L. 114. — Arch. de la Major. — B.-du-R
1475 . 1369 — 24 septembre.
Transaction entre Raymond de Baux V, prince d'Orange, et son frère Bertrand, seigneur de Gigondas, à propos de la succession de Guy de Baux leur frère , suivie de la sentence arbitrale de . Raymond d'Agout, sénéchal de Provence ; lequel déclare que lai moitié de Jonquières, qui fut du dit Guy, appartiendra par égale I part à Raymond et à Bertrand; que ce dernier aura le quart de i tous les autres biens, et le prince d'Orange les trois quarts, tant! pour lui que pour son frère Guillaume de Baux et Tiburge sa sœur, qui approuvent cette transaction.
xMss. du D' M. Millet.
1476 1369 — 3 octobre.
Reconnaissance de noble Bertrande de Caritat, veuve de Pierre Hugues, à Raymond de Baux V, prince d'Orange, pour un dixième de la juridiction de Causans, par suite du partage fait entre elle et sa sœur Decane de la cinquième partie de ce château à elles obvenue à la mort de Sibylle, fille de Guillaume Bonvallet d'Orange, veuve de Pierre de Caritat. — Acte à Orange, en pi'ésence du chevalier Olivier de Caritat et de Jean Fillet. Rcg. de Nicolas Bellaudi n' d'Orange. — Vancluse.
1477 l-'^*'»'^ — '' octobre.
Procuration donnée par Ilayniûnd de Baux II, comte d'Avellin, à Georges de Montnial, seigneur de Cadarache, el à Guillaume Fabri d'Aix, à Teffet de nommer pour leur procureur un citoyen de Marseille, qui sera cliargé d'étudier le difïérend existant entre le Comte et cette ville , et de s'entendre ensuite avec Raymond d'Agout, ami commun des parties. — Acte à Aix, en présence du sénéchal Raymond d'Agout et de Guillaume de Baux, seigneur de Marignane.
Clî. Série A, A. — Arch. munie, de Mars.
1478 13G9 — 4 novembre.
Lettre du pape Urbain V ordonnant au cardinal Philippe de Cabassole de faire bonne garde dans le château de Courtlieson, de n'en permettre l'entrée à aucun des partisans de Raymond de Baux V, prince d'Orange, de ses frères, ou de Catherine, dame de ce lieu, avec injonction d'en chasser les amis des deux parties, s'il s'en trouvait. — Donné à Rome.
Reg. B. 7, i" 53. — Vautiase.
1479 1369 — 5 décembre.
Bulle du pape Urbain V, signifiant au cardinal Philippe, qu'après avoir entendu les plaintes portées devant lui et son collège par le procureur de Raymond de Baux, comte de Soletto, camerlingue du Royaume de Sicile, et de Catherine de Baux, dame de Courtheson, il a été décidé d'engager Raymond de Baux V, prince d'Orange, à faire la paix d'aujourd'hui en quinze jours avec Catherine. Ce terme étant passé, le Cardinal devra faire exécuter les ordres du Pape et du Sacré collège, que Raymond ait rendu, ou non, le château de Courtheson. — Donné à Rome. Reg. B. 7, f" Wô. — Vaucluse.
1480 1309 — 13 décembre.
Bulle du pape Urbain V ordonant, sur la demande de Catherine
de Baux, dame de Courtheson, à Raymond de Baux V, prince
d'Orange, et à son frère Bertrand, de rendre à Catherine le château
de Courtheson qui lui a été injustement ravi. — Donné à Rome.
Reg. B. 7, f» [2 v. — Vaurhise.
1481 13G9 — 22 décembrej
Guillaume de Baux, seigneur de la vallée de Marignane, commissaire député par l'Assemblée des Trois-Etats de 1369, donne quittance générale à la communauté de Saint-Rémy, moyenliant le payement de la somme de 100 florins d'or.
Reg. 1" C. G. 1 F. — Gh 1. — Arch. -niunic. de Saint-Rémy.
1482 1369 — fm décembre.
Acte d'accord et de réconciliation, par l'entremise du Cardinal de Genève, entre Raymond de Baux, comte de Soletto, grand camerlingue de Sicile, Catherine de Baux, dame de Gourtheson, et Raymond de Baux V, prince d'Orange, à la suite du traité de paix fait par les cardinaux de Beaufort et de Saint-Martial , avec l'autorisation du pape Urbain, dans lequel il est dit que Gourtheson appartiendra au prince d'Orange, si Catherine de Baux meurt sans enfants légitimes. — M' Gabriel Nogardelli, n".
lavent, de la Principauté d'Orange, — Vaucluse. j
Acte de partage entre Raymond de Baux II, seigneur des Baux, comte d'Avellin, et son frère François de Baux, seigneur d'Aubagne.
