‹ Inventaire analytique & chronologique des chartes et documents appartenant aux archives de l'ancienne abbaye de MessinesChapitre 23 sur 150 · XV"*^ SIECLE · texte numérisé non relu

XV"*^ SIECLE

1400. Donné le premier jour de juing Tan de grâce mil el quatre cens.

Lettres par lesquelles les avoué , échevins et conseil de Warnêton , pour mettre fin au procès sui^i entre eux d'une part etFabbeseet le couvent de Messines d'autre part, au sujet de Gilles Pauwart de Warnêton et le sous-bailli de Messines , dé-

clarent que c'est à bon droit qu'a eu lieu l'arrestation et la condamnation dudit Pauwart ; que c'est sans cause et sans raison que le sous-bailli Gilles Lozet a été fait prisonnier et détenu à Warûèton , et que ladite arrestation de Lozet restera sans préjudice pour l'avenir. Ils font cette déclaration afin de retirer le procès à ce sujet pendant devant le conseil du duc Bourgogne • à UUe. ( Voir N^ 239.)

Original sur parcbemiQ, sceau des écheTîna de WarnètoD, en cire. verte, pendant à double queue de parchemin.

IV« !84t3.

1400. WarDeslOD le viij« jour du mois d*aou6l lau de grâce oostre Seigneur

mil et quatre ceos.

Lettres par lesquelles François Moenin , Jean Balch , François de le Douve, Jacques de Rabecque, Jacques Rydeit, Daniel le Bein et Jacques le Cat, échevins de Wamêton, promettent en suite de leur procès avec Tabbesse de Messines , de payer à celle-ci une somme de dix livres de gros monnaie de Flandre, à la Toussaint prochain venant; avec cette clause que, si la somme n'était pas payée au jour fixé, ils se rendraient, après en avoir été semonces , comme otages à l'hôtel appelé le Heaume, où ils resteront, sans en sortir, jusqu'au paiement intégral des dix livres de gros , sous peine d'une amende de dix livres par. moitié au profit du seigneur, moitié au profit de l'abbesse. (Voir le N** précédent.)

Donné sous le vidimus des échevins d'Ypres, le 1 novembre

Vidimus, original sur parchenun, sceaux des échevins d'Ypres, en cire brune, pendant k doubla queue de parchemin.

1400. Donné en nostre ville de Messines le xj Jour du mois de noTembro

Tan de grâce mil et qualre cens.

Lettres par lesquelles Guillemine , abbesse de Messines , re-

connaît avoir reçu des échevins de Warnêton , les lettres de non préjudice mentionnées au N** 242, ainsi que la déclaration d'amende volontaire de dix livres de gros (N** 243). — Elle déclare en outre que lesdits échevins Tout mise hors de procès sans frais pour elle , qu'elle a reçu les dix livres de gros , et qu'elle et le sous-bailli , Gilles Lozet , se déclarent satisfaits de ceux de Warnêton , et les tiennent quittes de tout.

Minute sur parchemin.

4405. Gbemaecl int jaer ons Heeren duseoUch viere hondert ende vive, den

eerslen dach van oclobre.

Accord fait entre la ville de Bailleul d'une part , et Tabbesse de Messines d'autre part, touchant la contribution de tailles et gabelles entre les bourgeois de Bailleul et les manans de Messines. — Les bourgeois de Bailleul habitant actuellement sur le territoire de Messines, ou qui viendront y demeurer dans la suite, devront assister, sous peine d'amende, aux franches vérités qui se font sur le territoire de Messines; mais on leur fera remise des amendes qu'ils ont encourues antérieurement de ce chef. — Les bourgeois de Bailleul qui habitent actuellement la seigneurie de l'abbaye susdite seront exempts, leur vie durant, de contribuer, dans quoi que ce soit, avec les autres habitants de ladite seigneurie; on leur fera aussi remise de l'arriéré de paiements pareils, mais ils devront contribuer aux frais généraux de l'entretien de l'église de Bailleul. — Ils contribueront avecceux de Messines dans toutes les contributions extraordinaires telles que contributions de guerre, dons au souverain, et en général dans toutes les charges générales de la Flandre. — Tout bourgeois de Bailleul qui , à l'avenir, ira demeurer sur les terres dudit Messines , et les enfants de ceux qui y demeurent actuellement, contribueront en général dans toutes les charges et contributions de quelque nature qu'elles soient , sur le même pied que les autres manans et habitans des seigneuries de ladite ab-

besse de Messines , et ce nonobstant leur droit de bourgeois ou de poorter de Bailleul.

Original snr parchemin, sceau des échevins de Bailloui, avec contre-scel en cire brane, pendant à double queue de parcbemin.

1415. Anno Domini millesimo quadringentesimo quinto decimo» indicUone

oclava , mensis JuDii die tercia décima.

Sentence arbitrale prononcée par Jean de Wissoc , doyen de la Morinie, et Siger Grommelin, doyen de Téglise collégiale de Notre-Dame de Gourtrai , au sujet d'une contestation existant entre Tabbesse et le couvent de Messines d'une part , et le doyen et le chapitre dudit lieu d'autre part, concernant la quantité de vin à distribuer auxdits chanoines , la grande messe à chanter depuis Pâques jusqu'à la Toussaint , les dîmes de S^-Riquier et plusieurs autres points. — A cette sentence se trouvent attachées six autres chartes, savoir: l"" Déclaration des deux parties de s'en rapporter à la sentence arbitrale des deux arbitres. — 2** Nomination des arbitres par l'abbesse et le couvent. — 3*" Nomination de même espèce par le doyen et le chapitre. — 4** Déclaration du conseil de Flandre qui décide de s'en rapporter à ce qui sera prononcé par les arbitres. — S"* Déclaration et promesse des doyen et chapitre de se conforme à la sentence que les arbitres ont prononcée. — 6** Lettres de Philippe de Bourgogne , comte de Charolois , au nom de son père Jean , duc de Bourgogne , approuvant et ratifiant le jugement prononcé par les arbitres susdits.

Original sur parchemin, muni des sceaux des deox arbitres en cire verte et brane, pendant à double queue de parchemin.

1415. Addo Domini millesimo CCCG* decimo qainto, mensis junii die vicesimo

quinla.

Instrument notarial dressé par Jean Plume, notaire aposto-

lîque etc. portant que devant lui ont comparu Jacques Venant, paroissien de Messines , comme procureur de Tabbesse dudit lieu, d'un côté, et Michel Gaes, nouvellement nommé comme treizième chanoine au même lieu. — Le premier a déclaré audit nouveau chanoine que dans le temps passé Robert le Frison, alors comte de Flandre, avait arrêté que les douze chanoines de ladite abbaye recevraient de Tabbesse chacun un lot de vin à certains jours de fête, nominalement désignés, sous condition qu'ils assistassent aux processions, messes et divins offices de ces jours, et qu'ils ne recevraient pas de vin s'ils négligeaient d'assister à ces cérémonies. — Il lui exposa encore que cet état de choses ayant existé de cette sorte pendant cent et quatre ans, un certain Gérard, Prévôt de Lille, institua la chapellenie de S*-Michel dans l'église de ladite abbaye, dont le chapelain se- T2Lii treizième chanoine, et sous condition que ce treizième chanoine recevrait, de la fondation dudit Gérard, douze livres par*, dont dix livres pour lui, et deux livres pour les autres chanoines à titre de réception de leur treizième confrère. Ensuite Udit Géi*ard acheta encore quinze livres de rente, dont il en laissa onze à l'église de Messines, à percevoir après sa mort, savoir six livres pour la communauté des chanoines, et cinq livres a la trésorerie pour l'entretien de la chapelle, et les différentes fournitures y nécessaires. — Mais rien n'indique dans ladite fondation, qu'une somme quelconque fut assignée à l'abbesse pour fournir au treizième chanoine la même quantité de vin qu'aux anciens , elle consent seulement à l'admettre comme treizième et à lui donner place aux stalles et voix au chapitre. — En conséquence ledit procureur de l'abbesse demande au nouveau treizième chanoine s'il persiste ou non à vouloir exiger de l'abbesse les portions de vin comme les douze autres chanoines. — Le nouveau titulaire répond qu'il demande que la portion de vin lui soit accordée, ou bien qu'on déclare la lui refuser sans autres raisonnements. — Sur quoi le procureur de l'abbesse réplique que ladite dame n'ayant reçu de la fondation susdite aucun fonds pour pourvoir ledit treizième chanoine, elle reste indécise si elle doit ou ne doit pas accorder ladite prébende de vin, mais consent à se conformer à la décision

arbitrale qui sera prononcée, par des hommes vertueux et coini)étents , sur ce différend existant entre elle et le treizième chanoine.

lostniment original, sur parchemin, revêtu de la signature avec paraphe dudit notaire apostolique.

