‹ Inventaire chronologique et analytique des chartes de la maison de BauxChapitre 33 sur 207 · L. B. 348. — B.-du-R · texte numérisé non relu

L. B. 348. — B.-du-R

366 1252 — 19 septembre.

Testament d'Amédée IV, comte de Savoie, dans lequel il est déclaré par le testateur que Cécile de Baux, son épouse, conservera les terres qu'elle possède dans le comté pendant son veuvage. Si elle vient à se remarier, ses héritiers lui restitueront sa dot, et lui donneront en sus mille livres viennoises à prendre sur ses biens. — Acte apud Rupetulam,

Hist. de Savoie de Guichenon, t. 2, p. 69.

Barrai de Baux achète de Bertrand de Cavaillon, la seigneurie de cette ville et des châteaux de Villars et Roussillon. Le droit de lods lui est concédé par le sénéchal du Venaissin, au nom d'Alphonse de Poitiers, fils du Roi de France, marquis de Provence.

Reg. B. 1209, - B.-du-R.

368 1253 — janvier.^

Lettre d'Alphonse, comte de Poitiers et de Toulouse, marquis J de Provence, rendant à Barrai de Baux, à la sollicitation de s mère et de son frère Charles , les terres du comtat VenatssÎB' J tombées en commise entre ses mains, et qu'il avait' reçues daJ son beau-père Raymond VU, comte de Toulouse. — Donné ii Vin-^

Layettei du Tréaur de» ChariM, X. 3, p. 173.

1253 — janvlerj

Hommage et serment de ndêlité do Barrai de Baux à Alphonse,! comte de Poitiers, de Toulouse el marquis de Provence, par iequal'l Il reconnaît que c'est à sa bonté et aux prières de sa mère et de son I frère Charles d'Anjou, comte de Provence, qu'il doit la restitution 1 de ses lerres du comlat qui lui furent données par son beau-pèrô' i Raymond VII, comte de Toulouse, il jure de s'acquitter avec bonne ] foi de ses obligations de vassal, et de le reconnaître toi^ouni , comme son souverain seigneur. En cas de parjure, ses terres tomberont en commise aux mains de Charles d'Anjou, qui pourra le i chasser de la Provence. Il s'engage k traverser la mer pour allM \ en terre sainte avec 10 chevaliers et 10 arbalétriers :i cheval, équipés à ses frais, du mois d'août prochain en un an, à moins que le prince ne lui proroge le terme de son engagement. — Acte à Vincennes.

Layettes du Trémr lies C/iartes, I. 3. p. 171.

1253 —janvier.

Lettre de Barrai de Baux accordant k ses vassaux du comtat, le pardon des offenses commises envers lui, d'après la demande de son très cher seigneur Alphonse, comte de Poitiers et de Toulouse, qui vient de lui rendre ses domaines, sous la condition de ne causer aucun préjudice ni dommage aux habitants, pour cause du ser-ment de fidélité juré au prince. — Donné à Vincennes. Layettes du Trésor des Chartes, t. 3, p. 175.

371 1253 —janvier.

Barrai de Baux promet k Alphonse, comte de Poitiers, de partir du mois d'août prochain en un an pour son voyage en terre sainte.

à ses frais, suivant sa précédente promesse. S'il décédait dans cet espace de temps, il déclare que son fils Bertrand, ou tout autre à sa place, sera tenu de le remplacer avec les mêmes hommes d'armes, et suivant les mêmes conditions. — Acte à Vincennes.

Layettes du Trésor des Chartes, t. 3. p. 175,

372 1253 -2 juin.

Pierre Vassal reconnaît tenir sous la suzeraineté de Barrai de Baux, représenté par Bertrand de Romanil, une terre dans la correge de Trinquetaille, touchant le chemin de Saint-Gilles, sous Tobligation de donner à Barrai la moitié de la tasque et de la dîme de Tavoine et de tous les fruits provenant de cette terre, après en avoir déduit les dépenses faites sur Taire pour le dépicage et prélevé la dime des moissons. — Acte dans la maison de Raymond d'Aurillac, notaire d'Arles.

Reg. B. 1069, ^ 235 v. — Arch. des B.'dwR,

373 1253 — 24 juin.

Partage des biens saisis sur les habitants de Monteux, emprisonnés pour cause d'hérésie vaudoise, par Raymond Etienne, bailli de Barrai de Baux, seigneur pour sept parts de la juridiction et seigneurie de Monteux, et les frères Rostang et Geoffroy de Vénasque, coseigneurs de la huitième partie. — Suit Ténumération des terres attribuées à chacun des copartageants. — Acte à Monteux.

Cart. de l'Evêché de Carpentras, t. 2, f 194.— Biblioth. de la ville.

