Livre d'or, de Varch, d'Arles, ch. 20S. — B.-du-R
355 1250 — 17 décembre.
Transaction enlre les frères Bertrand de Baux I, seigneur de Meyrargues, et Gilbert de Baux seigneur de Marignane, fils du vicomte Raymond, à la suite de la demande faite par Gilbert à son frère de la 3"' partie des châteaux de Meyrargues, Puyricard, Eguilles, le Sambuc, Saint-Jean-de-la-Salle, leurs territoires et dépendances^ et de la haute seigneurie sur ces châteaux faisant partie de la succession de leur père ; du tiers de tous droits et revenus possédés par Bertrand sur la ville de Marseille, lesquels revenus furent d'Alasacie leur mère, et du tiers de sa dot sur les autres biens et revenus perçus jusqu'à aujourd'hui. — Bertrand abandonne à son frère plusieurs domaines à Puyricard, la seigneurie et juridiction du château Saint-Jean de la Salle et ses dépendances qui sont sous la suzeraineté de l'archevêque d'Aix, la faculté de faire moudre son blé et faire cuire son pain à Puyricard sans payer aucun droit, divers cens et cent livres de royaux coronats à percevoir annuellement sur le péage de Meyrargues. — Acte à Puyricard.
Reg. Thesaurusi de Varch, d'Aix, f^ lô. — B.-du-R.
356 1251 — 29 avril.
Dans l'acte de soumission de la ville d'Arles à Charles I" d'Anjou, le Comte s'engage à procurer la paix à la ville, et à sauvegarder ses intérêts et ceux des habitants. Il déclare que le prix des objets pillés par Barrai de Baux et pour lequel il a donné en gage ses domaines à la commune, sera pris sur les biens propres de Barrai, et non sur ceux qu'il tenait du Comte, ou d'autres personnes les tenant elles-méme sous la même seigneurie. 11 accorde à tous les
habitants le pardon des olïenses faites à sa personne et des dom^ mages causés à ses biens, à iexeiiision de Barrai de Baux et de son domaine, qu'il soit citoyen ou non de lu ville d'Arles. — Acte dans le palais d'Arles.
Res. B. 3, I* 233. — B,-du-B.
357 1251 - 21 juin.
Trêve entre Barrai de Baux et Charles d'Anjou, par laquelle
Barrai jure de préserver de tout dommage et danger la terre et les vassaux du Comte jusqu'au lendemain de l'Ascension qui doit terminer la Iréve; pendant toute sa durée, le château et la ville des Baux seront sous la garde du Comte ; Barrai s'en défend l'entrée, et ri'serve pour lui et sa suite la faculté de pouvoir parcourir la province, demeurer à Marseile, ouii Aubagne, aller dans le Comté de Forcalquier, sans entrer dans aucune ville soumise à la juridiction du Comte. Les prisonniers des deux camps seront délivrés, et les habitants des Baux, Casltllon et Monpaon auront la liberté de cultiver leurs terres. — Acte à Saint-Remy.