L. B. 340. — B.-du-B
1246 - 5 février.
Beatrlx, comtesse de Provence, sachant que la terre d'autrui ne peut être mise sous la domination du Comte, reconnaît l'acte de partage fait entre Barrai de Baux et son frère Gilbert. En souvenir de son père Raymond-Bérenger, et comme son héritière, elle restitue à Barrai les châteaux de Roquefort, du Castellet, La Cadière, Ceireste et leurs dépendances, sous la réserve des mille marcs d'argent qui furent donnés en garantie à son père à propos de ces châteaux. — Acte à Aix.
319 1246 — 17 mars.
Confirmation par Barrai de Baux au précepteur de Thôpital Saint-Thomas, du legs d'une terre située dans le domaine de la Furane; laquelle restera mouvante de la directe de Barrai de Baux, à condition que la tasque de tous les fruits en provenant sera portée dans le château du seigneur à Trinquetaille. — Acte dans la maison de l'hôpital.
Ordre de Malte.— Trinquetaille, — Domaine. — Gh. 3.— B.-du-B.
Partage entre Raymond de Baux I et Guillaume III son neveu, prince et co-prince d'Orange. Raymond prend pour sa part le Chàteauneuf d'Orange, la moitié de l'étang d'Aglan et des terres voisines, de Frigolet, des revenus du péage du grand et petit Rhône, de la monnaie au cornet battue à Orange , la moitié du fief d'Esclans, Jonquières, Gigondas, Causans, Violés, Saint-André des Ramières, Prébayon, Montmirail, Suzette et Chàteauneuf de Redortier, le domaine de Seguret, la moitié des cavalcades de Tulette, de Barbaras, des droits seigneuriaux des enfants de Dragonet de Montauban, de Solerieux, et lOOsaumées à prendre sur le château de Courtheson. — Guillaume reçoit la grosse tour et le restant du château d'Orange, l'autre moitié de tout ce qui a été spécifié dans la part de Raymond son oncle, le château de Courtheson et ses dépendances, la seigneurie de Barbaras et 10 mille sous de raymondins pour égaliser le partage. Il promet de le faire agréer à ses frères Bertrand et Raymond, et à Précieuse de Baux leur sœur. — La seigneurie d'Orange, la ville et les cavalcades à exiger restent par indivis d'un commun accord entre les copartageants.
Mss. du D' M. Millet.
321 1246 — 11 juillet.
Barrai de Baux, seigneur des Baux, reçoit en prêt des syndics de Marseille la somme de 200 livres de royaux coronats, et donne en gage diverses créances aux mêmes conditions de l'acte de 1240. Les syndics lui livreront les deux parties du château d'Aubagne et le château de Roquefort, lorsque cette somme de 200 livres sera rendue. — Acte dans la claverie de Marseille.
Ch, — Arch. munie, de Marseille,
Barrai de Baux donne à Bertrand Gantelme l'investiture d fief que possédaient les parents de sa femme dans le territoire de Mouriès et reçoit de lui l'hommage et serment de Mélilé. — Acte à Triiiquetailte.
Reg. B. 1069, l' 203 \~. — B,-du-R.
1346 - 16 aoilt
Donation par Isoard d'Aix, seigneur de CIiflHIIon, à Raymond de
Baux I, son gendre, prince d'Orange, des uhàleaux de Cliùtillon, Ravel, Mensac, Treschenu et sa vallée, des seigneuries de Botile avec le collet de Glandage, des châteaux de Borne, Bonneval, de la bastide de Beauvoir et du chùteau de Valdrûme ave;; tous les droits qu'il y possède. Si cette donation n'est pas valable, il déclare substituer son pelit-fils Guillaume de Baux, fils de Baymond et de Malbeijone sa fille, et faire toute réserve pour les droits que pourraient avoir à exercer sur ces localités l'évéque et le chapitre de Die. — Acte à Die, devant les chanoines.
