XVIII* SIÈCLE
S. D. Commencement du xym" siècle. — En français.
Lettre du vicaire-général de Févèché d'Ypres à l'abbesse de Messines. — Il l'informe que des prières publiques seront dites pour obtenir de Dieu la cessation de la pluie qui menace les récoltes, — L'ouverture de ces prières se fera par une messe solennelle qui sera chantée dans toutes les églises du diocèse. — 11 prie l'abbesse de se conformer à ces dispositions.
Original , signé de Beaufort, Vicaire-Général.
1^0 «se.
1701. Den derthienden deoember geventhien hondert een.
Lettres par lesquelles les échevins de la ville dTpres dédarent que Tabbesse de Messines a acheté de Jacques de Yimeure, maître-sculpteur en cette ville, une maison située rue de Menin, coté sud, aboutissant à Test à la maison habitée par Louis Ramault, à l'ouest au refuge de ladite abbesse. Cette maison, chargée d'une rente de quinze livres de gros par année, au profit d'Antoine Dallays, est vendue pour la somme de six cent trente-et-une livres cinq deniers de gros, outre les petits frais ordinaires, tels que deniers de Dieu, pot de vin, etc. Étaient échevins présente à cette vente, les sieurs Wullems, de Wilde, Reboult, Goussemaker et Vanwel.
Original sur parchemin, sceau des échevins difpres, en cire hrune , pendant à double queue de ptrchemin.
1703. Die tertia aprilis anno domini millesimo septingentesimo tertio.
Lettres par lesquelles Âlexandre-Louis de Gouy de Gortigny, abbé de l'abbaye de St-Jean-au-Mdnt, transférée à Ypres, déclare qu'un accord a été fait entre lui et son couvent, d'une part , et dame Marie-Louise-Victoire de Gréquy, abbesse de Messines, et son couvent, d'autre part, par lequel les deux couvante forment une association mutuelle et confraternité, aux conditions suivantes : Les religieux et religieuses des deux couvents s'engagent à prier mutuellement les uns pour les autres pour l'heureuse conservation de leurs personnes, de leur état, de leurs biens, tant spirituels que temporels. — Si une des religieuses vient à niourir, l'abbé et tous les religieux-prêtres diront chacun une messe pour le repos de son âme; les religieux, qui ne sont pas prêtres, réciteront les sept psaumes avec litanie et approcheront de la sainte table; si l'abbesse vient à mourir, le nombre de messes et de psaumes, etc. sera double.—
Par contre, si un religieux de St4ean-au-Mont vient à trépasser, Fabbesse et chaque religieuse s'approcheront de la sainte table, réciteront les sept psaumes avec litanie et feront en outre célébrer une messe dans leur couvent pour le repos de Fâme du religieux décédé, qu'il soit prêtre ou non. — Les prières et la messe seront doublées dans le cas du décès de Fabbé.
Ce contrat porte la signature de Fabbé dé St-Jean, Â.-L. de Grouy, de Jean de Doncker, prieur, de Nicolas Van der Meersch, sous-prieur, et de frère Bernard Requier, ancien (senior) et du secrétaire du chapitre, Yalentin Martin,
Original sur parchemin , muni du sceau de l'abbë et de celui du chapitre, en cire jaune, pendant à double queue de parchemin.
1703. A Yprea le 17 avril 1703.
Lettres de Fabbé de St-Jean-au-Mont à Fabbesse de Messines par laquelle il Finforme qu'en exécution du contrat du N"" précédent, il a fait chanter une messe pour le repos de Fâme de la nièce de ladite abbesse, décédée religieuse à Messines, et qu'il pense que tous ses religieux se sont déjà acquittés des messes et prières stipulées par la convention susdite. — Il recommande en même temps aux prières de Fabbesse et de ses religieuses, l'âme de sa sœur, M^^^ de Gortigny, qui vient de mourir, religieuse Bernardine, dans un couvent près de Fontainebleau, le jour même du décès de la nièce de Fabbesse, le lendemain de Pâques.
Original sur papier, revêtu de la signature de l'abbé de St-Jean-au-Mont.
1704. Le 16 de janvier 1683.
Requête adressée par Fabbesse de Messines, Marie-Louise- ' Victoire de Créquy, aux magistrats d'Ypres, par laquelle elle
les prie d'approuver Tachât et Tamortissement de la maison qu'elle a achetée à côté de son refuge (voir le N*586), sous condition que ladite maison demeure sujette aux taxations et autres charges de la ville, ainsi qu'elle Tétait auparavant.