1415 (1416 n. s.) Anno Domini millcsimo quadringenlesimo deciroo quioto,

mensis februarii die vîcesima quinta.

Instrument notarié dressé par Jean de Morbeke, prêtre, notaire apostolique et impérial, portant que Jean Screipmes, prêtre, chapelain perpétuel de Tautel de S'-Jean à l'église de Messines, s'est présenté volontairement devant lui, et a fait connaître qu'il a nommé comme ses fondés de pouvoir Nicolas de Grafsceipe, François de Heide, Pierre de Bremersch, Jacques Dauby et Pierre le Flamand , pour résigner entre les mains de l'abbesse de Messines les fonctions de chapelain susdit , et jurer sur son âme que dans cette démarche il n'agit ni par fraude, ni par dol, ni par simonie.

Instrument sur parchenûn , revêtu de la signature avec paraphe dudit notaire apostolique et impérial.

1416. Den xxvj'i» dach io boymaend int jaer oos Heeren dasenlich vierc

honderi en zestiene.

Lettres par lesquelles Guillemine, abbesse de Messines, désigne comme ses procureurs juges arbitres, Pierre Van der Bredemersch et Jean Van den Coole , prêtres , Wallin de Moor et Jacquemard Venants , pour juger dans une contestation entre elle et le couvent d'une part , et Daniel de Grave d'autre part , au sujet du paiement de certaine rente que ledit Daniel ainsi que ses parents avaient payée jusqu'alors , mais dont ils contestaient maintenant la légalité.

Original sur parchemin^ sceaux perdus.

1416 (1417 n. s.) Ghegheven te Ghend dca xx« dach van maerlc ini jacr ' dusenlich vier hondert ende zestieoe.

Sentence prononcée par le conseil de Flandre dans un conflit de juridiction surgi entre le prévôt et le couvent de Voormezeele d'une part , l'abbesse et le couvent de Messines et les échevins dudit lieu d'autre part. — fc'abbaye de Voormezeele possédait à Wytschaete un fief situé le long du grand chemin. — Un meurtre fut commis sur Taccôtement de ce chemin du côté du fief de Wytschaete. — Cependant , les échevins de Messines, au nom de Tabbesse, prirent connaissance de ce fait et en poursuivirent rinstructioii , au mépris du droit de l'abbaye de Voormezele, De là, plainte devant le conseil de Flandre. — L'abbesse de son côté prétend et prouve que ce droit lui appartient. — Après de longs plaidoyers et après avoir pesé mûrement les raisons alléguées par chaque partie, le conseil déboute l'abbé dé Voormezeele de ses prétentions et déclare valable en justice et droit l'information de cette affaire faite par les échevins de Messines.

Original sur parchemin, muni de quatre sceaux en cire rouge, pendant ^ double queue de parchemin.

1420. Datum iD capitulo nostro anno Domini M*" GGGG« vieesimo, mensis

augusli die nona décima.

Vidimtis de la charte de Jean , évêque de la Morinie du 3 des Ides de septembre 1212, et de celle de R. évêque d'Arras du 17 des Kalendes de janvier 1212 concernant les visites pastorales et les droits de procuration dans l'église de Messines. (Voir les N^" 61 et 62.) — Donné sous le scel des doyen et chapitre de l'église collégiale de Notre-Dame de Courtrai.

Vidimus sur parchemin, muni du sceau dudit chapitre, en cire brune, pendant à double queue de parchemin.

1423. Failes et données en uosire chapelle le xxiij* jour de septembre, lan

de grâce mil quatre cens vint et irois.

Lettres par lesquelles Isabelle, abbesse de Messines, fait connaître que demoiselle Marie d'Oultre, fille de feu Messire Jean d'Oultre , chevalier et châtelain d*Ypres , a donné à Téglise dudit Messines plusieurs rentes, détaillées dans Tacte, à charge de divers services à célébrer par le chapelain de la chapellenie dite de Roosebeke, consistant en messes, anniversaires, etc.

Original sur parchemin , sceaux de l'abbesse et du couvent en cire brune, pendant à double queue de parchemin.

1^0 îssa.

4427. Anno Domini M* GGGC* XXVIJ* daodecima Julii.

Lettres, par lesquelles le doyen de S'-Martin dTpres ordonne aux curés de ladite ville de bien recevoir dans leurs églises et de faire bien recevoir par leurs subordonnés , les messagers ou procureurs de Fabbesse de Messines afin que ceux-ci puissent s'acquitter de la mission dont ils sont chargés ; cependant la prédication ne leur sera pas permise. — Cette autorisation ne sera valable que pour un mois.

Original sur parchemin, traces de sceau en cire brune, pendant à une bande de parchemin.

1428. Datum anno domini millesimo quadringenlesimo viccsimo octavo, men-

sis martii die décima quinta.

Lettres par lesquelles Louis de Luxembourg, évêque de la Morinie, déclare qu'un conflit ayant surgi entre son prédécesseur immédiat Mathieu, évêque de la Morinie, d'une part et l'abbesse et le couvent de Messines d'autre part, au sujet de

la 'visite pastorale et des droits de procuration de l'église dudît Messines, ladite abbesse lui a exhibé les chartes de Tévèque de la Morinie Jean (voyez N" 61 ) et de l'évêque d'Arras, (N"* 62) fixant à cent sols les droits de procuration quand Tévèque fera, uue fois par an et en personne , la visite de ladite église.

Le prélat déclare que pour vivre en paix avec ladite abbesse et ledit couvent il renonce à la somme de dix livres, monnaie du roi , réclamée par son prédécesseur et se contentera en son nom et au nomde sels successeurs , évêques de la Morinie , de la somme de cent sols fixée par Févèque Jean , sous condition cependant qu'au lieu d'être obligé de faire la visite en personne , il pourra la faire faire par un délégué expressément commissionné à ce sujet.

Original sur parchemin, revêtu du sceau de l'évâque, en cire brune, pendant à double queue de parchemin.

1428. Dalum et actum Morini in dictocapitulo nostroanno Domini millesimo quadringenlesimo vicesimo oclavo ... mensis vero martii die décima quinta.

Lettres par lesquelles Jean, doyen, et le chapitre de l'église de la Morinie , à la demande d'Isabelle, abbesse, et du couvent de de Messines, approuvent en tous ses points l'accord fait entre ladite abbesse et l'évêque de la Morinie, Louis de Luxembourg, au sujet des visites pastorales et du droit de procuration à Téglise dudit Messines. (Voir le N** précédent.)

Original sur parchemin, muni du scel dudit chapitre de la Morinie, en cire brune et à double queue de parchemin. Sceau brisé. — Cette charte se trouve attachée par les lemnisques au N« précédent.

1429. Dalum et actum anno Domini millesimo quadringenlesimo vicesimo nono, die vero sabbali mensis mail décima quinta.

Vidimw de la charte de Louis de Luxembourg , évèque de la

Morinie, du 15 mars 1428 (voir N" 254), et de celle de Jean, doyen de la Morinie (voir N"" 255), concernant les visites pastorales et les droits de procuration dans Téglise de Messines.

Ce vidimus est donné par Tofficial de la Morinie sous forme dinstrument notarial dressé par A. Canin , prêtre , notaire apostolique et impérial.

Sur parchemin, signature du notaire, et muni du sceau de l'offlciaï, avec contre-scel en cire verte, pendant à double queue de parchemin.

1429. Dalum et actum anno Domini miilesimo quadringeatesimo vioesimo

nono, die vero mensis mail décima quiota.

fidimtts de même forme et de même contenu que le N"" précédent.

Sur parchemin, revêtu de la signature du notaire, traces du sceau de l'offlclal, pendant à double queue de parchemin.

IV» sas.

1430. Dalum Rome apud sancios aposlolos VI Id. maii, poniificatus oosiri

anno lerliodecimo.

Bulle du pape Martin V, approuvant l'accord fait par Tévêque de la Morinie y Louis de Luxembourg, d'une part et Tabbesse de Messines d'autre part , à l'égard du droit de procuration lors de la visite pastorale. (Voir les N~ 254 et 255.)

Original sur parchemin , bulle en plomb , pendant à des lacs de soie rouge et jaune.

1^0 sso.

1431 ( 1432 n. s.) Ghegheven den vierden dach van maerte int jaer oos

Hecren duust vier hondert een ende dertich.

