L. 036. — Mss de Pei/i-esr. Bibliot. de Carpeatra
159 1213—14 octobre.
Giraud-Adhemar, seigneur deMontélimar, vicomte de Marseille, et la vicomtesse Mabile, promettent à Riymond de Baux de donner leur fille Eadiarde en mariage à son fils Bertrand, lorsqu'elle sera nubile, et lai donneront en dot les châteaux de Gardanne, lioquevaire, Gemenos et le Plan d'Aups.
Mabile donnera en outre la moitié de ce que sa mère Laure lui a laissé à Saint-Julien, Artiguss, Vinon, Ginasservis, Manosque, Cereste, Rians, Pourcieux, Pourrières et Rousset.
Raymond de Baux donnera à son fils le château de Meyrargues
— Acte à Montélimar.
L. B. 3J8. — B.-du-R. — Congr. arc/tcol d'Arles, 1876, p. iU3. — D' Barthélémy.
ICO 1214 — 8 janvier.
Frédéric II, roi des Romains et de Sicile, renouvelle à Guillaume de Baux I", prince d'Orange, à Hugues son frère et à Raymond leur
neveu, le privilège donné par Conrad III et confirmé par son aïeul Frédéric I", de porter librement leurs enseignes depuis les Alpes jusques au Rhône, et depuis l'Isère jusques à la mer, avec faculté de battre monnaie où ils voudront par toute la Provence. Il leur cède en fief les terres possédées par feu Guillaume d'Orange, parce qu'il n'était point venu en recevoir l'iiivesture des mains de l'Empereur lorsqu'il était à Arles.
Mss du U' M. Millet, d'Orange.
161 1214 — avril.
Le Bailli de Saint-Gilles donne à acapte par l'ordre d'Hugues de Baux, à Pierre Marquis de Saint-Gilles, et à ses frères, la terre qui est dans la corrége de Trinquetaille, au quartier de Rousty, et déclare avoir reçu 50 sous de nouveaux raymondiiis. — Acte à Trinquetaille.
Reg. B. 10G9, f^ 231. — B.-du-R.
162 1214 — mai.
Sentence arbitrale prononcée par Guillaume de Baux à propos des différents survenus entre Dragonet de Montauban et Raymond de Mévouillon pour la moitié des seigneuries des châteaux de Valréas, Montbrison, Grillon, Roussieu et Cayrane ; à la suite de laquelle il est déclaré que les seigneurs de Montauban devront céder à Raymond de Mévouillon ce qu'ils possèdent dans le château de Saint-Marcelin et son territoire.
Invent, des arch. des Dai'plnn.<, art. 1126-7, p. 250. M. l'abbé Chevalier.
163 1214 — 20 juin.
Sentence arbitrale prononcée par Michel, archevêque d'Arles, et Bertrand, doyen de cette église, juges délégués du Pape pour régler les différents survenus entre Hermeline de Baux, abbesse du couvent de Saint-Sauveur de Marseille, et AncelmsFer, à propos de la seigneurie sur diverses maisons, réclamie par l'abbesse et par Ancelme, qui en touchait un cens annuel. Les arbitres déclarent qu'Ancelme tiendra les maisons en litige sous la seigneurie du couvent ; qu'il en payera le cens annuel de trois sous et demi de royaux coronats ; qu'en cas de vente, chacune des parties recevra la moitié du trézain, Ancelme payera le cens d'un sterling d'argent.
percevra le droit de lods des acheteurs et vendeurs, Ilermeline en confirmera l'aliénalion. — Ancelme, à cause de l'attribution à lui donnée de la seigneurie, payera au couvent cinquante sous de royaux coronats pour droit d'acapte. — Acte dans le couvent de Saint-Sauveur.
cit. nrig. de Saint-Sauveur de Marseille, n° 10. — B.-du-R.
164 1214 — 13 août.
Ilunon Sanclie promet à Hugues de Baux de l'aire consentir le comte Sanche, son père, et son neveu Raymond-Bérenger, à la ratiffication de la convention qu'ils font à propos de la guerre d'Arles. Sanche pr met d'aider Hugues et Raymond de Baux, de leur fournir trente chevaliers, ou arbalétriers, pendant toute la durée de la guerre, et d'exhorter ses vassaux à lui venir en aide. Les seigneurs de Baux s'engagent à leur tour à se conduire loyalement, et à ne faire aucune Irève sans le consentement de Sanche. La guerre finie, le partage du butin sera fait entre les parties contractantes, et les chevaliers, ou soldats, qui auront fait la guerre, après avoir prélevé raille marcs d'argent pour les dépenses déjà faites.
