CHAPELLENIE DU CRUCIFIX, A POITIERS
E 35. — 2 pièces, parchemin.
1517. — Fondation par n. et s. m. Jean Claveurier, licencié en lois , sgr de La Peyre^ en l'église collégiale et séculière de N.-D.-la-Grant de Poitiers , pour que la fête et solennité de la Visitation de Notre-Dame à madame sainte Elisabeth, soit fêtée et célébrée par les abbé, chanoines et chapelains de ladite église, chaque année le 2 juillet, comme les fêtes à chantre, de 12 messes en secret qui seront dites et célébrées par les chapelains de ladite église, savoir : le jour de la fête, six messes de l'office de la Visitation de Notre-Dame, et le lendemain, six autres messes de l'office des défunts ; et ce lendemain qui est le 3 juillet, il y aura un anniversaire de vigiles de morts à neuf leçons, grand' messe de requiem^ avec diacre et sous- diacre, comme pour les autres anniversaires extraordinaires de ladite église. Pendant ce temps, il y aura en la chapelle du Crucifix, que les précécesseurs dudit Claveurier ont édifiée et érigée, un drap mortuaire sur un cercueil et phérêtre avec quatre cierges ardents, et quand l'anniversaire sera achevé, les abbé, chanoines et chapelains seront tenus d'aller processionnellement en ladite chapelle , et là , de chanter le répons Ne recorderis avec les versules et collectes à ce convenables et accoutumés, le tout à la ressemblance et selon la forme du « festage» de sainte Marie-Magdeleine , fondé en ladite église par feu n. et h. mgr Maurice Claveurier, lieutenant en Poitou, frère dudit Jean. Pour subvenir à cette fondation , celui-ci lègue audit chapitre une
rente foncière de 8 livres qu'il percevait sur une maison avec ses appartenances, sise en la paroisse N.-D.-Ia-Petite, touchant du levant à la rue qui descend du palais à F église cathédrale , qui lui était échue dans son partage avec ses frères et qu'il avait arrentée pour 8 livres, à feu Jean Perronet dit Mauricet, peintre; plus une rente de 20 sous sur une maison de la paroisse Saint-Michel , sise près et devant le grand vitrail de l'église des Carmes, la rue entre deux; de ces revenus, montant à 9 livres, il entend que la distribution soit ainsi faite : aux chapelains, 30 sous pour ceux qui devront dire les 12 messes et 30 sous pour assister aux heures du festage anniversaire et Nt recorderis; les 6 livres restant sont distribuées aux abbé, chanoines et chapitre, qui attribueront au luminaire et à la sonnerie ce qui leur semblera raisonnable.
La fondation est acceptée par Louis Fresneau , chantre , et par Claude OiTroy, aumôniers et chanoines prébendes; &a outre , Nicoles Claveurier, élu en Poitou, neveu du fondateur, consent que l'anniversaire fondé par Maurice Claveurier, père dudit Jean, le 2 juillet de chaque année , soit avancé et remis perpétuellement au l*'' juillet, et afin que la fête de la Visitation Notre-Dame soit plus honorablement et plus dévotement faite et célébrée, ledit Jean donne en surplus au chapitre l'office et légendes de la Visitation, qu'il a fait mettre par cahiers dans les livres de ladite église , — 22 août.
Acte capitulaire, signé de Jean de Curzay, sous-chantre, de Payen , chanoine , et de Louis Fresneau , chantre , qui reçoit ladite donation et ordonne que l'acte soit déposé dans les archives, — 18 novembre.
E 36. — 4 pièces, papier.
1688. — Procès d*HenriLégier, chev., sgr de La Sauvagëre, avec le chapitre de N.-D-la-Grande et avec Gaspard Giraud, prêtre, aumônier de ladite église et pourvu par le chapitre de
la chapellenie de Saint-André du Crucifix, au sujet du droit de patronage de cette chapelle.
Un mémoire produit dans cette procédure relate les faits suivants : que la chapelle du Gruci&x « a été probablement bastie « avec réglise de Notre-Dame-la-Grande, ainsi qu'il paroist par a la structure, dessein et continuation d'icelle, ce qui fut peu de a temps après le martire de Saint-Nicolas, en l'honneur duquel « ladite église fut édifiée du temps de l'empereur Constantin le «Grand, environ l'an de Notre Seigneur. 337, Aliphius étant « alors le 8" évéque de Poitiers; t que cette chapelle étant en ruine fut réparée par un nommé Claveurier, qui faisant refaire la voûte fit mettre dans la clef les armes des Claveurier qui portaient d'azur au clavier d'or avec quatre clefs en croix de même, et qu'il la fonda et dota; qu'entre autres biens, il y employa les sept dixièmes qui lui appartenaient, par indivis avec le 8*^ Lucas, de Chatellerauld, propriétaire du reste, dans la maison de La Marotière, située dans la mouvance de la seigneurie de Puygarreau en la paroisse de Saint-Genest d'Ambières; que le 3 janvier 1405, m. Jean de La Chastre, chapellain de ladite chapelle de Saint-André, et Guillaume Lucas, transportèrent à Guillemin Poirier, fils de Guillaume Poirier, ladite maison et ses appartenances, moyennant la rente foncière de 10 sextiers de froment, mesure de Poitiers; que les Gilliers, sgrs de Puygarreau, descendus des Claveurier, acquirent des descendants des Poirier , la maison de La Marotière, moyennant quoi ils contribuaient pour un sextier à la rente payée au chapelain du Crucifix, les six autres sextiers restant à la charge des Poirier, ainsi qu'il résulte d'un appointement rendu en la cour des privilèges de l'université le 30 août 1566 entre m. Guy David, chapelain, Bonaventure Gillier, chev., sgr de Puygarreau, et François Grand, descendant des Poirier; que les sgrs de Puygarreau ont depuis acquis de ceux-ci toutes les déjJendances de La Marotière, « ce qui leur fut « d'autant plus facile, soit par contrats volontaires, soit par re- « trait féodal, parce qu'ils étaient grands seigneurs pour lors, et « que ladite maison et ses dépendances était possédée par des a gents qui les craignoient ; a que néanmonins ils continuèrent
