SO
1718. Fait en notre abbay« ce huit Aomt 1718.
Acte de bail de même conteau que le N^ 622, signé par l'abbesse de Messines et J. Delattre» le 25 Juin 1713. — A la suite de cet acte se trouve le renouTellement du bail pour six années aux mêmes conditions sauf que la somme à payer annuellement est fixée à trois cent septante^un florins, sur laquelle le preneur sera forcé de payer annuellement la portion congrue du curé du lieu. — Ce bail prendra cours à dater de la Chandeleur 1720. — Signé par l'abbesse et le grefl^er de Phalemphin, le 8 Août 1718. Plus bas, il se trouve que ledit greffier Delattre a satisfait au pot de vin et autres conditions.
Sur papier, signé De Gustelub, abbesse et comtesse de Messines.
wr» eao.
1722. Fait en notre abbaye k 7 Décembre 1722.
Acte de bail de même contenu que le N"* précédent. Cet acte poi'te le bail . de 1713 et le renouvellement en 1718, avec les signatures respectives. — A la suite se trouve un second renouvellement pour six années , à prendre cours à la Chandeleur 1725, aux conditions antérieures, sauf que la somme à payer est portée à trois cent septante-cinq florins sur laquelle somme le preneur sera obligé de payer la por* tion congrue du curé de Mérignies.
Original sar papier, revota de la signature da Tabbesse et' de celle du greffier de PbatonpIiiB.
1724. Fait le douze de xnay mil sept cens yingt quatre.
Rapport et dénombrement d'un fief tenu de l'abbesse de
Messines par Jean François Dragon, écuyer, seigneur de Monsen-Bareul, la Haute-Angle etc. — Ce fief, nommé la Vacquerie, contient sept boniers et demi de prés et de pâture, est situé à Houplines, chargé de féauté et hommage, au relief de dix livres parisis, du dixième denier à la vente, don ou transport, et chambrelage suivant le droit féodal.
Original sar papier, retèta de la signature et du cachet en cire rouge de Dragon, de Homs-en- Barecl.
Wr» 633.
1724. Messines en Flandres 2 octobre 1724.
Lettre de Fabbesse de Messines, de même contenu que le N* 628. — Elle rappelle sa lettre du 26 Juin 1717, de laquelle elle n'a pas reçu de réponse, et renouvelle les demandes faites dans sa lettre précitée.
Minute, sur papier.
1728. Bn notre abbay le seize de décembre mil sept cent yingt huit.
Lettres par lesquelles Suzanne de Ghistelles, abbesse de Messines, donne en ferme et louage à Jean du Trieux, fermier, demeurant sur la paroisse de Mérignies, le droit de dime qui compète à son abbaye, à compter de Fan mil sept cent trente-et-un, à l'expiration du bail du S' Delattre (voir N"** 622, 629 et 630), à raison d'un denier à Dieu de douze sols, un louis d'or vieux à l'honneur de Notre-Dame de Messines, six cents florins dépôt d e vin, et pour rendage annuel la somme de cinq cents florins, dont il sera obligé de payer la portion congrue du curé dudit Mérignies. — Les autres clauses sont les mêmes qu'au N"" 622.
Original, sur papier, revêtu de la signature de rabbesse et de celle de Jean du Tueux.
as
1731 • Donné en notre ville de Bruxelles le treizième jour du mois de décembre
l'an de grâce mil sept cent et trente un.
Lettres de Charles VI, Empereur, roi d*Espagne, comte de Flandre etc. par lesquelles il nomme comme abbesse de Messines, dame Gharlotte-Pètronille de la Tour, en remplacement de feu la dernière abbesse, Suzanne de Ghistelles. — Il autorise les religieuses dudit Messines à Télire, et donne à la nouvelle abbesse l'autorisation de demander au pape, à Tévèque diocésain ou autres supérieurs ecclésiastiques telles bulles apostoliques et provisions de confirmation quMI appartiendra.
Original, sur parchemin, sceau de l'Cmparev avec contre-scel en cire rouge pendant à une bande de parchemin.
173â. Le 1 février 1732.
Lettres par lesquelles Nicolas Liévin de Schodt, archiprètre de réglise cathédrale de St-Martin d'Ypres, vicaire génâral, annonce que les religieuses de l'abbaye de Messines ayant élu comme abbesse, Demoiselle Gharlotte-Pétronille de la Tour, profese en ladite abbaye, cite tous ceux qui peuvent y avoir intérêt ou trouveront à redire à la confirmation de cette élection, à se présenter devant lui à ladite abbaye de Messines, pour y alléguer les raisons de leur opposition.
Original, sur papier, signé, par ordonnance, Fbanssens, et revêtu du sceau de l'évèque, en cire rouge appliqué sur le papier. — En double expédition, dont Tune sur papier.
1732* Le premier jour de Pan 1732,
Lettres par lesquelles Nicolas Liévin de Schodt, archiprètre de
réglise cathédrale de St-Martin d*Ypres, vicaire-général, informe dame Gharlotte-Petronille de la Tour, que les religieuses de Tabbaye de Messines Fayant élue comme leur abbesse en remplacement de dame Suzanne-Françoise de Ghistelles, il a cité, par des affiches apposées aux portes de Tabbaye et de l'église abbatiale, ceux qui auraient pu alléguer des raisons d'opposition contre ladite élection ou confirmation, et que personne ne s'étant présenté aux heures assignées, il approuve et confirme l'élection faite par les religieuses de ladite abbaye.
Original, sur papier, muni de la signature du vicaire-général susdit et du cachet de Tëvèque en cire rouge, appliqué sur le parchemin.
173â. Datum Ypris in palatio nostro episcopali die sexta mensis Jannarii anno
Domini 1732.
Lettres par lesquolles Jean Baptiste, évêque d'Ypres, déclare avoir confirmé l'élection de dame Garoline-Pétronille de la Tour comme abbesse de Messines, et, après avoir reçu son serment, lui avoir donné sa bénédiction qu'elle demandait à deux genoux.
Original sur parchemin, revêtu de la signature de Tévèque et de son cachet en cire rouge appliqué sur le parchemin.
(1732.) Sans date, en latin.
IV« e38.
Acte de prestation de serment fait par dame Gharlotte- Petronille de la Tour, lors de son installation comme abbesse de Messines. — Elle jure fidélité et révérence à sa mère, l'église d'Ypres, et à l'évèque de ce diocèse et à ses
successeurs, conformément aux instituts des saints canons et comme le prescrit l'inviolable autorité du souverain pontife.
briginal, sur parcbemin, revota de la signatare de Tabbesse et muni ' de son sceau peraoooelt en cire rouge, pendant à double queae de par* chemin.
]^o eso.
1735. Le 8 juillet 1735.
Rapport et dénombrement d'un fief tenu de l'abbesse de Messines par Charles-Joseph-Hubert, écuyer, seigneur de la Flamengry, demeurant à Aire. Ce fief (mentionné au N* 631) est échu audit seigneur de la Flamengry par le trépas de Louis Hypolite Joseph Dragon, écuyer. Seigneur de Mons-en-Bareul, Robardrie etc., son cousin.
Ce rapport et dénombrement est fait par André-Pierre Van Oye, bailli et receveur de la Flamengry, selon procuration dudit Seigneur dudit lieu.
Original sur papier, refètn de la signature de tau Oyen.
iv° e4o.
1742. Den eersten Juny seventhien honderttwee en Tsertigh.
Rapport et dénombrement d'un fief tenu de Tabbesse de Messines par Messire François Ignace Anchement, seigneur de Ponsele et pénitencier de la cathédrale dTpres. — Ce fief d'une étendue de onze mesures vingt-sept verges, est situé dans la paroisse de Noordschoote, se compose en outi*e de huit arrières-fiefs, formant ensemble dix-neuf mesures, deux lignes cinquante-sept verges. Tous ces fiefs sont à charge de feauté et d'hommage, du dixième denier à la vente et de chambrelage.
Original sur papier, revêtu de là signature et muai du cachet en cire ronge du pénitencier Ahche-
HANT.
