‹ Inventaire chronologique et analytique des chartes de la maison de BauxChapitre 47 sur 207 · L. 7. carton. — Principauté d'Orange. — Vaucluse · texte numérisé non relu

L. 7. carton. — Principauté d'Orange. — Vaucluse

607 1278 — 24 novembre.

Hommage de Bertrand de Baux d'Avellin, fils et héritier universel de Barrai de Baux, au prévôt et chanoines de l'église de la Major, devant le grand autel où se trouve la tête de Saint-Lazare, pour tout ce qu'il tient de ladite église, et les châteaux d'Aubagne, Roquefort, Cuges, JuUans, leurs territoires et juridictions, et la Bastide devant le chî\teau d'AUauch et ses dépendances, y compris certains droits qu'il a sur les habitants de ce lieu. — Acte à Mar*seille.

Charte de la Major. — B.-du-U.

1279 — 17 mar»l

Autorisation donnée par Bertrand de Baux, comte d'Avellin, la] prieur de Saint-Gilles, l'abbé de Saint- Victor de Marseille et ï trand de Baux II, seigneur de Berre, au chevalier Jean de Burlat sénéchal de Provence, de traiter des conditions d'une trêve ave( noble Pierre Balb, comte de Vintimîlle, agissant en son nom ( au nom de son frère et son neveu, à cause de la guerre existanfl entre le Comle et le Rot de Sicile. — Suivent les conditions de It| trêve.

HeK. B. 113. ^ T&. -«,-aii-R

1279 — 30 niara

Lettre de Bertrand, archevêque d'Arles, ordonnant aux cliaiw lains des églises de Mirabel et de Nyons de s'opposer à la projetée de ces cliilfeaux à Bertrand de Baux, comte d'Avellin, | Haymond-Geoffroy, seigneur de Montaubau, et son épouse Raa-^ done, qui les tiennent en fief de l'abbesse de Sainl-Césaîre, et celles ci de son archevêché comme seigneur suzerain. Si malgré Iftf défense d'aliéner ces châteaux et celui de Vinsobres, Rayinond- GeotTroy, ou sa veuve, ont véritablement passé un compromis de vente en faveur de Guillaume de Villaret, prieur de Saint-Gilles, et recteur du Comlat, il leur ordonne, s'ils peuvent se procurer une copie de ce compromis, de prononcer dans les églises et sur les places publiques une sentence d'excommunication, d'interdit, et de confiscation de fief, si la dame de Montauban n'annulle ce compromis dans les trois jours. — Donné à Arles. ChartrierUe Salon, cti. 383.— B.-Uu-R.

eio

1279 — 17 avril.

Lettre de Guillaume, seigneur de Pertuis, notifiant à Bernard, abbé de Montmajour, qu'en émancipant son fils Bertrand de Baux, il lui fit donation de ses biens sous la réserve de l'u-sufruit ; que ce dernier en mourant a légué deux tiers de ses biens à son cousin Bertrand de Baux, comte d'Avellin, et l'autre tiers à son père à la condition de l'abandonner au Comte, s'il meurt sans enfants. Il déclare que voulant exécuter la volonté du testateur, il abandonne au Comte tout ce que possédait son lils dans Pertuis, la Bastide de

l'abbé Bernard d'en donner l'investiture au Comte. — Donné à Manosque.

Reg. 1420. — B.-du-R.

611 1279 — 9 juin.

Exécution du testament de Barrai de Baux. L'archevêque d'Aix, en présence de Bertrand de Baux, comte d'Avellin, après avoir pris le conseil des évoques de Vaison, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Carpentras et Toulon, déclare que le Comte, quoiqu'il prétende que depuis son retour de la Fouille personne n'a pu ou voulu lui montrer le testament de son père, lui assignera, pendant cinq ans, 18 mille sous de royaux coronats ; dont 10 mille seront donnés, chaque année, au noble comte de Rodez, veuf de la sœur de Bertrand, pour la dot non payée de sa femme, et les 8 mille restant seront partagés pour le payement de divers legs. Si cet espace de cinq ans n'est pas suflisant, Bertrand s'oblige à verser annuellement la môme somme , jusqu'à entier payement de toute dette. Il donne en garantie de son engagement sa terre du comtat Venaissin, bien qu'elle ne provienne pas de l'héritage de son père, mais de ce que Raymond, comte de Toulouse, en avait fait donation, comme on le dit, à Sibylle, mère du comte d'Avellin, et celle-ci à Bertrand, son fils ; il engage pareillement ses autres terres depuis la Durance jusques à la mer, excepté le château des Baux et son territoire. — Acte à Arles.