à ne contribuer à la rente que pour un scxtier, ayant réussi à persuader aux paysans et pauvres habitants qui possédaient des domaines
près de La Marotière que ces biens étaient autrefois des dépen-
dances de ladite maison et sujets à la rente, et ce par la connivence des chapelains qui étaient à leur dévotion, attendu le droit de patronage quMls s'étaient attribué comme descendant d'une GUe du 6' Claveurier, fondateur; que feu Guy Boizatuau, curé de Saint- Germain et chapelain, intenta en 1 639 un procès aux susdits paysans pour leur faire payer les sept sextiers, ne demandant au sgr de Puygarreau qu*un huitième sextier qui avait été déclaré incertain lors de Taccord entre les Poirier et les sgrs de Puygarreau; qu'en 1672 le procès étant arrivé au parlement, la dame de Puygarreau fut condamnée au paiement de ce sextier malgré la prescription centenaire invoquée par elle et les autres particuliers renvoyés absous, sauf un, mais qui n'était pas détenteur de domaines sujets à la rentç ; que les parties ayant interjeté appel, le chapelain court risque de voir ses revenus disparaître pour avoir voulu décharger le sgrde Puygarreau; que du reste ledit feus'Boizatuau ne considérait pas les revenus de ladite chapelle comme bien assurés, car lors de la taxe de 29,340 livres imposées sur les bénéfices de Poitiers en 1650 et 1651, le chapelain du Crucifix fut déclaré exempt comme n'ayant pas assez de revenu, tandis que le chapelain de la chapelle de La Pillardière en l'église Sainte- Radegonde, qui n'avait de revenu que 6 sextiers de froment fut taxé à 3 livres 1 5 sous ; que du reste ledit Boizatuau pas plus que le s' Picquet, son neveu, pourvu de ladite chapelle par résignation en cour de Rome, n'y fait faire aucun service, et qu'elle n'est pas au pouillé du diocèse de Poitiers ; que cette chapelle de Saint- André du Crucifix étant ainsi abandonnée, le s' Mathieu de Courtentré, ciergier, et Marguerite Desmier, sa femme, s'en sont emparés, l'ont fait raccommoder et orner des tableaux de la famille sacrée, 'de saint Mathieu, de sainte Catherine et autres, y ont fondé un service annuel, et y ayant choisi leur sépulture, ledit Courtentré y a été enterré, et sa femme prétend aussi y être inhumée, à moins que les patrons de ladite chapelle ne s'y opposent pour la conservation de leurs droits ; enfin que pour conserver leur droit de patronage ceux-ci doivent intervenir dans
l'instance d'appel au sujet de La Maroiii^re en concluant contre le ggr de Puygarroau et en nommant comme chapelain quelqu'un d'assez fort pour soutenir ses droits losrque la chapelle sera vacante.
CHAPELLENIE DES ESCHALARTS A PARTENAY.
E 31. — Parchemin, et copie, papier,
1078, 25 juin.—r Codicille ajouté par Catherine Eschallarde, veuve de mss. Jean de Daillon , chev. , à son testament du 5 juin 1A56, qu'elle approuve sauf les dérogations suivantes : que pour l'aumône de 4 deniers qui devait être faite à tout pauvre qui se présenterait les jours de son n enterraige, du ■ septiiiie et de l'annuau , » elle n'aura lieu que le jour de l'enterraige et le lendemain , et qu'à ceux du septimc et de l'annuau il sera donné 60 sextiera de seigle , mesure de Partenay, ou leur valeur, à la volonté de ses exécuteurs testamentaires; que les chapelains des deux chapelles qu'elle a fondées ne seront pas tenus de dire leurs messes aux jours limités par le testament, mais bien à ceux de la semaine qu'il leur semblera bon, pourvu toutefois qu'ils sonnent et aillent aux hôtels et maisons des héritiers, savoir celui de l'autel Saint- Jean-Baptiste de Treze-Vents, à son hôtel dudit lieu, et celui du Crucifix do Saint-Laurent de Partenay, à l'hôtel «de céans, w pour savoir s'ils veulent aller auxdites messes; après sou décès, comme dame Marie Dappellevoisin, veuve d'Hervé Eschalart, pourra le\'er pour son douaire plusieurs biens qui sont de la fondation desdilcs chapelles, parce qu'elle ne jouira plus de ce qu'elle lui avait baillé en récompense de ce qui lui appartenait pour son douaire à cause de feu mss. Jean Goulart, chev,, son premier mari, lesdits chapelains prendront tant que ladite Marie vivra, celui de Trèze- Vents, L.t Roche-Otier et Laudorrnère , et celui de Saint-Laurens, ie
Plesseys-aux-Rogiers ; du consentement de mss. Guillaume LarjBe et Jean Hougar, prêtres,, chapelains desdites chapelles, ledit Hougar tiendra celle de Trèze-Vents, au lieu dudit Larine, qui prendra celle de Partenay; elle veut que mss. Mathieu Morin, prêtre, vicaire de Saint-Laurens, ait la première des deux chapelles de vacante ; elle ordonne que pendant un an, tous les jours , à commencer du lendemain du jour de son premier service ou enterraige , il soit célébré à Saint-Laurens un anniversaire de vigiles de morts à neuf leçons, d'une messe et de vêpres , le tout à notes, qui sera payé par ses exécuteurs testamentaires; elle donne à Louis Hougar, éc, 30 livres, à d*** Marie Frondebeuf, 20 écus d'or, à mss. Guillaume Larine, prêtre, 80 écus d'or, à mss. Jean Hougar, prêtre, 30 écus d*or, à Perrine, veuve d'Olivier Hougar, 20 sextiers de seigle, mesure de Malleliëvre, le tout à payer l'année de son trépas, et à ladite Perrine , le revenu pendant sa vie de la métairie de La Pelaiziëre; elle donne aussi aux procureurs de l'église et fabrique de N.-D. de Trèze-Vens, ses trois gobelets et une tasse d'argent qu'a ledit Larine par devers lui pour être employés à faire un vaisseau à porter corpus domini^ et s'ils ne sufiisent pas elle veut que l'on complète la somme nécessaire pour ce; pour amortir les deux chapellenies qu elle a fondées, elle assigne tous les immeubles qu'elle a acquis à La Jarrye en Aulnis, et elle nomme ses exécuteurs testamentaires ses très-chers et amés Jean Eschalart, sgr de Maillé, éc.^ Jean Asse, éc., et m. Maurice Claveurer, ses neveux, et mss. Guillaume Larine, prêtre.