1743. Datam in conventu postro Ypreosi 3 Aprilis 1743.
Lettres par lesquelles F. Joseph-Marie Ab interamnay général de tout Tordre des Capucins de Saint François, accorde, en vertu de Tautorisation du Pape Urbain V, à l'abbesse et aux religieuses de Fabbaye de Messines, participation à toutes les messes, offices, prières, obédiences, vigiles, pénitences, austérités, méditations, silences, abnégations de volonté et autres bonnes œuvres qui se pratiquent dans l'ordre susdit. — Cette concession est faite en faveur de Tabbesse, dame Caroline de la Tour, de la prieuse, dame De Lyer Berneville, et des dames religieuses, de Sovastre, de Berlo, de Noyelle, de Coupigny, de Watou, de la Woestine, de Coupigny du Trasnoy, de Genevières, van der Gracht, de Haudion, de Gargan, de Cunchy, de Mortagne, de Landas, de Gauzaucourt et de Coupigny-Lovervalle.
Ce document est un diplôme gravé. En haut et au milieu de la largeur est représentée, dans un médaillon, la vierge sur le croissant, avec une banderoUe portant l'inscription : Et No8^ et Nostros. — Purissima protège Virgo. Sur les côtés se trouvent quatre' médaillons soutenus par des anges, et représentant les principaux saints de Tordre; en bas, au milieu, un sixième médaillon, soutenu par deux anges, porte le sceau de Tordre des capuciens. — La gravure du diplôme est signée: loh. Hein. Stôrcklin, Sculp. Aug. Vind.
Original Bur papier, revêtu de la signature du général de Tordre.
Pf» G42.
1744. A Oisy, le 10 may 1744.
Lettre du comte d'Oisy à Tabbes$e de Messines. — 11 la rassure sur les craintes que lui causent les préparatifs de
guerre. Si le cas arrivait que les troupes allassent dans les cantons de Messines, et qu*elle eût besoin de sauve-garde, il faudrait qu*elie envoyât quelqù^un au Maréchal de Noyailles ou au Duc de Boufflers, ou même à M. de Sechelles, intendant de Flandres ou à Tofficier-général qui commandera dans le canton le plus voisin. — De son côté, il emploiera tous les moyens possibles pour lui flaire obtenir les sauvegardes nécessaires.
Autographe, sar papier.
1744. Bruxelles, ce 11 Blay 1744.
Lettre d'un oflScier-général, nommé Fronstrom, à Tabbesse de Messines. — Il est toujours prêt à lui rendre service, si Toccasion s*en présente. — Si les armées de France viennent à camper dans le voisinage de Messines, il n*a nul pouvoir parmi elles, mais il pense qu'elle-même et plusieurs des dames de son abbaye auront des parens et des amis dans lesdites troupes qui auront soin de leur conservation.
Lettre autographe, sur papier.
1744. A UU«, le 18 Bfay 1744.
Lettre du Maréchal Duc de Noyailles, ministre d'Etat, général des troupes du Roi de France en Flandres, à l'abbesse de Messines. — Il lui envoie les lettres de sauve-ga^ de qu'elle lui a demandées. — Elle n'a qu'à lui indiquer tout ce qu'elle peut désirer dans les circonstances présentes, et elle le trouvera toujours disposé à faire tout ce qui dépendra de lui pour l'obliger.
 cette lettre se trouvent jointes les lettres de sauve-garde pour l'abbaye susdite et les biens qui en dépendent,
avec défense, sous peine de la vie, à tous soldats et autres d*enlever quoi que ce soit à ladite abbaye, ni de faire aucun tort à Madame de la Tour, abbesse, ni aux dames chanoinesses. — Signées le Maréchal de NoaUles^ et munies de ses armes.
Lettre autographe, revâtue de la signature du Marécbal.
1744« Dtt camp de Courtray le 20 Aoast 1744.
Lettre de Maurice de Saxe, Duc de Gourlande, Maréchal de France, à Madame la comtesse de Messines. — Il a donné des ordres pour qu*on expédie une lettre de sauve-garde pour son abbaye et pour le petit bourg de Messines. — U se fait un devoir de s*intéresser à la conservation des terres qui appartiennent à une communauté aussi respectable.
 cette lettre se trouve jointe la lettre de sauve-garde de même date, portant défense à tout soldat, sous peine de la vie, d'enlever quoi que ce soit dans ladite abbaye, non plus que dans le petit bourg de Messines^ ainsi que dans les maisons, granges, écuries, bestiaux, meubles, effets, etc, en dépendants. -* Signée : Maurice de Saxe. — En marge se trouve : Bon pour toute la campagne.
Lettre originale, revôtue de la signature de Uaubige DE Saxe.
1745. Arras, le 26 de féyrier (1745).
Lettre de dame de Mouchy«Menneville, abbesse de Tabbaye d*Avesnes, à M"" de la Tour, abbesse de Messines. — Elle lui annonce la perte sensible qu'elle vient de faire en la personne de Mademoiselle deBerneville, religieuse à Âvesnes. — Elle implore ses prières et celles de sa communauté en faveur de la chère défunte, et la prie de communiqeur cette triste nouvelle à la prieuse, Madame de Berneville.
Lettre wtograplie, «ir papier.
1748. Messines 1 Mars 1745.
Lettre de Tabbesse de Messines, dame Gharlotte-Pétronille de la Tour, à Madame de Houchy, abbesse d'Âvesnes. — Réponse à la lettre du N"* précédent.
Elle prend une part sensible à la mort de Mademoiselle de Berneville, pour laquelle elle a toujours eu beaucoup de considération et d*amitié. — Elle a pris toutes les précautions nécessaires pour avertir sa prieuse de cette triste nouvelle, etc.
Minate, sur papier.
1745. Au camp d'Alost le 3 octobre 1745.
Lettre de Maurice de Saxe, Duc de Gourlande, Maréchal de France, à l'abbesse de Messines, dame Gharlotte-Pétronille de la Tour. — Il est très-mortifié de ne pouvoir faire ce qu'elle désire; les quartiers d'hiver pour les troupes se trouvent réglés de façon à ne pouvoir y apporter aucun chaDgement. — Il souhaite bien volontiers de trouver une occasion plus heureuse pour la convaincre de son attachement respectueux.
Lettre originale, sur papier, revôtoe de la signatare de Uaurice de Saxe.
1746. Le jour SH Térèie (15 octobre) 1746.
Lettre de l'évêque dTpres, Guillaume Delvaux, à Tabbesse de Messines. — Il regrette de ne pouvoir se rendre à Messines pour faire passer Fexamen à Fécolière dont Fabbesse lui a parlé. — Il faudra qu*elle la fasse examiner par le doyen
à moins qu'elle ne préfère de l'envoyer à Ypres. Ce serait une promenade pouries daines qui raccompagneraient et un plaisir pour lui de les recevoir.
Lettre autographe sign»5e : t l'Evoque d'Ypre.
1746. Messines, le 19 octohre 1746.
Réponse de Fabbesse de Messines à la lettre précédente. — Elle regrette d être privée du plaisir de le voir à Messines ; Permettes inoy, Monseigneur, ajoute-t-elle, de vous dire que vous fioiui négligez fort. — Le temps et les chemins sont trop mauvais pour ([u'elle puisse songer à envoyer sa pensionnaire à Ypres. — Elle le prie de vouloir donner au Doyen de Messines les instructions nécessaires pour procéder à l'examen de son élève.
Minute, sur papier.
1750, De la Boutellerie le 28 d'avril 1750
Lettre du frère Agapite Harning, prieur de la chartreuse de la Boutellerie, à Fabbesse de Messines. — Il la remercie de la charité qu'elle a eu de lui annoncer la mort de Mademoiselle de Cunchy, qui participe aux prières deson ordre. — Il aura soin que tous ses religieux s'acquittent de leurs obligations à Fégard de la défunte.
Lettre autographe.
i7S0. Messines 10 octobre 1750.
Lettre par laquelle la prieuse de Messines, Dame de Ber-
neville, annonce la mort de Tabbesse Dame de la Toar de St-Quentin, décedée le 9 Octobre après une maladie de quinze jours, administrée de tous les Sacrements, et avec une ré* signation parfaite dans la volonté de son créateur.