En marge se trouve, en apostille, Tavis du magistrat d'Ypres, déclarant ne pas s'opposer à ce que Tabbesse susdite demande au souverain des lettres d'octroi et d'amortissement pour l'acquisition de ladite maison, moyennant les conditions susmentionnées^.
Original sur papier, revêtu de la signature de Mabib- LouiSE-ViCTOiRE DE Grëqdt, abbesse de Messines.
IV» s&o.
1704. Donné à Versailles au mois de février, Tan de grâce mille sept cens
quatre et de nostre règne le soixante et unième.
Lettres de Louis XIY, roi de France, autorisant Tabbesse et les religieuses de Messines d'acquérir la maison mentionnée au N"" précédent, nonobstant sa déclaration et ordonnance qui défend aux gens de main-morte de faire pareilles acquisitions, et sous condition que cette maison reste sujette aux taxations et autres charges de la ville, comme elle Tétait auparavant.
A ce document se trouve attaché l'arrêt du parlement de Tournai ordonnant l'enregistrement des lettres royales susdites, aux conditions y mentionnées. (Parchemin, signé Barbier de Blignier.)
Original sur parchemin , revêtu de la signature de Louis XIV. contresigné Chamillard et visé Phe- LIPPEAUX. — Sceau du roi de France avec contrescel en cire verte , pendant à des lacs de soie verte et rouge.
IV» «oi.
1704. Actum Ypris, hac undecima mensis aprillis anno millesimo septingente-
simo quarto.
.Lettres par lesquelles \Marie-Louise de Créquy, abbesse et comtesse de Messines, d'une part, le doyen, chanoine et chapitre
dudit lieu, d'autre part, et le grand-bailli, échevins et pasteur de Warnêton de troisième part, de commun accord, réunissent le bénéfice de la chapelle de St-Nicaise, instituée dans l'église paroissiale dudit Warnêtpn, aux bénéfices de l'église de Messines, sous condition, d'une part, que le surcroît de revenu sera employé à l'augmentation des distributions qui seront faites à ceux qui seront présents aux offices divins, à l'exception des autres ; et d'un autre côté, que ladite église de Messines fera dire deux messes par semaine dans l'église dudit Warnêton par le chapelain de ladite chapelle, et paiera entre les mains du receveur de l'église susdite une somme annuelle de neuf livres de gros, monnaie de Flandre, pour payer lesdites messes, et pour Fentretien des ornements et du luminaire de ladite chapelle.
L'official de l'évèché d'Ypres, devant lequel cet accord est conclu, l'approuve dans tous ses points et en fait acte.
Original sur papier, revêtu de la signature de Tofllcial Heinderycx et du scel de rofllcialitë appliqué sur le papier.
1 /04. Le dix-Beptiesme may dix-sept cens quatre.
Lettres par lesquelles les échevins de la ville d'Ypres déclarent que Jacques de Vi meure, maître-sculpteur audit Ypres, a vendu à Tabbesse de Messines une maison, héritage, appendances et dépendances, sise en la rue d'Anvers, du côté du midi, aboutissant au levant à la maison de «Louis Ramaut et au couchant à la maison servant de refuge à ladite dame abbesse et aux religieuses de Messines. — Cette maison , le vendeur l'a fait bâtir conjointement avec Denis de Brier, sur le fonds et héritage qu'ils avaient achetés ensemble du sieur Antoine d'Allays et de demoiselle Isabelle Van den Âmandele , sa femme, mais il était devenu propriétaire du tout par achat de la moitié appartenant audit De Brier. — Cette maison est chargée de deux rentes, l'une de trois cents, l'autre de cent livres de gros, avec- laquelle somme, ensemble quatre cents livres, l'abbesse fera paiement
sur le prix d'achat qui monte à sept cent vingt-cinq livres de gros de principal , deux escalins de denier à Dieu, et un louis d'or de charité. — Des trois cent vingt-cinq livres à payer, Tabbesse en paiera vingt-cinq immédiatement et le restant sera tenu à rente au profit dudit Vi meure, ses hoirs et successeurs. (Voir les N« 576, 586, 589 et 590.)
Original sur parchemin, sceau des édieviDs de la ville d'Ypres , avec contre-scel en cire brune, pendant à double queue de parchemin.