Ch. ori(j. acec sceaux. — L. B. 30S. — B.-du-R.
165 1-214 — 21 octobre.
Hugues de Baux, \icomte de Marseille, et sa femme Barrale, confirment la donation faite à l'église de la Major de cette ville par Pierre Bermond, son ancien prévôt, et accordent aux chanoines la faculté de pouvoir acquérir toutes sortes de propriétés dans l'évêché de Marseille, sans demander leur consentement. — Acte au château des Baux.
Lie. jxune de la Major, t 5. — Lie. vert de l'Ecêché, f" 28 v^ — B.~du-R.
166 1214 — 13 décembre.
Raymond de Baux et Alasacie son épouse, vicomte et vicomtesse de Marseille, confirment à Hugues Biroard, prévôt de la Major de cette ville, la donation faite à cette église, par Pierre Bermond, son ancien prévôt, et lui accordent le privilège de pouvoir acquérir, au nom du chapitre, toutes sortes de propriétés dans l'étendue de l'évêché de Marseille, sans demander l'autorisation à eux et à leurs successeurs. — Acte à Meyrargues.
Liv. jaune de la Major, f» 5 v^ — B.-du-R.
167 1215 — 8 janvier.
Privilège de Frédéric II, roi des Romains el de Sicile, concédant
le royaume de Vienne et d'Arles à Guillaume de Baux I, prince
d'Orange, à cause des nombreux et grands services rendus à sa
famille, et de ceux que lui ou ses successeurs pourront lui rendre
à l'avenir, avec promesse de le faire couronner ; ordonnant à tous
les habitants de ce royaume, clercs ou laïques, nobles ou roturiers, ,
de lui obéir et prêter le serment de fidélité. — Donné à Metz. J^
Reg. B. 17G, f" 6 v°. — B.-du-R. — publiée par M. Blancard dans la | Revue (li's Sor-ictcs savantes , 1875. |
168 1215— février, j
Donation par Hugues de Baux à la maison de Saint-Jean-de- .îérusalem de la faculté pour tous les frères et leurs messagers, voyageant à pied ou à cheval, portant ou non, des objets de la susdite maison dans les ports de Saint-Gilles, du petit Rhône et de Trinquetaille , de ne payer aucun droit de péage. — Acte dans le château de Trinquetaille.
Ordre de Malle. — Pricilcyes. — B.-du-K.
Lettre du pape Iimouent III, à P. légat du Saint-Siège, pour lui annoncer que Raymond , comte de Toulouse, lui ayant demandé pardon de ses crimes, il doit se faire remettre toutes les terres possédées par le Comte en Provence, et les donner en garde à Guillaume de Baux, qui profitera de leurs revenus jusqu'à ce qu'il en ait décidé autrement. — Donné à Latran.
Lai/ettes ilu îrcsov iJes Chartes, page 41U, 1. 1'-''.
170 1215—15 avril.
Hugues de Baux et Barrale son épouse vendent à perpétuité à Hugues Béroard, prévôt de la Major de Marseille, tous les droits qu'ils ont sur le château Babon, pour le prix de cinq mille sous de royaux coronats qu'ils déclarent avoir reçus. — Acte à Trinquetaille.
Lie. jaune de la Major, i" 11. — B.-du-R.
171 1015 — 15 avril.
Hugues de Baux et Barrale, son épouse, approuvent et confirment, à l'évéque de Marseille et au prévôt de la Major, l'accord fait
autrefois entre l'évéque Pierre et les vicomtes de Marseille, Hugues-Geoffroy , grand-père de Barrale, Bertrand son frère et Hugues-Geoffroy le Sarde, leur neveu, lils de Geoffroy de Marseille, par Tinte rniédiaire de rarchevèque d'Arles et de l'évéque de Carpentras, et jurent d'en observer le contenu. — Acte à Trinquetaille.
Llo. jaune de la Major, t [[ v\ — B.-du-R. — Ch. 1118. Cart. de Saint-ytctor.