Ms3. du D- M. Millût. -
324 1247 — 1" janvier.
Barrai de Baux, seigneur des Baux, promet de payer à Guillaumette, femme du chevalier G. Carbonel, la somme de trois mille sous de raymondins, en sa qualilé d'héritier de son père Hugues de Baux, et lui cède à viager la mergue Baussenque qui lui fut donnée en garantie, à la condition de ne jamais l'aliéner en tout ou en partie.
Reg. B. 1069. f ÎÎ9 v. — b.-du-R.
Achat par Barrai de Baux de la troisième partie tion d'Entraîgues.
Reg. Invent. B. 1209. - U.-du-R.
la juridio-
326 1247 — 18 avril.
Confirmation par Mabile et sa lllle Ëudîarde, épouse de Bertrand de Baux de Meyrargues, dames de Roquevaire, au monastère de
sion de tous les domaines situés à Roquevaire, tenus en arrière-fief et reconnus au couvent par les frères Audibert et Hugues d'Auriol. — Acte au monastère de Saint-Pons, dans la chambre de Mabile.
Ch. orig de la Major avec les sceaux en cire de Mabile et d'Eudiarde. — B.-du-R.
327 1247 — 29 février.
Rostaing de Mouriès reconnaît tenir en fief de Barrai de Baux la sixième partie de la ville de Mouriès et de ses dépendances, et certains droits de bans, tasques, décimes..., etc., pour lesquels il fait hommage. — Acte à Arles.
Reg. B. 10G9, f» 203. -- Reg. B. 10C8, (• 2i %-•. — B.-du-R.
328 1247 — mai.
Traité d'alliance offensive et défensive entre les villes de Marseille, Arles, Avignon et Barrai de Baux. Les signataires s'engagent à se prêter un mutuel appui pendant cinquante ans, et à se défendre réciproquement, en cas de guerre, contre toute puissance, à l'exception seulement de la cour de Rome, envers laquelle les parties doivent rester neutres. — Acte fait à Arles.
Série A. A. n* 41 bis. — Arc/i. munie, de Mars. — Ch. orig. — L. B. 341. — B.-du-R.
329 1247 — 6 mai.
Ratification par Barrai de Baux, à la demande de R.,abbé de Montmajour, de l'acte d'accord passé par son père Hugues à G., abbé dudit monastère en 1230. — Acte dans l'église de Saint-Isidore. (Indication d'acte.)
llist. mss, de Montmajour, par Chantclon, p. 291.
330 1247 — 14 mai.
Barrai de Baux, après avoir déclaré à l'abbé de Montmajour que tout le terroir de la Visclède appartient à son abbaye depuis les accords passés entre le monastère et son père Hugues de Baux, reçoit de l'abbé Raymond la confirmation de la propriété du tiers de ce territoire.
Invcnl. de Montmajour. — Visclède n" 128. — B.-du-R.
1217 — 26 mai?
El présence des procureurs de la communauté il'Orange et des, habitants révoitôa contre leurs seigneurs Raymond 1, et Guillaume de Baux III. prince et co-prince d'Orange, et Gîraud-Amic, priicepleur fie riii'jpital Sain t-.leau <le Jérusalem , François de Barcauto prieur de Saîut-Gilles, arbiti-e des parties, déclare Ji rassemblée que les princes pardonnent au peuple sa révolte â main armée. En signe de réconciliation, les seigneurs embrassent les syndics, l4 peuple à genoux demande pardon, jure serment de fidélité, et recoltj l'absolution des mains d'Amie, évéque d'Orange ; après ces préllminaires, i'arbilre ajoute que désormais le peupîrî no conlracten plus aucune alliance sans le eonsciitenicnt des princes, qu'il pri tera serment tous les dis ans, que nul n'aura les clefs de la villt^ que celui ou cous k qui le prince ou son bailli les contiera, que les habitants ne pourront faire ni mur, ni barrière dans la ville et ses faubourgs, que celles faites par eux seront conservées ou détruites h la volonté des princes, et qu'ils ne feront aucun mur de clôture, pouvant empêcher leui's seigneurs d'entrer ou sortir de leur ch4< tean. — Acte à Orange, M' Roslaing Benott.