. E 38. — Parcheanin.
1&79-Ii80, 3 mars. — Ratification donnée par François Eschalart, éc. , fils aîné de feu Jean Eschalart, éc. , sgr de Maillé, et par Christophe Eschalart, son frère, du partage fait après la mort de noble femme dame Catherine Eschalarde, entre ledit Jean Eschalart , h. h. et s. m. Maurice Claveurer, licencié en
lois, fils de n. f. Louise Eschalarde, veuve de n. et h. h. et s. m. Maurice Claveurer, cons' àp. roi, lieutenant de Poitou, et n. h. Jean Asse , éc. , sgr du Plaisseis , fils aîné de n. f. Suzanne Eschalarde, veuve de n. h. Jean Asse , éc. , sgr du Plaisseis, et Honorée Eschalarde, pour laquelle lesdits Claveurer et Asse se portaient fort, duquel il résulte que ceux-ci abandonnèrent audit Jean , pour son droit de préciput et aînesse, tous les immeubles qui sont au lieu de La Bouslaye et ses environs, et dans les paroisses de Malleliëvre , des Espesses , de La Réorte , de Saint-Poul, de Saint-Michel de Montmarquer, de LaFlocrcelère, de Pousauges, du Veil-Pousauges , de La Mesleraye, de Chasteaumur , du Chastelet, de La Poumeraye, de Saint- Anaant, de Saint-Aubin de Baubigné, de Nyeuil , des Aubriés, de Rouortays, de Saint-Jouyn de Mauléon, de Saint- Jean et de Saint-Pierre de Chaniboignes , des Moulins , de La Chapelle- Largeau, de Notre-Dame des Trèze-Vens, de Saint-Generoux, d* Aubouhe, de Bryon^ de Saincte- Vierge, et de Pompay, qui ont été acquis par Robert et par mss. Jean Eschalart , père et fils ; en outre que pour son droit sur le reste de la succession il prendrait F hôtel de La Raouliëre et de La Sicaudère, garni entre autres choses des gaigneries, terroirs et ténements du Poix de La Roche et des Blandinères pour 55 livres de rente, et qu'il prendrait pour 15 livres de rente les terres de La Sicaudère, et les rentes de deniers, de blé et d'autres choses que ladite dame levait en la ville et baronnie de Bersuyre et en la paroisse de Chambourter; que ses deux sœurs prendraient comme lui chacune sur la succession 15 de rente, et 55 livres de rente pour leur tenir compte de l'hôtel de La Raoulière, et qu'il n'aurait aucun droit sur la succession d'Honorée Eschalarde ; en outre que celle-ci consentit à ce que le surplus des immeubles de la succession de Catherine Eschalarde fut partagé entre son frère et ses sœurs, à la condition de lui payer sa vie durant le quart du revenu, ou de lui abandonner des héritages de la même valeur, et lesdits partages ayant été faits,
Jean Eschalart , outre La Raoulière et les rentes de Bersuyre, aurait eu Fhôtel du Raflbux avec ses appartenances de prés, bois, cens 9 etc., les dîmes des jardins de Paluau , la moitié du pré de La Croix-au-Moine avec un demi-biain, la moitié du grand pré de La Gontail , la borderie des Combes et le fief de Badevillain , outre ce qui lui avait été délaissé pour son droit d* aînesse; qu'à Louise est venu T hôtel de Cruyon avec le Plaisseis-aux-Rogiers, la demi-borderie du Pin avec les cens sur le fief de Gousset, et à Saint-Loup^ La Mouliëre, 2 boisseaux de seigle sur Sauzeau, et la moitié du grand pré de La GontaiU 2 septiers et demi de seigle sur les moulins de Saint-Loup, la petite maison qui fut à Jean Bonlx, où mss. Guillaume Larine prétend l'usufruit, f hôtel du Puys-de-Sonnay , la moitié du pré de La Croix-au-Moyne et un biain sur le lot du BalToux, apprécié 25 sous; que Suzanne a eu les Cinq-Masures et la gaignerie de La Vrignaudère et du Boys, avec 30 boisseaux de froment de rente, appréciés iO sous, et les rentes de Partenay, montant à 30 sous, l'hôtel des Roches de Chazay, les rentes et cens dudit lieu, les terrages de La Lucère, la grande maison de Partenay avec le veiner qui est sur les fossés des murs de la viUe, et les 10 boisseaux de froment de rente dues à Villeneufve.