Lettres par lesquelles Isabelle , abbesse de Messines et le couvent dudit lieu donnent à cens perpétuel à Guillaume Spoelinck»

moyennant une rente annuelle de deux sois parisls, un terrain avec maison qui avait elle adjugé à 1 église dudit Messines, comme bien de bâtarde, après la mort de Sente Yandersmesse , fille bâtarde de Jeanne Yandersmesse, également bâtarde, et d'un certain Guillaume Maes, de Boesinghe. — Ledit Spoelinck était créancier de Sente Yandersmesse et avait droit de reclamer le paiement de ce qui lui était dû. — Pour éviter toute contestation , l'abbesse cède audit Spoelinck l'héritage de la bâtarde aux conditions susdites.

Original sur parchemin , sceaux perdus.

]V aeo.

1433. Den laetsten dach van dcccmbcr inl Jacr doust vierhonderl drie ende

derlich.

Lettres par lesquelles Isabelle, abbesse de Messines et le couvent dudit lieu donnent en bail pour le terme de quarante années consécutives à Prançois Heyten et à sa femme Marguerite, trente-trois cens et demi de terre en deux parties , Tune d'une contenance de quatre mesures et demi à Test et l'ouest de la route d'Armentière , l'autre d'une contenance de onze cens de terre audelà du ruisseau , et ce pour une rente annuelle de six livres dix sols monnaie de Flandre à payer chaque année à la S*-Bavon. — A l'expiration du bail les occupeurs pourront enlever, pour en faire leur profit , les maisons , granges , etc. qu'ils y auront construites ou pourront les laisser audit couvent contre estimation de deux experts nommés par les deux parties.

Original sur parchemin , sceaux perdus.

IV» sei.

1439. Ghegheven in onse capitele lYpre den iwalfslen dach van boymaenl int jaer ons Heeren duscnlich vier hondert negbene ende derlich.

Lettres par lesquelles Nicolas , prévôt de S*-Martin d'Ypres et le couvent dudit lieu s'engagent à payer à l'abbesse de Messines les rentes seigneuriales et autres droits qui lui appartiennent sur

différentes parties de terre qu'ils ont achetées à Noord- et Zuydschoote dans la seigneurie de ladite abbesse.

Original sar parchemio, sceau du prëvOt avec conrre< scel en cire brune , pendant a double qaeue de parchemin. — Le sceau du couvent de ^^Marlin esl perdu.

1440. Donné à Soinl-Omer le xxij Jour de Juinç, lan de grâce mil CCCC

quarante.

Lettres de Charles VII , roi de France, au bailli d*Âmiens, par lesquelles il le charge de prendre et faire prendre information sur les excès qui ont été commis à Croisettes , où des personnes se sont opposées à main armée » à la justice de Tabbesse de Messines y ont forcé la maison du bailli, pour reprendre les prisonniers , et ont repris de force des meubles et autres biens saisis par autorité de justice. — Il ajournera les coupables à comparoir devant le parlement de Paris.

Original sur parchemin, le sceau qui pendait à une bande de parchemin est perdu.

]v ses.

1440. Faites en la ville de Croisettes le xivi] jour de juing, fan de grâce

mil CCCG et quarante et les Jours en suivans.

Information faite en exécution des lettres royales du N*" précédent par André de le Mollière, écuyer, lieutenant du bailli d*Amiens, au sujet des troubles et rébellions qui ont eu lieu audit Croisettes contre la justice de Tabbesse de Messines.

Rouleau da parchemin , de S»-25 de longueur sur Oni-29 de largeur.

1440. Le vj« Joir de juilUt /an mil IIU« et quarante.

Lettres par lesquelles Nicaisc Martin, sergent du roi, au

bailliage d'Amiens , informe Messieurs du parlement de Paris , quen exécution des ordres du bailli dudit Amiens, il a (accompagné de deux autres sergents à cause du danger) ajourné devant ledit parlement à comparoir au 8 août suivant les prévenus de la rébellion qui a eu lieu à Groisettes contre Texécution de la justice de Tabbcsse de Messines.

(Attaché aux lettres du L' du bailli d'Amiens N» 265).

Orifrinal sur parchemin, traces des sceaux des trois sergents royaux.

i^« ses.

lUO. Le xj« jour de juillet l*an mil IIIJ« et XL.

Lettres par lesquelles André de le Mollière, écuyer lieutenant du bailli d'Amiens et commissaire du roi , informe Messieurs du parlement à Paris , qu'en exécution des lettres royales du 2â juin d% il a fait ajourner devant ledit parlement les prévenus de la rébellion mentionnée au N^ 262. — Il envoie en même temps audit parlement l'information qu'il a faite à Groisettes en exécution des lettres royales précitées.

Attaché aux lettres royales- N^ 262.

Original sur parchemin, sceau perdu.

IV sec.

1440. AnDO Domiai millesimo quadricgcnlesimo. XL* die décima mcnsis

novembris.

Sentence arbitrale prononcée par M' Jean Dessinges , chanoine de S*-Omer, Jacques Courtois, receveur de lAonâeig' de Croy, Jean Boussart, haut-bailli de Messines, Jacques de Steeland, François Venant et Jacques Baillet , prêtre et notaire apostolique , au sujet du différend entre Agnès de Graon, abbesse, et le couvent de Messines, d*une part, et Isabelle de Steeland, abbesse démissionnaire d'autre part , au sujet de la reddition des comptes de celle-ci à la première. — Les comptes-rendus par Tancienne abbesse seront admis et approuvés dans la forme qu*ils sont

présentés par Tancienne abbesse et par Jacques de Steelandt, son receveur, et sans que ladite nouvelle abbesse ou le couvent pourront jamais rien réclamer à ceux-ci oi| à leurs hoirs. — Quand l'ancienne abbesse voudra faire son testament, elle pourra disposer jusqu'à la somme de douze livres de gros , et sera ledit testament exécuté par la nouvelle abbesse. — La nouvelle abbesse s'engage aussi à exécuter la sentence rendue par l'abbé de Glairmarais et le doyen de S*-Omer, relative à la pension à payer à l'ancienne abbesse, aussitôt qu'elle en recevra les lettres dûment scellées. — L'ancienne abbesse consentira de payer annuellement de sa pension montant à quatre cents livres parisis monnaie de Flandre, une somme de cent livres au profit de relise, et elle disposera librement des trois cents livres restantes. — Cette pension sera garantie par des biens situés à Lampernesse.

Original sur papier, revèta des signatoree des six arbitres.

4441. Gbedaen den xzj dach yan meye^int Jaer duust vier honderl eeo

eude veerlicb.

Lettres par' lesquelles les échevins de Messines de la vierscare du dehors , déclarent que Georis de Suttere a vendu à Jacques Baillet , prêtre , onze cents de terre avec tous les bâtiments qui s'y trouvent, pour une somme de deniers que celui-ci déclare avoir reçue; — et que le nommé Jacob Bondels a également vendu audit Jacques Baillet un cent de terre enclavé dans la précédente. — Étaient présents comme échevins Jacques de Winter, Guillaume de Does, Jean Grockaert, Jean Garix et Mathieu de Smedt dit Lammin.

Original sur parchemin, muni de cinq sceaux desd** échevins en cire brune, dont trois sont brisés.

1441. Donné en noslre ville du Quesnoy, le xxviij* Jour de novembre Tan de

grâce mil qualre cens quarante et ung.

Lettres de Philippe, duc Bourgogne^ comte de Flandre, au premier huissier du conseil de Flandre qui sera requis. L'abbesse de Messines s*est plainte que les échevins d*Ypres , ( nonobstant le jugement du conseil de Flandre intervenu en sa faveur), mettent obstacle à l'exécution de ses droits à Noordschoote et Zuydschoote, en empêchant la perception du droit de tonlieu à Steenstraete , bannissant les percepteurs de ce droit et empêchant les bateliers de rompre charge audit Steenstrate. — Le duc ordonne audit huissier, si réellement un jugement est intervenu , d'installer, en son nom , les percepteurs dudit droit de tonlieu et d'ordonner aux échevins d'Ypres de ne les molester en aucune manière dans l'exécution de leur charge, et, en cas de refus ou de délai desdits échevins, de les ajourner devant le conseil de Flandre pour justifier leur opposition.

Original sur parchemin, traces du grand aceaudu duc de Bourgogne avec contre-aeel en cire rouge, pendant à une bande de parchemin.