R9g. Invent. B. 1-200, — B.-du-R.
1484 1370 — 1" mai.
Lettre de pardon de la reine Jeanne, accordée à Bertrand de Baux d'Orange, seigneur de .lonquières, à la sollicitation de Ray-i mond de Baux, comte de Soletto, grand camerlingue de Sicile, | à cause de sa jeunesse, et malgré son alliance avec les ennemis de la Reine et sa participation aux divers délits, crimes et vols commis par les rebelles. — Donné à Naples.
Reg. 13. 5, f" 56. — B.-dii-R.
Raymond Aymeric, bailli du château d'Eguilles pour Raymond de Baux II, comte d'Avellin, reçoit de noble Bérenger Robert, seigneur de Matignon, juge général du comte- d'Avellin, une lettre qui lui ordonne de mettre l'église de Saint-Sauveur d'Aix en possession
des biens et héritage de Bertrand Gantelme ; tout en réservant les droits qui pourraient appartenir au Comte, comme seigneur d'Eguilles. — Acte à Eguilles.
Ch. des ai'ch. de Saint-Saiivc^ir d'Ai.r. — B.-dii-R,
148G 1370 — 11 juin.
Sentence arbitrale réglant les différents survenus entre Raymond de Baux II, comte d'Avellin, seigneur des Baux, et la com- Imune de Marseille, à propos des impositions faites par le Comte sur les Marseillais, possesseurs de terres sur ses domaines, pour la reconstruction des fortifications , murs et fossés d'Aubagne et autreschâteauxsoumis àsajuridiction. — Les arbitres déclarent que les Marseillais possédant biens à Aubagne, ne payeront aucune imposition pour les causes sus-énoncées, et continueront à jouir de leurs anciennes franchises, suivant la transaction passée en 1256 entre Barrai de Baux et la commune de Marseille. — Acte à Marseille.
Série GC. n" iô. — Arrh. munie, de Mar?.
1487 1370 — 17 juin.
Compromis entre Raymond de Baux V, prince d'Orange, héritier de sa tante Etiennette d'Orange, veuve d'Hugues-Adhemar, seigneur de Monteil et de la Garde, et de sa cousine Eléonore de I Monteil, veuve de Jean de Montluel d'une part, et IIugues-Adhe- ' mar, seigneur de la Garde et Monteil, héritier de Gaucher-Adhe- 'mar frère d'Eléonore. — Hugues-Adhemar s'oblige à payer la somme de 5,500 florins d'or au prince d'Orange pour ses droits sur les biens délaissés par sa tante et sa cousine.
Lettre de Guillaume de Baux, chevalier, seigneur de Marignane, lieutenant du sénéchal Raymond d'Agout, ordonnant aux trésoriers et autres ofïïciers de la Cour, à la suite des lettrespatentes delà Reine, datées de Naples le 16 janvier 1370, d'accor- I der franchise de la taille et de toutes autres impositions au juif jBendich Ahyn, médecin d'Arles, et à ses héritiers, à cause des services que la reine Jeanne a reçus de lui. — Acte à Aix.
Reg-. B. 5, f' 38 v». — B.-du-R.
1480 1370 — 9 septembre.
Lettre de la reine Jeanne pardonnant à Raymond de Baux V, prince d'Orange, à la snite de ses supplications, tous les dégâts, invasions de châteaux, et homicides commis par lui et ses frères, tant à raison de la prise du château de Courtheson, que pour tout dommage causé en quelque lieu et quelque jour que ce soit, suivie de l'annulation de toutes les peines et condamnations qu'elle' aurait pu ordonner. — Donné à Nocera.
i\eg. B. 5, f' Gl. — B.-du-R.
1490 1370 — 10 septembre.;
Lettre de la reine Jeanne confirmant à Jeanne de Genève, prin-] cesse d'Orange, certaine somme d'argent que son mari Raymond] de Baux V, prince d'Orange, lui avait assnré pendant sa vie sur le péage du Rhône, du consentement exprès de ses frères Guillaume et Bertrand de Baux. — Acte à Nocera.
Reg B. 5, P G3. — B.-du-R. |
1491 1370 — 11 septembre.
