‹ Inventaire analytique des archives du château de La BarreChapitre 103 sur 118 · SAINT-SAUVEUR · texte numérisé non relu

SAINT-SAUVEUR

D 396. — Papier.

1654, 23 juin. — Echange par lequel Louis Légier, chev., sgr de La Sauvagère, et Renée Poictevin, sa femme, cèdeot à André Boisnet, éc, sgr de La Vaudiot, et à Hélène Pérault, sa femme, la métairie et maison de La Mougnardrie, sise au village de La Robelière, et une portion des terrages de Clavé, contre une maison et métairie sise à Benêt, et les droits dudit Boisnet en la dimerie de Saint-Sauveur et terre du Nac, qui lui appartiennent comme héritier d'André Berland, sgr du Plessis, son oncle.

D 397. — 15 pièces , parchemin ; 85 pièces, papier.

1655-1656. — Procès de Louis Légier, chev., sgr de La Sauvagëre, Henri et René Légier, ses fils, sgrs de La Barre et de La Cressonnière, René Du Chilleau, éc. , sgr du Vert, Louis Brault dit Moret, bâtard du sgr de La Sauvagère, et autres, avec Jean Martin, sgr de Thorigné, qui avait porté plainte contre eux pour avoir enlevé les fruits du fief de Saint-Sauveur; Brault est emmené en prison à Saint-Jeand'Angély, Louis Légier ae constitue prisonnier à Poitiers de septembre 1655 à mai 1656, et ses fils au For-Lévêque à Paris de novembre à décembre i 655.

Sentence de la sénéchaussée de Poitiers, du 3 mai 1656, confirmée par arrêt du parlement de Paris qui renvoie les accusés absous comme étant dans leur droit, et condamne Jean Martin à 2,310 livres de dommages-intérêts envers eux.

D 398. — 3 pièces, parchemin ; 35 pièces, papier.

1656-1658. — Procès devant le siège de Niort entre André Boynet, éc, sgr de La Vauguyot, d'une part, et Marie Dorlin, veuve d'Audet Martin, et Jean et Audet Martin, ses fils, sgi'S de Thorigné et de Saint-Sauveur, d'autre part, sur ce que ledit Boynet s'était opposé à la tenue des assises du fief de Saint-Sauveur par lesdits Martin , et avait réclamé pour lui comme chemier, les ventes et honneurs que devait Louis Légier, chev' de l'ordre du roi, pour acquisition de portion dudit fief, à rencontre desdits Martin qui réclamaient aussi lesdits droits et avaient fait saisir le domaine acquis.

Ceux-ci prétendent qu'il y a deux fiefs distincts : la terragerie et la dimerie de Saint-Sauveur; qu'ils sont chemiers de la terragerie tt en possèdent les deux tiers qui leur sont venus de Pacquisition faite par leurs auteurs de Mathieu Blandin , lieutenant-particulier au siège de Niort, qui les avait acquis le 18 novembre 1655, de Pierre Pillon, prieur du prieuré de Niort, qui les avait à son tour acquis

en 1538 . et que Pautre tiers appartient à Perrette Pastoureau, fille de Guillaume Pastoureau et de Marie Martin, et veuve du s' Danbreuil, de qui ledit Légier en a acquis un sixième, André Boinet se dit chemier de la dîmerie, et prétend qu'elle est supérieure à la terragerie, ce qui est reconnu par une sentence du siège de Niort du 13 juillet 1657 et par un arrêt confirmatif du parlement en 1658.

Pendant l'instance au parlement, André Boynet et Louis Légier exposent que dans T appel de la sentence du siège de Niort et dans le cours du procès, les frères Martin, malgré rarrét de la cour des aides du 5 juillet 1658, ont pris la qualité de nobles, et ils demandent que cette mention soit rayée de toutes les pièces où ils Tout prise, et que défense leur soit faite de la prendre à r avenir.

D 399. — Papier.

i 669, 26 avril. — Bail à ferme par René Légier, sgr de La Cressonnière, à Charles de Rebecq, moyennant 500 livres, de le métairie du Nacq avec les terrageries et dimeries de Saint-Sauveur.