172 1215 — mai.
Contirmatlon par Hugues de Baux, à Pierre de Dieu, précepteur de la maison de Saint-Gilles, à la suite de discussions entre les parties, de tout ce que l'ordre du Temple possède depuis le mas de Gachou jusques au château d'Albaron, et spécialement le marais qui est entre les lieux susdits ; suivie de la renonciation à tous droits qu'il pourrait prétendre, et de l'approbation de Barrale, son épouse. — Acte à Trinquetaille.
Oidre de Malte. — Salliers, ch. 38. — B.-du-R.
173 l'2i5 — mai.
Guillaume de Baux 1, prince d'Orange, cède en fief noble le lieu d'Esclans et son territoire à Dragonet et Raymond de Montauban, père et tils, qui le possédaient en franc-alleu, et reçoit d'eux l'hommage et serment de fidélité. — Acte à
ch. du Carton 3159. — Isère.
174 12] ô — 15 août.
Guillaume de Baux 1, prince d'Orange, affranchit la Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon du droit de péage pour tous les objets nécessaires au couvent, traversant ses domaines par terre ou par eau.
Reg, 78, p. 207. — Mss de Peyresc, Bibliotli. de Carpentras.
175 1215 — 16 mai.
Sentence de l'archevêque d'Aix et de l'évéque d'Avignon, arbitres de l'abbé de Montmajour et de Raymond de Baux II, seigneur de Berre et d'Istres. 1/abbé payera annuellement, à cause de la haute seigneurie que possède Raymond de Baux dans le château de Mirarnas, la somme de 200 sous qu'il pourra lever sur les hommes du lieu. Raymond de Baux donnera 200 autres sous au monastère pour
le repos de son âme, de ses parents et successeurs. L'abbé promet de ne point faire la guerre à Raymond, lequel jure à son tour de détendre les possessions de Tabbaye.
Reg. B. 176, t" 41 \\ — B.-du-H.
176 1215 — 20 mai.
Traité de paix entre Roncelin, vicomte de Marseille, Hugues de Baux, assisté de Barrale sa femme, et Mabile, femme de Giraud- Adhemar, dont les conditions fixées par Reynier, évèque de Marseille, et huit seigneurs provençaux, sont jurées par les parties. Elles déclarent accepter la sentence arbitrale attribuant à chacun, à l'exception du Tolonée, le tiers des possessions vicomtales de Marseille et de son territoire ; suivie de la promesse faite par les parties de se défendre mutuellement en temps de paix, ou de guerre, et de n'aliéner aucune portion de leur domaine pendant dix ans au comte de Provence, ni à toute autre personne. — Acte à Marseille dans la maison du Temple.
Ch. iOi. — Saint-Victor. — B.-du-R.
177 1215 — 14 août.
Hugues de Baux, fds de feu Tiburge d'Orange, rappelle l'investiture féodale accordée en 1193 à Bertrand de Milhau, commandeur de l'ordre de Saint-Jean, des terres achetées des héritiers de Pierre de Bouvière dans la corrége de Triiiquetaille, avec promesse de défendre l'hôpital contre tous ses ennemis en temps de paix, ou de guerre. Il s'engage moyennant le payement d'une somme de 500 sous de raymondins à laisser paitre librement et sans redevance les troupeaux de l'ordre dans ses domaines. — Acte à Saint-Gilles.
Copie du l?'"^ siècle, communiquée par M. Robolly, ancien archiviste d'Arles.
178 1215 — 26 septembre.
Sentence arbitrale attribuant à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, comme donataire, les biens dans Orange et son territoire qui furent de Tiburge, veuve de Raimbaud Guiran et de Raimbaud, son petit-fils, suivant le partage fait au mois de mars 1203, malgré les prétentions de Guillaume de Baux I, qui en percevait les revenus depuis longtemps ; à l'exception toutefois des propriétés appartenant à Tiburge, épouse de Lambert de Monteil. Après l'appro-
bation de cette sentence par Guillaume, et la promesse de la faire ratifier à son frère Hugues et à Raymond, leur neveu ; le prieur de Saint-Gilles, Marlin d'Andos, cède au prince tous les revenus contestés, et renonce à la faculté de faire des acquisitions, dans la ville seulement, sans l'autorisation du prince qui l'avait accordée à son ordre. Les parties s'engagent mutuellement à n'aliéner aucune parcelle de leurs possessions dans la ville et son territoire à quelque personne que ce soit, si ce n'est à l'hôpital de Saint-Jean, à Guillaume de Baux, ou à ses héritiers. — Guillaume de Baux, fils de Guillaume I,, d'Orange, ratifie la convention. — Acte dans l'église Sainte-Marie d'Orange, en présance de la plupart des prieurs et commandeurs de l'ordre de Saint-Jean. L. B. 309. — B.-du-R.