Minoie sor papier, revêtu de la signatare de la Dame de BeraeviUe.
i7dO. Donné en nostre Tille et résidence impériale et roîale de Vienne le nen- ▼ième de Décembre Tan de grâce mil sept cens cinquante.
Lettres par lesquelles Marie-Thérèse, Impératrice, etc.^ nomme, comme abbesse de Messines, Anne-Madelaine de Haudion, en remplacement de Tabbesse décédée, Gharlotte-Pétronille de la Tour, et Tautorise à solliciter du pape et de l'évèque diocésain ou autres supérieurs ecclésiastiques telles bulles apostoliques et provisions de confirmation qu'il appartiendra.
Ce document porte la signature de Marie-Thérèse et le contre-seing de Neny.
Original sur parchemin, sceaa de l'Impëralrice, avec contre-scel en cire rouge pendant à -des lacs de soie rouge noire. Jaune et blanche.
]V 6ff4.
1751. Donné à Tabbaye de Messines le premier du mois de BCars mil sept ceo
cinquante et un.
Acte par lequel Guillaume, évèque d'Ypres, approuve et confirme Télection canoniquement faite par les religieuses de Messines, de Dame Anne-Madelaine-Reine-Isabelle-Josèphe de Haudion, comme abbesse de Messines. Cette élection est faite d'après la nomination de sa Majesté Impériale et Royale. Comme aucune opposition ou contradiction n'a été faite à cette élection l'évèque constitue ladite dame comme abbesse et supérieure de Messines, avec les pouvoirs, prééminences et administration
tant au spirituel qu*au temporel dont les abbesses précédentes ont joui ou du jouir.
Original snr parchemin rev6(u de la signature de l'évèque et muni de soA sceau. — Contresigné par le Secrétaire de Tevôché Delvaux.
1751. Le 2 Mars 175\
Compte et renseing que fait et rend dame Thérèse-Henriette de Berneville, prieuse de Fabbaye de Messines, de toutes les recettes et de toutes les dépenses qu'elle a faites depuis la mort de madame Charlotte-Pétronille jde la Tour de St-Quentin, décédée abbesse et comtesse de Messines le 9 Novembre 1750, jusqu'à rinstallation de la nouvelle abbesse madame Ânne- Madelaine-Reine-Isabelle^Josèphe de Haudion. — Les recettes s élèvent à 12285 1. 6s. 7 d. et les dépenses à 11665 1. 9 s. 6 d. ; le compte se clôture donc avec un boni de 6191. 17 s. 1,. laquelle somme est remise entre les mains de la nouvelle abbesse, qui approuve le compte et donne quittance par Tapposition de sa signature.
Original sur papier.
1751 • Datum Ypris in palatio nostro die Tigesima menais Jnnio anno domini
millesimo septingentesimo quinquagesimo primo.
Lettres par lesquelles Guillaume, évéque d'Ypres, déclare avoir donné à dame Ânne-Madelaine de Haudion, nouvellement élue abbesse de Messines, sa bénédiction abbatiale, dans la chapelle du palais épiscopal, et Favoir installée comme abbesse de Messines, après qu*elle avait prêté entre ses mains le serment d'usage.
Original sur parchemin, revêtu de la signature de l'évèque.
1751. Le 19 octobre 1751.
Etat et déclaration de tout ce qui restait à recevoir par l'abbaye de Messines après la mort de feue Madame rabl}esse de la Tour de St-Quentin (arrivée le 9 Novembre 1750), tant à cause des rendages des terres, moulins et dimes, que des rentes foncières et seigneuriales ; et de ce qui restait à payer à la même époque tant efi capitaux de rentes que d'autres dettes courantes. — Il restait à recevoir 41233 1. 17 s. 0 d, et à payer 25832 1. 8 s. 1 d., de manière qu'il restait plus à recevoir qu'à payer une s(#mme de 15401 1. 8 s. 2 d\
La présente déclaration est signée par la j)rieuse, dame de Berneville et par les dames religieuses dont les noms suivent : De Berlo, — de Noyelles, — de Coupigtiy, — de Coupigny du Trasnoy, — de Genevières, — Vander Gracht, — de Mortagne, — de Landas, — de Goyancourt, — Louverval, — de le Bargue; — de Nédonchel, — Salpcrwik.
Origioal sur papier.
1751. Actum binneiâ Yprc deseu 30 octdbre 1751.
Acte par lequel François-Ignace Anchemant, seigneur de Ponsele etc. Chanoine-Pénitencier de la cathédrale d'Ypres, nomme comme son bailli, pour ladite seigneurie de Ponsele, dans la paroisse de Noordschoote, le nommé Pierre-Moncomble, et l'autorise à lever tous les droits seigneuriaux, etc. — Il lui accorde tous les prolits, émoluments et prérogatives dont ont joui ses prédécesseurs. Baillis de ladite* seigneurie. — En marge se trouve indiqué que le nouveau Bailli a prêté serment devant la Cour féodale de Messines le 15 Novembre 1751.
Copie sur- papier, écriture de l'époque.
1752. A Yppe» ce 8 de Tan 1752.
Lettre du Doyen de la cathédrale dTpres,diiPlessy de Chelers, à Fabbesse de Messines, dame de ïlaudion. — Il la félicite sur la justice que sa Majesté Impériale a rendu à son mérite en la nommant à la dignité abbatiale ; quoiqu'il soit des derniers^ dit-il, à la féliciter, il a été U premier à le lui souhaiter de cœur, mais sa maladie l'en a empêché.
Au verso se trouve la minute de la réponse de Tabbesse qui le remercie ' avec toute la reconnaissance imaginable du gracieux complime7it quil a eu la honte de lui faire.
Lettre autographe avec signature.
IV» eeo.
dT52. Faict et signé dans nostre abbaye de Messines ce 31 janvier 1752.
.Lettres par lesquelles Anne-Madeleine de Haudion, abbesse de Messines, donne en ferme et louage à Pierre-Jean Dutriez, fils de feu Jean, fermier demeurant sur la paroisse de Mérignies, le droit de dîme qui compète à son abbaye audit village, |)our le terme de six années consécutives, à compter i\v la première dépouille de 1755, et ce à raison d'un dedenier à Dieu de trente-huit sols, un louis d'or en Thonneur de Notre-Dame de Messines, six cents florins pour pot de vin et pour rendage annuel la somme de sept cents florins, par dessus toutes les tailles ordinaires et extraordinaires. Il paiera au curé dudit Mérignies sa portion congrue qui lui passera en paiement moyennant acquit.
Ce bail est prolongé pour six autres années le 11 Décembre 1759 et le 11 Juillet 1765.
Original, sur papier, muni de la signature de l'abbesse et de celle du lerraier,
IV» eei.
1752. Ghendt den 14 February 1752.
Lettre du conseiller avocat fiscal du conseil de Flandre, aux bailli et échevîns de la Salle et Châtellenie d'Ypres. — Il les informe que sa Majesté l'Impératrice voulant être informée du nombre de religieux et religieuses de nation française qui se trouvent dans les diflférents couvents, abbayes, hôpitaux etc. Ta chargé de faire remettre par les magistrats respectifs des châtellenies du ressort du conseil de Flandre, la liste exacte des religieux et religieuses de cette catégorie, avec indication des abbayes, couvents, hôpitaux, etc. où ils se trouvent. — Il les engage donc à ordonner aux supérieurs des divers établissements religieux sous leur juridiction, de remettre, en déans la huitaine, une liste exacte et signée par eux de tous les religieux ou religieuses ,de cette nation qui se trouvent dans ces établissements, et il leur ordonne de lui adresser toutes ces listes la huitaine suivante.
Copie sur papier, écriture de l'époque.
Tv« ees.
1752. Ghent 14 february 1752.
Lettre de même contenu que le N" précédent adressée par Favocat fiscal susdit au magistrat de la ville de Messines.
11 s'y trouve jointe une traduction française, écriture de l'époque.
Copie sur papier, écrilure de Fépoque.