1706. L'an mil sept cens six le douziesme du mois d'octobre.
Procès-verbal de la mise des scellés sur la maison et abbaye de Messines , après le décès de madame Marie-Louise-Yictoire de Créquy, et inventaire de tous les meubles, tableaux et objets divers qui y ont été trouvés. — Cette opération est faite par Nicolas Imbert, écuyer, S' de Beaurepaire, conseiller du roi, lieutenant-général civil et criminel du baillage royal du siège présidial de la Flandre -flamingante établi à Ypres, assisté du procureur du roi et du greffier du même siège. Ce document donne la description de toutes les salles, chambres etc. du quartier abbatial et de tous les meubles, tapisseries, tableaux etc. qui Tornaient. Cet inventaire est fait en présence de la prieusé et des religieuses de l'abbaye. — Le doyen et les chanoines de ladite abbaye se présentèrent pour assister à cet inventaire, prétextant qu'anciennement, à la mort des abbesses, ils étaient en possession d'être présents, conjointement avec la dame prieuse et les religieuses; mais les commissaires crurent ne pas devoir leur accorder leur demande et leur donnèrent acte de ce refus.
Copie sur papier, certiflëe conforme et sifpaée par le greffier du Baillage.
't 706. Donné à VersailleB, le xxiiij jour de décembre l^an de grâce mil sept cens six.
Lettres de Louis XIV, roi de France, par lesquelles il nomme dame Suzanne-Françoise de Ghistelles, comme abbesse de Messines, en remplacement de feu la dernière abbesse, dame Marie- Louise de Créquy. — Il ordonne aux religieuses de la reconnaître comme leur abbesse, et autorise celle-ci à demander au pape, à Tévèque diocésain ou autres supérieurs ecclésiastiques telles bulles apostoliques et provisions de confirination quMl conviendra.
Original sur parchemin , revêtu de la signature de Louis XIV et contresigné Pheuppeaux.
1707. A Paris, ce 20 janvier 1707.
Lettres de l'évêque d'Ypres M. de Ratabon à l'abbesse de Messines Suzane-Françoise de Ghistelles. — Il lui envoie le brevet en vertu duquel elle pourra procéder à ce qu'on appelle en Flandre élection canonique. — Elle pourra ensuite prendre possession dans les formes en attendant qu'il puisse aller faire la cérémonie de la bénédiction. — Il n'a pas fait sceller son brevet, le sceau aurait coûté de l'argent et c'est chose inutile. (Voir le N** précédent.)
Lettre autographe sur papier, signc^c M. Ev. d'Ypres.
4707. Donné à Messines, sous le sceau des armes de mondit seigneur TÉv^cjue,
le vingt-cinq janvier, mil sept cens sept.
Lettres par lesquelles les vicaires-généraux de l'évêque d'Ypres informent dame Suzane-Françoise de Ghistelles, élue abbesse de l'abbaye de Messines, qu'ils approuvent et. confirment son élection, et qu'ils chargent François Bulteel, chanoine et archiprêtre, de la mettre en possession de tous ses droits, prééminences
et prérogatives d'abbesse , sauf le serment et profession de foi requis en pareil cas.
Original sur papier, revêtu des signaUires des Vicaires-généraux de Beaufobt et de Goct, et muni du cachet de i*évèque, en cire rouge , appliqué sur le papier.
1707. Fait et donné ....... le vingt-cinq janvier mille sept cens sept.
Lettres par lesquelles les vicaires-généraux de l'évêque d'Ypres annoncent que les religieuses de l'abbaye de Messines, ayant élu comme abbesse demoiselle Susane-Françoise de Ghistelles^ professe en ladite abbaye, ils citent tous ceux qui peuvent y avoir intérêt ou trouveront à redire à la confirmation de ladite élection, à se présenter devant eux à ladite abbaye de Messines pour y alléguer les raisons de leur opposition.
Original sur papier, signé Lefebvres , et muni do cachet de Tévèquc, en cire rouge , appliqué sur le papier.
1707. Le seize de may mil sept cens sept.
Acte par lequel messire Jean-Eustache de Toumay-d'Assigny, comte d'Oisy etc. lève et hypothèque sur le bien de ses enfants, situé à Bas-Warnêton et appelé la Censé du Goure et Rubin, une somme de trois mille florins pour en doter sa fille, demoiselle Marguerite-Elisabeth de Tournay-d'Assigny, qui vient d'être admise comme religieuse à l'abbaye de Messines.
Copie sur papier, écriture de Tépoque.
nV» S99.
1707. Au camp, le 2 ^septembre 1707.
Lettres de Louis de Vendôme à Tabbesse de Messines , par
laquelle il lui assure qu'il fera tout ce qui dépendra de lui pour la conservation de son abbaye ; elle n'a qu'à lui exprimer ce qu'elle désire qu'il fasse à ce sujet et il s'empressera d'y satisfaire.