Chartrier de Mondragon, ch. 123. — B.-du-R.

612 1279 — 18 juillet.

En présence de Beatrix du Viennois, comtesse d'Albon, dame de Faucigny, et du dauphin son fils , Aymard de la Tour, seigneur de Vinay, fait donation irrévocable à son fils aîné Henri de tous les biens, droits et juridictions qu'il possède par indivis sur la moitié de la Tour-du-Pin dans l'archevôché de Vienne, les châteaux de Vinay, Armieu, Nerpol, Murinais, Vatillieux et leurs territoires, réversibles sur les enfants à naître de Béatrix de Baux, sa future épouse, flUe de Bertrand de Baux, seigneur de Meyrargues, et d'Alix. La Comtesse et le dauphin Jean approuvent la donation. -* Acte à Cornillon, dans la maison du dauphin.

Reg. B. 29Ô0. p. 496. — Isère.

1279 — saoctobi

Letlre de Bertraml de Baux HI, coprince d'Orange en pariage son frère Raymond, à ses viguier, juge et cliâtelain de Gigondi et ù tous ufflciers de la principauté, pour les prévenir de la plaîi portée par le procureur des religieuses de Saint-André-d( Romièrcs contre le cMtclain de Gisondas, qui, au mépris défi sentence arbitrale prononcée le 25 juillet 1362 par Giraud deVt del, arbitre de Feu son père Raymond II et des religieuses, trouble dans la faculté qu'elles ont de vendre et céder leurs droi de pâturage, de ligueirage, de chasse et de poche sur le tcrritoi du monastère, confronlant ceux de Gigondas, Sablet, Rastall Cairanne, Travaillans, Camarct et Violés, et d'en percevoir revenus dus à tout seigneur, eu faisant des criées et confisquant troupeaux des religieuses, ou de leurs ayants droit. H ordonne châtelain, sous peine de 100 marcs d'argent lin, applicables à Cour, de suspendre tuules ses machinations. — Donné à Avignt N' Chabridelli.

Ckipio — Hee. 'le l':iii 1IJ13. ^ 872. — Uroffe d'Uraiige.

1279 — 4 décembra

' Orange et son terroir à

Cession h viager dn droit d'encan dai Girard Peillerio par Raymond I, oncle, Bertrand m, et Raymond de Baux, prince et co-princes d'Orange, et le procureur de l'ht^pilal Saint-Jean-de-Jérusalem sous le cens annuel de 60 sous de viennois, et à ia condition que le fermier ne prendra que dix deniers sur vingt sous du produit de cet encan. — Acte à Orange. Mss.tIuU' M. Millet.

4 juillet.

Transaction entre Bertrand, archevêque d'Arles, et Bertrand de Baux, comte d'Avellin, par laquelle l'archevêque confirme à Bertrand la vente des cli;\leanx de Mirabel, Nyons et Vinsobres, faîte à son père Barrai par l'abbesse de Sainte Césaire, sans le consentement de son chapitre, et ;'i son grand préjudice, et déclare en accepter les conditions. En reconnaissance de celte confirmation, Bertrand de Baux déclare donner à Tarchevéquc tout ce qu'il possède dans le chiiLeau de Cornillon au diocèse d'Arles, toutes ses possessions de Confoux près de Salon, et promet de lui faire restir K-s ilruils dr son rjli-iç ut du im^ii^istOrc sur li^s ch;\tcaiix de

Mirabel, Nyons et Vinsobres, par leurs détenteurs. L'archevêque, à son tour, Taidera à recouvrer ces droits de l'église, à la demande de Tabbesse, ou sans son consentement, même par le moyen de Texcommunication et de Tinterdit. Bertrand de Baux jure d*être fidèle vassal de Tarchevêque et du monastère. — Acte à Arles, dans le palais archiépiscopal.

Chartrier de Salon, ch. 154 — B.-du-R.