TV» ees.
i752. Uyt oDse collégiale vergaederynghe den j. maerte 1752.
Lettre des Bailli et échevins de Messines à Fabbesse dudit lieu. — Ils lui transmettent la lettre de Tavocat fiscal du conseil de Flandre et la prient de vouloir y satisfaire dans le délai de quatorze jours.
Original, sur papier.
1752. Dana notre abbaye de Messines le 6 Mars l'752.
Déclaration de dame Anne-Madelaine de Haudion, abbesse et comtesse de Messines, en exécution des demandes faites par Favocat fiscal du conseil de Flandre (voir les trois N^ précédents).
L'abbesse déclare que dans son abbaye se trouvent actuellement les demoiselles religieuses dont les noms Vivent, et qui appartiennent à FÂrtois et au voisinage. Ce sont. Madame Marie-Thérèse-Henriette de Liers de Berneville, prieuse; — W^ Marie-Maximiliane-Adèle de Berlo; — Marie-Hypolite- Alexandrine de Noyelles ; — Marie-Thérèse-Josèphe de Coupîgny ; — Marie-Anne-Françoise de Coupigny dit Tranoy ; — Antoinette-Pharaïlde de Genevières; — Thérèse-Josèphe de Mortagne de Landas ; — Marie-Marguerite-Robertine-Josèphe de Landas; — Marie-Ernestine de Mortagne de Goyencourt; — Marie-Isabbelle-Robertine-Josephe de Coupigny deLouvreval; — Renée-Pulchérie-Josephe de Coupigny del Barque ; — Marie-Eugénie de Nédonchel ; — Reine-Stanislas de Salperwick.
En marge se trouve : Délivré Foriginal es mains du magistrat de Messines, le 7 Mars 1752.
Minute, sur papier,
4752, VT mars 1752.
Lettre de Tabbesse de Messines au magistrat de la Ghâtellenie d'Ypres. — Elle les informe que la déclaration demandée par Tavoc^t fiscal du conseil de Flandre (N"" 661) a déjà été remise par elle au magistrat de Messines, et se trouve probablement entre les mains dudit fiscal.
Minute, sur papier.
TV» eee.
4753. (Sans Date; avant le 25 Mai. — Français.)
Requête adressée par labbesse de Messines, Anne de Haudion, au marquis de Botta Adorno, premier ministre et plénipotentiaire au gouvernement des Pays-Bas. — ^ Elle expose la triste situation de son couvent qu'elle voit dépérir de jour en jour depuis l'ordonnance de l'Impératrice, du 47 Août 1752 (') défendant d'admettre dans les maisons religieuses des personnes étrangères à la domination de S. H. I. — Toutes les peines qu'elle se donne pour repeupler sa maison dans le sens de l'ordonnance susdite restent infructueuses. — Au lieu de vingt-quatre religieuses il n'en existe que treize dont plusieurs sont si infirmes qu'elles ne peuvent fréquenter le chœur, ce qui fait languir le service divin.— Elle demande donc à être autorisée à admettre deux ou trois
(IJ Cette ordonnance de rimpératrice-Reine qui exclut les sujets français des bénéfices aux Pays-Bas, et défend de les recevoir comme novices dcins les abbayes, couvents et maisons religieuses, ne se trouve pas parmi les Documents de Messines. .
demoiselles de la domination de France qui se présentent. — Elle prie qu'on prenae eu considération que sa maison est située sur les limites de la frontière de .la Flandre Française; qu'une bonne partie des possessions de Tabbaye est sous la domination du roi de France; qu'une pareille autorisation a été accordée à d'autres maisons religieuses qui se trouvent dans le même cas, et enfin qu'elle ne trouve pas de demoiselles de la domination de S. M. Imp. qui remplissent les conditions fixéeâ par l'acte de fondation pour être admises dans la maison.
Minute, de la main de l'abbesse
i753. Bruxelles le 25 Mai 1753.
Lettre du Marquis de Botta-Âdorno à l'abbesse de Messines. — Heponse à la requête précédente. — Le Conseil privé, consulté sur Tobjet de sa requête, n'a pu donner un avis favorable à sa demande, astreint comme il est aux ordres précis de Sa Maj. Imp. — Elle ne doit craindre de voir diminuer encore le nombre de ses religieuses, attendu que Mademoiselle de Neverlée, dont elle doit connaître la famille, se présente pour entrer dans sa maison, et que Son Alt. R. a accordé à celle-ci une pension de cent florins pour faciliter son admission. — 11 ne doute pas que d'autres demoiselles du pays ne se présentent pour compléter le nombre fixé par la fondation : la noble façon d'agir, l'exemple édifiant et la bonté qu'elle témoigne à ses demoiselles religieuses doivent lui en être un garant assuré.
LcUrc ori{;inul(% rcvôluo do 1» signatiii*c du Mai qwis do Uolta-Adorno.
TV» ees.
i753. Sans Date. (Mai 1753). — Français.
Lettre de l'abbesse de Messines au marquis de Botta-Adomo. Repense au N"* précédent. — ; Elle est très-flattée de la lettre du 25 c'. — Elle se conformera aux intentions de Flmpératrice. — Si elle a sollicité Tautorisation d'admettre des demoiselles de TArtois, qui postulent, c'est parce qu'actuellement en France on admet dans les maisons religieuses des demoiselles sujettes de S. M. Imp. — Quant à l'admission de la demoiselle de Neverlée, elle serait heureuse, ainsique sa communauté, de pouvoir l'accueillir, mais elles ont à défendre une fondation, jamais altérée depuis son existence, â laquelle cette admission porterait une atteinte mortelle et i^ réparable, car, d'après cette fondation, celles qui veulent se faire recevoir doivent être nobles de père et de mère. — La demoiselle de Neverlée, quoique bien née par lignée paternelle, ne l'est nullement du côte de sa mère. — L'abbaye ptmrrait fourmiller de religieuses si on venait à se relâcher sur ce point. — Une personne reçue contrairement à la fondation n'y pourrait être que très mal vue et y porterait la désunion. — Elle et sa communauté ont hautement regretté la demande de Mademoiselle de Neverlée, nonobstant les recommandations de l'Evèque de Namur, et les efforts faits par son frère le comte de Beilo, auxquels elles ont fait connaître ouverteroeot les obstacles invincibles. Elle espère qu'elle ne sera pas forcée d^outrer la fondation et Vohservance aux dépens de la paix et de la concorde dans la communauté, du serment qu'elle a prêté, et des vœux qu'elle a prononcés.
Blinute, sar papier.
IV ee©.
17S5. Fait à Bruxelles le douBiesme d'Août 1755.
Acte d'amortissement accordé par Son Altesse Royale Charles de Lorraine, à Tabbesse et aux religieuses de Messines, de certains biens immeubles, savoir : 1** pour l'abbaye : une partie de bois à raspe dans la paroisse de Wytschaete, plusieurs parties de terre à Messines et une partie de prairie à Warnèton. — 2** Pour le couvent de Tabbaye : une partie de terre à Wytschaete. — 3"* Pour la pauvreté de la grande église : une partie de bois à raspe aud^ Wytschaete.
Originftl , sar parchemin , mani du sceau et de la signature de Charles de Lorraine.
iv» eyo.
1755. Le douziesme d'Aoust, mille sept cent cinquante-cinq.
Lettres par lesquelles Franc. Jacq. Van Overstraeten conseiller et receveur général des domaines, reconnaît avoir reçu de Fabbesse et des religieuses de Messines la somme de 703 livres 15 sous 6 deniers, pour la reconnaissance de Famortissement des biens mentionnés au N** précédent.
Original sur parchemin, signé Van Oterstraetev, et muni en outre des signatures des conseillers des finances, le Marquis de Herzellb, Bellanger et De Keerle.