1442. Le samedi yîJ* jour d*avril l'an mil IIIJ« XLIJ après Pasques.

Lettres de Jean de Grayenbrouck , huissier de la chambre du conseil de Flandre, aux gens dudit conseil, — D les informa qu*à la demande de l'abbesse de Messines, et en exécution des lettres du duc de bourgogne (N"" précédent), il s'est rendu , le 7 avril , à Steenstraete et y a installé au nom de l'abbesse et conformément aux lettres ducales susdites les receveurs du tonlieu et du droit de rivages , en présence d'un grand nombre de témoins. — Que de là , le même jour il s'est transporté à Ypres dans la salle des échevins et là, en présence de l'avoué de plusieurs échevins et autres personnes, il a enjoint auxdits échevins,

sous peine d*une amende de deux mille ridders d'or au profit du duc, de ne porter aucun empêchement à Texécution des fonctions desdits receveurs ; — et, con^me lesdits avoué et échevins ne se montraient pas disposés à obtempérer à ce commandement, il les a ajournés devant Jedit conseil de Flandre au l"' Jour du mois de mai prochain venant.

(Attaché au N^ précédent ).

Original sur pârcbcmin , petit scel de rhoissier, en cire rouge, peDdant k une bande de parchemin.

i44â. Le Jeudi xix« Jour d*dvri1 Tan mil IIIJ* XLIJ.

Lettres de Jean de Grayenbourg, huissier du conseil de F4andre, par lesquelles il informe les gens dudit conseil qu'après qu'il avait remis aux échevins d'Ypres copie de sa sommation et des lettres ducales (N'* 268 et 269), Josse Vroylof, procureur de ladite ville d'Ypres s'est rendu à Steenstraete , y a protesté contre installation des receveurs du tonlieu et a déclaré en appeler devant qui de droit de tout ce qui avait été fait par ledit huissier ; que le 19 avril le même procureur des échevins d'Ypres est arrivé à Gand, au domicile de lui huissier, et y a renouvelé les protestations et la déclaration d'appel.

(Attaché au N** précédent).

Original sar parchemin , traces do sceau de l'baitsier, en cire ronge.

1444. Données en uoslre dicte église (de Messines) le sepliesme jour du m(As de septembre lan de grâce mil (lualre cens quarante-quatre.

Lettres par lesquelles Agnès de Graon , abbesse de Messines , fait don à l'église dudit monastère de douze cents de terre située sur le territoire de Messines, aux conditions suivantes : — l"" Que les religieuses seront tenues de faire chanter annuellement et perpétuellement un obit solennel qu'on appelle à cinq vers, avec

messe de requiem à notes. — 2* Qu'après son trépas lesdites religieuses seront tenues de chanter chaque samedi de l'an et chaque vigile de N.-D., à haute voix, dans le chœur de Téglise, Tantienne Salve Regina avec le verselet de post partum Virginis etc. et Toraison.

Original sur parchemin, sceau de Tabbesso avec contre-scol en cire verte , pendant à des lacs de soie verte.

1445. Le quinziesme Jour (l*avril lan de grâce mil quatre cens quarante-cinq.

Accord fait entre Tabbesse et le couvent de Messines d'une part , et les échevins et la communauté de la ville de Messines d autre part, au sujet de la cession des boucheries faite par Tabbesse aux échevins pour y construire une halle ou maison de ville. — L'abbesse leur accorde à censé perpétuelle de rente la boucherie située sur la place de Menin avec l'autorisation d'y faire construire une maison de ville où lesdits échevins puissent plus commodément et plus secrètement traiter des affaires de la ville. — Elle leur accorde aussi les appendances de meubles, étaux, etc. de ladite boucherie, ainsi que les locaux touchant

à ladite boucherie et occupés par Lauwerkin le Witte. Ils

seront tenus de payer annuellement et perpétuellement à l'église de Messines la somme de douze livres douze sols parisis monnaie de Flandre, outre les charges anciennes qu'ils payaient pour la boucherie et que payait de Witte pour sa maison. ~ La boucherie continuera à se tenir dans ladite halle , au profit de la ville. — Ils ne pourront recevoir dans ladite halle ni marchandises, ni denrées pour les y vendre pendant la foire ou franche fêle de Messines , à moins que ce ne soit du consentement de Fabbesse et payant le droit ordinaire. — Il est fait exception pour les draps fabriqués dans la ville de Messines, desquels on paiera , pour chaque drap vendu , quatre deniers pour le mesurage. — Les échevins ne pourront tenir en ladite halle les plaids ordinaires sans le consentement de l'abbesse, mais ils continueront à les tenir comme auparavant en la salle de l'église.

Ces coDditions sont acceptées par ies échevins de Messines, qtii promettent de s'y conformer et pour garantie de la rente constituée, ils engagent les biens présents et futurs de la ville de Messines.

Original sur parabeoiin , sceaa de la vill» de Messines, avec conlre-scel en cire brune, pendant à double queue de parchemin.

IV ara.

1445. Le quinziesme jour d'avril Tan de grâce mil qualre cens quarante cioq.

Copie de l'acte mentionné au N"* précédent.

Sur papier, coUationnée et certifiée exacte; signé Lamabcke, notaire de Messines i68S.

4445. Ghedaen den xxij dach van november int jaer duust vier hondertvive

ende veertioh.

Lettres par lesquelles Bertram Vanderbore, haut -bailli de Fabbesse de Messines , pour sa ville , terre et comté dudit Messines , Mathieu de WankjB et Pasquier de Boeye , comme hommes de fief et Zegher de Noortovere et le susdit Pasquier de Boeye comme échevins de la seigneurie de Noordschoote et ZuydschootOy déclarent que les serviteurs du souverain bailli de Flandre ont, en leur présence et en présence d'un grand nombre de témoins , remis en liberté , dans ladite seigneurie , et à l'endroit où ils l'avaient arrêté , un nommé Pierre Wyts qu'il avaient saisi , il y a quelques mois , sur le territoire de l'abbesse de Messines , à la demande du cipîer de Furnes. — Sur la réclamation de l'abbesse et par suite d'un jugement du conseil de Flandre, cette restitution avait été faite d'une manière solennelle, et procès-verbal en fut dressé. *

Original sur parchemin, les quatre sceaux (|n haut-bailli, hommes de fief et échevins sont perdus.

1447. Dalum Parisiis in parlamcnlo Doslro, quinta die augusli, anno Domini milleslmo quadringentesiroo quadragcsimo seplimo.

Arrêt du Parlement de Paris rejetant le pourvoi en appel intenté par les échevins d'Ypres dans Faffaire de la perception du droit de tonlieu à Steenstraete (voir les N~ 268, 269 et 270). Le parlement les condamne aux frais et aux dépens de Finstance.

Original sur parchemin , sceau du Parlement avec < contre-scol en ciro blanche , pendant à double

queue de parchemin.

1449 (1450 n. s.) Faicles et données le xxiij jour de mars l'an de grâce mil

quatre cens quarante et noef.

Lettres par lesquelles les échevins de Messines certifient que devant eux a comparu le nommé Gasin Monney, lequel a déclaré renoncer à tout droit qu*il avait prétendu posséder sur un lieu et manoir situé en la paroisse de Messines sur la Douve et contenant parmi eaux, jardins et manoir douze cens de terre environ , laquelle propriété a été achetée récemment par Jacques Baillet, prêtre.

/ Original sur parchemin, traces du sceau des échevins, avec contre-scel en cire verte, pendant k double queue de parchemin.

1451. Donné en nostre ville de Bruxelles au mois de Juing, Tan de grâce mil

quatre cens cincquanle et un.

Privilège de Philippe-le-Bon , duc de Bourgogne, comte de Flandre etc., accordant à Fabbesse de Messines que tout coupable qui , par les baillis ou justiciers de ladite abbesse , sera banni de la ville et du territoire de Messines , sera considéré comme banni du territoire de toute la Flandre. — Cependant le duc se

réserve le droit de lever ce ban lorsque les coupables auront fait leur paix avec la partie adverse , et dans ce cas les bannis pourront rentrer en Flandre, sans cependant pouvoir franchir les limites du territoire de ladite abbesse.

Original sur parchemin, sceaa da dac de Bourgogne, avec coDlre-scel en cire verte, pendant à des lacs de soie rouge et verte.

1451. Donné en nostre ville de Bruxelles au mois de Juing Tan de grâce mil

qualre cens ciuncquanlc el un.

Privilège de même contenu que le N"* précédent, signé Van Boesinghe.

Copie sur papier « écriture de l'époqie.

4455. Donné à Ypres le dernier jour de septembre Tan de grâce mil quatre

cens cinquante cinq.