rii. n,'!tj, ar.ee i^reau i-rt lilouih nu.r nixl-. <>•' Ln Niv/e
■ 7 juillet
Guiltaumette Imbilota, épouse du chevalier Carbonel, pi'ésent à l'acte, reconnaît tenir le cMteau de Barbegal, sous la suzeraineté de Banal de Baux, avec obligation de défendre ce château, et la personne de Barrai, contre toute attaque, et de prêter hommage et serment de fidélité à chaque changement de seigneur de part et d'autre. — Acte dans le palais de la Trouille, à Arles. Beg, B. lOr.!). f- mi — Il.-riii-H.
-16 août.
Guillaume dt Baux 111, co-piince d'Orange, fait recevoir par son notaire Rostaing, le droit de lods et donne la confirmation d'ans vente de terres situées sur son domaine, au-delà de la rivière d'Ouvèze. — Acte à Orange.
334 1247 — !•' octobre.
Hommage de Raymond Amorosi à Barrai de Baux, seigneur suzerain d'Entraîgues.
Reg. Invent B. 1209. — B.-du-R.
335 1247 — 15 décembre.
Les procureurs-syndics déclarent au nom des chevaliers de Monteux et de leurs familles, céder volontairement à Barrai de Baux, seigneur de Monteux, fils de Hugues, les diverses franchises et libertés qu'il leur avait octroyées, ainsi que les droits que leur conférait la possession du consulat sur les notaires et le sceau de la ville, et tous autres qui en sont la conséquence. Ils renoncent pour l'avenir à la nomination de consuls à Monteux et promettent de laisser jouir leur seigneur de la faculté de nommer des notaires et de disposer du sceau de la ville. — Suit l'approbation des prud'hommes de la communauté. — Acte à MotUeux.
CIk du Cariai de VEi\ de Carpcntras, t. 2, f I8i.— Biblioth. de la ville.
Enumération des revenus de Barrai de Baux perçus actuellement par Charles I, d'Anjou, comte de Provence, sur diverses marchandises du pays, admises à Timportation ou exportation, en descendant ou remontant le Rhône à Trinquetiiille, suivie du tarif des marchandises du Levant, telles que : poivre, cire, cannelle, gingembre et autres, du péage et droits de cens au Bourg Neuf d'Arles, des services et corvées à Saint-Gilles, des droits de chasse sur les territoires du petit Rhône, Saint-Gilles, Trinquetaille, et revenus du pâturage dans la Grau.
Refir. B. 170, f 168 à 182 v. — B -du-H.
337 1248 — 29 janvier.
Reconnaissance de Guiliaume-Raynoard, à Barrai, seigneur des Baux, pour le château et la ville d'Entraigues.
Le 30 janvier, la ville d'Avignon cède îi Barrai de Baux, tous ses droits sur le château d'Entraigues, moyennant quittance de la somme de 15 mille sous dus par la ville à Barrai.
Le 13 février, hommage d'Elzéar de Sabran, pour le château et la juridiction d'Entraigues qu'il tient en fief de Barrai de Baux.
heg. Invenl. B. 1209. ~ B.-du*^R.
1248 — 26 février.