374 1253 — 5 août

Barrai de Baux ratifie l'incarcération des hérétiques vaudois, la saisie et partage de leurs biens situés dans le territoire de Monteux, dont il est le seigneur pour sept parts. — Acte à Monteux.

Cart. de VEvéché de Carpentras, t. 2, f« 190.— Blblioth. de la ville.

375 1253 — 23 août.

Bertrand de Baux de Meyrargues, d'une part , et Bérenger de Puyricard et autres coseigneurs, ayant nommé pour arbitres de leur différents Philippe, archevêque d'Aix, et Barrai de Baux, avec promesse d'obéir à leur sentence sous peine de payement d'une somme de 5000 livres tournois à la partie respectant l'arbitrage et

autres 5000 livres aux arbitres. Ces derniers, après avoir ëme les prétentions des parties, déclarent que la juridiction sur les J habitants des clûinaiiies des coseigneurs de Trans sera communal aux parties, de leile sorte que Bertrand en aura une moitié et 1 Bérenger et les coseigneurs auront l'autre. — Suivent d'autresJ décisions concernant les droits juridictionnels, ruraux el urbains, 1 droits de chasse, etc., etc., etc. — Acte dans l'église de SainWJ André, d'Aix.

Reg. Tliesaiiruê de Vavch. tfAii: ;• 3. — B.-du-R.

1353 — 33 aoûti

Hommage et serment de fidélité prêtés par Bertrand de Baux I, J seigneur de Meyrargues, ii Pliilippe, archevêque d'Aix, pour s domaines du château de Puyricard, pour les châteaux du Sambuo, | d'Eguilles et leurs territoires, droits et appartenances, qu'il recoi^l nait tenir en fief de l'église d'Aix, ainsi que ses ancêtres, — AcUl à Aix, dans la ville archiépiscopale des Tours,en présence de Bar^i rai de Baux. — Le 20 septembre 1îj3 et le 37 mars 1258. Hom-T mages prêtés A l'archevêque par les nobles de Puyricard pour toute» 1 leurs possessions dans ce territoire, à l'exclusion toutefois dftl l'hommage dû au seigneur de Baux, qui se trouvait présent aux deux Jictes.

Reg. Thésaurus de l'arcli. ri'Aûe, !' 'i V et (' 4. — B.-du-R.

1253 — IC novembre.

Hommage de Raymond de Baux 1, prince d'Orange, à Guillaume, évêque de Carpentras, procureur d'Alphonse, comte de Poitiers et de Toulouse, suivi de la reconnaissance en faveur du Comte, de la ville de Camaret avec ses droits el dépendancs, des vallées de Travaillans, Sérignan et autres lieux ou domaines, il reconnaît également avec Guillaume de Baux lU, co-prince d'Orange, les seigneuries d'Uchaux, Frigolet, Barbaras près de Courthéson, Barbaras près de Tulette, Montsegur, Montbrison, Marlignan et Vairéas. — Acte à Orange dans la maison de Raymond de Baux.

Reg. B. 19, l' 19, — Vaucluse.

La veuve de Bertrand <

1253 — 6 décembre.

î Chàteauneuf, et ses fils Nicolas et Ber-

demander à la Cour Romaine des lettres papales contre Guillaume de Baux, seigneur de Berre, baron de Provence, et toute personne les troublant dans leur seigneurie et droit de juridiction des châteaux de Chateauneuf. Carri et le Rouet, leurs territoires et dépendances, afin d'obtenir la perception de certains droits, et le payement de quelques dettes des habitants de leurs domaines. — Acte à Marseille.

Ch. du monaat, Saint^Sauveur de Marseille. — B.-du-R.

379 1254 — 23 janvier.

En présence de Guillaume Bremond, notaire, et de Guillaume, évéque de Carpentras, commissaires députés par Alphonse, comte de Poitiers et de Toulouse, Barrai de Baux reconnaît tenir en fief sous la suzeraineté du Comte, le château de Monteux et ses dépendances. L'évèque proteste énergiquement parce que les frères Rostang et Geoffroy de Vénasque en possèdent un huitième qu'ils tiennent en fief de son évéché, et continuent à lui prêter hommage et serment de fidélité, et parce qu'un autre huitième, vendue Barrai de Baux, par Imbert d'Agout, sans le consentement obligatoire de révéché et malgré sa protestation, était soumis au môme hommage. — L'évèque demande acte au notaire de son acte protestatif. — Acte à Carpentras dans la maison de l'évêché.

Liv. roufje des Comtes de Toulouse. — Biblioth. de Carpentras.

380 1254 — 26 janvier.