D 400. — 2 pièces, parchemin ; 2 pièces, papier.

1676. — Pièces produites dans le procès entre René Rousseau, éc, sgr de La Parizière, prieur commendataire du prieuré de Sainte-Eulalie de Benêt, d'une part, et Louis Légier, chev' de Tordre du roi, et Jean Martin, sgr de Thorigny, dont les biens avaient été saisis, possesseur pour partie de la dime et du fief de Saint-Sauveur, dont ledit Légier est chemier, d* autre part.

Vente par René de Vivousne, sgr de Bougouin, et Françoise de Velluyre, sa femme, fille de François de Velluyre et de Françoise de Parthenay, à Philippe Borland, échevin à Niort, agissant pour Jacquette Berland, sa sœur, femme du s^ de Villiers, moyennant

900 livres, du fief et dîmerie de Saint-Sauveur, avec les cens, rentes et tenrages, — 7 mars 1554.

Hommage de ladite dîmerie, rendu par André Berland, éc, sgr du Plessis, à François Alleaume, curé de Saint- André de Niort, comme ayant charge de Jean de La Roche-Joubert, abbé de Charroux, — 4 mai 1619.

Dénombrement desdites choses qui sont tenues à foi et hommage lige à 5 sous de devoir à muance de sgr et d'homme, — 13 mai 1619.

Vente par Alexandre RouUin, éc, sgr de La Mortmartin et de Courdault, et Marie Bérangier, sa femme, à mss. Louis Légier, moyennant 1,700 livres, de leur portion dans le fief de Saint-Sauveur qu'ils partagent avec le s' de Torigny, lad"* d'Ambreuil, et le s*"Briant, président en l'élection de Niort, — 24 novembre 1651.

L'échange entre Louis Légier et André Boisnet, du 23 juin 1654 (D396).

SAINTE-PEZENNE.

D 401. — Parchemin.

1617, 17 septembre. — Bail à ferme par Pierre Gamier, éc. , sgr de La Maisonneufve et du. Palais, bailli, premier et principal juge de Gastine, à Vincent Marceillacq et à Mathurin Maynard, moyennant 190 livres, de 5 quartiers de pré, sis au pré Gaschet, tenant à la rivière de Sçayvre, d'un autre pré et de terres labourables, sis paroisses de Souche et de Sainte- Pezenne, qui lui appartiennent à cause de Suzanne Gouffier, sa femme, et des terrages et complans de vigne sur le fief du Vignault et sur le fief de Lan.

LE SAUZE.

D 402. — 5 pièces, parchemin; 7 pièces, papier.

1577. — Requête adressée au roi, par Philippe Légi^, éc, sgr de La Sauvagère, qui lui demande la concession à. rente perpétuelle de Tétang et du moulin du Saulze, lesquels font partie du domaine de Saint-Maixent appartenant au roi et en usufruit à la l'eine d'Ecosse, douairière de France.

Il expose que pour le service dudit roi et pour celui du feu roi Charles, son frère, il perdit son bras droit à la bataille de Saint- Denis, et qu'il s'est toujours employé pour son service.

1577. — Lettres-patentes du roi données à Poitiers, le 19 juillet, commettant Jean Palustre, éc., sgr de Juilles, trésorier de France en la généralité de Languedoil, pour s'informa s'il convient d'accorder ledit bail ; avis favorable donné par celui-ci du 3 septembre ; enquête faite par Joseph Le Bascle, éc. , sgr des DefTends , docteur en droit , cons' du roi et lieutenant au siège royal de Ssûnt-Maixent , délégué par ledit Palustre, assisté de maîtres Michel Le Riche et Jacques Marchant, avocat et procureur du roi, pour connaître la valeur dudit moulin, et dans laquelle dépose Louis Adam, éc., sgr de Puyraveau, du 14 octobre.

1578, mai. — Lettres-patentes données à Paris et adressées aux trésoriers de France à Poitiers, pour qu'ils procèdent au bail perpétuel du Saulze au plus offrant et dernier enchérisseur.