Bertrand de Baux de Berre, seipiear de Mcyrargues, se rcconnatt débiteur envers Charles I, d'Anjou, <ie la somme de 20 mille Bousde royaux coronats qu'il payera d'aujourd'hui à Piques, au nom des consuls et de la ville d'Arles, et dunue tous ses biens en garantie de cette dette. — Acte à Aix. ■
CA. orv- — a 311. — B^-âtt^B. ■
839 1248 — 5 mars™
. Albert de Lavagne,- podestat d'Arles, jure ndâlité à Jean, archevêque d'Arles, pour tout le temps de sa podeslarie, avec promesse de dôtoidre sa persomte, les (^anoioes, leurs biens, privilèges et libertés, et d'observer les clauses du traité d'Eliiance survenu entre les villes d'Arles, Marseille, Avignon et Barrai de Baux. — Acte palais de l'archevêque.
JÀtre. rang» ttArUs, P IS. — B.-du
Accord et sentence arbitrale, entre Raymond, abbé de Montma^ jour et Guillaume des Baux I, seigneur de Berre, pour le pâlurage de Miramas, dé !a Crau et dlstres, par lequel il est déclaré que Guillaume de Baux ne pourra faire pattre son bétail que dans la Grau. — Acte du notaire Guillaume Barthélémy, d'Arles.
Reg. lovent, de Montmajour. — Miramas u- 10. — B.-du-R.
341 1248-1" juin.
Testament de Guillaiime de Baux III, co-priiice d'Orange, fils de feu Guillaume II, prince, et de dame Précieuse, Il veut que toutes les dettes de son père et de ses ayeux soient payées sur son héritage, suivant l'arbitrage de Barrai de Baux, seigneur des Baux, et de Giraud-Amic, seigneur de Cliàteauneuf, ses exécuteurs testamentaires. Il choisit sa sépulture au cimetière de la maison Saint-Jean d'Orange, à laquelle il lègue un cheval et un palefroi, ou un mulet muni de toutes choses nécessaires à un chevalier armé, et nomme pour son héritier universel, liriéme pour les biens qu'il a en Sardaigne, a le ventre de sa femme » Galburge, si elle est enceinte d'un gar(.^on ; si elle accouche d'une fille, il lui laisse 500 marcs d'argent. Il lègue à sa femme quinze mille sous de raymon
; Baux. — Acte a»^^—
1248 — 26 mari^^l
abbé de Montma^^^H , pour le pâlurage^^^^
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Si elle n'est point enceinte, il institue pour héritier Bertrand son frère, à condition d'être sécularisé par le Pape et de se marier; s'il ne peut obtenir dispense, ou si lui, testateur, meurt sans enfants, il nomme pour son héritier Raymond de Baux I, son oncle, prince d'Orange, sous la réserve, en faveur de Bertrand, de la jouissance des revenus de Courtheson et d'une partie de son domaine, à l'exception d'Orange et de Courtheson, qu'il lègue à Raymond de Baux son frère, seigneur de Suze, pourvu que ses deux frères approuvent le testament. — Acte au château de Raymond de Baux I. — N' Guill. Coste, d'Orange.
Mss. du D' M. Millet.
342 1248 — 18 juin.
Autorisation donnée au notaire par Bertrand de Baux, seigneur de Meyrargues, et Hugues son fils, de recevoir Tacte de donation au monastère de Silvacane d'un domaine dans le territoire de Puyricard, faite par Agnès, épouse de Guillaume de Molliers, seigneur d'Entrevennes. — Acte à Entrevennes.
Ch. 65. — Gai'tons de Silvacane. — B.-du-R.
343 1248 - 6 juillet.
Bertrand de Baux I de Meyrargues, fils de feu Raymond de Baux, donne à la maison religieuse de Val-Sainte et au couvent de Silvacane, la liberté de passage sur ses domaines, sans payement d'aucuns droits, pour tout ce qui appartiendra à cette maison. — Acte à Puyricard.
Ch. de Silvacane. — B.-du-R.
Donation par Raymond VII, comte de Toulouse, à Barrai de Baux de la cavalcade due par Bédarrides.
Reg. Invent. B. 1209. — B.-du-R.
345 1249 — 1" mars.