Appointement fait devant le conseil de Flandre, entre l'abbesse et le couvent de Messines d'une part, et les échevins d'Ypres d'autre part, au sujet de certains droits que ladite abbesse prétendait posséder sur FYperlée dans la seigneurie de Noordschoote, à Tendroit appelé Steemtraete. Ils conviennent de ce qui suit : l"" La ville d'Ypres paiera , à perpétuité , à Téglise de Messines, la somme de neuf livres parisis monnaie de Flandre; ce paiement se fera au jour de la nativité de S^-Jean-Baptiste à commencer de Fan 1456. — ^ Uabbesse au nom de son couvent, renonce à recevoir toute espèce de toniieu audit lieu de Stem' straete et renonce aussi au droit de rivage qu'elle prétendait lui appartenir. Toutefois lesdites religieuses pourront faire débarquer en cet endroit toiite espèce de vivres destinés à leur entretien, et les habitants de ladite seigneurie pourront y débarquer les briques, chaux et bois de construction destinés à la construction ou réparation de leurs habitations dans la sei-

gneurie. — 3** En compensation des pertes éprouvées par ledit couvent de Messines» les échevins lui paieront , une fois , une somme de soixante livres parisis en trois paiements de vingt livres à la SWean 1456, à la S^-Jean 1457 et à la même fête 1458.

Original sur parchemin, mnni du sceau du conseil de Flandre , avec contre-scel en cire rouge , pendant à double queue de parchemin.

1455. Datum Morini anoo Domini miliesimo quadringentesimo quiaquagesimo

quinio mcDsis dcccmbris die dccima sexta.

Lettres par lesquelles Toflicial de Morinie, confirme et approuve laccord fait devant le conseil de Flandre, par Tabbesse de Messines d*une part et les échevins d*Ypres d'autre part , concernant le payage sur FYperlée à Noordschoote (voir le N"* précédent auquel la présente confirmation est attachée).

Original sur parchemin, traces du sceau de Tofllcial en cire verte, pendant à double queue de par- .«

chemin.

1458. DoDné en nostre ville de Lille le iiij* Jour d*aoust, 1*^0 dd grâce mil

quatre cen» cinquante et huit.

Lettres de Philippe (le-Bon), duc de Bourgogne, comte de Flandre etc., accordant sauf-conduit à toutes les personnes qui se rendront à la foire de Messines, à eux, leurs domestiques et servantes, biens et marchandises. Ces lettres de sauf-conduit seront valables huit jours avant Touverture de la foire , pendant le temps de sa durée et huit jours après sa fermeture. — Sont exceptés : les ennemis du roi de France , du duc , et du pays de Flandre, les bannis, les fugitifs, et ceux qui se sont obligés en corps et en biens aux foires de Champagne, Brie et de Ghalons.

Original sur parchemin , sceau perdu.

U8 4458. Dil was ghedacD inl jaer ons Hccren VllI code vichticb in maerte.

Lettres par lesquelles Nicolas Dodens, Mathieu Heye, André Colin , Jean Abasch et Jean Voet , échevins de Fabbesse de Messines, certifient que Jean de Schildere Malegier et sa femme Elisabeth, ont comparu devant eux et ont déclaré donner en aumône au couvent de Messines vingt sols par. de rente héritable, savoir quinze au profit du couvent et cinq au profit de Taumônerie dudit couvent. — Cette rente est garantie par une terre occupée par Nicolas Stevin qui paiera la rente.

Copie sar parcbemin , ëcrilnre de l'époque.

IV» as 3.

1459. Fait en la ville de Bruxelles .... le vij* jour du mois de juing Pan mil

CCGC cincquante et neuf.

Accord fait devant le grand conseil du duc de Boui^ogne, entre Tabbesse et le couvent de Messines d'une part, et M** Richard PinchoUy procureur-général du duc de Bourgogne au nom de Josse de le Brande , receveur des exploits de justice an conseil de Flandre d'autre part. Le conseil de Flandre avait condamné au bannissement avec confiscation des biens un nommé Goetgebuer et ses complices ; mais les biens de ces individus étaient situés à Noordschoote et Zuudschoote, dans la juridiction de Tabbesse , qui y avait seule droit de confiscation. — Néanmoins, à Tinstancè du receveur des exploits, un huissier avait mis et exposé ces biens en vente , contrairement aux droits seigneuriaux de Tabbesse et de là, réclamation de celle-ci auprès du grand conseil. — Le grand conseil, pour éviter de longues procédures, amène les parties à conciliation , sous la condition que les biens confisqués seront vendus par les ofiiciers de Tabbesse et que le produit en sera partagé par moitié entre le duc de Bourgogne et Tabbesse, sans aucun préjudice, pour Favenir, des droits des deux parties.

Original sur parchemin, signé: Lb Bodbc.

4465 (1466 n. s.) Ghcgbcvcn te Morselc den IwinticbslCD dach Id maerle inl jaer ons Heerea duusl CCCC vive endc iseslicb.

Lettres par lesquelles Wautier vander Gracht, seigneur de Moorseele etc., chevalier conseiller et chambellan du duc de Bourgogne et souverain bailli de Flandre , en l'absence Jean de Hallewin, chevalier, seigneur de Peene etc., relève le ban qui a été prononcé par les échevins de Messines, au nom de Tabbesse dudit lieu, contre Jacques Garemync et Paul dit le Hollandais, lequel ban les bannissait pour dix ans hors du territoire de ladite abbesse et de celui de la Flandre. — Il relève ce ban au nom du duc de Bourgogne et en ce sens que les deux bannis pourront rentrer sur les terres de Flandre, mais non sur le territoire de l'abbesse susdite.

Original sur parchemin, traces da sceau du souverain bailli de Flandre, en cire rouge, pondant ii une bande de parchemin.

1474. Den neghen endc twiDlichsten dach van ousle inl jacr duust vier hoadert

viere ende izeventich.

Accord fait entre les chanoines, doyen et chapitre de Messines d'une part, et Fabbesse, le couvent et l'église du même lieu, d'autre part, au sujet d'un conflit de juridiction à cause que le bailli et les échevins de ladite abbesse avaient fait une arrestation dans une maison appartenant audit chapitre, lequel prétendait que l'arrêt aurait dû se faire par le bailli du chapitre assisté des échevins susdits. — Des arbitres ont été choisis , Gilles Ghiselin et Guillaume Wyts, lesquels après avoir examiné l'affaire et entendu les deux parties décident ce qui suit : L'abbesse et relise de Messines conserveront dans ladite ville la haute, moyenne et basse justice sans réserve , comme elles l'ont possédée depuis un temps immémorial. — Le chapitre conservera aussi son bailli qui, assisté des échevins de Messines, pourra exercer sa juridiction seulement pour ce qui concerne la ren-

trée des rentes, et dans les maisons appartenant audit chapi' tre. — Les deux parties approuvent cette décision , et promettent de s'y conformer.

Original, sceau de l'abbesse, en cire verte, pendant à double qaeae de parchemin. — Traces da soean du chapitre, en cire verte « et des sceaux de deoi arbitres, en cire rouge, pendant à double queoo de parchemin.

1474 (1475 n. s.) Donné en nostrc slôge devant Nuysse au mois de féyier,

Tan de grâce mil CCCG soixante quatorze.

Lettres par lesquelles Charles, duc de Bourgogne , comte de Flandre etc., amortit toutes les rentes et héritages dont Tabbesse et le couvent de Messines ont fait Tacquisition depuis soixante ans, sous condition que ladite abbesse versera entre les mains du receveur des droits d^amortissement la somme de cent cinquante-quatre livres douze sols parisis. — Toutes les rentes dont il s'agit ici, sont indiquées dans Tacte. — Elles sont garanties sur des biens situés à Messines, Yoormezeele, Dranoutre, Wytschaete, Kemmel, Ypres et Warnêton,

A ce document se trouve attachée la quittance de cent cinquantequatre livres douze sols payés pour droit d'amortissement.

(Parchemin, scel du receveur en cire rouge.)

Original sur parchemin, grand sceau du doc de .Bourgogne, avec contre-scel en cire verle, pendant k des lacs de soie rouge et verte.

]x^ as 7.

1474 (1475 n. s.) Donné en nostre siège devant Nuysse, au mois de février,

Tan de grâce mil CGCC soixante quatorze.

Lettres de même contenu et de même contexte que le N* précédent, accompagnées aussi de la quittance de cinquantequatre livres douze sols pour droit d'amortissement.

Original sur parchemin, grand sceau du duc de Bourgogne, avec contre-scel en cire verte, pendant à des lacs de soie rouge et verte*

H81. Ghegheven in onse slede van Brucssclc de x» dach in Julie inl jacr ons Heeren duusl vier honderi een ende lachlenlich.

Lettres de Maximilien et de Marie» duc et duchesse de Bourgogne, comte et comtesse de Flandre etc., autorisant Tabbesse de Messines à envoyer dans tous les pays de leur domination des commissaires spéciaux pour faire une quête afin de venir en aide à ladite abbesse pour la réédification des églises, du couvent et de la ville de Messines, ainsi que des maisons, moulins etc. à Deulemont , qui tous ont été incendiés et détruits par Fennemi. — Ils engagent tous les archevêques, évêques, abbés, abbesses, chapitres et prêtres de tout rang et de toute condition , tous les nobles, chevaliers, écuyers, baillis et officiers de toute catégorie , à contribuer à cette quête autant que leurs moyens le leur permettent, et leur ordonne d'accorder aux commissaires susdits aide et protection dans Faccomplissement de leur mission.