Lettre autographe sur papier, revêtue de ia signature de Louis de Vendôme.
IV eoo.
1707. Ce vingt-deux septembre mil sept cens sept.
Acte par lequel messire Jean-Eustache de Tournay-d'Assigny, comte d'Oisy, constitue en faveur de sa fille Marie-Marguerite- Elisabeth de Tournay-d'Assigny, religieuse de Messines, une rente viagère de deux cents florins carolus, moyennant laquelle rente viagère et la rente de trois mille francs en capital (voir iV 598), ladite demoiselle d'Assigny déclare renoncer à tous ses droits à la succession de feu sa mère, dame Marguerite Glaire de Bergues.
Expédition sur parchemin, signée Gobert.
]>r» eoi.
(1707.) Sans date en latin.
Acte de prestation de serment fait par dame Suzane-Françoise de Ghisitelles, lors de son installation comme abbesse de Messines. — Elle jure fidélité el révérence à sa mère, l'église d'Ypres, à Tévêque dudit diocèse et à ses successeurs, selon les instituts des saints canons et comme le prescrit l'inviolable autorité des pontifes romains.
Original sur parchemin, revêtu de la signature de Tabbesse, et muni de son sceau personnel en cire rouge, pendant k double queue de parchemin.
i^o eos.
1708. A Paris, ce 14 février 1708.
Lettres de l'évêque d'Ypres, M. de Ratabon, à l'abbesse de Messines. Une fluxion de poitrine l'a empêché de se rendre à Versailles
pour laflaire dont labbesse lui a écrit. — Il voulait s'y rendre ce matin pour en parler à M"" de Ghamillard, mais le ministre étant malade, son voyage aurait été inutile. — Il ne manquera pas de solliciter fortement en sa faveur et il fera tout ce qui est possible pour lui faire obtenir entière satisfaction.
Lettre autographe , signée H. £v. d'Ypres.
1708. A Ypres, ce « juiu 1708.
Lettres du même à la même. — 11 Tinlorme qu'en devoir de son ministère, il réunit tous ses diocésains pour prier Dieu de bénir les armes du Roi pendant cette campagne. — A cet eifet, il commencera Dimanche prochain dans sa cathédrale les prières de quarante-huit heures. — 11 la jirie de faire, sans différer, les mêmes prières dans Téglise de Messines.
Lettre autographe, signée M. Ev. d*Ypre$.
1708. A Ypres, ce 15 juiu 1708.
Lettres du même à la même. — Il sera impossible d'éviter un procès au sujet de la maison pastorale de Warnêton, à moins qu'elle ne consente à des accommodements. — Il en a parlé à l'abbé de Warnêton qui semble disposé à entrer en arrangement. — Il la prie de lui envoyer son bailli afin qu'il puisse raisonner à fond avec lui sur cette affaire. — Il lui conseille de ne point hasarder un procès d'autant plus qu'il est aisé de trouver un biais peu onéreux.
Lettre autographe, signée M. Ev. d'Vpres.
" nos.
1708. A Ypres, ce 4 juiUet 1708,
Le même à la même. — Il Tinforme que le Pasteur et le
magistrat d'Hazebrouck feront près d elle une démarche et trèshumble prière pour obtenir un morceau de la vraie croix qu'elle a chez elle. — Il la supplie de vouloir leur accorder cette grâce, en reconnaissance de laquelle ils célébreront à perpétuité une messe pour sa prospérité et pour celle de sa maison.
Lettre autographe, signée M. Ev. d'Ypres.
IN"" eoe.
1708- Devant Lille, ce •<J4 aoust 1708.
Lettres du prince d'Orange à Tabbesse de Messines. — 11 la remercie du présent qu'elle lui a envoyé. — Il espère trouver l'occasion de lui en témoigner sa reconnaissance, et de lui procurer tous les bons offices dont il est capable.
Au bas de la lettre, le Prince a écrit de sa propre main : Je vous prie Madame de faire mes compliments à toutes les dames de VabHe.
Original , signature du prince d'0rang£.
1708. Du camp de Frelis (?), ce 13 de septembre 17U8.
Lettres du prince Guillaume de Hesse à Tabbesse de Messines. — Il la remercie du cadeau qu'elle a daigné lui envoyer. — Il souhaite pouvoir trouver Foccasion de lui en témoigner sa reconnaissance et la saisirait avec tout le plaisir imaginable. — Il se flatte qu'elle lui fournira les moyens de lui prouver sa gratitude.
Lettre entièrement autographe, signature du prince Guillaume de Hesse.