Lesdites parties feront les hommages de ce qui leur est échu, sauf que dame Marie de Pellevoysin , daQ)e de Monbault, tient partie des choses divisées en douaire , et aussi comme il y a certaines choses ordonnées par feue Catherine Eschalarde, pour la fondation de certaine chapelle que tient mss. Guillaume Larine, prêtre, et que ladite dame de Monbault tient en douaire, pendant la durée de celui-ci les parties contribueront par tiers aux charges de ladite chapelle.
B 39. — 3 pièces, parchemin; 1 pièce, papier.
1491, octobre. — Lettres-patentes de Charles VIII, données à Laval, par lesquelles le roi, à la requête de mss. Cristophe
, chev., sgr de La RoUière, son conseiller et chambellan, qui craint que si les rentes léguées par Catherine Eschallarde, sa tante, dame de Daillon et de La Roulîère^ pour la fondation de deux chapelles, en l'église de Partenay et en celle de Trèze- Vents, n'étaient amorties, on ne voulut mettre du trouble et de r empêchement dans la jouissance des rentes susdites par les chapelains, et les faire sortir de leur main comme de mainmorte sous ombre des ordonnances faites sur le fait des francsfiefs et nouveaux acquêts ou les contraindre à payer finance ou indemnité, en considération des services que ledit chevalier a faits à son père et à lui depuis son avènement à la couronne, tant du fait de ses guerres qu'autrement, amortit lesdites rentes sans finance jusqu'à la somme de 40 livres de rente hors fief noble. Signé : Charles.
1492, 8 décembre. — Ampliation desdites lettres donnée à Tours pour amortir la portion desdites rentes qui est en fief noble, et ce jusqu'à 12 livres de rente. Signé : Charles. ' 1492-1493, 14 janvier. — Extrait des registres de la chambre des comptes, rapportant l'entérinement desdites lettres, et le résultat d'une information du lieutenant du sénéchal du Poitou à Saint-Maixent sur la valeur desdites rentes.
Etat des rentes dues à la chapelle de Saint-Laurens : 9 sex tiers de seigle, mesure de Partenay, sur le terroir de Sonnay près des Bordes, paroisse de Saint- Aulbin, le sextier estimé de 8 à 10 sous;
6 sextiers de seigle et 24 boisseaux d'avoine, même mesure^^^sur le village de La Jounanchère, paroisse de Poignes ; un biain d'homme* "à faucher et un de 6 bœufs avec la charrette pour charroyer annuellement deux pipes de vin de Saint-Loup ou d'aussi loin à Partenay et un chapon à Noël, estimés le biain 20 deniers, le charroi
7 sous 6 deniers et le chapon 12 deniers; 6 sextiers de seigle, même mesure, dus par Jean de Malicorne, dit de La Tousche- Haurry, sur ses biens ; 5 sextiers de seigle, même mesure, sur les terres de la dame de La Peschouère, paroisse de Pompère ; 2 sextiers de seigle, même mesure, et 2 chapons sur le terroir de La
sont advenus par le décès de Jacques Pouignand, son père, da 19 avril 1546 ; un hommage plain rendu à Jacques Du Fouilloux, éc., sgr dudit lieii, par m. Je^n Pouignand, fils aîné de feu Jacques Pouignand , pour trois quarterons de terre herbergée, appelés La Paponière, du 12 novembre 1557; un hommage plain rendu à René Audebert, élu en Poitou, tuteur de Joachim de La Goossaye, fils unique de Jean de La Goussaye , sgr de La Grolaye , par Jean Pouignand, pour la borderie de La Guillon.
Glaude Légier représente les vidimus du codicille de Gatherine Eschalarde (E 37); des lettres-patentes du roi (E 39); desprovi- .sions de la chapelle des Eschallars , vacante par la mort d^Henri Viault qui lui ont été délivrées par Gharles de Peyrusse d*Escars, évoque de Poitiers, le 2 novembre 1 569, etc. ( Ce mémoire a pour couverture un feuillet de parchemin portant la procuration en blanc d*h. h. m. François Garnier, sgr de Maulrivet, élu pour le roi en Poitou au siège particulier de Partenay, et procureur-fiscal audit lieu.) •
E 51. — 3 pièces, parchemin ; 16 pièces, papier.
1575-1680. — Procès entre Claude Légier et François Dudoit, étudiant en l'université de Paris, sur qui il avait fait saisir le téuement de La Peschelerie , tenant à la nviëre de la Yiette, pour non paiement d'une rente de 5 sextiers de seigle.
Ge ténement , aussi nommé de La Piochère, faisait partie de la métairie de La Bertrandière, dont le fermier payait la rente d'après des quittances de 1560 à 1575.
E 52. — 2 pièces, parchemin.
1578, 29 décembre. — Sentence par défaut, rendue par François Delauson, docteur régent en* droit, conservateur des pr. de Tu. de Poitiers, au profit de Claude Légier, chapelain des Eschisdars, à rencontre de René Buignon, sgr de Bellefaye, curateur des enfants mineurs de feu Pierre Pidoux, éc., sgr de La Rochefaton.
E 42. — 9 pièces , parchemin.
1522-1523. — Procès de Jean Herbaudeau, chapelain des Eschalarts, avec Perrette Poictevine, veuve d'Archambaud Sicard, dame de La Tousche-Orry, qui est condamnée à lui payer lO ] ivres 6 sous 9 deniers pour dépens.
B 43. — 3 pièces, parchemin.