179 1216 — 7 février.
Achat par Hugues de Baux à la mère du chevalier Caulier, pour le prix de six livres et dix sous de nouveaux raymondins, du droit perçu par son mari sur le sel et sur certaine quantité de poissons péchés dans l'étang de Valcarès. — Acte à Trînquetaille.
Reg. B. IUjO. f' 234. - B.-du-R.
180 1-216 — septembre.
Frédéric II, roi des Romains et de Sicile, confirme à la demande de frère Aymeric, précepteur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, les donations faites au dit hôpital de Saint-Jean par Tiburge d'Orange, fille de feu Guillaume, épouse de Raymbaud Guiran, par Raymond d'Orange, fils de Guillaums et de Chauze, et notamment, de ce que Guillaume d'Orange, i)ère de Tiburge et grand-père de Raimbaud, possédait dans la dite ville. Il leur accorde de plus les châteaux de Barret, Serignan, Camaret et Martignan avec leurs dépendances ; il confirme également l'accord survenu entre l'ordre de Saint-Jean et Guillaume de Baux I, à propos des différents occasionnés entre eux par la donation de la moitié d'Orange et de ses dépendances, faite au dit hôpital par Tiburge et Raymond d'Orange.
Orange. — Reg. 78. ~ Mss de Peyresc, Bibliot. de Carpentras.
181 1216— 11 septembre.
Le doyen de rarchevèché d'Arles, avec le consentement du chapitre et de beaucoup de fidèles, donne, par évidente nécessité et
pour le bien de son église, à Hugues de Baux, vassal de l'archevêque, le château de Mornas pour eu avoir la garde, ainsi que la perception du péage de Piolenc et tout ce qui dépend du dit château, â la condition de le défendre de tout son pouvoir, et de rendre le tout à la première réquisition de larchevêque. Hugues donne, en garantie de Tobservation de la convention, les châteaux de Tj'inquataille, Villeneuve, Méjanes et le irs dépendances. Barraie ratifie l'engagement de son mari. — Acte à Trinquetaille.
Lie. vert d'Arles, f" 357. — B.-du-R.
182 1-216 — 8 octobre.
ApprobTtion par Raymond de Baux II, vicomte de Marseille, de réchange fait par Astor^iie, abbé de Franquevanx, du coussou des Siules don lé à son monastère par ses ai^uls Bertrand de Baux I, seigneur d'Orange, et Tiburge son épouse ; échange déjà approuvé par Étiennette de Baux, sa mère, dans le château distres, avec promesse de ne jamais exiger aucun droit de passage et de pâturage sur ce coussou. — Acte dans la maison d Etienne Parpesse. C/i. de Saint-Césaire. — Notre-Dame, n" 2. — B.-du-R.
Raymond de Baux, vicomte de Marssille, accorde, pour la rémission de ses péchés et ceu>L de ses parents, à B., abbé du monastère de Senanque, exemption de péage et tous autres droits sur ses terres, avec faculté d'entrer et sortir de ses domaines sans être soumis à aucune charge. — Acte à Meyi-argues, en présence de B., archevêque d'Aix.
Cart. de l'abba'je de Scnanque, ch. 232. — Vaucluse.
184 1217 — 4 mars.
Raymond de Baux II, vicomte de Marseille, voulant terminer les différents survenus entre les habitants distres, Fos, et ceux de Berre, à propos des prétentions qu'avaient les premiers d'empêcher les habitants de Berre de pêcher avec certains filets dans l'étang du Martigues, déclare à Raymond Geoffioy, mandataire des hommes distres et Fos, que les habitants de Berre auront droit de pêcher dans l'étang sous certaines restrictions exprimées, et seulement sur divers peints. Raymond Geollroy accepte cette déclaration; et les parties promettent de la faii'e observer, sous