1708. Sans date, eu français (de la même époque iiue le N» précédent).
Lettres du même à la même. — Il a reçu la lettre qu'elle lui
a envoyée et fera tout son possible pour lui être utile. — Elle peut compter qu*il saisira la première occasion pour parler au Duc de Taffaire concernant laquelle elle a bien voulu lui écrire.
Lettre autographe; signature du prioce de Hesse.
1708. A Versailles, le 31 octobre 1708.
Lettres du s' Desmaretz à Fabbesse de Messines. — 11 a reçu la lettre qu'elle lui a écrite le 12, concernant les pertes que la guerre a causées à Fabbaye, et il en a rendu compte au Roi. — Sa Majesté est dans des dispositions favorables à son égard, mais il sera difficile de la dispenser de sa contribution dans le don du clergé, parce que cet exemple aurait des conséquences (|ui ne conviennent pas dans la situation présente des affaires.
Lettre originale, signée Desmahetz.
IN» eio.
1708. A Ypres, ce 22 novembre 1708.
Lettres de Martin de Ratabon, évêque d'Ypres, à Fabbesse de Messines. — Il est fâché de ne pouvoir prendre congé d'elle avant son départ pour Paris, mais les chemins se sont pas libres et il est impossible de s'y exposer. — Il demande ses ordres pour Paris. — Il la loue d'avoir laissé à Mademoiselle de Sovastre, nièce des deux dernières abbesses, son appartement dans le quartier abbatial, nonobstant le mécontentement des autres religieuses. — « Les supérieures, dit-il, ne doivent pas s'attendre » à n'avoir jamais des murmures, mais quand on fait le bien, il » faut laisser murmurer. »
Lettre autographe, signée M. Ev. dTpres.
rs" en.
1708. Au camp de Rousselaer, ce 24 novembre 1708.
Lettres du prince et duc de Mariborough à l'abbesse de Messines. — Il est au désespoir à cause des désordres qui se sont commis à Messines. — Il tâchera de découvrir les auteurs afin do faire rendre justice aux intéressés, car il n'y a rien qu'il souhaite plus que de. pouvoir protéger les habitants du pays contre toute insulte.
Letf^*e originale, signature du prince et duc de Marlborough.
IV» eis.
d709. A Vpres, le neufiesrae jour de mars mil sept cens neuf.
Passeport délivré au nom de roi de France par le conseiller du roi, Le Blanc, intendant de justice, de police et finances en Flandre, du côté de la mer, à M. Ch. J. de la Tour, comte de Seinenguen, demeurant à Gourtrai, sa femme, ses enfants, sa sœur, son frère, leur secrétaire et huit ou dix domestiques, leurs bagages, voitures, etc. etc. — Ils pourront se rendre partout, sur les terres des Etats-généraux, de leurs alliés, pays occupés par leurs armées, et sur les terres et dans les villes de France et d'Espagne avec une escorte de dix ou douze cavaliers, dragons et fantassins.
Sur papier, signé le Blanc.
d709. A Pari», ce 12 avril 1709.
Lettres de Martin de Ratabon , évêque d'Ypres, à l'abbesse de Messines. — Il la remercie des compliments qu'elle lui a faits à l'occasion de la fête de Pâques. — Il la lui souhaite heureuse, et suivie d'une campagne plus tranquille que la dernière. — II espère qu'on ne sera plus longtemps sans avoir la paix, dont tout le monde a grand besoin.
Lettre autographe signde M. Ev. d^Ypres.
1710. Au chAt^au de Blessy (près d'Aire sur la Lys), ce 7 septembre 1710.
Lettres du baron d'Andlaii, grand écuyer et capitaine des gardes du prince Eugène de Savoie, à Tabbesse de Messines. — Il lui renvoie son sergent avec les deux chariots de l'abbaye qu'il avait retenus pour le service du prince. — Il a remis au prince Eugène la lettre qu'elle lui a adressée, et lui a fait comprendre toute l'exactitude qu'elle a fait paraître dans les prestations pour la maison du prince.
Lettre autograghe, si^mée D*ANDLAt.
T*î» eis.
1710. Fleury devant S* Venant, ce 11 septembre 1710.
Lettres du prince d'Orange à l'abbesse de Messines. — Il la remercie des marques de la continuation de son amitié et serait heureux de pouvoir contribuer en quelque chose au bien de l'abbaye. — La direction du fourragement qu'on doit faire au quartier dé Messines ne dépend pas de lui, sinon, il se ferait un plaisir de l'en exempter; comme il se fera en vertu d'un ordre des princes de Savoie et de Marlborough, il n'est pas en son pouvoir de l'en exempter.