1 580, 29 janvier. — Adjudication dudit moulin faite à Philippe Légier, moyennant à écus et 10 sous par an ; signé par Vernou, Palustre, Courtinyer et Pidoux, trésoriers de France.

1588. — Lettres royaux ratifiant la susdite adjudication.

SEMAGNE.

D 403. — Parchemin.

1A59, 29 octobre. — Donation par Pierre de Montournoys, éc,, sgr de Bois-Lambert, à Etienne Letaut, éc, pour les l>ons et agréables services qu il lui a faits le temps passé et qu'il espère qu'il lui fera à l'avenir, de deux pièces de terre, de A boisselées en tout, touchant aux terres de la gaignerie de Semaigne, appartenant audit Letaut, à celles du s*^ de La Chauvelère et à celles de François Letaut, s' de Claveau.

D 404. — Parchemin.

1476, 22 octobre. — Abandon fait à Etienne Letaud, éc, sgr de Semaigne, par François Vouxart, éc, sgr de La Mothes lës-Saint-Supplice, et Marie Chevalière , sa femme , des biens advenus à celle-ci de la succession de Jean Chevalier, son père, en échange d'une rente de 105 sous 6 deniers qu'ils lui devaient.

Ces biens sont : un fief de vigne, dit le fief Chevalier, tenant au fief de Castebourse, près La Ghapelle-Themer , contenant 30 journaux , tenu au quint par droit de complant avec gardes et receps ; 50 boisselées de terre , dites le fief de Ghauchepichier , tenu au sixte par droit de terrage, assis dans le fief de La Mothe- Chevalier, et qui sera tenu par ledit Letaud dudit Vouxart, en franc gariment sous P hommage lige abonné à 10 sous; franc et quitte de tout devoir que celui-ci fait à la baronnie de Voulvent ; 7 sous 6 deniers de rente noble due par le sgr du Fougeroux , pour une pièce de terre sise près de Regnouart , tenant au chemin de Puybéliart à La Chapelle-Themer ; 2 sous de cens dus sur 10 boisselées de terre du fief Chevalier, tenant au chemin de La Chapelle à La Rochette ; 4 sous 6 deniers de cens sur 3 journaux de pré du fief de Chauchepichier ; 3 minées de terre , tenant à Teau qui décourt de Raynouart au pont Grobeau, et 2 journaux de pré à Lorberie, tenant à celui du prieur de Froignart; lia andayns »

et qaelqaes lopins de pré en la rivière de L'Orberie; le fief CfaeTalier. contenant 100 boisselées de terre, tena au sixte par droit de ter* rage, tenant an bois et « seppes j> d* Andolete, et aux chemins de La Chapelle à Paybéliart et à Raynouart ; une minée de terre aifdit fief; 10 boisselées de terre tenant au chemin de Saint- Valérien à la fontaine de UAvrable; 6 boisselées de terre aux onches des Fonrstées , tenant à la chênaie du sgr du Vergier ; 6 boisselées de terre au carrefour des Fruches, tenant au chemin de Saint-Martindes-Fontaines à 8aintrEtienne-de-Brillouet ; 2 boisselées de terre , sises au pré Babobin , tenant au champ de Pierre de Montoumois, sgr de Boyslambert; 8 boisselées de terre, assises au Roust de Poillc, tenant au champ de Gojon , sgr de La Brelaizière; 5 boisselées de terre, tenant au chemin de Sainte-Hermine à Fontenayle-Gomte ; 2 boisselées de terre , sises en La Tarange , tenant au chemin du carrefour de Badart au chêne Briant ; 3 boisselées de terre , sises près du fief I^mie-Jehanne , et 3 autres en deux « versaines, » tenant à la terre de la « frayrie » de Saint-Valérien, pour lesquelles choses ledit Letaud fera hommage plain an sgr de La Brelaizière.

D 405. — Parchemin.

