L. B. 315. — B.-du-R
215 1225 — 14 mars.
Ratification, par Barrale et ses fils, de la vente faite à la commune d'Arles par Bernard Ybilion, du château d'Aureille, de son territoire et de tous droits en dépendant, pour le prix de 36,000 sous de raymondins nouveaux. — Hugues de Baux, en présence des témoins de cette confirmation de vente, pose les limites de l'étang de Valcarès.
Reg. T rinqxi et aille, l, 1". — Arch. muuic. d'Arles.
216 1225 - 27 mars.
Donation par Barrale, avec le consentement de son mari Hugues et de ses fils Gilbert et Barrai, au précepteur de l'hôpital Saint- 1 Thomas, de tout son domaine des Avergnes avec ses charges et les droits qu'elle y possède ; lequel domaine est soumis à une obligation de 1,100 sous de raymondins, envers Guillaume-Ber- 1 nard Giradatz. Le précepteur s'engage à faire toutes les années une neuvaine et dire trois messes pour l'âme de sa mère, la sienne, celle de son mari et de ses ancêtres. — Acte dans la chapelle d'Hugues de Baux.
Ordre de Malte. — TrinquetaUle-les- Avergnes, ch. 2. — B.-du-R.
217 1225 — 20 novembre.
Convention entre Spine de Surrexina, podestat de Marseille, et Raymond de Baux, son épouse et ses fils, pour la cession de ses droits seigneuriaux sur la ville et son district, avec promesse de défendre les Marseillais contre toute personne voulant faire la guerre à la commune, et de faire la paix avec ses ennemis, à la demande du podestat. — Les deux parties contractantes s'absoudront mutuellement des méfaits commis de part et d'autre pendant la guerre. — Raymond donnera en garantie le château de 'Vitrolles, pendant trois ans, tous ses biens et la seigneurie de Châteauneuf, que la commune gardera à ses dépens ; il n'imposera aucun nouveau droit ni péage sur son domaine, si ce n'est avec le consentement de la commune. — Le podestat promet à son tour de recevoir Raymond et ses fils comme citoyens de Marseille, de lui donner une maison de la valeur de 10,000 sous et 3,000 sous de royaux coronats comme pension annuelle à lui et à ses héritiers. — Acte à Marseille, en Parlement public, devant l'église des Accoules. — Adalasie, son épouse, Bertrand et Guillaume, ses fils, jurent d'observer la convention ainsi que Raymond et de Baux son autre fils.
Liv. noir, l" 65 v». — Ch. S. D. D. — Arch. munie, de Marseille.
218 1226 — 15 janvier.
Vente par Raymond de Baux et Adalasie son épouse, Bertrand et Guillaume de Baux leurs fils, au podestat et au syndic de la commune de Marseille, de tous leurs droits de seigneurie etjuridic-
tion sur Marseille et son terroir, au prix de 10,000 sous, payés par la cession d'une maison près de l'église des Accoules, et pour une pension de 3,000 sous payable annuellement et à perpétuité à eux et leurs héritiers le jour de Saint-André. — Acte dans la maison de Raymond de Baux,
Série A. A. ch. 31. — Arc/i. munie, de Marseille.
219 1226 — 17 janvier.
Hugues de Baux, vicomte de Marseille, désireux de conserver 'Villeneuve, le château de Montpaon, les péages et autres droits qu'il possède sur les rives du Rhône et à Trinquetaille, donnés en gage à ses créanciers, vend au prix de 36,000 sous de raymondins nouveaux, à la commune d'Arles, l'étang de 'Valcarès avec tous les droits et propriétés qu'il possède sur ses bords, tels que : la juridiction, les droits sur les maisons de ses vassaux, le transport des marchandises et la pêche, à la condition néanmoins que les habitants de Villeneuve en Camargue et ceux de tous ses domaines jouiront des mêmes droits sur l'étang que les citoyens d'Arles. Est comprise dans cette vente la Lone longue qui est sur les confins de Valcarès. ..., etc. Barrale et ses fils confirment cette vente. — Acte à Arles. — Hugues de Baux, en présence des témoins de cet acte, donne la délimitation de l'étang.
Ch. orig. u" 1. —Aux arch. d'Arles. — L. B. 315. — B.-du-R.
220 1226 - 18 janvier.