616 1280 — 3 octobre.

Bertrand III, co-prince d'Orange, et Raymond, son frère, fils et héritiers de Raymond II, seigneur de Suze et co-prince d'Orange, donnent, en présence de leur oncle Raymond de Baux I, à leur cousin Bertrand de Baux, comte d'Avellin, tous les droits qu'ils possèdent sur la terre de Bardineto, province de Gênes, et même dans le judicat de Torres, Arborée, Gallura et au château de Bosa.

Mss. du D' Millet. — Hist. d'Orange, de La Pise, p. 78.

617 1280 — 18 octobre.

Philippe de Lavèno, sénéchal de Provence, voulant terminer les différents survenus entre Guide de Bouc, procureur de la Cour Royale, et certains marchands de Marseille, avec Raymond de Baux I, seigneur de Puyricard et d'Eguilles, à propos de nouveaux droits de péage exigés par lui, au mépris des anciennes franchises et libertés, déclare, en présence d'Alasacie, sœur de Raymond, que les gages saisis et l'argent reçu seront rendus par son frère, et qu'à son tour, la Cour restituera ceux qui ont été pris sur les vassaux du seigneur de Puyricard et de sa sœur. Raymond s'abstiendra à lavenir d'exiger toute nouvelle imposition jusqu'à ce que l'enquête soit terminée. — Acte à Aix, dans le palais de la Cour du Roi.

Lit;, noir de Marseille, f* 79. — Arch. munie.

618 1280 — 14 décembre.

Alix, dame de Roquemartine, appelée en témoignage, à la suite d'un procès survenu entre Bertrand de Baux, comte d'Avellin, et la communauté de Tarascon, pour refus de payement par Bertrand des tailles exigées par cette ville sur les possédants biens dans son territoire, sous prétexte qu'il n'habite pas sur le lieu où se trouvent ses propriétés imposables, déclare à la Cour qu'elle paye ses

tailles au Trébon pour )es (erres labourables possédées par elle h la VisclÈde. — Acte à Tarascon.

Série F. F. — Arch. de Taraseon.

619 1281 - 10 avril.

Testament de Raymond de Baux I, prince d'Orange ; il choisit sa sépulture dans le couvent des frères mineurs d'Orange, révoque les legs faits dans des actes antérieurs, et principalement celui fidt en faveur de feu Guillaume de Baux, son Sis. Il lègue à l'hâpital de Saint-Jean-de-Jérusalem 100 livres pour des messes à dire pour son âme, celles de ses père et mère, pour Guillaume de Baux Œ, son neveu, Guillaume de Baux, son fils, Guillaume de Baux II, son frère; lègue à l'église Sainte-Marie d'Orange ; donne au monastère de Bouchet 100 livres viennoises, aux monastères de Saint- André de RamièreSj d'Ayguebelle. . ., lègue 50 livres à l'œuvre du POHl-Saint-Esprit sur le Rbùne , près de Saint-Saturnin , 25 livres viennoises à celle du Pont-Saint-Benolt d'Avignon, 25 livres à l'œuvre du Pont-sur-l'Ouvèze , près du château de Jonquières, et donne 10 mille sous pour le mariage de 50 Qlles nobles et pauvres, vivant sur ses domaines ; il lègue aux Templiers d'outre-mer, â l'église des frères mineurs, et à la paroisse de Courtheson , pour faire des calices et ornements. Il laisse 50 livres pour acheter des vêlements à 200 mendiants, et veut qu'on restitue 13 mille sous aux hommes (i'Avignon, Boaucaire, Saiiit- Salurnin, bourg Sairit-Andéoi et antres lieux, qui Iransporlaient le sei par le Rliûnc, avant que l'Einporeur lui ei"it acconlù le privilège de percevoir le péage du soi passant par le Rhùne, et qu'il exigeait cependant. 11 lègue au monastère de Saint-Pierre de la Vallée de Vaison, et veut qu'on donne à Gui/e de Lunel, veuve ilc Guillaume de Baux, son fils, la sumiue de 100 livres sur les revenus du péage de Jonquières et Courllieson, Il nonune pour exéculeurs testamentaires l'évéque d'Orange, son épouse Malberjotie, le gardien des frères mineurs d'Orange cl le clievalier Girard de Mordolia;il reconnaît avoir reçu pour la dot de sa femme Malberjone 1.") mille sous de viennois, pour la silreté <lo laquelle il lui donne en gage ses château, territoire et déiiendanccs de Gi^omlas, jusqu'à ce qu'elle soit intégralement payée. Malberjone aura à viager, les revenus de ce château et sera maîtresse absolue de tous ses biens. Il ordonne que la communauté d'Orange juuissu- pour toujours de ses franchises et libertés, et les eonlirnie par ce testaincut 11 institue pour son