Lettre de la reine Jeanne à son sénéchal de Provence et de Forcalquier, pour le prévenir qu'elle cède à la sollicitation nou- 1 velle et pressante de Raymond de Baux V, prince d'Orange, dont elle redonnait les mérites, et à l'offre faite par lui de présenter sept membres de sa famille, ou de ses amis, choisis parmi les plus capables, pour occuper les charges de viguier à Marseille, Aix, Arles, Nice, Draguignan, Ilyères et au bailliage de Sisteron. Elle ordonne au sénéchal de nommer à ces emplois les personnes qui lui seront présentées, de préférence à toutes autres qu'elle pourrait avoir désignées, à l'exception du chevalier Guillaume de] Baux, frère du prince, qu'elle nomme viguier de Marseille pour un! an, en remplacement de celui qu'elle avait déjà choisi. — Donné à Nocera.
Copie du 18' siècle. —Carton de l'intendance n» .'iTO. — B.-du-R.
1492 1370 — 13 septembre.
La reine Jeanne, à la demande de Raymond de Baux V, prince d'Orange, permet à lui et à ses descendants de battre des monnaies d'or, d'argent et de bronze, portant leurs noms et leur.^
armes, qui auronl cours dans leur principauté^, le conilat Venaissin , les comtés de Provence, de Forcalquier, ou du Piémont, et dans le Daupliiné viennois. — Acte à Nocera. Reg, B. 3, i" C3. - B.-du-R.
1493 1370 — 17 septembre.
Lettre de la reine Jeanne aux sénéchaux et ofïiciersde ses comtés de Provence et de Forcalquier à propos du douaire de Jeanne de Genève, princesse d'Orange, répondu autrefois par son mari [Raymond de Baux V, sur certains droits et revenus qu'il tenait de la Cour. Elle leur enjoint d'assister la princesse pour raison de ce douaire toutes les fois qu'ils en seront requis. Reg. B. 5, i ■ 5-2. — B.-du-R.
1494 1370 — 21 octobre.
Guillaume et Pierre Gras de Berre déclarent, en présence de Jean de Caramanico, abbé de Saint-Martin ad p/ebeui, trésorier de noble François de Baux, duc d'Andrie, comte de Montescagliuso, jbaron de Berre et de Téano, en leurs noms et pour les nobles de Rognac , que jadis Guillaume de Baux , chevalier , seigneur de la vallée de Marignane, vint aux cabanes de Rognac pour signifier aux nobles et aux roturiers du lieu qu'un mariage ayant été traité entre le roi de Sicile et Antoinette de Baux, lille de François , Duc d'Andrie, ils eussent à leur faire un don gracieux, jà l'imitation des habitants des autres duchés, à quoi ils consentirent et donnèrent trente llorins d'or, dont ils reçurent quittance du trésorier. —Acte à Arles. — Antoine Perrin, n'.
Rcpurt. Vci-an, t. J, p. l. — Arcli. laïuiic. d'Arles.
1495 1370 — 14 décembre.
Antoine de Baux, prévôt de la Major de Marseille, seigneur f d'Aubagne et de sa vallée, en sou nom et pour son frère François, » 1 coseigiieur des mêmes terres, échange divers droits de cens, avec GuiLert Terrici de Saint-Marcel. (Manque la fin de la charte). Ch. iii'''d. de Saint-\'ii:lu}', u" 1711.— B.-du-R.
1496 1370 — 19 décembre. .
Trêve d'un an passée entre Amédéc de Baux, sénéchal de Beaucaire, au nom du prince Louis d'Anjou, lils du roi de France, et Nicolas Spinelli de Xaples, sénéchal de Provence, pour la reine Jeanne, sous la condition que pendant sa durée les deux parties observeront les articles de paix indiqués dans la convention, que les marchands pourront se livrer à leur commerce, et que le roi de France et le duc d'Anjou et deTouraine confirmeront cette trêve avant Pâques. — Acte à Avignon dans l'église de Saint-Agricol. Rey. B. 5, f» 09. — B.-du-R.
1497 1371—1" février.
Lettre du prince Louis, duc d'Anjou et de Touraine, frère du roi, et son lieutenant en Languedoc, déclarant au trésorier des guerres qu'il retient à son service, pour faire la guerre en Guienne, Amiel de Baux, sénéchal de Beaucaire, avec trois hommes d'armes el trois archers de sa compagnie, aux gages de 15 francs par mois et par homme d'armes, et sept francs et demi par archer, — Donné à Nimes.
Reg 231, pièc. origin, — Bibliot. nation. i
1498 1371—10 mars.
Raymond de Baux V, prince d'Orange, et seigneur de Jon-j quières pour un quart, son frère Bertrand, seigneur de Gigondas, ayant les trois autres parts de la seigneurie de Jonquières, donne un jardin, situé dans le territoire de cette dernière localité, avec tous ses droits et dépendances à Jacques de Saint-Denis et à son épouse Guillaumette Gastinel, pour les récompenser de nombreux services rendus à sa persoime. — Acte à Jonquières.
