ÉDUCATION MORALE. — DISTRIBUTION DE LA JOURNÉE
11 y aura une classe commune pour les enfants de l'un et de l'autre sexe jusqu'à l'âge de 7 ans.
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Dès que ces enfants commenceront à connoitre Talphabet on les y rassemblera deux ou trois fois par jour aux heures que la Prévôté indiquera pour leur donner les premières principes de la lecture et de récriture, en françois, flamand, et allemand s'il est possible, on ne les tiendra chaque fois qu'une heure en classe et le reste du tems on les laissera jouer.
On leur fera une fois par semaine un petit catédiisme à leur portée, dans lequel on leur donnera les premières et les plus agréables idées de la religion, on leur répétera chaque jour pendant un quart d'heure les prières simples et communes des fidèles pour les leur apprendre insensiblement.
L'on s'abstiendra de parler trop tôt aux enfants des saints mistères de la foi, et surtout de leur faire des discours eflraiants de l'enfer et des damnés, et l'on se bornera simplement à cet âge à leur représenter un Dieu Créateur, tout puissant, qui sait tout, un Dieu bon et juste qui récompense les bons et punit les méchants.
L'on évitera avec le plus grand soin de leurs faire des contes de sorciers, de revenants, ou d'autres absurdités pareilles, et les hospitalières seront attentifs à ce que les domestiques ou autres qui approcheront des enfants s'en abstiennent également.
Il y aura unefteconde classe pour les filles de 7 jusqu'à 12 ans, et une troisième pour celles qui auront plus de douze ans.
On les y tiendra trois heures le matin depuis 8 heures jusqu'à 11. Sauf qu'avant les 9 heures on conduira à la Messe celles âgées audessus de 9 à 10 ans suivant les statuts donnés aux hospitalières par TËvêque diocésain.
L'après midi, ces classes commenceront le quart avant deux heures et dureront jusqu'à trois et demie, qu'on donnera aux enfants recréation jusqu'à quatre heures et le goûter.
A quatre heures, elles recommenceront et dureront jusqu'à six.
A sept heures et demie du matin, toutes les filles depuis 7 ans devront être habillées et rassemblées dans les réfectoires pour les prières du matin, qu'on prendra, ainsi que cdles du soir, dans le catéchisme du diocèse, après ces prières on leur donnera le déjeuner.
A huit heures commenceront les classes, à onze heures le diner et puis jeu et recréation jusqu'au quart avant 2 heures ; puis les classes jusqu'à 6 heures comme aux articles 8 et 9.
A six heures le souper, puis les prières du soir, et ensuite on couchera les enfants en commençant par les plus jeunes, en mettant entre les différents âges, les intervales requis
pour qu'ils puissent respectivement dormir environ le tems réglé par l'article 7 du chapitre 9, et pendant ces intervales on amusera les enfants, jusqu'à l'heure respective de leur coucher, par des lectures instructives, ou, lorsque la saison le permettra, on leur laissera* prendre l'air ou on les laissera jouer, mais toujours sous les yeux d'une hospitalière.
On leur fera dans les classes une fois par jour pendant une demi-heure, le catéchisme d'après celui du diocèse.
Les filles, âgées depuis 9 à 10 ans, iront en outre tous les Dimanches, sous la conduite d'une hospitalière, au catéchisme de la paroisse.
On leur apprendra dans le& classes à lire et à écrire en françois et en flamand et même en allemand, s'il y a des hospitalières en état d'enseigner cette langue; on leur apprendra en outre les quatre premières règles de l'arithmétique, et toutes sortes d'ouvrages de main tels que coudre, filer, tricoter, broder, faire des dentelles et autres pareils ouvrages de femmes, selon leurs talents et leurs dispositions, au discernement de la Prévôté et des hospitalières.
A mesure que les filles avanceront en âge, on leur apprendra la conduite et l'économie du ménage, à faire la cuisine, et généralement tout ce qu'une bonne femme de ménage doit savoir.