1 526, 12 avril. — Provisions délivrées à Henri Viault, prêtre, bachelier en décret, comme chapelain perpétuel de la chapelle du Crucifix sur la présentation de Nicolas et de Joseph Glaveurier.
E 44. — 2 pièces, papier.
1527-1528. — Quittances données par François Vida, prêtre, fermier d'Henri Viault, chapelain du Crucifix, vulgà desEschalars, des rentes qui lui sont dues sm* une maison à Partenay et par les fermiers de La Jenanchère, de La Guillotière, des Grands-Bordes, de La Peschelerie et du fief de Saunay, qui tient au ruisseau découlant de l'étang de La Vfîgnaudère ditlePetit- Pallay, et d'autre à la vallée, le long de la grande rivière nommée le Grand-Pallay.
E 45. — 1 pièce, parchemia; 1 pièce, papier.
1531, 12 septembre. — Lettres royaux en forme de complainte obtenues par Henri Viault, contre messires Jean Bonnyon, Jean Roland et René de Marget, prêtre, qui voulaient le troubler dans la possession de la chapelle du Crucifix ; procèsverbal de signification desdites lettres dressé par Martin Regnaudet, sergent royal à Partenay.
E 46. — Cahier, papier.
1589-1553. — Papier censaire de la chapelle des Eschallars,
E 57. — 2 pièces, parchemin.
1597, 10 avril. — Présentation faite à Tévêque de Poitiers par Philippe Légier, éc, sgr de La Sauvagiëre, de Jacqnes Dumontier, clerc tonsuré, pour être chapelain de la chapeDe des Eschallars, lorsque Jacques Bonneau qui est pour lors pourvu de ce bénéfice en fera la résignation.
E 58. — Parchemin.
1638, 4 février. — Démission donnée par Louis Peign, avocat, de son office de chapelain de la chapelle du Grudfii, entre les mains de Louis Légier, chev. , sgr de La Sauvagtëre, patron de ladite chapelle ; il déclare « que son intention estant « de n'estre plus d* église, uns de se marier, il se démettait. »
E 59. — 1 pièce, parchemin; 2 pièces, papier.
1638. — Provisions de la chapelleniedu Crucifix, accordées par Henri-Louis Ghasteigner de La Rochepozay, évêque de Poitiers, à Louis Du Fouilloux, clerc, — 16 mai.
Prise de possession de ladite chapellenie par Antoine Bouchet, procureur de Louis Du Fouilloux, — 6 juillet.
B 60. — 2 pièces, parchemin ; 1 pièce, papier.
1639. — Certificat de confirmation et de tonsure cléricale, donnée par F évêque de Poitiers à Henri Légier, fils de Louis Légier et de Renée Poictevin, — 19 janvier.
Provisions de la chapelle des Eschallars accordées à Henri Légier sur la résignation de Louis Du Fouilloux, — 21 avril.
Prise de possession de ladite chapelle par Louis Légier au nom de son fils, en présence de J. Métais, curé de Saint-Laurent.
E 61. — 3 pièces, parchemin.
1679, — Présentations faites par Henri Légier, chev., sgr de La Sauvagère, de Jacques Boutet, éc, abbédeFontmorigoy,
et de Henri Coullon, clerc du diocèse de Poitiers, pour être
chapelain de la chapelle du Crucifix vacante par le décès de
Bouslay, curé de Nanteuil, — 1 janvier.
Sentence de la sénéchaussée de Poitiers qui confirme Louis
Collon dans sa possession de la chapellenie du Crucifix dont il a été pourvu sur la présentation d'Henri Légier, éc, sgr de La Barre, fils aîné de Louis Légier, éc, sgr de La Sauvagère, dont la succession est indivise, et déboute Pierre Pouzet, curé de Clavières, qui avait été pourvu du même bénéfice sur la présentation de René Légier, éc, sgr de La Cressonnière, fils aîné dudit feu Louis Légier, — 12 juillet.
E 62. — 2 pièces, papier.
1730, 19 août. — Procès-verbal de la prise de possession de la chapelle du Crucifix, par Jacques Jay, chanoine de Saint- Laurent de Partenay, comme procureur de Louis Légier de La Sauvagière, prêtre, pourvu dudit bénéfice sur la présentation de René-Louis Légier, chev. , sgr de La Barre-Sauvagère, après le décès du sieur Collon, abbé du Lac, doyen de. Saint- Marcel de Paris, dernier titulaire.
E 63. — 1 pièce, parchemin; 2 pièces, papier.
l'7A9. — Présentation faite au roi par suite de son droit de régale, lévêché de Poitiers étant vacant, par René-Louis Légier, marquis de Là Sauvagère, capitaine au régiment de Grammont-Cavalerie, de François Tastreau, chanoine de Menigoute, pour chapelain des chapellenies du Crucifix et de Saint-Mamert de Mirebeau, vacantes par le décès de Louis Légier, prêtre, — 6 février.
Provisions de François Tastreau, signées : Louis, et plus bas : Phelippeaux.
B 64. — 3 pièces, papier.
1760, avril. — Présentation faite à Martial-Louis de Beau-
poil de Saint-Aulaire , évêque de Poitiers, par Marguerilc- Louise-Elisabeth Légier de La Sauvagère , femme de Josepb- Charles-Jacques Darrot, chev., sgr de La Boutrochère, de Marie Darrol, clerc tonsm'é, pour chapelain de la chapelleoie du Crucifix vacante par le décès de François Tastreau; provisions et prise de possession de la chapelle.
E 65. — 5 pièces , papier.
1762. — Promotion faite par Mgr de Beaumont, archevêque de Paris, de René-Marie Dan-ot, fils de Joseph-Jacques Darrot et de Marguerite-Louise-Elisabeth Légier, à la première tonsure cléricale, — 4 avril.