Copie snr parchemiD, écriture de l'époque, ceriiflée véritable et signée Homiie.

1486. Den xxv*^* in sporkele inl Jaer ons Heere duust vier honderi scssen-

lachlenticb.

Lettres par lesquelles André vanden Buerch, bailli, Pierre Colin, Jean Suerlin, Hubert Bladelin, Warin Glaeyssonne et Guillaume Scuerkin , échevins dje Fabbesse de Messines , à Alveringhem déclarent que devant eux ont comparu François Versans et sa femme Catherine qui ont déclaré donner à Féglise.de Messines trois mesures de terre avec les bâtiments qui s'y trouvent , situées à Alveringhem , sous la juridiction de Fabbesse de Messines.

Original sur parchemin, muni de cinq petits sceaux en cire verte , pendant à double queue de parchemin.

4491. Le sixisme jour du mois daousl mil qualre cens quatre-vingU et onze.

Lettres par lesquelles Agnès d'Averout (4), abbesse de Messines» déclare qu'à l'instante prière et supplication de ses officiers, sujets séculiers, manaus et inhabitans de sa ville de Messines, elle leur avait accordé depuis la fête de l'Ascension 1490 l'autorisation de lever, pendant certain nombre d'années, un droit d'accise sur le vin, la bierre, le blé, le bois et autres choses nécessaires à la sustentation de la vie humaine, et ce pour leur aider à la reconstruction de la ville (voir le N"" 228). Mais par suite des observation £siites par le doyen et le chapitre , qui prétendaient que cet octroi était contraire aux libertés et privilèges de l'église de Messines, et que pareilles impositions n'avaient jamais existé depuis sa fondation, elle reconnaît qu'elle a eu tort d'accorder cet octroi , et voulant mettre à néant le procès intenté à cet égard, elle annule l'autorisation qu'elle avait accordée et en permet la continuation seulement jusqu'au lendemain du dernier jour de la prochaine fête de Messines, le 17 octobre prochain.

Original sur parchcmio, sceau perdu.

1491. Le noeflmcs jour du mois d^aoust mil quatre cens quatre-vingt el uDze.

Lettres d'Agnès d'Averout, abbesse de Messines, de même contenu que le N"" précédent , mais avec la date du 9 août ou lieu du 6 août.

Original sur parchemin , traoos du scean de l'abbesse, pendant à double queue de parchemin.

(1) Le nom de celle abbesse se trouve aussi orthographié: Auroull, ïïaulronU, Hauroull cl Havcrhoudl.

XVI»* 8ISCLS.

]Xo SOS-

ISOO. Ghegheven den vyfslen dach in wedemaent, a* Domini daust yyt

bODdert.

Lettres par lesquelles les bailli et hommes de fief de Tabbesse de Messines, pour sa seigneurie de Lampernesse, certifient que devant eux ont comparu Adrien Lieven et sa femme, lesquels ont vendu à Jacques Pierin, pour une certaine somme qu'ils déclarent avoir reçue, deux mesures de terre chargées d'une rente annuelle de six sous quatre deniers parisis au profit de Féglise de Messines.

Original sar parchemin, traces des sceaux des bailli et hoounes de flef , à doable queue de parcheoûn.

is^» ses.

1505. Donné en nostre ville de Gand, le ix« Jour de décembre l'an de grâce mil cinq cens et cinq et de nre règne le premier.

Lettres par lesquelles Philippe (le Beau), roi de Gastille, archiduc d'Autriche etc., confirme, certifie et approuve les droits, franchises , exemptions , privilèges et libertés concédés par ses prédécesseurs, comtes et comtesses de Flandre, à Téglise, au couvent et au chapitre de Messines , ainsi qu*à la ville de Mes-

sines. Il prend cette décision à la demande de Tabbesse d'Averout qui lui a exposé que peu de temps après la mort du duc Charles de Bourgogne, lesdits église, monastère, cloître et ville de Messines ainsi qu'une partie des titres et privilèges furent ars et brtdlez par le roi de France, Louis (XI), et ses gens de guerre.

(Il s'y trouve jointe une copie sur papier, écriture de Fèpoque.)

Original sur parchemin , traces du sceau de l'archi» duc, en cire rouge, pendant à double queue de parchemin.

iU

1507 (1508 n. s.) Donné en nostreYiHeet église de Messines, le vingt-sii"* jours de mars en Tan de noslre Seigneur mil cincq cent et sept avant Pasques.

Lettres de grâce accordées par Agnès d*Âverout, abbesse de Messines , à Antoine Yan Muyseele , bourgeois de Messines , qui dans une rixe à la maison nommée VEcu de France, avait tué d*un coup de couteau le nommé Antoine Fermiau, natif de Mons. — Cette grâce n'est accordée que pour autant que ledit Antoine Van Muyseele ait contenté la partie adverse.

«Copie sur ptpier, écriture de l'époque, certifiée et signée De Reghere.

1510 (1511 n. s.) Le vendredi xxviij jour du mois de mars l'an mil V* et dix.

Lettres par lesquelles Adrien de Wignacourt , bailli de Croisettes, déclare que devant lui et les échevins dudit lieu, ont comparu d^® Béatrix du Bos, veuve de feu Guillaume de Pernes, en son vivant écuyer, seigneur de Siracourt etc. et d^^*® Jeanne de Pernes , fille et héritière dudit Guillaume et de ladite Jeanne, lesquelles constituent en faveur de Lionelle de Pernes, leur fille et sœur respective, actuellement religieuse à l'abbaye de Messines et prête à recevoir la vesture , une rente annuelle et viagère de quinze livres monnaie, coyrant en Artois, de quarante gros de Flandre la livre, moyennant quoi les biens devant revenir à ladite d^^^® Lionelle , de la succession de son père , compéteront et appartiendront à sa sœur Jeanne , qui lui a remis pour frais de sa vesture une somme de deux cent douze livres. — En garantie de cette rente viagère, elles obligent tous leurs biens et héritages.

Original sor parchemin »^t^aces des sceaux da bailli et des échevins, qui pendaient à double queue dt parchemin.

1511. Faîtes el passées auxdits Croiseltes le mercredi second Jour de juillcl >

Tan mil V« et onze. .

Lettres par lesquelles Martin le Blanc , lieutenant du bailli et garde de la justice et seigneurie de Croisettes y déclare que devant lui et ses hommes de fief a comparu en personne Adrien de Wignacourt, écuyer, seigneur d*Orlencourt, lequel a déclaré avoir vendu et cédé à Pierre TÂttaignant un fief de quarantecinq mesures de terre situé auxdits Croisettes et tenu de Tabbaye de Messines, et ce pour la somme de trente-deux livres monnaie courant en Artois, qu'il déclare avoir reçue , et moyennant une rente de quinze livres de la même monnaie à payer annuellement à la demoiselle de Pernes , religieuse à ladite abbaye de Messines. (Voir le N** précédent.)

Original sur parchemin, les qualre scisaux qui peadait à double queue de parchemin sont perdus.

IV» aor.

ISlâ. Inl jaer duusi vyf honderl onde iwaeifvc don lésion in boymaendl.

Lettres par lesquelles Isabelle de Morbecque, abbesse de Messines , déclare avoir donné à ferme à Jean Hazaert pour lui et ses héritiers , et ce pour le terme de quarante ans, trois mesures de terre appartenant à Téglise dudit Messines , et situées à Bailleul près de S^ Antoine , moyennant une redevance annuelle de cinq livres parisis outre les rentes en blé et toutes les autres charges.

Original sur parchemin» traces des sceaux de Tabbesse et du couvent, en cire brune, pendant à double queue de parchemin.

IV" ses.

1512 (1513 n. s.) Fait k Malins xvij* de Janvier Tan mil cincq cens et douze.

Sentence du conseil privé de TEmpereur, défendant aux

receveurs et autres percepteurs des aides de lever dans la seigneurie de Ghambre-hors-Messines (Camer-butUen-Meessen) des tailles plus considérables que celles des années antérieures.

Expëdilion âar parchemin, signée Vauder Damme.

pr» soo.

1514 (1515 n. s.) Fait, passé et recoirnea à Siracourl le vingt-deuziesme Jour

de Tao mil cincq cens el quatorze.