Reg. de M= Marcel de llaya, n' de Gourtheson — Vaucluse.
1499 1372 — 31 mars.
Jean de Baux, seigneur de Camaret et de Sérignan, reçoit de ses vassaux et des habitants de Sérignan les hommages, serment de fidélité et reconnaissance pour tous les biens qu'ils possèdent dans cette localité. — Acte à Sérignan.
Mss. des titre:: de ScriQaan, t 53. — Bibliol. de Mars.
1372 — 1 i mai.
Plainte des conseillers de Tourves à Georges de Montmal, seibieur de Cadarache, viguier-général de Raymond de Baux, comte le Soletto, seigneur de Saint-Geniès et de la vallée de Tourves, entre Arnaud d'Arnaud se refusant à restituer à leur ville les iO florins d'or qu'il en avait reçus pour aller à Naples obtenir de la fleine et du seigneur Comte de nouveaux privilèges en faveur de eiir communauté. Georges de Montmal, agissant en qualité de uge, condamne Arnaud à rendre la somme entière, ou à retourner l Naples de ce jour à la Toussaint pour l'obtention de ces priviéges ; si ses nouvelles démarches sont sans résultat, il donnera ^0 florins à la communauté. — Acte à Tourves.
Cil. 30. — Fonds ]\lorlrcuil, uoLivcllc aci[iusUion, fonds latin. — Bibliot. nation.
501 1372 — 7 juin.
Approbation par le pape Grégoire XI de l'appel fait devant sa pour par Nicolas de Naples, sénéchal de Provence, d'un jugement [îortant de nombreux préjudices à ses droits, prononcé par Pierre yiUe, auditeur apostolique, à l'occasion d'un procès que lui ont .iitenté les frères Antoine et François de Baux, seigneurs d'Aubagne at les habitants de cette ville etson terroir, relativement à l'exercice ieleur juridiction seigneuriale, et à la punition de certains délits pommis par les Aubagnens ; suivie de la nomination d'un nouveau uge, — Donné à Avignon dans le palais des causes apostoliques. Cil. — L. 575. — B.-du-U.
1502 1372 — 7 août.
Confirmation par Amiel, sioe, Amédée et Bertrand de Baux, frères, Seigneurs de Brantes et de Caromb, des anciennes franchises et libertés de ces communautés, suivie d'autres concessions pour la i')inination de syndics^ et de 8 conseillers pour diriger les affaires communales, établir des impositions, lever des tailles, poursuivre ien justice, etc. — Acte à Caromb.
Reg. B. 1439, i" 1. — B.-du-R.
|l503 1372 — 20 septembre.
'[ Testament do .lean de Baux, seigneur de Camaret, Sérignan et Ti'availlans; il choisit sa sépulture dans le tombeau de son [)èi"e à
lï'giise des frères mineurs d'Orange, lègiie mille messes poiu' son àme, et fait des legs à divers couvents, à l'église Sainte-Marit; de Nazareth, à l'œuvre du pont Saint-Saturnin, à l'hôpital Saiiil- Antoine de Vienne, et donne un llorin d'or à Sainte-Marie-Magdeleine de Saint-Maximin, etc., il lègue à viager à Guillaume di Baux, son fils bâtard, sa nourriture et ses vêtements , il déclare| avoir reçu en dot de son épouse Florencie la somme de 3,400 florins d'or qu'il a reconnu à ses frères, le cardinal de Saint-Martial révêque de Carcassonne et le seigneur de Lers, et lui lègue le. revenus des châteaux de Saint-Ferréol, Guisans et Gumiane. ) défaut d'enfant mâle légitime , il lègue à sa fille Margaeriti 3,000 florins d'or, à Catherine 4,000, et veut que sa fille Marquisi se marie à quelqu'un de la famille des Baux qui portera sut nom et ses armes. Si son épouse enceinte accouche d'un enfan mâle, ses filles entreront en religion à Sainte-Catherine d'Avignon et il leur donne alors à chacune 20 florins de pension. Si tous se> enfants meurent sans progéniture, il leur substitue le princt d'Orange et les siens ; en cas de refus de ces derniers, tous se: biens reviendront à Robert, fils du comte de Mileto, son neveu lequel mourant sans enfant, il lui substitue Catherine sa sœur. I lègue à son épouse l'usufruit de ses biens, et fonde une chapellenii dans l'église Saint-Etienne de Sérignan, pour laquelle il donne 2lj florins de pension à prendre sur le péage du lieu, et nonmie poui' son héritier universel l'enfant mâle à naître de son épouse enceinte
— Acte à Sérignan. j