Démission donnée par Marie Darrot, clerc tonsuré, des chapelles du Crucifix et de Saint-Mamert, entre les mains de Joseph- Charles-Jacques Darrot, et de celle de La Fournerie entre les mains de m' Duplessis de La Rochette.
Provisions de T évêque de Poitiers accordant à René-Marie Darrot, clerc, les chapelles résignées en sa faveur par Marie Darroti et prise de possession de celle du Crucifix par François- Henri de Lauzon, chanoine de Sainte-Croix de Partenay, comme procureur de René-Marie Darrot, — 4 et 10 mai.
E 66. — Papier.
1765, 11 avril. — Bail à ferme par Joseph-Charles-Jacques Darrot, éc. , sgr de La Boutrochère, agissant au nom de son fils, à Antoine Dorvault, s' de Martigny, chirurgien, et à Marguerite Rivault, sa femme, du revenu de la chapelle des Eschalards pour 7 ans, moyennant 300 livres par an.
E 67. — 2 pièces , papier.
1767. — Démission pure et simple par René-Marie Darrot de La Barre, de ses chapellenies du Crucifix, de Saint-Mamert et de N. D. de La Fournerie, — 27 septembre.
Présentation faite à Tévêque de Poitiers par Joseph-Charles- JsLcques Darrot et Marguerite -Louise -Elisabeth Légier, sa femme, de Jacques- Antoine Ricouart d'Hérouvilfe, prêtre, a^bbé de Saint-Serge, comme chapelain des chapelles des Escliallars et de Saint-Mamert, — 16 novembre.
CHAPELLENIE DES GAILLARDS, A VOUHÉ.
E 68. — 10 pièces, papier.
1716-1742. — Quittances données à Jacques-Claude Darrot, éc, sgr de La Boutrochère, d'une rente de 9 boisseaux de seigle, qu'il doit pour ses ténements de Chalanton et du Coussay à la stipendie des Gaillardg, desservie en l'église de Vouhé, et dont François-René Gaillard est chapelain.
CHAPELLENIE DE LA FOURNERIE, A AZAY.
E 69. — 2 pièces, papier.
1762, 16 novembre. — Prise de possession par Pierre Caillon, notaire à Saint-Maixent, au nom de Charles-Jacques Darrot, chev., sgr de La Barre-Pouvreau , agissant au nom de René-Marie Darrot, son fils, clerc tonsuré, demeurant à Paris au collège d'Harcourt, de la chapelle de N. D, de La Fournerie, desservie en l'église de Saint-Barthélémy d'Azay, vacante par la démission de Marie Darrot.
CHAPELLENIE DE LA PETITIÈRE.
E 70. — Papier.
1687, 14 août. — Permission accordée par le vice-géraDtde Tofficialité de La Rochelle, sur la requête de Jean ^ardr, fermier-général de la seigneurie de La Petitière, de rétablir dans la chapelle dudit lieu le service divin qui y avait été interdit par suite des réparations qu'il y avait à y faire et du manque d'ornements.
CHAPELLENIE DE SAINT-MAHERT, A MlfiEBEAL.
E 71. — Papier.
1482, 1$ juillet — Testament reçu par le curé de Saint- Jacques de La Boucherie à Paris, de m. Maurice Buignon, procureur au parlement, son paroissien; celui-ci choisit sa sépulture dans la fosse des pauvres du cimetière des Innocents; il lègue au curé de Saint-Jacques, 20 sous parisis; aux huit chapelains et aux deux clercs de la même église, h sous parisis chacun ; à la fabrique du même lieu, 20 écus d'or; il ordonne que le jour de sa mort il soit célébré un ser\ice solennel et trois messes hautes et solennelles; quil se dise en la même église 80 messes basses, dont àO le jour de sa mort, et &0 par m. Pierre Lutin, prêtre, ou par un autre par lui commis; il s'en remet pour le convoi et le luminsdre à ses exécuteurs testamentaires qui sont m. Pierre Charron, m. Charies de Villers et honorable dame la femme d'Hugues Aligret, greffier du parlement; il lègue à chacun d'eux 6 écus d'or, et en outre aux Célestins de Paris cent écus d'or que lui doit Etienne Bonnet, hôtelier; ceux-ci devront faire dire chaque semaine une messe en leur église à Fautel des onze mille martyrs par Pierre Aligret, un des religieux, ou par un autre après sa mort; enfin du reste
de ses biens meubles il fonde à Tâutel N. D. de Mirebeau une cliapelle dont le chapelain sera tenu de dire une messe basse de Notre-Dame, Tun des jours de la semaine, et pour premier titulaire il présente à Févêque de Poitiers son compagnon Pierre Charron sus-nommé; après la mort dudit Charron la présentation appartiendra pour toujours à m. Léon Tudert, son parent, à qui il donne tous ses immeubles ; il lègue encore à Jeanne, sa commère, femme de Pierre Aderni, quatre aunes de drap noir valant 12 livres et une couchette de bois qui est dans sa chambre, et il prie m" du parlement de vouloir bien conserver . Toriginal de son testament.
Copie coUationnée faite, le 20 avril 1606, à la requête d'Etienne Remon, éc, sgr d'Esperanches, sénéchal et juge ordinaire à Mirebeaiî, et d'Anne Buignon, sa femme, en P absence de m. Zacharie de Chenery, d'Anne David, sa femme, de Jeanne. Guérin et consorts.