Lettres par lesquelles Pierre Fournel , garde du scel du baillage d'Amiens pour la prévôté de Doulens , déclare que devant lui a comparu Jeanne de Pernes , demoiselle de Friencourt, veuve de feu Adrien de Friencourt , laquelle a déclaré avoir vendu i Adrien de Wignacourt , écuyer, bailli de Groisettes , les quinze livres de rente qu'elle prélevait sur le fief de 45 mesures de terre situé à Groisettes (voir le N** 295) et ce pour la somme de quatre-vingts livres de vingt sols monnaie courante d'Artois ; sous condition que l'acheteur ne jouira de ladite rente qu'après le décès de Léonelle de Pernes , religieuse au couvent de Messines, sœur de ladite Jeanne.

Original sur parchemin , sœta perdt.

1515. Quatorzième jour de juing i*an de grâce mil cincq cens et quinze.

Lettres de Damp Alard du Bois, abbé de l'église et abbaye de Gambron , par lesquelles il reconnaît que ladite abbaye tient de l'abbaye de Messines deux cent soi)i:ante-treize mesures soixante-cinq verges de terre en la paroisse de Lampernesse , sous condition d'une rente annuelle de dix sols parisis monnaie de Flandre par mesure, montant ensemble à quatre-vingt-douze livres deux sols trois deniers parisis; et pour droit de relief, au renouvellement de chaque abbé, quatre-vingt-deux livres deux sols trois deniers parisis; et vingt-cinq deniers pour un lot de vin.

Original sur parchemin, sceaa de Tabhé de Cunbron en cire brane, pendant à doable queoe de parchemin.

i51S> Donnée en nostre église de' Messines le quatorzième Joar du mois de

juing lan de grâce mil cinq cent et quinze.

Lettres par lesquelles Isabelle de Morbecque ^ abbesse de Messines , reconnaît avoir reçu de Damp Âllard du Bois , nouvellement élevé à la dignité d*abbé de Gambron , diocèse de Cambrai , les diverses prestations mentionnées au N"" précédent tant en fait de rente annuelle qu'en droit de relief.

Copie sur papier, écriture de l'époque.

PT- 3oa.

1S15. Faite ce lundi 12* Jour de décembre a* XV* quinze.

Testament et dernière volonté d'Isabelle de Morbecque, abbesse de Messines. — Ce testament est fait trois jours avant la mort de ladite abbesse, pardevant son frère Philippe et Pierre Du Bos, son germain , en présence de Jean Martin , chanoine de Messines , Rolland Bossart et Louis Troivau , ses bons serviteurs et amis.

En voici les principales dispositions : Elle désire qu*on Tenterre au milieu du chapitre , et que dans le courant de Tannée on pose sur sa tombe une pierre ouvrée et lettonnée, et elle prie son germain, ledit Pierre Du Bos, de vouloir se charger de cette exécution. — Pendant six mois à commencer du jour de son trépas, on dira une messe aux cordeliers dTpres. — Elle donne à Notre-Dame de Messines ses verges et aneaulx d!or et i argent. — A Catherine Griboval, sa chapelaine et parente, sa robe fourée de dos de gris. — A sa nièce Hélène sa maison de en bas avec tous les meubles , literies etc. ; elle la recommande aux soins de Catherine Griboval, sa parente, jusqu'à ce qu'elle soit en âge de tenir sa maison. — Elle fait divers legs à d'autres rdigieuses. — Elle reconnaît devoir à la fabrique une rente annuelle de trente-deux sols parisis. — Elle ordonne de vendre

des pièces d*argenterie qui sont sa propriété et indique l'usage qu'on doit faire des sommes qui en proviendront.

Gopiô sur papier, écrite le jour même du déoèf de l'abbesse par Louis de Troivio son chapelain et signée par lui.

A la suite se trouvent les vers suivants , écrits paiement par Louis de Troivau :

0 mort 9 morsure trop amère , Tous vivans sont a toy submis ; Je jeusse congneu ta manière Te ne meuz mye ainsy surpris.

Helas , je vous pry, mes amis , Quand devant me tombe passés Donnez moi ung de profondis , Noublyez point les trespassez.

Je suis Isabeau de Morbecque, Souviengne vous que m*avez veu Vostre humble et indigne maistresse.

Helas» j'ay bien cangyet de jeu.

Je couche soubz la main de Dieu , Pryez pour moy, faictes ma paix , Que ma poure ame puist trouver lieu De vray repos a tou jamais.

Dieu me pounroye.

15 io (1516 n. s.) Donné en noslre vi.Ie de Bruxelles le xvj jour de Janvier

Fan de grâce mil cincq cens et quinze.

Lettres de Charles^ prince d*Espagne, duc de Bourgogne, comte de Flandre etc., par lesquelles il déclare que, les religieuses de Messines ayant à sa demande élu comme abbesse dudit lieu Jeanne de Gbistelles, fille de feu le seigneur de la Motte, il ne

prétend nullement pour lavenir jconserver aucun droit à intervenir dans les nominations d'abbesse. — Il donne aux religieuses susdites les présentes lettres de non-préjudice , ne voulant en rien contrarier leur droit d*élection.

original sur parchemiD, soeaa da prince d'Espagne avec contre-scel en cire rouge, pendant à double queue de parchemin.

4516. Den XX* dach van october iot jaer als men screef duust vyf bondert

ende zeslhicne.

Accord fait entre .Fabbesse de Messines et son couvent, d*une part, et les échevins dudit lieu au nom des habitants, d'autre part. — Les marguilliers de Téglise paroissiale avaient, à la demande des paroissiens, fait faire un groupe en pierre taillée représentant la passion de N. S. et l'avaient fait placer hors de réglise au coin du cimetière. — L'abbesse craignant que cette exhibition n'attirât la dévotion des habitants et leurs offrandes, au préjudice des offrandes qui se font à Féglise du monastère, avait ordonné aux échevins de faire disparaître ce groupe. — Après de longs pourparlers les deux parties s'accordent en ce sens que l'abbesse permettra provisoirement l'exhibition de ce groupe, mais que s'il était prouvé, par le dire d'hommes de bien désignés à cet effet de part et d'autre, que l'expositioA de ce groupe porte préjudice aux offrandes qui se font dans l'église du monastère , les échevins susdits le feront disparaître à la première invitation de l'abbesse.

Original , traces du scel dos échevins de Messines, avec contre-scel, pendant à double queue de parchemin.

Pfo 305.

1518 (^1519 n. s.) Ghegheven in onse stede van Meessene int jaer duust vyf bondert ende achihiene den letslen dacb in lauwe.

Lettres par lesquelles Jeanne de Ghistelles, abbesse de Messines,

accorde grâce à Jean Staliu et à ses complices , coupables d'avoir commis à Wytschaete un homicide sur la personne de Jean Brydon, lequel Stalin avait été provoqué par un coup de flèche tirée à dessein et qui lui avait blessé la main. *

Original sur parchemin, sceau de Tabbesse en cire verte , pendant à double queue de parchemin.

1^0 3oe.

1521* Gbemaecl ende gbegtaeven inl jaer ons Heereo als men screef daatt vyf bonderl eenen twioUch op den twiniicbslen dacb van ougsle.

Lettres par lesquelles Jeanne de Ghistelles, abbesse de Messines, constitue en faveur de Michel de Louf , bourgeois de Bruges, une rente annuelle de trois livres huit escalins et six deniers de gros monnaie de Flandre; et en faveur de Gérardin et d'Augustine Vander Mersch , filles du premier lit de la femme actuelle dudit Michel de Louf, une rente annuelle de cinq livres onze escalins et six deniers de gros de la même monnaie, montant ensemble h la somme de neuf livres de gros par année, et ce pour la somme de cent quarante-quatre livres de gros. Cette rente est hypothé* quée sur Téglise et les bâtiments de Tabbaye, et vendue pour pouvoir fournir à Tempereur l'emprunt de douze cents florins imposé à Tabbaye. La vente de cette rente' est autorisée par révèque de la Morinie, par lettres du 25 août 1521.

Donné sur le vidimus des échevins de Bruges le 11 décembre 1526.

A ce document se trouvent attachées neuf autres pièces concernant le partage, transport, vente etc. desdites rentes, et sur le dos se trouve l'inscription qu'elles ont été remboursées le 4 décembre 1662, par Isabelle de la Hovarderie, abbesse de Messines.

Vidimus original, sur parchemin; le sceau dei écbevina de Bruges, qui pendait k double queue de parchemin , est perdu.

IV» 3oy.

i52i. Ghcmaccl cnde ghcgheven inl jacr ons Hecren als men scrcef duusl vyf honderl ecnen iwinlich up den iwintichsten dach van ougste.

Lettres de même contenu que le N^ précédent et concernant les mêmes personnes.