héritière particulière Etiennette, fille de feu Guillaume de Baux, son fils, et de Guize de Lunel, pour 30 mille sous à lui donner lors de son mariage, et pour 10 mille sous, si elle entre en religion. Il nomme pour héritier universel Bertrand de Baux , son fils ; et si Etiennette et lui mouraient sans enfants, il leur substitue Bertrand de Baux, comte d'Avellin, son parent, et le nomme tuteur de sa petite fille. — Acte dans le fort d'Orange.

Série AA. ch. 2. — Arch. d'Orange.

620 1281 — 18 avril.

Le chevalier Raymond de la Baume, procureur de Bertrand de Baux, comte d'Avellin, demande à Bernard, abbé de Montmajour, de vouloir bien investir le Comte du fief de Pertuis, de la Bastide de Samson et de leurs territoires que possédait Guillaume de Pertuis sous la seigneurie du monastère, et que ce dernier avait donné à son fils émancipé, Bertrand de Baux, en s'en réservant l'usufruit; lequel, en mourant, à fait donation de deux parties de ses biens et droits à son cousin le comte d'Avellin, et la 3* partie à son père Guillaume, avec prière de la léguer à Bertrand ou à ses héritiers ; ce qui fut exécuté par Guillaume de Pertuis qui s'en réserva l'usufruit. — Acte au monastère de Montmajour. (Le 2"* testament de Bertrand fut fait à Naples en 1275.)

Charte de Montmajour, w 47. — B.-du-R.

621 1281 - 10 mai.

Procès entre Raymond de Baux I, fils et héritier de Bertrand de Baux, seigneur de Meyrargues, et noble chevalier Bertrand Audibert d'Aix, coseigneur du domaine de Trans, du château de Puyricard et autres coseigneurs, par devant Grimier, archevêque d'Aix, à propos de l'inexécution 1* de la sentence portée autrefois par l'archevêque Philippe et Barrai de Baux entre Bertrand de Baux, Bérenger de Puyricard et consorts, portant une amende de dix mille sous contre la partie contrevenant à ladite sentence ; 2* de celle donnée par l'archevêque Vicedominus, condamnant la partie rebelle à 100 marcs d'argent. Bérenger et consorts accusent Raymond de contrevenir aux précédentes sentences, et demandent l'application de la peine imposée à cause des nombreux et graves préjudices portés aux vassaux, propriétés et droits de juridiction des plaignants. — Acte à Aix.

Reg. Thésaurus de Varch, d'Aiv, t" 33. — B.-du-R.

— 14 mai.

Investiture donnûe par Girautl lie Reillane, procureur Oe Bernard, abbé du inonaslilre di; Monlmajoiir, ii Bertrand de Baux, comte d'Avellin, du Ikf de Pertuis, de la moitié de la Bastide de Saïuson et leurs territoires, qui avaient été cédés par Guillaume de Pertuis à son flls iSmancipé Bertrand de Baux avec réserve de rusufruit, el dont le comte d'Avellin avait liérité pour deux parts par suite du décès de Bertrand de Baux. — Suit la prestation d'hommage et serment de fidélité faîte an procureur de l'abbé, avec promesse en faveur du couvent d'observer la transaction p-jssée le 28 juillet 1242 entre l'abbé Raymond et Guillaume, comte de Forcalquier, seigneur de Pertuis, et celle du 16 juin 1251 entre le même abbé et Guillaume, fils du feu comte, sous la condition de donner au monastère la moitié des moulins avec leurs dépendances et droits de corvée, el la moitié des revenus du péage de Pertuis. La prison sera bâtie à frais communs et le bailli de chacune des parties en aura la clef ; les sentences civiles ou criminelles seront prononcées par le juge commun. Le comte d'Avellin et l'abbé s'engagent à ne lever aucune taille et à n'exiger aucun don gratuit de la communauté de Pertuis sans leur consenleiuent mutuel. — Acte dans la salie capitulaire du monastère, en présence de Raymond de Baux, fils du comte d'Avellin, et autres témoins. Reg. 1420, — Ch. orig. L. B. 377. — B.-du-H.