E 72. — Papier, (copie. )
1A82-1&83, 19 mars. — Quittance donnée par h. h. et s. m. Léon Tudart, licencié en lois, à h. f. Isabeau de Vienne, femme d'h. h. et s. m. Hugues Aligret, greffier criminel de la cour de parlement, exécutrice testamentaire de feu Maurice Buignon, clerc du greffe criminel, des sommes suivantes que ledit Tudart promet employer à la fondation d'une chapelle en T église N.-D. de Mirebeau, à savoir : 99 livres en monnaie courante, 55 écus d'or à la couronne, 8 écus d'or au soleil , 2 vieux écus, 10 saluts, 2 royaux, un lion, une pièce d'or où il y a un lion valant 24 sous, une cédule par laquelle Etienne Bonnet , huissier en parlement, reconnaît devoir 100 écus d'or et une autre cédule par laquelle ledit Tudart est tenu delôécusd'or, delAunzaines, d'un florin de 26 sous, d'un écu d'or et de 12 sous.
E 73. — 4 pièces, papier, (copie.)
1486. — Constitution faite par Léon Tudert, de biens et de
revenus à la chapelle fondée d'une messe en secret chaque semaine et de TofTice de Notre-Dame au grand autel de l'église de Myrebeau, pour se libérer de la somme de 150 écus d'or que feu Maurice Buignon lui a laissée à cet effet, à savoir : la vigne appelée le Mondevy, contenant journaux de 60 hommes, tenue de l'aumônerie de Mirebeau à un sextier de froment ; à septerées de terre à Champ-Blanc ; «5 septerées de terre aux champs Fougeroux ; et des rentes de 7 sextiers 49 boisseaux et une mine de froment, de 18 sextiers de baillarge, d'une poule et de 30 sous en argent, assises sur une treille située près de la porte de Vezelay, tenant aux douves de la ville de Myrebeau, à la treille de m"* la présidente, et au chemin de cette porte au moulin de La Barre ; sur l'hôtel de La Tannyère, près Cuon ; sur la maison de Lavaussimon ; sur les deux moulins de La Barre,* assis au bourg de Vézelay ; sur des maisons, paroisses de Saint-Pierre et de Saint-André de Mirebeau, etc., — 8 novembre.
Commission des vicaires-généraux de Poitiers qui acceptent cet acte, — 12 novembre.
Accusé de réception de cette commission, par Mathieu Bourdeau, prieur de Saint-André de Mirebeau, et par Laurent Du Plantis, greffier de la cour de l'archiprêtré, — 21 novembre.
E 74. — 2 pièces, papier, (copies.)
1491, 10 octobre-8 novembre. — Lettres des vicaires-généraux de Poitiers, spiritualisant la chapellenie fondée par Maurice Buignon, et commission des mêmes à Jean Beauchamp, prêtre, pour faire une enquête sur ladite chapellenie.
E 75. — Papier, (copie.)
1492, 2 août. — Attestation donnée par Denis Guérinet , sous-doyen de Poitiers, chevecîer et archiprêtre de Mirebeau, et par Laurent Du Plantis, notaire de l'officialité, à la requête de Jacques Tudert, chantre et chanoine de N.-D. de Mirebeau,
^procureur de Léon Tudert, (ju'ils ont interrogé des témoins qui on t déclaré que les sommes de deniers baillées par ledit Tudert 'pour Taugmentaiion de la chapellenie sont bonnes et solvables.
E 76. — Papier, (copie.)
1496-1497, 24 janvier. — Testament de Léon Tudert, par lequel il ordonne que son corps soit enseveli en l'église des frères mineurs de Mirebeau, auprès de la sépulture de son père ; il lègue aux filles de Le Mercier 20 écus d'or (aureos) , parce qu'elles sont pauvres et de son sang ; au curé de la collégiale de Mirebeau et à chaque chanoine, 10 sous; à m. Pierre Fortaud, chanoine dudit lieu, sa robe fourrée de martre {ferrature de marlrié); à chacun de ses serviteurs, 10 francs; à Denis Tramblay, 10 francs; à un bonhomme demeurant près de Saint- André, un écu d'or; à Philippe Doussin, 100 sous; à la chapelle de Saint-Mamert, dont il est patron, la pièce de terre de La Beaube ; il institue ses exécuteurs testamentaires Catherine de Chandenier, sa mère, Catherine Louet, sa femme, Jacques et Joachira Tudert, ses frères ; il fait en outre savoir qu'à Paris il a 800 écus d'or, 200 pièces de bon poids, et de 50 à 60 marcs d'argent, et enfin qu'il ne doit rien.
E 77. — Papier, (copie.)
1504, 3 juin. — Sentence de Jean Boilesve , bachelier en lois , sénéchal de Saint- André de Mirebeau, au sujet des biens donnés par Léon Tudert- à la chapelle qu'il a fondée.
E 78. — Parcheinin.
1534, 19 mai. — Commission du sénéchal de Mirebeau, aux fins d'assigner mss. Thomas Pestrault, prêtre-chapelain de Saint-Mamert, pour payer les droits des biens dépendant de ladite chapelle : ledit Portault disait que par le passé, le 3 août 1512, il avait été «indemnisé» par î^^ dame Jeanne de
France, lors possédant la baronnie de Mirebeau, à la charge de dire une messe chaque année, et de payer ô sous de rente à ladite baronnie, qu'il avait dit les messes et offrait de payer le devoir dû ; ce à quoi répondait le procureur de la cour disant que ladite de France et ses héritiers ont été évincés de la baronnie, que le contrat d'acquêt qu elle en avait fait de Michelie de Chauvygné, ayant le bail de mss. Gabriel de Culant, a été déclaré nul par la cour, et que le sgr est actuellement François da Blanchefort, chev., comme ayant droit d\idit de Culan, que par suite ladite de France n'a pu, pendant le temps qu elle Ta eu, aliéner le domaine de la baronnie, ni affranchir ceux de la chapellenie.