Donné sous le vidimus des échevins de Bruges le 4 novembre

 ce document se trouvent attachées cinq autres pièces concernant le partage y transfert, vente , etc. desdites rentes.

Vidimus original sur parchemin, sceau des échevins de Broges avec co&tre-scel en cire brune, pendant à double queue de parchemin.

d5â4. Le vingt-septiesme do juiog en l*ap XV" viDgUqualre.

Lettres par lesquelles Jacques Moissin, lieutenant du bailli de la seigneurie des Obiaux, fait connaître que devant lui et les hommes de fief de ladite seigneurie, ont comparu Ânsiel et Marie Escohier, frère et sœur, lesquels ont déclaré avoir vendu à Mahieu Planque quatre cens de terre labourable , situés auxdits Obiaux et ce pour la somme de soixante-quatre livres monnaie de Flandre et deux sous de denier à Dieu.

Original sur parchemin , traces des sceaux du bailli et des hommes de fief au nombre de neuf, pendant k double queue de parchemin.

i524. Den XX j» in deccmber XV« vierenlwinlich.

Lettres par lesquelles les échevins de Messines déclarent que Marie Hanin , veuve de Jacques Waye , a vendu à Pierre Coornet la moitié d'une maison située à Messines et ce aux conditions suivantes: denier à Dieu un sol, lyfcoop^ huit sols parisis et

pour prix principal deux livres de gros monnaie de Flandre, puis chaque année sa vie durant une livre de gros pour elle et un franquart et demi de blé pour être distribué aux pauvres.

Origioal sur parchemin, sceau des ëcbevins de Messines avec contre-scel en cire brune, pendant à double queue de parchemin.

i5S5. Faict cl passé à loy le ciocquiesme jour de juiogf, lan de grâce mil

cincq ccos vîDgl-cincq.

Lettres par lesquelles Charles Waignon, bailli de Marque, fait connaître que devant lui et les échevins dudit lieu a comparu Philippe le Couvreur lequel a déclaré vendre à Mahieu de le Plancque un lieu manoir contenant un cent d'héritage, situé audit Marque et ce aux conditions suivantes : pour denier à Dieu , 26 sous , autant au médiateur du marché et pour somme principale quatre-vingt-quatre livres parisis.

Original sur parchemin, muni de sept petits sceaux, savoir du bailli et des échevins dudit lieu.

1526. Den zesten dach van jully XV« ende zesseDlwyniich.

Lettres par lesquelles les échevins de Messines , certifient que devant cui^ ont comparu Roeland Bossaert et Marie Van Staden sa femme , d'une part , et Pierre Teurlinc et sa femme , Josyne Van der Slaert, et Jeanne Van der Slaert, veuve de Gilles Gremmynck, lesquelles Josyne et Janne sont filles de ladite Marie Van der Staden d'un premier mariage , d'autre part. — Les deux premiers comparants ont déclaré qu'ils ont l'entention d'acheter au seigneur de la Douve une rente de seize livres de gros ou environ, remboursable au denier quinze, ce qui fait la somme de deux mille huit cent cinquante-six livres parisis, aux conditions suivantes : que la rente entière ou les deniers provenant du rem-

boursement, appartiendront au survivant des deux conjoints, sa vie dui'ant, et qu'après le décès du dernier conjoint la rente ou le capital sera partagé par moitié entre les hoirs de l'un et ceux de l'autre conjoint. — Les comparants de deuxième part donnent leur approbation à ce projet d'achat de rente et promettent de le respecter dans tous ses points.

Original sur parchemio, muni des sceaux des échevins, en cire verte, pendant à double queue de parchemin.

i^» 3ia.

15!26. Fait, recogncu et passé h loy le hujctiesme jour du mois de novembre

a° mil cinq cens vingt-six.

Lettres par lesquelles Jean Rogier, lieutenant du bailli de la seigneurie du Prêt, en la paroisse de Marques, certifie que devant lui et les échevins dudit lieu ont comparu Ysabeau Planque , veuve de feu Anciel Escohier, et ses enfants, lesquels ont déclaré avoir vendu à Mahieu de le Planque trois cent vingt-deux verges d'héritage, situées audit lieu et ce aux conditions suivantes: quatre sous trois deniers de denier à Dieu, quatre livres de charité, autant pour le médiateur de la vente, et pour capital la somme de cent sept livres dix sous parisis monnaie de Flandre.

Original sur parchemin , muni de dix petits sceaux en cire brune.

1528. Den xxiij* dach van appril int Jaer ons Heercn duusl vyf hondert acht

en twintich.

Lettres par lesquelles Joos Reynier, comparaissant devant le bailli et les échevins de Warnèton , constitue en faveur de Guy Hacke, une rente de quinze livres parisis pour la somme de vingt livres de gros monnaie de Flandre. Pour la garantie de cette rente, il engage trente-trois cens de terre audit Warnèton.

Original, traces des sceaux des bailli et échevins, au nombre de sept , pendant à double queue do parchemin.

d531. Ghedacn dcn neghcnibiensteD dacb ia octobre in jaer ons Eeeren dausi

yyf hondcrl code cenen dcrtich.

Lettres par lesquelles Léon Loysîer, sous-bailli de Warriêton, certifie que devant lui a comparu Joos Renier, dudit Warnêton, lequel a déclaré constituer en faveur du nommé Ghys Hack de Neuve-Église, une rente annuelle et héréditaire de six livres parisis monnaie de Flandre, remboursable au denier seize et ce pour la somme de huit livres de gros. A cet effet il oblige toutes ses propriétés et héritages et notamment trente-trois cens de terre situés audit Warnêton.

Original sur parchemin , traces dés sceaux da sonsbailli et des échevins de Warnèloo, à double qneue de parchemin.

1533 (d534 n. s.) Int Jaer ons Hecren duust vyf bonderl ende drie cndo

dertich den zcveQlienslen dacb van lauwe.

Lettres par lesquelles Jeanne de Ghistelles , abbesse , et les religieuses du couvent de Messines constituent une rente héritière de trois livres onze escalins de gros, monnaie de Flandre, au profit de Relandine Bierse, orpheline, représentée par ses tuteurs Jean Hillebrand et Adrien Lammin, et ce pour la somme de dix cent quatre-vingt et une livres douze sols parisis. En garantie du paiement de cette rente, elles hypothèquent tous leurs biens situés en Flandre.

A cette charte, se trouvent attachées trois autres. 1** Du vicairegénéral de la Morinie approuvant la constitution de rente susdite (1® décembre 1534). — 2"^ Des échevins de Messines déclarant que le nommé Chrétien Minne , époux de Relandine Bierse su3nommée, a comparu devant eux et a déclaré qu'il a vendu et transporté à Guillaume Bendin la constitution de rente susdite (10 novembre 1535). — Et 3** des échevins de Nieuport, qui déclarent que la susdite constitution de rente a été cédée et vendue par Jean Van Schoore à Guillaume Van Schoore (20 mars 1624).

Sur le dos se trouve Tinscription que cette rente a été remboursée le 2 décembre 1662 par Tabbesse de Messines, Isabelle du Chatel de la Howardrie.

Original sur parchemin. Les sceaux de Tabbesse et du couvent qui pendaient i double queae de parchemin sont brisds.

1533 (1534 n. s.) im jaer ons Heercn duusl vyf honderl eode dric endc

dertich den zcvcDlhieosten dacb van lauwc.

Lettres de Jeanne de Ghistelles, abbesse de Messines, de même contenu que le N"" précédent et constituant en faveur de Marie Bierse, opheline, représentée par les mêmes tuteurs, une rente de même importance et pour la même somme.

 cette charte se trouve attachée une autre des échevins dTpres du 26 juin 1525, portant que Philippe Van Steelandt, qui a épousé ladite Marie Bierse, transfère à Charles de Beuc la rente susdite.

Original, les sceaux qui pendaient à double qucuo de parchemin sont perdus.

PT» 31 y.

1535. Le viogl siiiome d^aousl Pao de grâce mil cincq cens trente et cincq.

Lettres par lesquelles Jean de le Florbccq, abbé de l'église et abbaye de Notre-Dame de Gambron , reconnaît que ladite abbaye tient de Fabbaye de Messines deux cent soixante-treize mesures, soixante-cinq verges de terre en la paroisse de Lampernesse, sous condition d'une rente annuelle de six sols parisis monnaie de Flandre par mesure , montant ensemble à quatrevingt-douze livres deux sols trois deniers parisis ; et pour droit de relief au renouvellement de chaque abbé quatre-vingt-deux livres deux sols trois deniers parisis et vingt-cinq deniers pour un lot de vin.

Original sur parchemin, le sceau qui pendait ^ double queue de parchemin est perdu.

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