L. B. 365. — B.-du-R
515 1266 — avant le mois d'août.
Testament de Bertrand de Baux I, seigneur de Meyrargues, par lequel il choisit sa sépulture dans le cimetière du monastère Notre- Dame de Silvacane, auquel il lègue 100 marcs d'argent, sur lesquels on prendra dix livres tournois pour deux anniversaires destinés au repos de son âme, de celle de Raymond de Baux, son père, de ses parents, et pour la bâtisse de l'église du monastère. Il lègue à celle de Téglise des frères prêcheurs de Marseille, donne 100 sous tournois à la bâtisse de Téglise des frères des Aygalades de Marseille, et fait divers legs aux églises de Meyrargues, Aix, Puyricard et autres lieux ; nomme sa fille Mabile héritière pour 1,000 sous de royaux sur les 10,000 qui furent promis pour dot à feu son mari Ermengaud, et dont il n'a donné que 5,000 plus 100 sous de royaiix qu'il promit de lui donner lors de son émancipation. Il
ligne et accorde en plus à Alaisette sa fille, 15,000 sous lournois pour sa dot ; il veut que sa fille Béatrix soit religieuse et qu'on lui donne 100 marcs d'argent; il déclare déshériter complètement, s'il le peut, son fils Hugues, si non, il lui lègue seulement 100 marcs d'argent, parce que contre sa voloiiti- et malgré sa défense, il a fait la guerre à Charles d'Anjou, comte de Provence, et a forlilié contre lui le cMtcau de Roquevaire. Si, cependant, il se réconcilie avec le Comte, il aura le tiers de tous ses biens, à l'exception des châteaux de Meyrargues et du Sambuc, qu'il a déjà donnés à son fils Raymond , qu'il institue son héritier universel. II nomme son épouse Alix tulriœ de ses enfants Raymond, Alaisette, Béatrix et autres s'il venait à en avoir ; dans ce cas, il laisse aux mâles lùO mares d'argent, aux filles 100 livres lournois, et les uns et les autres entreront dans des couvents, ou se consacreront au service de Dieu. Il nonnne sa femme usufruitière de tous ses biens, reconnaît avoir reçu pour sa dot 30 mille sous tournois et lui avoir fait donation en se mariant de 30 autres mille sous. — Acte dans le château de Puyricard.
Cupie sur parchumin et sans dalc. — CVmi'd'jt de Saint-Sauveur d-Aix. — B.-ûa~H.
Alix, veuve de Herlrand de Baux I, seigneur de Meyrargucs, tutrice de lîiiyiiiond de Uaiix I, el de ses autres enfants, assigne en leurs noms aux anniversaires du chapitre d'Aix, vingt-cinq sétiers {le bon blO sur 1rs lasques lU; cuttc nalurc qu'elle doit percevoir pour eux dans le territoire de PiiyricTrd, lesquels séliers seront (lornios annueliciucnt au diapilrc Icjour de la mort de son mari, suivant la Iciicnr de son lustaïucnt. Klle promet de faire jurer l'ubscrvation de cet acte ;i liiiyuioiid do Baux, lorsqu'il sera arrive à un ùyc plus avancé, — Acte au château de Meyrargucs. a'in-l,:-:.lL-S«h,l-S<ii>ccur dWU. — R-iiu-H-
517 1?GG — 1 septembre.
Ilommage, recuiiiiaissance el serment de fidélité de Bertrand de Maidéon, fils de feu lUcau de Caromii, à Raymond de Baux I, prince d'Orange, pour les châteaux, villes el lerrilriircs de Causans et Miiulmirail. Le prince le reconnaît comme seigneur, à la condi- ■ lion de faire les cavalcades el du ne pouvoir jamais se dispenser
518 1266 — 26 novembre.
Sentence arbitrale terminant le procès survenu entre Raymond de Baux I, prince d'Orange, et Bertrand de Mauléon, suivie de la limitation des territoires de Jonquières, Causans, Gigondas et Montmirail.
Mss. du D' M. Millet.
5J9 1266 — 18 décembre.
Agnès de Caromb, femme de Raymond Aucel d*Orange, reconnaît tenir en fief de Raymond de Baux I, prince d*Orange, la 5* partie des châteaux et villes de Causans, Jonquières, Montmirail, et fait hommage et serment de fidélité. Elle déclare être tenue de faire au prince et à ses successeurs les cavalcades, lorsqu'ils les demanderont à tous leurs autres vassaux, et de les aider en temps de guerre contre leurs ennemis, excepté contre le Comte de Toulouse, Barrai de Baux, seigneur des Baux et leurs descendants. Le prince Raymond déclare reconnaître à la dame Agnès et aux siens leur droit de juridiction sur les châteaux précités. — Acte à Orange.