des sceaux de l'abbesse et du chapitre, le premier en cire bnine avec con tre-scel, [)endant à double queue de parchemin ; le second est perdu, il n'en existe que la double queue de parchemin.

l!272« Dalum apnd Urbemvelcrem ij kal. deccmbris ponlificalus nosiri aona

primo.

Bulle du pape Grégoire X, par laquelle il approuve et confirme toutes les libertés , tous les privilèges , toutes les indulgences accordés par ses prédécesseurs au monastère de Messines, ainsi que tous les privilèges et exemptions que led^ monastère a obtenus des rois, princes ou autres personnes.

Original sur parchemin , bulle en plomb pendant k des lacs de soie rouge et jaane.

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