Lettre de Barrai de Baux promettant à Blanche, reine de France, que la ville d'Avignon se soumettra à Alphonse, comte de Toulouse, sa vie durant, et qu il en percevra tous les revenus ; sauf et réservé les franchises des habitants, et à la condition qu'après la mort du Comte, la commune rentrera en possession
d'elle-même. La même promesse est faite pour la ville d'Arles, et aux mêmes conditions, en faveur du prince Charles I d'Anjou, comte de Provence. Il demande que les fils de la Reine lui rendent leurs bonnes grâces, et que ses droits sur Arles et hors de cette ville lui soient ihaintenus.
Hùt. du Languedor de Dom Vaissète, t. 3, page 479. — Layttte» du trésor des Cltartei', t. 2, p. 97.
L'évèque d'Avignon ayant lancé une sentence d'excommunication contre Barrai de Baux, et d'interdit contré la ville et ses habitants, coupables d'avoir créé des consuls, podestats et recteurs sans sa participation, et au mépris des droits de son église, exercés par ses prédécesseurs et lui-même lors de la création des officiers de la ville : frère Jean, cardinal de Saïnt-Laurens in Lucina, député du Pape, déclare qu'il n'y a pas lieu de lever l'interdit et l'excommunication, après avoir énuméré tous les méfaits commis par Barrai de Baux et la commune envers i'évêque et les prêtres de son église qu'ils ont troublés dans l'exercice de leurs fonctions sacerdotales. — Donné à Lyon.
Ch. orig. cot6c J. — BiiUaire ri'.-lrti/Jioii, — Vaucluae.
347 12i!l — l"juin.
Testament de Mabilo, épouse de Giraud-Adiioniar, seigneur de Montcil, vicomte de Marseille. Elle désire étri- inJiumée dans le monastère de Sainl-Pojis, et lègue à Kudiurde sa fille, épouse de Bertrand de Baux, seigneur de Meyrargues. une rente annuelle de 50 livres de royaux curouats, et diverses sommes h la maison du Temple et aux munastères des frères Prêclieurs et Mineurs de Marseille. Elle donne à sa fille Giraude •2Ô livres ii jjrendre sur les 100 livres qu'elle lui doit, cl abandonne tontes ses prétentions sur le château d'Aub;if;ne, à raison de la donation qu'elle lui en a faite. Elle lègue à sa lillc Marie, roligiense au monastère de Saint- Pons, la somme de vingt livres..., etc., etc., et nonnue pour son héritier universel son fils Adhemar. auquel elle lègue sa dot de 31,000 sous de royaux, pour la sûreté desquels son mari lui avait donné en ga^e la seigneurie de Gri;^nan. — Acte à Saint-Pons, dans la chambre de Mabile. — fNï' Bernard, de Ceyrcsle.)
348 1249 — 4 juin.
Achat par Bertrand de Romanil, au nom de Barrai de Baux, et pour le prix de 13 livres de raymondins, d'une partie des tasques et pâturages possédés par le chevalier Guasta, du chef de sa femme, dans le fief Cominal en Camargue. — Acte dans la maison de Pons de Roquemaure.
Reg. B. 1069, f 231 \\ — B.-<lu-R.
Barrai de Baux, voulant récompenser les services nombreux de Pierre d'Eyguières, confirme à lui et à ses héritiers tout ce qu'il possède en fief et juridiction à Barbegal, et tous ses droits de pêche et de chasse, avec pouvoir d'aliéner ses terres, sous la réserve en faveur de Barrai et de ses successeurs, de la haute seigneurie et du droit de trézain. Barrai s'engage à lui faire bâtir un poste de défense et à le protéger contre toute attaque. Pierre d'Eyguières à son tour, oblige tous ses biens, et déclare faire hommage et reconnaissance. — Acte à Arles dans la maison de Barrai.
Chartes de Saint-^Césaire cl* Arles, t. 22, f^ 17.— Reg. B. 1069, f» 198 v. — B.-du-R.