On tâchera de leur inspirer la douceur, la modestie, la fidélité et toutes les autres vertus et qualités convenables au . sexe, et on les formera à tous égards de façon qu*en sortant de rétablissement elles ne soient pas embarassées à trouver à se placer comme lingères, femmes de chambre, gardfô d'enfants ou autrement, en un mot de gagner honnêtement leur subsistance. £t lorsqu'elles sortiront de rétablissement, on leur donnera une jaquette et deux juppes d'étoffe, six chemises, dix bonnets de toile, six mouchoirs de col, quatre mouchoirs de poche, deux tabliers de toile, deux tabliers bleus, une faille de laine, deux corsets de flanelle, deux paires de bas de laine, deux paires de souliers, un livre de ■prières et dix écus en argent.
Fait à Bruxelles, le 13 mars 1777. Kulb'*.
P. Maria.
Règlement pour la direction du comité^ établi pour Vadministraiion
de la fondation royale de Messines.
{N*» 702 de l'Inventaire.)
Sa Majesté voulant régler et déterminer les devoirs et les fonctions du comité, établi par décret du 11 novembre de l'année dernière pour l'administration de la fondation qu'elle a érigée à Messines, par seis lettres patentes du 30 août de la même année, Elle a, de l'avis de son conseil privé et à la délibération du sérénissime Duc Charles-Alexandre de Lorraine et de Bar, son Lieutenant Gouverneur et Capitaine
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Général des Pais-Bas, trouvé bon de statuer et ordonner, comme Elle statue et ordonne, par provision, les' points et articles suivants.
Le commité aura la direction de ,tout ce qui concerne la manutention et Texploitation ordinaire des biens de la fondation.
Il s*occupera et donnera tous ses soins à Tamélioration et augmentation des biens et revenus de la fondaticn et à la diminution des charges qui y sont affectées.
Il ne pourra passer de nouveaux baux audessous du prix des baux actuels, sans Taveu spécial du Gouvernement.
Lorsqu'il s'agira de quelques réparations ou restauration des bâtiments dépendant de la fondation ou de ses biens, il examinera avec attention Tétat des choses pour ne rien faire que^ de nécessaire ou utile, et il ne pourra excéder à cet égard dans chaque cas la somme de deux cent florins en dépense sans autorisation particulière du Gouvernement.
Il sera attentif et veillera avec le plus grand soin à Tordre et à réconomie interne de la maison.
11 pourvoira à la dépense ordinaire de la fondation suivant le prescrit des règlements qui la concernent et à ce que
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toutes les emplettes et provisions nécessaires pour cette dépense, soient faites en tems convenable et avec tonte Téconomie et l'avantage possibles, mais il ne pourra autoriser aucune dépense extraordinaire sans Taveu du Gouvernement.
Le Receveur de la fondation ne pourra faire aucun paiement sans ordonnance du commité, sauf les charges fixes et ordinaires inhérentes aux biens et celles autorisées par le Gouvernement pour lesquelles Fordonnance du commité ne sera
point nécessaire.
Le Receveur remettra tous les mois au commité un bilan sommaire de la recette et de la dépense avec le résultat de la balance du mois précédent, afin que le commité puisse connoitre en tout tems Tétat de la caisse. Le commité fera passer un double de ce bilan au Gouvernement par le canal du Grand-Bailli dlpres, commisssaire roial de la fondation, ea lui remettant un double du protocole de toutes ses délibérations pendant le mois, que ce Commissaire enverra au Gouvernement avec ses observations, s'il en trouve quelque
point susceptible.
Pour tout ce qui ne tiendra pas à l'administration et à l'exploitation courante des biens, ou à l'économie interne â à la police ordinaire de la maison, le commité se bornera, dans ses délibérations, à proposer son avis raisonné sur ce qu'il jugera pouvoir être fait ou prescrit pour le plus grand bien, avancement et prospérité de l'établissement, et le Grand- Bailli en remettant au Gouvernement les protocoles extraordinaires que le commité pourra lui présenter sur de pareils objets, les accompagnera de son avis particulier, pour y être disposés comme il appartiendra.
Fait à Bruxelles, le 13 mars 1777. Kulb'^.
P. Haru.
Mémoire pour les hospitalières de Messines^ arrêté par rimpératrice pour Véducation des enfants de rinstitution.
(N« 705 de rinventaîre.)
MÊHOIfiE INSTBUGTIF POUB LES HOSPITALIÈRES