Lettre originale , signée prince dOrance.
iv« eie.
1711. A Paris, ce 18 janvier 1711.
Lettres de Martin de Ratabon, évèque d'Ypres à l'abbesse de Messines. — 11 la remercie des compliments de nouvelle année qu'elle lui a adressés. — Il y a longtemps qu'elle l'a accoutumé aux marques obligeantes de son amitié et la prie d'être bien persuadée de sa reconnaissance et de l'empressement
avec lequel il recherchera toutes les occasions de pouvoir lui rendre service.
Lettre autographe, signée F. M. Ev. d'Ypres.
i7ii. An chAteau de la Bâche le 23 octobre 1711.
Lettre de Gharles-Rudolphe , duc de Wurtemberg, à Tabbesse de Messines. — Il a reçu la lettre qu'elle lui a adressée et la prie d'être persuadée qu'il fera tenir bon ordre aux troupes sous son commandement, et qu'il aura un égard très-particulier pour Fabbaye et pour le bourg de Messines.
Lettre autographe^ signée Charles Ruik)lf duc
DE WdRTE]IBER«.
1712. Au camp de Château Lieu ce 24 août 1712.
Lettre du prince Eugène de Savoie à Tabbesse de Messines. — Il la remercie de la confiance qu'elle témoigne d'avoir en lui,* par sa lettre du 22 du même mois. — Il la prie d'être persuadée que rien ne peut lui être plus agréable que de pouvoir lui rendre service. — Elle n'a qu'à lui faire savoir ce qu'elle désire qu'il fasse en faveur de l'abbaye et du bourg de Messines.
Lettre originale, signée Eugène de Sayotb.
T^o eio.
•1742. Fait ce 18 uoveinbre 1712.
État de ce qui est dû à l'abbaye de Messines par la ville de Valenciennes pour mortes-rentes à vie des dames religieuses de ladite abbaye. — Ces rentes sont hypothéquées sur la petite et sur la grande massarderie, savoir: sur la petite
massarderie : l'aune rente à vie de 70 livres en faveur de feue madame de Gréquy, abbesse|; non payée depuis i693 jusqu'au 31 octobre 1706, jour de son décès. — 2" Une de 70 livres en faveur de madame Isabelle du Ghatel, non payée depuis 1692 jusqu'au jour de son trépas, le 21 septembre 1697, — 3"* Une de 50 livres en faveur de M*'** Jeanne-Louise du Ghatel, non payée depuis 1691 jusqu'au jour de son décès, le 26 Janvier 1695.
— Sur la grande massarderie : 1* Une rente de 87 lib. 10 s. en faveur de la prédite demoiselle Isabelle-Adèle du Ghatel, non payée depuis 1691 jusqu'au jour de son prédit décès.
— 2* Une rente de 87 lib. 10 s. en faveur de M**** Jeanne-Louise du Ghatel, arriérée depuis 1691 jusqu'à son décès, et 3* une rente de 80 lib. en faveur de M**'** Gathérine de Mouchy, arriérée depuis 1699 jusqu'au 12 octobre 1711, jour de son décès.— La somme totale des rentes arriérées, dues par la ville de Yaleuciennes à l'abbaye de Messines, est de 3766 lib. 11 s. 3 d.
Sur papier.
]>r« eso.
1713. A Ypres ce 29 mars 1713.
Lettre de l'évêque d'Ypres, Martin de Ratabon, à l'abbesse de Messines. — Il lui envoie la démission du chanoine De Bye, et la prie de vouloir accorder ce canonicat au fils de Monsieur de Pronnié dont il connaît la piété, et dont il peut répondre. — Il lui serait sensiblement obligé si elle voulait envoyer la collation de ce canonicat par le retour du porteur, et y mentionner que le canonicat est vacant par la démission pure et simple de M' De Bye.
Lettre autographe, signée F. M. £v. d7pre8.
i¥« esi.
1713. A Ypres ce 30 mars 1713.
Lettre du même à la même. — Il la remercie et lui exprime
sa reconnaissance non-seulement pour la grâce qu'elle vient de faire à Monsieur de Pronnié (voir le N" précédent), mais encore plus pour la manière obligeante dont cette faveur a été accordée, — Protestations d'attachement.
Lettre autographe, signée F. H. Ev. dTpres.
