I:t4u — 7 janvier
■ui' de Branles et
roi de France, d'une pension viagère de 400 livres tournois, à prendre tous les ans sur son trésor à Paris, il se reconnaît vassal du Roi actuel et fait hommage-lige et serment de fidélité à Philipe VI, à son fils Jean, duc de Normandie, et à leurs successeurs les Rois de France ; il jure de le servir fidèlement dans les guerres qu'il a actuellement, ou qu'il aura contre l'Angleterre, à l'exception de celles qu'il pourrait avoir, contre l'église et le Dauphin viennois dont il était le vassal avant la susdite pension. — Acte à Paris.
Carton J. 624. — Hommages, ch. 29. — Arch. natioyi.
1179 1340 — 22 janvier.
Sibylle de Baux, comtesse des Valentinois et Diois, veuve d'Aymar de Poitiers V, déclare renoncer en faveur de son fils Louis, comte du Valentinois, à l'assignation de sa dot de 20 mille livres faite par son mari sur les châteaux de Chalançon, Gluiras et Durfort, dont elle possède à viager la seigneurie et les revenus. En reconnaissance de ce don, le prince Louis laisse les châteaux au pouvoir de sa mère et lui assigne une pension de 500 livres à prendre sur leurs revenus. — Acte à Bancel.
Fonds du Valentinois, n* 52. — Isère.
1180 1340 — 3 mars-
Convention entre l'Evèque de Valence et de Die, et Raymond de Baux IV, prince d'Orange, par laquelle, moyennant 15 mille livres viennoises payées par l'Evéque, le prince livrera à lui et à ses successeurs le château de Chatillon et autres seigneuries contenues en l'acte de donation du 12 mars 1294, excepté le Buis, Saint- Ferréol, Guisans, Gumiane etCondorcet; il déclare qu'il n'entend contrevenir en rien à la transaction de 1294, et prend le terme de huit ans pour savoir si le Chapitre voudra et pourra consentir à cette convention ; en attendant, il s'engage à mettre l'Evoque en possession des dits châteaux, et se retient annuellement sur les revenus du péage de Chatillon la quantité de 32 setiers de froment que l'Evéque donnera aux anniversaires de l'Eglise de Die. — Acte à Die.
Copie sur papier. ^Fondt? de la Principauté d*Orange.^^Va\ic\\ise,
laiO — 9 ma!.
Testament d'Agoni de Baux, seigneur de Branles et Plalsians. fils de Bertrand de Baux, comte d'Avellin, par lequel il reconnaît avoir re^u toule la dot de Catlierine, non épouse, des mains de Guillaume Artaud, son beau-frère , et plus de mille fiorins d'orpout ses joyaux et ornements, ainsi que 120 marcs d'argent 11 II en vaisselle, qu'il avail aliénés pour donner à Barrai de Baux son frère, lorequ'il partit pour Tltalie. — Il lègue à sa femme tous ses droits sur les cUâleaux de la Rocliete et Alauson; si elle se remaria, il hii donne 1000 livres viennoises, et nomme pour son hOrilier universel Bertrand de Baux son fiis; s'il n'a point d'eufaiit de son mariage avec Catherine de Baux, fille de Bertrand de Baux, seigneur de Courlheson, il inslilue pour héritier son autre lils Haymoiid, s'il n'est point entré en religion; dans le cas contraire, il lui substitue son autre fils Louis, et à son défaut, son autre fils Dra^onct de Baux ; si celui-ci n'a point d'enfant, il nomme pour son héritier Araiel son fils , auquel il substitue par égales parts, s'il meurt sans enfant, ses filles Agathe et Cécile, à la condition que leurs maris et enfants porteront le nom et les armes des Baux, mi-parties avec les leurs. ^ aucun d'eux n'accepte cette condition, ou s'ils nieurent sans enfants, il leur substitue Bertrand do Budos, son neveu, cl si ce dtrnier meurt sans enfants, Louis de Poitiers, comte des Vylentinoisel Diois, el ses descendants. — Acte à Branles.
Mss. du U' M, Millol.
lu
18 mai.
Reconnaissance de Bertrand de Baux, chevalier, fils d'Agoul de Baux, seigneur de Branles et de Plaisiaus, à son épouse Catherine de Baux, lille de Bertrand de Baux, chevalier, seigneurde CourthesoLi, d'une couronne et d"un cli;ipelel d'or qui conlient plusieurs perles fines et pierres précieuses, d'une tresse d'or et autres
divers ornements de tète et d'une selle pour palefroi,
sur laquelle il y a plusieurs perles fines, une couverture ornée de diverses iilumes; et plusieurs antres harnais; le tout estimé à 5000 florins (l'or.
1183 1340 — 29 août.
Testament de Raymond de Baux IV, prince d'Orange, par lequel il déclare vouloir être inhumé dans le couvent des Cordeliers, où son père Bertrand est enseveli. Il consacre pour son âme, pendant 10 ans, les revenus du péage du Rhône et du lieu de Jonquières, et veut que Ton délivre tous les legs faits à sa sœur Catherine, par ses père et mère, et aïeule Malberjone et par Henri de Baux, son frère. Il fonde sept chapellenies dont une à Orange, et les autres chez les religieuses de Saint-Pierre-du-Puy, à Condorcet, Gigondas, Notre-Dame-des-Pallières, et une autre près du bois de Galagaubie ; chaque prêtre desservant ces chapellenies recevra
10 livres tournois par an. Il lègue 3000 livres aux frères mineurs d'Orange, et diverses sommes en œuvres pies pour l'âme de ses frères, Guillaume et Henri, et veut que Jonquières jouisse de ses libertés. Il lègue entr'autres à ses filles Catherine et Marguerite 4000 florins pour dot ; à Eléonore sa fille, religieuse à Saint-André-de-Ramières, 25 livres par an; à Tiburgette et Annette ses filles, 25 livres par an, et veut qu'elles entrent en religion.