Convention entre Hugues de Baux et Dragonet de Mondragon, podestat d'Arles, et le conseil de la ville, par laquelle il est promis à Hugues de ne point recevoir les hommes de Villeneuve comme citoyens et habitants d'Arles et son district ; que dans le cas où quelques-uns seraient reçus citoyens de leur ville, Hugues de Baux aura le droit de reprendre les maisons et possessions qui leur furent données à condition d'habiter sur ses terres. Les vols et délits commis par les habitants-forains des domaines d'Hugues de Baux seront déférés à la Cour d'Arles, et jamais ni lui, ni ses descendants ne pourront être assignés devant ladite Cour.— Acte à Arles. Reg. B. 1069, l" 236 v. — B.-du-R.
Moyennant la somme de 25 mille sous, Rayraond-Bérenger V, comte de Provence, ratifie les acquisitions faites par la commune
de Marseille des parts de seigneurie de cette ville possédées par Raymond de Baux, Adalasie, son épouse, et par Roncelin, et promet de ratifier celles que pourrait faire la même commune des deux autres parts d'Hugues de Baux et Giraud-Adhemar qu'ils prétendent avoir du chef de leurs femmes Barrale et Mabille. — Acte à Marseille, dans la salle du Conseil.
Série A. A. ch. 32. — Ardu munie, de Mars.
222 12-26 — 1" octobre.
Raymond de Baux, Alasacie son épouse, et leurs fils Bertrand et Raymond confirment à la commune de Marseille, la convention passée entre eux et la dite ville, le 20 novembre 1225, et promettent d'en observer fidèlement la teneur. — Acte à Marseille, dans l'église des Accoules. ;
Le 6 octobre, Guillaume de Baux, fils de Raymond, ratifie la même convention pour obéir à la volonté de son père. — Acte à Marseille.
Liv. noir, [■' 68. — Arch. munie, de Mars.
223 1227 — 26 mars.
Sous le règne de Frédéric, empereur des Romains, Dragonet de Montdragon étant podestat d'Arles , Hugues de Baux, en présence et avec le consentement de sa femme Barrale et de son fils Gilbert, donne, pour le repos de l'âme de ses parents et la rédemption de ses péchés, 12 deniers de cens et tous autres droits qu'il possède sur un domaine appelé Donauria, dont il vend la moitié, achetée à Raveline, au précepteur de l'hôpital Saint-Thomas de Jérusalem, pour le prix de 5,005 sous de nouveaux raymondins. Barrale et Gilbert son fils approuvent cette donation et vente. — Acte au château de Trinquetaille, devant la chapelle d'Hugues de Baux.
Ordre de Malle. — Trinquetaille-Camargue, ch. 5. — B.-du-R,
224 1228 — 15 mai.
Lettre de Frédéric II, empereur des Romains, roi de Sicile, à Bertrand Porcellet et à son neveu, pour les prévenir des plaintes que Hugues de Baux, a portées, en son nom et au nom de sa femme, contre la ville de Marseille qui détient Injustement la possession et les droits qu'il a sur la Ville, les châteaux et lieux de la vicomte, et, par suite, les revenus qu'il y perçoit, et que Barrale refuse de
vendre à cette commune ; il ordonne à Dragonet de Montdragon et à Blacas de commander vivement à la ville de Marseille de restituer dans un mois, à Hugues et à Barrale, les droits et revenus qu'ils possèdent dans la ville et la vicomte, tels cjue les avait possédés Barrai, père de Barrale. — Donné à Barjols.
Série C. C. n" 12. — Arch. munie, de Man».
225 12-28 — 2 juin.
Lettre de Frédéric II, empereur des Romains, roi de Sicile et de Jérusalem, enjoignant au podestat et à la commune d'Arles, à la demande d'Hugues de Baux , de n'exiger des hommes de ses domaines, que les péages et droits établis par lui ou ses pi-édécesseurs, et de ne percevoir que les impositions raisonnablement dues sur les marchandises qu'ils viendront vendre ou acheter à Arles. — Donné à Tarente.
Reg. B. 1039, f^ 236 v°. — B.-du-H.
226 1228 — 12 juin.
Vente par Raymond de Baux, à la ville de Marseille, des seigneurie, haute et moyenne juridiction, droits et revenus qu'il possède à Roquevaire, ainsi que sa belle-fille Eudiarde, épouse de Bertrand et fille de Mabile et de Giraud-Adhemar, pour le prix de 10,000 sous de royaux coronats, qu'il déclare avoir reçus, et moyennant une pension annuelle et perpétuelle de 100 sous de royaux, payables le 15 août; il s'engage à faire ratifier cette vente dans l'année par Eudiarde et Mabile, et par son fils Bertrand, deux mois après sa sortie de la prison où il est détenu. — Acte dans la salle du Conseil communal de Marseille.