1713. En noitre abbay le Tingt cincq de Juin mil sept cent treize.
Lettres par lesquelles Suzanne-Françoise de Ghistelles, abbesse et comtesse de Messines, princesse de Groisettes etc.donne en ferme et louage au S' Jacques Delattre, greffier de Phalempin, le droit de dime qui compète à lad^ abbaye au village- de Mérignies, et ce pour six années consécutives dont la première dépouille écherra Tan mil sept cent treize. Le tout à raison de douze gros de denier à Dieu, un louis d*or en Thonneur de Notre-Dame de Messines, six cents florins de pot de vin à payer par moitié à la St-Remy de 1713 et à la même fête de 1714; et pour rendage annuel la somme de trois cent cinquante florins, sans être sujet au paiement de la portion congrue du curé du lieu. Le preneur aura à sa charge toutes tailles, taxations, centième et vingtième denier, demi et quart de centième, et tous autres prévus et non prévus. — En cas de perte notable par le fait de gens de guerre, foudre du ciel ou autres cas inévitables, le premier jouira d'une modération comme de raison, pourvu advertance endéans les trois jours.
Original sar papier, revêtu de la signature de SnzAMiŒ-FRAivçoiSE DE GmsTELLES, et de celle de J. Delattre.
1714. Faict dans nostre assemblée du vingt febvrier mil sept cens quatorze.
'Lettres par lesquelles les échevins de la ville de Messines
XVZ
déclarent que devant eux ont comparu en personne l"" S' François Delbaer, chanoine régulier de Fabbaye de S^ Pierre et S^ Paul, à Warnèton, au nom de lad^ abbaye; S"" Louia*JeaB Placide de Geuninck, grand bailli de Messines , au nom de l'abbesse et des religieuses de Tabbaye dud^ lieu ; ces deux premiers comparant comme grands décimateurs dud* Warnéton; et 3"" les sieurs Grégoire Willebois, Âmould Behagle et Jacques Gobert, échevins de la ville et châtellenie de Wamêton, d'une part; — et le sieur et maître Pierre Delanghe, pasteur de ladite ville et paroisse foraine de Wamêton, dTautrepart; lesquels voulant mettre fin au procès ventilant au conseil provincial de Flandre à Gand, par évocation et appel du Bailliage présidial, cî-devant établi à Ypres, (procès concernant la construction ou appropriation d'une maison curiale aud* Warnèton) ont convenu à l'amiable des conditions suivantes : Les premiers comparants procureront au second une maison pastorale en lad^ ville de Warnèton, soit par l'érection d'une maison nouvelle, soit par l'appropriation d'une ancienne, avec l'entretien d'icelle comme il sera trouvé convenir. Les deux tiers des frais de cette érection ou appropriation seront supportés par les deux premiers comparants en leur qualité de grands décimateurs; l'autre tiers le sera par les magistrats de la ville et paroisse foraine de Warnèton. — Led* pasteur, second comparant, entrera en possession et puissance, dès la mi-mars, de la présente année, et à perpétuité pour lui et pour ses successeurs en la même qualité, à condition néanmoins de l'entretien des vitres, suivant l'usage ordinaire. Si la maison n'était pas achevée pour l'époque fixée, led^ curé sera indemnisé du loyer de sa demeure au prorata du retard. — Il sera payé aud* curé, en compensation de divers débours et paiements des anciens loyers faits par lui depuis sa prise de possession, la somme de trente-six livres de gros, une fois, en acquittement de toutes ses prétentions. — Led' curé cède et abandonne en propriété aux premiers comparants tous les droits et actions qu'il pourrait avoir, en sa qualité de cuire, sur un petit terrain nommé le presbytère, contigu au cimetière du côté nord de la ville. Moyennant ces conditions arrêtées à l'amiable, les deux par-
ties renoncent à tout procès, sous Tagréation des seigneurs du Conseil souverain siégeant à Bruxelles, et de Messieurs les grands vicaires de Févêché d'Ypres. (Voir le N"* 624.)
Sar iMtfchemiQ , de six feiiiUetfi, signe Di GsuimiCK, et mani du sceau des échevins de Messines.
17i5. Qedaen tôt Brussel, den dryentwintîglisten febroary Dusrsent seven hon-
dert yyftien.
Lettres par lesquelles le Conseil souverain au nom de Fempereur (Charles VI), approuve dans tous ses points Taccord mentionné au N"* précédent. Ce document porte aussi Tapprobation des vicaires généraux de Tévéché d*Ypres du 4 avril 1714.
Copie sur parchemin, de six feuillets, collationnée et signée par le greffier de la ville et chfttellen!e de Wamâton, Van de Broucu.
IV» es».