En présence de Guillaume Bremond, notaire, et de Guillaume, évêque de Carpentras, commissaires députés par Alphonse, comte de Toulouse, Barrai de Baux reconnaît tenir en fief sous la suzeraineté du Comte, les châteaux et domaines de Loriol, Bedarrides, Entraigues, Carorab, Bédouin, Savoillans, Saint-Léger, Brantes, Guibert, Aulan, Saint-Saturnin, avec tous leurs droits et dépendances. Il déclare être tenu de faire hommage, prêter serment de fidélité, et fournir les cavalcades en temps de paix ou de guerre, à la première réquisition du Comte. — - Acte à Monteux.

Liv. rouge des Comtes de Toulouse. — Biblioth. de Carpentras.

381 1254 — I" février.

Charles I, comte de Provence, étant seigneur d'Arles, il fut passé compromis entre Barrai de Baux, et le conseil de la ville d'Arles

k l'occasion des droits à percevoir sur les ports de la ville et du bourg, et pour le passage du pont sur le Rhône. Barrai cède à la communauté de la ville tous ses droits sur la traversée des ports, et le passage sur le pont pour cause de gelée, vent, ou autre mauvais temps. Pendant que !a ville sera propriétaire des ports et du pont, ses pontonniers pourront percevoir tous les droits que recevait Barrai, sous la condition d'un payement annuel de 15 livres tournois, et de la dispense en faveur de Barrai, et des gens de sa maison, de payer aucun droit de passage pour eux et leurs barques. — Acte à Arles.

Ti-inqueiaitle, l. )■' F. F. ch. li. — Arch. munie. d'Arleê.— Reg. B. 1069, f ÏÏ8, - B.-du-fl,

382 1254 — 25 mara.

Lettre de Barrai, seigneur des Baux, à son 1res illustre et 1res cher seigneur Alphonse, comte de Poitiers et de Toulouse, pour lui apprendre que Jean de Monteux lui a rendu ce château, au vu des lettres du prince. — Datée de Monteux.

Loyftii'ï du Trùfor dis Cliaylei-. t. 3, p. 20S.

383 1254 — 27 mai.

Barrai de Baux nomme Guillaume Castellan bailli de la vallée

de Mouriiis, et lui vend pour 4 ans, au prix de l(iO livres tournois,

les herbes, pùlurages, abreuvoirs, droits de chasse etc., qu'il

possède comme scignuur, à l'exccptiuii du produit des bans, et sous cerlainus condilioiis ruriccrn^nt le iiiodc de pâturage des troupeaux, et le payement des donunages qu'ils pourraient occasionner sur ses domaines. — Ai/te au château dos Baux touchant la citerne.

n.■^', lî, Um. fïliivelîlO. ~H,-dii-H.

384 l-ÎM — 23 septembre.

Ratification par Bertrand de Baux, Bérenyer Om Puyricard et

Guillaume de Trans, de !a sentence arbitrale prononcée par l'archevêque d'Aix et Barrai, seigneur des Baux, sur les droits respectiTs qu'avait Bertrand sur les liuinmcs du domaine de Trans, à Puyricard, .sur d'autres domaines, cl sur les droits prétendus de Bérenger et autres r,o seigneurs sur Ifs qtiistcs, les droits de lods, les Ireiiains, acaptes, criées, cens, services et juridiction. Les parties

nent chacune diverses cautions du nombre desquelles fut Barrai de Baux. — Acte à Aix dans la ville des Tours, en présence de Gilbert de Baux.

Après cette ratification, il fut déclaré par les arbitres que les clefs des deux portes de Puyricard seraient mises entre les mains des personnes choisies par les parties, et que Ton pourrait entrer et sortir à volonté, le jour et la nuit, sans payer aucun droit. — Acte à Aix.

Reg. Thésaurus de Varch. cVAix, i" 3. — Arc h, des B.-du-R.

385 1254 — 23 septembre.

Philippe, archevêque d'Aix, et Barrai de Baux choisis comme arbitres pour terminer les différents survenus entre Bertrand de Baux, seigneur de Meyrargues, au nom de ses enfants Hugues et Mabile, et Raymond, chevalier de Gardanne, au nom des autres chevaliers et de la coumiunauté, déclarent le consulat aboli et qu'à l'avenir la ville, les seigneurs et les chevaliers ne pourront créer des consuls, que Ton s'en rapportera pour l'administration du lieu à l'acte donné par Roncelin, vicomte de Marseille, le 16 avril 1211 et daté du monastère de Saint-Victor, dans lequel il est dit que les seigneurs de Gardanne n'ont jamais imposé aux habitants aucune taille, quîste, ou exaction quelconque ; qu'ils y ont administré la justice, reçus les cavalcades et perçus autres droits seigneuriaux. Les arbitres demandent Toubli de toute haine, et maintiennent toutes les libertés et immunités du lieu, à l'exception du consulat qui vient d'être aboli. — Acte à. ... ?

Le 15 novembre, Hugues de Baux jure d'observer la sentence.

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