1662, 26 déœmbre. — Echange par leqael Etienne de Frondebeuf, éc. , sgr de Benoistîère, cède à Gérard Fléau, fàbriqueur de l'église et paroisse de Sain t-Valérien, à noble Jean Dorin, éc., à Jean Guillerot le jeune, Jean Beau, Alain Prévost, Jean Mercier Tablé, Jean Pepineau, Pierre Flouresson^ Valérien Ogier, Pierre Ghasteign, Colas Petit fils, tous manants et habitants de la paroisse de Saint-Valérien, deux boisselées de terre sises au carrefour de Boysellier, sujettes au droit de rachat de la seigneurie de Saint-Martin-Lars, contre 2 boisselées de terre sises près du village de Benoistière, dont l'une est dans son fief, et l'autre dans celui du sgr de La Terteliëre, tenant au chemin de Saint- Vallérien à l'hôtel noble de Soubzmagne.

SERCHAUp.

167S, 2A juin. — ^ Vents faite à Jean Darrot, éc, 9gr du fief de La Bouterocbère, par Antoine Reveau, meunier, moyennant 528 livres, dont ledit Darrot a donné une partie à François Ducbesne, io, , 9gr de Yauvert et autres, et avec faculté de rachat pendant 3 ans, de la moitié du moulin de Serchard, qui avait été arrenté le 2 février 1538, par feu n. b. François Roigne, 6c , agr du Petitr-Cbaîgne, à feu Jean Revestu, meunier, père dudit Antoine, moyennant la rente de 8 sextier s de seigle^ mesure de Parienay.

laaiGENT (BOIS).

D 407. — 1 pièce, parchemin; 10 pièces, papier.

1660-1661 . — Procès de Louis Légier, chev. , sgr de La Sauvagdre, et dé Jacques Ocbier, avec Savin Pestrault, auquel ils réclamaient 300 livres pour une coupe du bois Sergent qu'il avait incendié m feisant brûler en forme de « g^jnbuis » , des bois qu'il avait fait arracher pour les remplacer par une terre labourable.

LE GRAND-SERZE.

D 408. — Parchemin.

1477, 11 septembre. — Accord par lequel HélysdeMézieux, veuve de Thomas Acquez de Voulon, Robert et Guiscbard Acquez, écuyers, ses enfants, se désistent^ moyennant 115 écus Il 28

— hih —

d'or« valant S2 sous l denier la pièce, en favi^ir de Jeanne Da Vergier, femme de Jean de La Brousse, éc , sgr de Rodard, et de Philippe Du Vergier, sa sœur, femme de Pierre Herpin, éc, sgr du Pon, de leurs prétentions sur Thôtel ou heii>ergemem entouré de douves, sis au village du Grand-Serze, avec ses dépendances de terres et prés, tenant au chemin de Jolliteau au Teillac, au four de Jolliteau, au chemin de Seixe à Conaj et au cours de Feau qui vient des Froux au bois de La-Perrière , à la rivière de Conay, aux terres du prieur de Pers, à celles du curé de Conay, du prieur de Saint-Haarioe de Gençay, du prieur de Maire et du curé de Pliboux, aux chemins de la maison du Rayt à La Guillotiëre, au Mas et à La Garde, de La Guillotiëre à Monmouraud, de Monmouraud à la rivière de Conay et à La Fourest, et de La Grengelière à La Croix- Guillot.

Cette transaction a lieu à la suite d^un procès entre' Jean Acqaez et François Du Vergier; ledit Acquez disait qae cet hôtel avait été le domaine de feu Jean Dauton , puis celui de feu Jean de Voulon, sgr du Breuil de Paretz, qui Tavait arrenté à Simon Nafrichon ; celui-ci et ses enfants Pavaient cédé à autre Jean de VouloDt lequel le vendit à Thomas Acquez qui en jouit paisiblement jusqu'au jour où François et SimoAnet Du Vergier y mirent opposition. Ceux-ci disaient que ledit Jean de Youlon avait transporté ledit domaine à Martin Du Vergier, leur père, qui en prit possession et en ût les fois et hommages ; que celui-ci le céda à Guillaume Du Vergier, son fils aine, qui le délaissa à François, son seul héiitier, lequel étant mort dans le cours du procès en laissa la poursuite à Jeanne et à Philippe Du Vergier, ses sœurs, tandis que Thomas Acquez le laissait à sa veuve et à ses enfants.

Page 1