1760. Bruxelles le 16 mars 1760.
Requête présentée à S. A. R. le prince Charles de Lorraine, par Fabbesse de Messines, dame Anne-Madeleine de Haudion, tendant à être autorisée à admettre dans son abbiiye des
demoiselles religieuses appartenant à des pays étrangers. Elle allègue les mêmes raisons que dans sa requête de 1^ 1753. (N** 666 et 668.) Le nombre des religieuses est ré
à treize. — Elle se croirait heureuse s'il se présentait de sujettes de S. M. Imp. remplissant les conditions exigées ; mais comme il ne s*en présente guères, il faut s'attendre au dépérissement de cette fondation. — Elle rappelle sa requête de 1753 et le refus qui lui a été fait, quoique pareille faveor fut accordée à d'autres maisons religieuses du pays. — Il luf est revenu que le motif de ce refus c'est que Tabbesse défunte (Charlotte-Pétronille de la Tour) setait prêtée aux démarches faites par les habitants de la terre de Deulemont pour rester sous la domination française. Elle prie Son A. R. de vouloir considérer que cette démarche dç la défunte abbesse a été tout à fait personnelle, sans la moindre participation ou connaissance de la communauté et qu'elle n'y a consenti que sur l'instigation de son homme d'affaires (Van Craeylinghe) qui agissait ainsi par intérêt personnel, et qui a pu mener l'abbesse d'autant plus facilement à cette démarche (ju'elle avait été peu de temps auparavant atteinte d'une apoplexie, des suit(îs de laquelle elle était restée avec resprit baissé. — Elle supplie donc son A. R., pour prévenir l'anéantissement de cette fondation, de vouloir lui permettre d'admettre et de recevoir une ou deux demoiselles religieuses étrangères au pays, sous la promesse de sa part qu'elle donnera toujours la préférence aux sujettes de S. M. Imp. et Royale qui se présenteraient.
En marge se trouve inscrit que cette requête fat envoyée à l'avis du Conseiller fiscal du conseil de Flandre, le 20 Mars 1760, et une autre annotation marginale, du 21 Juillet de la même année, porte que ce que la suppliante requiert ne se peut accorder. (Voir les N"'^ 672, 673 et 674.)
Expédition sur papier timbré.
1760. Bruxelles le 20 mars 1760.
Décret de Tlmpératrice-Reine qui envoie au conseiller fiscal de Flandre la req lête de Tabbesse de Messines (N** précédent) avec ordre de faire produire le titre par lequel la communauté a été établie pour vingt-quatre religieuses, celui en vertu duquel elles doivent être nobles, et l'indication des preuves de noblesse qu'on exige et en vertu de quof.
Copie sur papier, écriture de Tépoque.
1760. 17may 1760.
Mémoire présenté au conseiller fiscal du Conseil de Flandre en exécution du décret mentionné au- N" précédent. — L'abbesse expose que l'abbaye ayant été brûlée, détruite et dévastée à plusieurs reprises, elle ne saurait produire le titre primitif de l'érection du monastère, mais elle présente i)lusieurs extraits d'ouvrages imprimés et manuscrits constatant tous que labbaye a été fondée non pour vingt-quatre demoiselles nobles, comme elle l'a avancé, par erreur, dans sa première requête, mais pour trente demoiselles de famille noble. — Elle produit des extraits des annales manuscrites de l'abbaye; de l'Histoire de N. D. de Messines, par le P. Barnabe; de Sanderus; de Meyerus; de l'Histoire des saints de la province de Lille; de Miraeus; de Grammaye, de Bruzen de la Martinière etc. elle cite ensuite des chartes de Philippe-le-Beau et de Charles- Quint qui ont nommé et qualifié ces religieuses de Damoiselles et Chanoinesses . — Elle espère que ces divers extraits et témoignages pourront tenir lieu du litre primordial égaré, et qu'elle sera autorisée à continuer sur le même pied que cî-deyant. — Elle se contentera au surplus si la récipien-
daire est d'une famille bonne et reconnue noble et si la mère est damoiselle.
Minute, sur papier.
1760. Bruxelles le 18 juillet 1760.
Mémoire présenté à S. A. R. le prince Charles de Lorraine par Tabbesse de Messines, servant d'addition à la requête soumise par elle le 16 mars de cette année. (Voir N" 671.) — Ce mémoire n'est, en quelque sorte, qu'une répétitîoD des requêtes mentionnées sous les N** 666, 668, 671 et 673. Elle insiste surtout sur ce point, qu'elle est à la veille de voir dépérir sa maison à défaut de religieuses. — A Ath et à Ghilengbien on a pu admettre des demoiselles françaises, nonobstant l'ordonnance du 17 Août 1752; elle demande qu'on lui accorde la même autorisation, afin que le sorvice divin ne se ralentisse, surtout dans ces circonstances de guerre où il s'agit d'adresser des vœux fervents au Tout-Puissant pour la conservation et la prospérité des armes de Sa Maj. Imp. et Royale. — Elle supplie qu'on lui accorde l'autorisation d'admettre seulement deux postulantes, sujettes de Sa Majesté Très Chrétienne.
Minute, sur papier.
1764. Donné à Compiegne au mois d*aout 1764,
Edit du roi de France, Louis XV, contenant le règlement pour l'administration des villes et autres corps et communauté du royaume de France. — Ce long édit composé de 54 articles, a été enregistré au Parlement de Paris le ii août 1764.
Copie sur papier écriture de l'épocpie.
IV» ère.
1764. (Sans date, avant le 10 septembre. — Français.)
Requête adressée à S. M. Tlmpératrice et Reine, par les Chef-homme, Doyen, Prince, Gouverneurs et communs suppôts du serment de Rhétorique de la ville de Messines sous le titre de Notre-Dame aux besoins^ — Ils déclarent que leur confrérie est une des plus anciennes de la West-Flandre , et la troisième des dix-neuf qui, en 1539, ont pris part, à Gand, au concours entre les Chambres de Rhétorique sur la question : «Welc den mensche stervende den meesten troost es,» (quelle est la plus grande consolation de Thomme au lit de la mort. ) — Par les guerres et les troubles ils ont perdu tous leurs titres et armoiries, et se sont vus obligés de s'adresser à la confrérie-mère d'Ypres pour se faire reconnaître de nouveau. — Celle-ci n'a pas hésité à reconnaître que leur existence et reconnaisance remontaient à Tannée 1516, et leur a octroyé une nouvelle confirmation en 1717. — Mais, comme ils remarquent que ceux d'Ypres se réservent la connaissance des questions et débats qui peuvent surgir entre les confrères de ce serment, et même le droit de les juger, ceux de Messines s'adressent à S. M. pour être remis dans leurs anciens droits et prééminences, obtenir plein pouvoir de décider eux-mêmes de toutes les questions et débats qui peuvent surgir entre eux, et être autorisés à faire un nouveau règlement tel qu'ils trouveront nécessaire pour le maintien, la police et le bienêtre de ce serment.
A ce document se trouve joint 1** un extrait de l'ouvrage Spelen van Sinnen by de XIX gheconfirmeerde etc. constatant leur présence au concours de Gand en 1539. — 2** l'acte de reconnaissance et de confirmation de leur confrérie par la confrérie-mère Alpha et Oméga d'Ypres, du 27 octobre 1717.
Cette requête fut envoyée par le Conseil de l'Impératrice
au conseiller fiscal de Flandre par lettre du 19 septembre i764, et renvoyée par celui-ci pour avis aux bailli et échevins de la ville de Messines k 19 du même mois.
Copie légalisée, sur papier.
1764. Bruxelles, 17 octobre 1764.
Requête adressée à Tlmpératrice-Reine par les mêmes Chefhomme, Doyen etc. du serment de Rhétorique de Messines.^^ — Ils rappellent leur première requête, se plaignent que de jeunes gens etd^autres personnes, ne faisant pas partie de leur serment, s'ingèrent de jouer soit tragédies, soit comédies, en la ville de Messines et hors de cette ville, sans demander ni obtenir le consentement de leur serment; ce qui engendre beaucoup de disputes et de procès, vu que leur serment seul a le droit de jouer librement et publiquement là où il leur semble bon, sans que [)ersonne puisse les en empêcher. Ils prient donc ri mpérat ri ce-Reine d'autoriser Icmrd^' confrérie à faire un théâtre public, à jouer en ville et hors ville et sur toute la seigneurie de labbesse de Messines, avec pouvoir et autorité d'interdire à toutes autres personnes den faire de même sans autorisation des gouverneurs dud' serment, et sous condition que leurd* serinent soit en état de toujours donner des représentations quand il en sera re([uis par le Magistrat de Messines en bonne et due forme. — Enfin ils demandent de pouvoir marcher drapeaux déployés et tambour battant, et à être exempts pour leur consommation de l'accise sur le vin et sur la bierre, et du droit de ville appelé Casselriedaelders.