11 lègue à Guillaume, Guignes, Bertrandet, Guidon, et Jeannet de Baux , ses fils , 100 florins de rente à chacun. Il reconnaît à Anne du Viennois, son épouse, 12.000 florins d'or et lui laisse l'usufruit de ses biens, ainsi que le gouvernement de la principauté. Il désire que l'accord fait avec le vicomte de Tallard pour le mariage de son héritier avec Constance, fille du vicomte, soit exécuté, et institue pour son héritier universel Raymond de Baux son fils, auquel il laisse la principauté d'Orange, le péage du Rhône, les châteaux de Jonquières, Gigondas, Condorcet, les fiefs et la haute seigneurie des châteaux de Courtheson, Causans, Montmirail, Saint-Pierre-de-Pennes, Suze, Châteauneuf de Redortier, Derboux, les seigneuries, juridictions et territoires de Violés, Saint André-des-Ramières, la Bastide de Malijay, alias Suzette, et les droits qu'il possède sur les châteaux de Montbrison, Guisans, Saint-Ferréol, à Gumiane dans le diocèse de Die, et à Tulette ; et généralement toutes ses terres et dignités. — Fait au château d'Orange, touchant la chapelle de S*-Blaise.
Mss. du D» M. Millet. — Ext. sur parchemin L» 14 de la Principauté d'Orange. — Vaucluse.
u testament de Raymond de Baux IV, prince d'O par lequel il déclare que les 4000 florins légués pour dot à sesIUles" Catherine et Marguerite, seront payés par la princesse Anne, son épouse, el qu'il persiste à donuer la somme viagère de 100 florins d'or à chacun de ses flls Guillaumet, Guigonnet, Bertrandet, Guidon et Jeaunet de Baux. Il ordonne à son héritier, de fournir, en sus du dit legs, les Uvtcs nécessaires à chacun de ses enfants qui voudra faire des études ; et si les 100 florins annuels ne sont pas suEO sants pour leur eQtretien, il y sera pourvu avec le consentema de la princesse leur mère.
Msa. iluD'M. Millet.
1340 — 18 octobw
Les députés du roi Rohert, ayant intimé l'ordre à Hugues i Baux n, seigneur des Baux, comte d'Avellin, de faire prêter hadl mage et serment de fidélité par ses vassaux, Hugues demande du temps afin d'obtenir du Roi que ces hommage et serment ne soit point prêtés suivant la formule de l'acte passé entre le comte Charles I d'Anjou et Barrai de Baux, le 2"2 novembre 1251. Sur le.-relîis des commissaires du Roi, les habitants des Baux, Mouriès, — Castitlon et Montpaon prêtent hoinningc cl serment de fidélité le 14 novembre, — .\cle aux Baux devant la cliapellc de S"-Marie.
Ces hommage et serment sont prêtés par les nobles et roturiers d'Auhagne et de Saitit-Marcel le •iH, par les habitants de Roquefort le 27, et par ceux du Castcllet le i'J, dans chacune do ces localités, en présence des ofliciers du lien. L. B. un. — l).-dii-H,
118G 1340 — 30 octobre.
Ordonnance du prlni?e Jean. Ills du Uoi de France, nommant Agout de Baux d'Avellhi sénèclial do Hcaucaifc et de Ninies, avec cession de tous les pouvoirs et éuioluments attribués â cette charge, qu'il conservera tant qu'il plaira an Uoi do la lui laisser. — Donné à Paris.
R,'^'. 231 (i)Li:ei;.i orib-inali;?;), ch. 3. — llibliol. iialioii.
Ordomiancc
die, et à Boniface de Villars, son trésorier des mêmes comtés, d'hypothéquer ou donner en gage à ses vassaux les châteaux et les revenus qu'il possède dans ces comtés, afin d'en retirer les sommes nécessaires pour supporter les frais d'une guerre qui est imminente. — Acte à Naples.
Reg. ang. 321, f» 22. — G. arch. de Naples.
1188 1340 — 15 décembre.
Ordonnance du roi Robert accordant sous certaines conditions, à la demande dlsabelle d'Appia, veuve du chevalier Drogon de Morlet, épouse de Raymond de Baux de Courtheson, maréchal du royaume de Sicile, que les biens féodaux laissés par son premier mari deviennent la propriété de son fils aine, et que les autres biens lui soient abandonnés pour en faire le partage comme elle Tentendra, entre le second fils de son premier mari, et les enfants qu'elle a ou pourra avoir de Raymond de Baux. —Acte à Naples.
Reg. ang. 321, !• 34. — G. arch. de Naples.
1189 1340 — 20 décembre.
Hommage et serment de fidélité prêtés par Guillaume de Baux H, seigneur de Berre, comme héritier universel et testamentaire de sa femme Eléonore de Baux de Marignane, à Jean Revest, maître-rational, délégué du sénéchal Philippe de Sanguinet, pour la Bastide des Jourdans, de la viguerie de Forcalquier ; les seigneuries de Villelaure, Tresemines et Goult, du bailliage d'Apt ; la Bastide de Samson, située dans le territoir.e de Pertuis, et tous les biens et droits qui lui appartiennent à raison de cet héritage. — Acte à Aix.