E 79. — Papier, (copie).
1539, 13 octobre. -^ Bail à ferme consenti par Thomas Pétrault, chapelain, d'une terre de 5 septerées, moyennant le tiers des blés battus et nettoyés, et 2 septiers de froment pour la paille et la balle; d'une pièce de vigne de journée de 6 hommes, sise au clos Ss^int-Pierre près Liniers, moyennant un hussard de vin à mener à une lieue, et 1 2 deniers de cens à payer au sgr de Cherves ; enfin les fermiers s'engagent à nourrir le cheval et les autres montures du bailleur lorsqu'il viendra en ville quérir les blés.
E 80. — Papier, (copie).
1540, 2 octobre. — Baillette perpétuelle par laquelle Catherine Louet, veuve de Léon Tudert, lieutenant en Poitou, au nom de Radegonde Tudert, sa fille, veuve de Nicoles Claveurier, et Thomas Pétrault, chapelain, arrentent perpétuellement à Jean Bertrand, à François et Paul Martinaulx, meuniers, on moulin à vent sis dans une pièce de terre de 2 boisselées, et 6 boisselées dans la pièce de terre de La Voyaube, sur lesqudles ils devront reconstruire ledit moulin dans l'espace de
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Irois ans, et ce moyennant la rente annuelle et perpétuelle de 36 boisseaux de blé, moitié froment, moitié baillarge, mesure de Mirebeau, qu ils devront conduire en la maison dudit chapelain, sise audit lieu de Mirebeau.
E 81. — 2 pièces, papier, (copie).
1549. — Provisions délivrées par Barthélémy Bodin, vicaire-général du cardinal de Givry, évêque de Poitiers, à Jacques Clervaulx, clerc, sur la présentation faite à la suite du décès de Thomas Pétrault, prêtre, chapelain de Saint-Mamert, par Pierre de La Chappellerye, éc. , sgr de Rouilhé, comme tuteur de Renée, de Marie et de Jeanne Claveurier, filles de feu n. h. Jean Claveurier, sgr de La Barre, patronnes de ladite chapelle, — 26 juin.
Prise de possession de la chapellenie, par Antoine Morin, prêtre, procureur de Jacques de Clervaux, — 30 juin.
Intimation faite à Pierre de La Chappellerye, par Claude Vernou, éc, élu en Poitou et par d^'* Nicoles Claveurier, sa femme, fille de feue Radegonde Tudert, d'avofr à procéder de concert avet Claude Claveurier, en qualité de co-patrons de la cbapelte' de Saint-Mamert, à la présentation d'un chapelain au lieu de Thomaâ Pétrault, décédé, — 10 septeiabre.
E 82. — Papier.
1610, 12 mai. — Procès-verbal dressé par Ragonneau, notaire à Mirebeau, portant que ledit jour Claude de Thudert, éc, sgr de La Chapelle, s est transporté en T église de Notre- Dame où le fossoyeur était en train de creuser une fosse, près du chœur, en entrant à main droite dans Téglise, et que ledit Thudert s'y est opposé, soutens^nt que là était la sépulture de la famille Thudert, et malgré la protestation de Jean Hermier, prêtre, chevecier de ladite église, il a fait combler la fosse par un de ses domestiques.
B 83. — Parchemin.
1641, Il janvier. — Provisions délivrées par Henri-Lauls Chasteigner de La Rochepozay, évëque de Poitiers, i Heori Légier de La Sauvagiëre, clerc, de la chapeHenie de SaÎDt- Mamert, vacante par le décès de Louis Da Fouilloux, et sur li présentation de Louis Légier, éc. , sgr de La Sauvagère.
E 84. — 3 pièces, papier.
1708, 18 décembre. — Provisions délivrées par Jean- Claude de La Poype de Vertrieu, évèque de Poitiers, à Louis Légier, éc. , clerc tonsuré, de la chapellenie de Saint-Mamert, vacante par le décès de Pierre Pouzet, prêtre, et sur la présentation de Pierre-Louis Légier, chev. , sgr de La Sauvagiëre, de La Barre-Pou vreau, etc.
1704, 12 janvier. . — Prise de possession de la chapellenie par Louis Légier ; l'autel de Saint-Mamert est dans la nef de l'église Notre-Dame, sur la main droite.
E 85. — 2 pièces, papier.
1749. — Consultation de Tranchant, avocat à Poitiers, sur le refus qu'avaient fait les chanoines de Mirebeau de laisser François Tastreau, chanoine de Menigoute, prendre possession de la chapelle de Saint-Mamert, — 6 mai.
Prise de possession de la chapellenie par Jean Boucault, prêtre, prieur-curé de Massogne, procureur de François Tastreau.
E 86. — 3 pièces, papier.
1700. — Provisions délivrées par Louis de Beaupoil de Saint- Aulaire, évêque de Poitiers, à Marie Darrot, clerc tonsuré, delà chapellenie de Saint-Mamert, vacante par le décès de François Tastreau, curé de Menigoute, et sur la présentation de Margue-
rite-Louise-Elisabeth Légier de La Sauvegère, femme de Joseph-Charles-Jacques Darrot, chev., sgrdeLa Boutrochère, — 21 avril.
Prise de possession de la chapellenie, — 2 mai.
E 87. — Papier.
1762, 11 mai. — Prise de possession de la chapelle de Saint- Mamert, par Charles Amyet, prêtre, curé-chanoine de N.-D. de Mirebeau, procureur de René-Marie Darrot, clerc tonsuré, pourvu de ce l)énéfice par la démission de Marie Darrot.