Cette requête fut envoyée par le Conseil de l'Impératrice au conseiller fiscal de Flandre par lettre du 17 octobre 17G4, et renvoyée par celui-ci , pour avis , aux bailli et échevins de. Messines, le 22 dii même mois.
Copie légalisée, sur papier.
su
pr« ers.
i764. De Bostre aesemblée du 5 9bre 1764.
Avis des Grand-bailli et Echevins de Messines sur les deux requêtes précédentes des membres de la chambre de Rhéto. rique. Sur le 1" point, de les remettre dans leurs anciennes prééminences; — il faudrait savoir ce qu'ils entendent par ces prééminences. — Sur le 2* point, de leur accorder le droit de décider de toutes les questions et débats qui peuvent se mouvoir entre eux ; — cela pourrait s'accorder à des serments de grandes villes où les chefs de ces confréries sont des gentilhommes ou des gens du magistrat, qui, par leur rang et leur caractère, en imposent aux confrères ; mais nullement à celui de Messines où tous les confrères sont personnes de la même extraction qui ne savent pas ce que c'est d'avoir de la déférence l'un pour l'autre. — Sur le Z" point, de pouvoir faire un nouveau règlement etc.; — il faudrait du moins qu'il fut vu et approuvé par le Conseiller fiscal ou par le magistrat du lieu. — Sur le 4" point, concernant les disputes et procès avec les jeunes gens etc.; — ils ne voient pas ce que ce serment peut avoir de commun avec la jeunesse ; d'ailleurs, le magistrat est là, au besoin, pour mettre ordre à tout. — Sur le S'* point, concernant leur prétention de jouer où bon leur semble, sans qu'on puisse les en empêcher; — il convient que leurs pièces soient visées et examinées par le magistrat pour voir si elles ne contiennent pas des hérésies par ignorance^ ou des polissonneries indécentes par malice : il convient de demander l'autorisation du magistrat.
— Sur le 6* point, de pouvoir faire un théâtre public ; — dans les villes bien policées les serments font un théâtre dans une chambre ou dans la cour de leur hôtel, mais point en public.
— Sur le 7® point, tendant à pouvoir jouer non seulement à Messines mais dans toute la seigneurie de l'abbesse ; — cette demande est extravagante, car la ville n'a rien de commun avec la seigneurie de l'abbesse qui s'étend dans quatre à
cinq villages. — Sur le 8* point, tendant à pouvoir interdire à toutes autres personnes de. jouer etc. — Cette demande n'est pas raisonnable vu qu'elle regarde la police de la ville. — Sur le 9* point, de se mettre en état de jouer en tout temps à la demande du magistrat etc. — Le magistral les laisse parfaitement tranquille à cet égard comme indifférent s'ils donnent des représentations ou non. — Sur le 10* point, de pouvoir sortir drapeau déployé et tambour battant etc. — Oui, moyennant de prévenir le chef de la ville pour qu*il sache le sujet de ce bruit. — Enfin sur le H' et dernier point, concernant l'exemption des accises des droits de ville etc. — On ne trouve nulle part qu'ils aient joui d'une exemption à Messines : cette ville n'ayant que les accises pour toute ressource et pour entretenir ses pavés, cette exemption ne pourrait leur être accordée qu'au grand préjudice de celle-ci.
Minute, sar papier.
1770. L'an de grâce 1770 le 27 de juin.
Acte constatant que le 27 juin 1770, à sept heures du soir, dans la noble et royale abbaye de Notre-Dame de Messines, de l'ordre de S*-Benoît, diocèse d'Ypres, est décédée très-noble et illustre Dame, Madame Anne Màdelaine de Haudion, abbessa et comtesse de Messines, Princesse de Croisette, Dame de Deulemont, Noort et Zuydschoote, etc. âgée de 66 ans, ayant gouverné l'abbaye pendant 19 ans avec beaucoup d'exactitude pour le service de Dieu etc.
Minute^ sur papier
TV» eso.
1770. L'an mil sept cens soixante dix le vingt huit de juin.
Procès-verbal constatant qu'à la mort de l'abbesse, madame
de Haudion, les prieuse et religieuses de Tabbaye de Messines, capitulairement assemblées, se sont transportées au grand comptoir du cloître oii reposent tous les papiers, titres et documents de l'abbaye, qu'elles y ont fait sceller, du grand cachet de l'abbesse, le coffre aux privilèges et titres de l'établissement, qu'elles ont également fait cacheter le seconde porte du côté des- cloîtres et qu'ensuite elles ont fait casser, rompre et briser les deux cachets de la défunte abbesse selon la coutume observée jusqu'ici.
Original sur papier, muni des signatures de la Prieuse, Dame de Genevières, et des religieuses Mesdames de Mortagne, de Goiancourt,Louverval, de le Barque et de Nedonchel.
]>î« esi.
1770. s. D. - (28 Juin 1570).
Placet adressé à son Altesse Royale le Prince Charles de Lorraine par la prieuse et les religieuses de l'abbaye de Messines, pour le prier de vouloir envoyer à ladite abbaye des commissaires pour y recueillir les voix des religieuses à rélectîon d'une nouvelle abbesse, suivant la coutume.
Minute, stir papier. .
]x« ess.
1770. Messines 28 Juin 1770.
Lettre des Prieuse et religieuses de l'abbaye de Messines au Prince Charles de Lorraine, -r- Elles lui annoncent le décès de leur abbesse, Madame de Haudion, lui recommandent le placet du N** précédent, et le prient de vouloir se prêter à ce qu'on leur accorde des commissaires pour l'élection d'une nouvelle abbesse.
Minute, -sur papier
1770. s. D. (28 Juin 1770.)
Lettre de faire part de la mort de Fabbesse de Messines envoyée par la prieuse à diverses personnes, et annonçant qu'elle est décedée le â7 Juin à 7 heures du soir, d*une apoplexie, après avoir reçu les saintes Huiles.
A cette lettre se trouve jointe une note indicative des personnes aux quelles ces lettres ont été envoyées. Ce sont : l'abbaye d*Avesnes , M' de Bourbourg, M' le comte de Marnickx à Hesdin, M'^ le comte de Maldeghem à Bruxelles, M' Tabbé de Genevières à Gassel, M'^ le Marquis de Bethune à Àrras, M' le Duc de Nivernais à Paris, M"" la Marquise de la Nieuville, M' le comte de Bethune, M' le comte de Berlo à Liège, M' le comte de Berlo, évêque de Namur, M**** de Berlo à Liège, L'abbaye de Loos près de Lille, M' le Chantre de S' Bertin à S' Omer, M^ le Chantre de Fabbaye de S* Jean à Ypres, le R. P. prieur de la Chartreuse de la Boutellerie à Lille, M' Fabbè de Warnêton, M' Fabbé de Voormezeele, M' le Graod- Bailli, le R. P. Gardien de^ capucins dTpres, M*" le Baron de Haudion à Lille, M* de Berlo, abbesse du Calvaire, à Laferre, en Picardie etc.
Minute sur papier.
1770. Bruxelles le 11 JuiUet 1770.
Lettre du Secrétaire de Sa Majesté au conseil privé, De Hess, à la prieuse de Fabbaye de Messines. — Il Finforme que le conseiller du conseil privé, Fierlants et lui ont été désignés comme commissaires pour assister à Fèlection d'une future abbesse de Messines. 11 demande qu'on lui envoie une
liste des dames de Fabbaye, indiquant leur lieu de naissance, leur âge, Tannée de leur profession et les emplois qu'elles occupent, ainsi qu*un état du temporel de la maison. Sitôt qu'il aura reçu ces deux pièces il l'informera du jour de l'arrivée des commissaires.