1715. Le dix-huitiesine mars mil sept cent quinze.
Lettres par lesquelles les échevins de Messines font savoir que devant eux ont comparu en personne noble et illustre dame, Madame Suzanne-Françoise de Ghistelles, abbesse et comtesse de Messines, Marie -Philippine -Françoise de Lannoy, prieuse, Marie-Jeanne du Chastel d'Howardrie et Françoise- Henriette de Lannoy, religieuses, d'une part; et Pierre de Lannoy, fils de Guillaume, échevin de cette ville, d'autre part; — que le second a cédé et transporté, par forme de permutation au profit de lad'* abbaye, le nombre de cinq cent vingtdeux verges, ou environ, d'herbages, avec tous les arbres et haies y appartenant, situées dans la bourgeoisie dud^ Messines aboutissant à l'orient à lad^ abbaye. — Que la première comparante, en échange, a cédé aud^ Pierre de Lannoy dix-huit cent dix-neuf verges de terre, tant pâture que terre à labour, situées en la commune de Wytschaete, Chambre-hors-Messi-
nés, sous condition que le susdit Pierre de Lannoy paie à lad** abbaye la somme de vingt-six livres de gros, monnaie de Flandre. — Ensuite de cet échange, la déshéritance et Fadhéritance respective ont eu lieu devant les bailli et les échevins des ville et paroisse respectives.
Copie sur papier, coUaiionnée et signée par le greffier de la Chambre-hors-Messixies, hkJBt- GO, 4736.
Pfo ese.
1717. Fait et convenu dans la yille d*Ypre8 le quatorze may mil sept
cens dix-eept.
Acte d'accord amiable fait entre Tabbesse de Messines, daoïe de Deulemont et autres lieux, d'une part, et la châtellme d'Ypres, d'autre part, au sujet d'un conflit de juridiction, dans la paroisse de Deulemont et de Chambre- hors -Messines. — Par jugement des échevins de la ville et châtellenie d'Ypres, le lieutenant du Bailli de lad^"" châtellenie avait fait saisir et inventorier les biens et efiets de Guillaume Taco^, demeurant sous la Ghambre-hors-Messines, et Famman de lad** châtellenie avait fait la même exécution sur les biens et effets de Guillaume Thomas, demeurant à Deulemont. — L'abbesse, déniant à la châtellenie d'Ypres le droit d'exploiter dans les seigneuries susdites, avait fait arrêter les officiers de la châtellenie, chargés de l'exécution des jugements. — De là, conflit et arrangement à l'amiable par lequel l'abbesse déclare de nulle valeur et non avenues les arrestations faites par ses officiers, dans la seigneurie de Ghambre-hors-Messines et dans la paroisse de Deulemont, et reconnaît aux deux juridictions le droit d'exploiter dans les lieux susdits sans pouvoir, de part ou d'autre, y faire opposition.
Original sar papier, revétn du cadiet de Fibbesse, en cire rouge, et de celui de la Ch&tellenie, en placard.
]v» ear.
1717. Le vlngUtrois de juin mil sept cent dix-sept.
Lettres de constitution d'une rente viagère de soixante florins par an, faite par messire François-Remacle de Draeck, seigneur de la Coornhuse, en faveur de sa fille, Isabelle- Barbe de Draeck, religieuse à Tabbaye de Messines. Il hypothèque cette rente sur le moulin dit Coomhuus meulen situé sur la seigneurie de Swynlande, près de Gassel. Cette constitution de rente est faite par-devant Jaspard de Cocq et Noë Couvreur, échevins de Messines.
Original sur papier, revêtu de la signature du seigneur de la Coornhuse et de celle des deux échevins de Messines.
T^^ eas.
1717. Mesainet en Flandre 26 Juin 1717.
Lettres de Tabbesse de Messines, Suzanne-Françoise de Ghistelles, à .... (probablement le receveur des Etats du Hainaut, (voir le N"* 471)). — Elle lui rappelle que les Etats du Hainaut ont constitué en 16S2 une rente viagère de trois cents livres tournois en faveur de feue dame Marie-Louise-Victoire de Créquy, dernière abbesse de Messines, laquelle rente n*a pas été payée depuis Fan 1704 jusqu'à la mort de ladite abbesse, en 1706. — Cependant, comme il a fait connaître au S' Coignet de Yalenciennes que les arriérages de-cette rente ont été payées depuis cette mort, elle le prie de vouloir consulter ses registres et de lui faire savoir quand et à qui ces paiements ont été faits, afin de la mettre à même de réclamer les sommes qui reviennent à son abbaye.
Minute, sur papier.