350 1249 — 6 décembre.
Pierre de Caderousse reconnaît tenir en fief de Raymond de Baux I, prince d'Orange, tous les biens possédés par son père Bertrand de Taulignan et par lui dans les châteaux de Montbrison, Montaigu, Noveysan, Mastinac ; il prête hommage et serment de fidélité, et déclare être tenu à servir le prince en temps de paix ou de guerre, et à lui remettre les dites places et forteresses pour en faire à son plaisir et volonté. Après la guerre, le prince les lui restituera, et promet de n'en rien aliéner, sans l'autorisation du sieur de Caderousse, qui restera toujours, lui et ses héritiers, hommageable au prince et à ses successeurs.
Mss. du D' M. Millet.
351 1250 -l" janvier.
Donation à perpétuité, par Barrai de Baux I, seigneur des Baux, à Pierre Geoffroy, procureur-syndic et économe des habitants de Bédouin, du Mont-Ventoux, avec toutes les terres cultes, incultes
cl pâtures, qu'il possède à quelque titre que ce soit ; avec autorisation pour eux et leurs descendants de mener paitre leur bétail, gros et menu, sur la montagne, d"y établir des bergeries sans payer aucun droit de cens, de couper toute espèce de bois pour leur usage, d'extirper les garigues et de semer les terres défrichées. Il leur accorde en outre la banalité du four et moulin, et se réserve seulement le droit d'hommage, et le payement par la communauté d'un florin d'or pour albergue k sa première réquisition.
Copie, aux Arch. munie, de Bédouin.
352 1250 — 12 janvier.
Lettre de Jean Baussan, archevêque d'Arles, aux prieurs et prêtres de la ville d'Arles, pour les préienîr que Barrai de Baux, au mépris du serment de fidélité et de l'hommage dus à l'archevêque, exerce la charge de podestat, qui lut confère le gouvernement de la ville, et que, par ce fait, il a encouru la peine d'excommunication, ainsi que ceux qui l'ont élu. Il leur ordonne, après avoir prévenu inutilement Barrai pendant trois jours consécutifs d'abandonner sa charge, sous peine de la perte du fief qu'il tient de son église, de signifier aux chefs des métiers, aux conseillers de la ville et au peuple d'enlever ii lîarriil son litre dp. pndcsial. — Donné à Saint- Pierre '^e Caiiipo-Piihl'co.
He;r. An(il^:-hi .'-.■'•t-i. c'c\.:>\. — HlhlioUi. ii'Ai'l.-=.
Pierre el Motol, prèlres, P. Fcrrrol. pvieur ilf Sainte-Croix d'Arles, api'os avoir reijii la lettre de rarclicvi'iiue d'Arles qui i;ontienl les peines résnilaiil ili; la sentence d'excommunication encourue par Barrai de Baux et ses adhérents, s'ils ne réparent les préjudiixs caust's à l'an.'hevr'<|iie et à son église, se transportent dans le i)aktis di: la commune d'Arles et si;;nifient à Barrai l'ordre renu di' rarclit'vé((ue de donner communication de celte lettre à lui. aux juj^cs, an Grand-Omsi'il el aux chefs des métiers réunis en assemblée. Barrai .se fait livrer la lettre el le mandai, promet d'en faire la lecturo au Grand-Conseil, iVvn déliiiérer avec les semainiers et li.>sjuj,'es, leur ordonne de partir el entre immédiatenienl dans la salle du CouselL
Excommunication lancée par Jean Baussan, archevêque d'Arles, contre les Arlésiens et Barrai de Baux, qui ne veulent venir à récipiscence, contre la ville et son district, et spécialement contre le château d'Aureille, les habitants d'Arles, qui ont nommé Barrai, podestat de la ville, et tous ceux qui ont participé à la révolte contre Taulorité de TEglise. L'archevêque frappe d'interdit tous les domaines de Barrai.