Lettre originale.
i770. s. D. (Après le llJuillet 1770. ) — Français.
Liste des dames religieuses de l'abbaye de Messines, dressée en exécution de la lettre précédente. — Ces dames n'étaient plus qu'au nombre de neuf, savoir : Marie-Thérëse-Josèphe de Goupigny, prieuse âgée de 74 ans, professe de 55 ans. — Marie Hypolite Alexandrine Josèphe de Noyelles âgée de 73 et professe de 57 ans. — Antoinette-Pharaîlde de Genevières, âgée de 66, professe de 49 ans. — Thérèse Josephe de Mortagne de Lai|das, âgée de 6â, professe de 39 ans. — Marguerite-Robertine-Josèphe de Mortagne de Landas, âgée de 57, professe 29 ans. — Marie-Ernestine de Mortangne de Landas dit Goyancourt, âgée de 53, professe de 39 ans. (Les trois demoiselles de Mortagne sont sœurs). — Marie-Isabellé Hobertine-Joseph de Goupigny de Louverval, âgée de 45 professe de 27 ans. — Renée-Pulchérie-Josèphe de Goupigny dit Barque, âgée de 4i , professe de 22 ans (les deux demoiselles de Goupigny sont sœurs). — Et enfin Marie-Eugène de Nédonchel, âgée de 40, professe de 23 ans. — Toutes ces demoiselles appartenaient à l'Artois, excepté M*"* de Genevières qui était de Steenbeque, Flandre française.
nX» 686.
1770. Gand ce 19 septembre 1770.
Lettre du conseiller fiscal au conseil de Flandre aux dames
prieuse et religieuses de Fabbaye de Messines. — D'après les ordres de Sa Majesté il les requiert de faire connaître. endéans la quinzaine, quels quartiers ou degrés de noblesse elles prétendent être en droit de requérir dans les récipiendaires et, quelles sont les preuves qu'elles exigent à cet égard. Elles devront produire, en outre, les titres sur lesquels leur maison se fonde pour soutenir ce prétendu droit, et devront s'expliquer sur ce sujet avec tous les détails convenables.
Lettre originale.
1770. Fait à Messines le 23 de septembre 1770.
Etat général du temporel de Fabbaye de Messines, contenant tous ses revenus et toutes ses charges, dressé pour être présenté à messeigneurs les commissaires nommés par décret du 11 août 1770, pour prendre inspection du temporel delà même abbaye. — Cet état contient Tindication des possessions, revenus etc. de Fabbaye à Messines ville. Messines paroisse, Wytschaete, Deulemont, Noord- et Zuydschoote, Neuve-Eglise, Gomines, Warnêton, Houthem et Ypres, tous sous la domir nation de S. M. FImpératrice, et à Deulemont, Groisettes, Radinghem, Merignies et EéckC; sous la domination de Sa Majesté très chrétienne. L'ensemble de ces revenus est de fl. 25792-15 S.-8 7» d. — Les charges montent à la somme de fl. 22106-9-4 d. et consistent en tailles, rentes, portions congrues, fondations, pains d'abbaye, dépenses de bouche, fea et lumière, vestiaire, gages, receveurs externes, meubles, réparations et dépenses de diverse nature. — L'état se clôture par un boni de fl. 3686-6 s.-4 7* d.
Copie sar papier.
Pî^ 688-
1770. 25 septembre 1770.
Etat des honoraires payés à messieurs, les commissaires de S. M. qui ont procédé à Finspection du temporel de Fabbaye de Messines. — Voici en quoi consistent ces honoraires. Pour les deux commissaires, à fl. S80 chacun, 560 fl. — Au secrétaire du conseil 140 fl. — Aux domestiques des deux commissaires 56 fl. — Au domestique du secrétaire 14 fl. — Au cocher 119 fl. — Dépense allant et venant 84 fl. — Total 973 florins.
Original sur papier, acquitté par le secrétaire du conseil, de Hess.
IV eso.
1770. Fait en rassemblée capitulaire de l'abbaye de Messines le 3 octobre 1770.
Mémoire présenté par les dames prieuse et religieuses de Fabbaye de Messines au conseiller fiscal du conseil de Flandre en exécution de sa lettre du 19 septembre 1770 (N*" 686). — Ce mémoire n'est que la reproduction de celui du 17 mai 1760 (N"" 673)y et ne produit aucun argument nouveau en faveur de leur prétendu droit de n'accepter comme religieuses que des demoiselles de grande noblesse.
Minute, sur papier.
IV» eoo.
1770* Messines le 2 novembre 1770.
Lettre par laquelle la prieuse de Fabbaye de Messines fait part de la mort de mademoiselle Marie-Marguerite-Robertine- Josèphe de Mortagne de Landas, décédée ce Jour après une longue maladie
PT» eoi.
1770. Ce vingt-hait de novembre mil sept cens soixante dix.
Acte passé devant les échevins de Messines par lequel Philippe-Louis Levesque, prêtre, chanoine de l'église collégiale de Notre-Dame de Messines et François-Joseph Lefebvre, greffier de ladite ville, déclarent se constituer cautions et principaulx pour Guillaume Levesque, leur frère et beau-frère, nommé par Son Altesse Royale aux fonctions de receveur des biens de l'abbaye du susdit Messines, et ce pour la somme de cinq mille florins à quoi ledit Guillaume est tenu par le décret de sa nomination.
Original sur papier, revfttu des signatures de Liebaert et Delobel, échevins dndit Messines, et muni du contre-scel de la ville. An bas de l'acte se trouve la déclaration par laquelle les prieuse et anciennes de TabluiTe accotent le cautionnement susdit. Signé : CoupiGinr, prieuse,
DE GENKVIEIIES et DE MOBTAfiJfE.
]Xo 693.
1771. A Messines ce 17 janvier 1771.
Acte par lequel Marie-Thérèse de Goupigny, prieuse, d les demoiselles de Genevières et de Mortagne, anciennes (b crosse vacante) renouvellent pour le terme de six années, consécutives à Jean Dutrieux, la ferme du droit des dîmes qui compétent à Tabbaye de Messines, au village de Mérignies, et ce aux mêmes conditions que celles mentionnées au N^ 660, sauf le droit de rendage annuel qui de sept cents florins est porté à 800. — Au bas de l'acte se trouve rinscription que le 11 février 1774, Marie-Gélestine Dutrieux, veuve de Louis Hamel, déclare accepter le parachèvement dudit bail, comme héritière unique du susdit Jean Dutrieux, son frère.
Copie, écriture de Tépoque.
]x*> eo3.
4772. Bruxelles 23 Janvier 1772.
État des déboursés et devoirs honoraires faits et mérités par le S' Gambier, procureur et agent des Conseils d'Etat et privé de Sa Majesté, au service de Tabbaye de Messines, pour la sollicitation d'une nouvelle abbesse. — L'état monte à la somme de 288 fl: 14 sous.
Original, avec lettre (renvoi.
i 776. Donné à Vienne le 30 d*Août, Tan de grâce mil-sept-cent-soixante-seize etc.
Lettres patentes de Marie-Thérèse, Impératrice douairaire et Reine portant établissement d'une fondation, à Messines, en faveur des enfants et veuves des soldats. — Voulant faire ressentir à toutes les classes de ses sujets lés effets de son attention particulière à chercher les moyens de soulager leur sort, elle a résolu de faire une fondation permanente pour les enfans et les veuves de soldats de ses troupes ; et comme l'abbàye de Messines, fondée par ses prédécesseurs, ne saurait subsister dans sa forme actuelle, elle a jugé qu'il était convenable, I)Our conserver autant que faire se peut cette fondation religieuse, et la rendre en même temps également utile à la religion et à l'État, et de la faire servir à l'œuvre pie qu'elle se propose, par un changement dans les vœux, la règle, et les occupations des religieuses. A cet effet, elle établit et érige à perpétuité, dans l'abbaye de Messines, une fondation pour les enfans et pour les veuves des soldats de ses troupes.
Suivent les diverses prescriptions, en trente-cinq articles, pour l'établissement de la fondation, l'admission des hospitalières, leurs devoirs, leurs droits, l'admission des enfants, leur sortie etc., etc.
Original sur parchemin, rcvôtu de la signature de Marie-Thérèse et muni de son grand seul pendant à des lacets de soie noire, rouge, jaune et blanche.
17/6. Datum Ipris, anno Domini millesimo septingentesimo septaagesimo 8«xto,
raensis octobris die prima.
Lettres par lesquelles l'évêque d'Ypres, Félix de Wa\Tans, approuve, et confirme, par sa sanction épîscopale, la fondation faite par Tlmpératrice Marie-Thérèse en faveur d'enfants et de veuves de soldats. Il accorde à l'établissement le caractère de fondation ecclésiastique et lui promet ses soins et sa surveillance.
Les lettres-patentes du N^ précédent se trouvent transcrites dans ce document.
Original, sur papier, revêtu de la signature de Tévèque et muni de son sceau.
i776. L*an mil sept cent soixante-seize le quatre du mois de Novembre.
Procès-verbal des procédures et poursuites faites , à la requête du promoteur du diocèse d'Ypres, pour la suppression de l'abbaye de Messines et l'union canonique de ses biens et revenus à la fondation pieuse que l'Impératrice vient de faire pour l'éducation des enfans et le soulagement des pau^T€s veuves des soldats de ses troupes. — Les commissaires chargés de faire l'enquête de commodo et incommodo sont: M^ Pierre- Jacques Van der Haeghen, chanoine gradué, archiprêtre de l'église cathédrale d'Ypres, et ofBcial du diocèse, et Joseph Walwein, avocat au conseil de Flandre et greffier-notaire de Tofficialité et juridiction ecclésiastique. — M"" Martin-Elie Vandereecken est promoteur du diocèse. — Les séances pour l'enquête ont eu lieu le 4, 5 et 21 Novembre, et le 9 Décembre. — A la première séance furent entendus l** les six religieuses restantes de l'abbaye, qui déclarèrent unani-
mement consentir à la suppression et union requises, sous la condition qu'il leur sera payé à chacune d'elle une rente viagère de quatorze cents florins, argent courant de Brabant. — 2* Deux chanoines de l'abbaye, qui, au nom du chapitre consentent également à la suppression et union, sauf leurs droits et perceptions des revenus annuels et obligations de la fabrique de leur église collégiale, et que la manse de la fondation pieuse substituée à l'abbaye en demeure chargée. — 3** Les échevins de la ville de Messines, qui accordent leur consentement, moyennant que les biens et revenus de la table des pauvres, à charge de ladite abbaye, leur soient laissés pour le -secours et l'assistance de leurs indigents, et que la fondation nouvelle demeure chargée, comme grand décimateur, de toutes les redevances et obligations décimales envers l'église paroissiale. — 4*" Les marguilliers de l'église paroissiale de Messines, qui consentent moyennant la clause ci-dessus, relative aux obligations et redevances décimales. — S*' Les directeurs de la table des pauvres de Messines, qui accordent leur consentement aux conditions énoncées plus haut par les échevins pour ce qui concerne l'assistance des indigents. — 6'' Le doyen du chapitre, curé de l'église paroissiale de Messines, ne pouvant, pour cause de maladie, se présenter devant les commissaires, ceux-ci se rendirent chez cet ecclésiastique qui consentit, sans préjudice néanmoins de ses droits et perception des revenus annuels et obligations dont la nouvelle fondation restera chargée en place de l'abbaye.
Le second jour, 5 Novembre, comparurent cinq habitans de Messines, un rentier, un chirurgien, un brasseur marchand de bois, un marchand-épicier et le maître d'école, clerc de l'église paroissiale, qui tous déclarèrent que depuis de longues années on n'avait plus reçu de novices à Tabbaye, que le nombre des religieuses se trouvait réduit à six, la plupart fort âgées, que ladite abbaye est sur le point de s'éteindre et que, dans leur pensée, la fondation faite par Sa Majesté sera d'une grande utilité tant à la religion qu'à l'Ëtat.
Personne ne comparut le 21 novembre ni le 9 Décembre.
1777. Donné à Ypres le dix-huit Février mil sept-cent soixante-dix-ftepl.
Décret dp Tévêque d'Ypres, F. de Wavrans, portant suppression du monastère de Messines et union de la manse tant abbatiale que conventuelle de ce monastère à la fondation établie par rimpératrice pour les enfans et les veuves de soldats. — Comme il a été pourvu abondamment par des pensions viagères à l'entretien des six dames religieuses, Tévèque prononce la suppression et décide les points suivants l"" La collation des offices et autres droits honorifiques qui compétent à Fabbaye appartiendront à Sa Majesté et à ses successeurs, comtes et comtesses de Flandre, comme fondateurs et protecteurs immédiats. — Le patronage ecclésiastique dont l'abbaye a joui, cessera, et les évêques d'Ypres auront désormais, comme ordinaire, la collation des bénéfices libre et dégagée de tout patronage. — 2** On paiera annuellement, des biens de la fondation, au chapitre des chanoines de Messines, la somme de treize cent quarante-sept florins dix-neuf patars trois* deniers et demi, en acquit de tous les droits et prestations auxquels l'abbaye était tenue envers ledit chapitre. — 3* L'office appelé Vaumôneiie sera séparé de la fondation et annexé à la table des pauvres de Messines. — 4** L'office appelé la Trésorerie sera pareillement séparé de la fondation et réuni à la fabrique de l'église de Messines. — S"* 11 sera dressé un inventaire des effets mobiliers appartenant à ladite Trésorerie, pour faire vendre le plus avantageusement possible les meubles et argenterie que levêque jugera excéder ce qu'il faut pour orner les autels avec la pompe et la décence convenable, et du produit de ces ventes il sera formé des rentes au profit de ladite Trésorerie. — 6" La chapelle de la S'^-Vierge sera conservée et entretenue pour la dévotion publique sur le même pied qu'elle Ta été jusqu'à présent.
Le décret porte en outre, que, le lendemain 19 mars 1777,
révêque et le grand-bailli, accompagnés des membres du comité de la nouvelle institution, se sont rendus à Messines, où, ayant assemblé les députés du chapitre et du magistrat, ainsi que la Prévôté et les Hospitalières, ils ont fait solennellement Touverture de ladite fondation et tait lecture et publication du décret d'union ci-dessus. — Cette déclaration est signée par l'évèque dTpres, le Baron Bonaert, grand-bailli d'Ypres, Lecouvreur, chanoine, Bonaert, archidiacre d'Ypres, De Gheus et Merghelynck, membres du comité, De Baen^t, prévôté, et Delvaux, secrétaire de Tévêque.
Sur parchemin, revêtu do la signature de l'évèque et muni de son sceau.
JSo 608.
1777. Donné à Ypres le 4 de Mars, mil sept cent soixante et dix-sept.
Statuts et règlements spirituels donnés par l'Évêque d'Ypres pour les Hospitalières de la fondation de Messines, sous Tagréation de àa Maj. l'Impératrice, conformément à l'article 6 de ses lettres patentes. — Prescriptions pour l'emploi de la journée, le lever, la prière, soins aux enfants, la messe, le déjeûner, instruction des enfants, recréation, la cuisine, le diner des enfants et celui des hospitalières, recréations, emploi de la soirée, le souper, la prière du soir. — La confession et la communion^ les dimanches et jours de fête.
Sur papier, revêtu de la signature de Tévèque et muni de son sccl.
1777. Fait à Brusselles la 13 Mars 1777.
Lettres par lesquelles Sa Majesté Imp. agrée et approuve
le décret de l'évéque d'Ypres portant suppression du monastère de Messines (N» 697.)
Original, sur papier sigaé 1. Maiia et muni di cachet du conseil privé.
]x« yoo.
1777. Fait à Brusseiles le 13 Mars 1777.
Lettres par lesquelles Sa Maj. Impériale agrée et approuve les statuts et règlements spirituels donnés par TÉvèque d*Ypres pour les Hospitalières de la fondation de Messines (N"" 698.)
Original, sur papier, signé X' BlAtiA, et muai du cachet du conseil privé.