1281 -27 mai.

Bertrand de Baux, comte d'Avellin, confie le gouvernement de toutes ses terres, châteaux et places dans le Comtal-Venaissin, en Provence, et Forcalquier à son oncle Raymond de Baux I, prince d'Orange.

M3S, du D' M. Millel.

624 1281 — 13juia.

Raymond de Baux I et Bertrand IIÏ, son neveu, prince et co-prince d'Orange, seigneur de Courthcson, déclarent que les habitants de cette localité payeront pour le mariage d'Étiennette, petite-fille de Raymond, avec Bertrand de Baux, la somme de 25 mille sous de coronats, quoique la communauté de Courtheson ait déjà accordé une certaine somme à Bertrand i l'occasion de son mariage. Mw rtiiîl' M.Millpl

625 1281 — 6 septembre et 18 décembre.

Bertrand de Baux III et son frère Raymond, co-princes d'Orange, reçoivent l'hommage et serment de fidélité de Giraiid de Verdel pour les château, juridiction et seigneurie d'Uchaux, qu'il a acheté par divers actes de Guillaume de Sabran, seigneur des Taillades, à la condition de les tenir en fief sous la suzeraineté des princes de Baux, qui lui en donnent Tinvestiture.

Invent, de la Seigneurie d'Uchaux, f** 1. — Vaucluse.

626 1281 — 14 septembre.

Hommage, serment de fidélité et reconnaissance par Giraud de Verdel à Bertrand de Baux III et à son frère Raymond, co-princes d'Orange, de la quatrième partie de la seigneurie d'Octavion, achetée au prix de 69 livres de coronats de Guillaume de Sabran, seigneur des Taillades, qui la tenait en fief sous la suzeraineté des princes d'Orange. —Acte à Courtheson.

Mss. des titres de Sérignan, f* 4. — Biblioth. de Mars.

627 1281 — 4 décembre.

Partage des biens paternels et maternels entre Bertrand de Baux ni et son frère Raymond, co-princes d'Orange et seigneurs de Suze. Raymond aura les châteaux de Suze, Chabrières, Bari, Bauzon, Bouchet et divers droits sur les châteaux à'Alburon, Derboux, Rochegude, Solérieux, Chantemerle, La Palud, Taulignan, Montaigu, Stagnol et Audifred. Bertrand aura tous les droits de la famille sur la ville d'Orange, le terroir de Frigolet, le château de Courtheson, le domaine de Barbaras et sur les châteaux d'Octavion, la Garde-Paréol, Tulette et Valréas.

Mss. du D' M. Millet.

628 1282 — 18 avril.

Sentence prononcée contre Bertrand de Baux, comte d'Avellin, pour avoir incarcéré, sans nul droit, Gilles Durand, accusé de viol sur une fille vierge en Camargue, près du quartier appelé Gallegues, que le comte prétendait avoir sous sa juridiction, suivie d'une amende de mille marcs d'argent , infligée par Jean de Burlac, sénéchal de Provence, avec renvoi de laffaire par devant Geoffroy , prévôt de Baijols , qui, après l'avoir étudiée , condamne

Hommage et serment de fidélité prêtés par les frères Targues de Lers, à Bertrand de Baux IV el à Bertrand III, prince el copriiice d'Orange, et ft Raymond de Grasse, commandeur de l'hùpîtal Saînl-Jean, pour leur domaine de Rochebelle, situé sur la montagne Bellebuissone et confrontant le domaine de Lers, dont ils déclarent . bans, et reconnaissent que la juridiction du lieo appartient aux princes.

Mss. du D' M, Millol, d'Orange.

Bertrand de Baux IV, Ois de Raymond I et de dame Malberjone, prince d'Orange pour trois parts, et Bertrand de Baux m, fils de Raymond de Baux II cl de dame Bignc, co-prince d'Orange pour une pari, accordent aux syndics nommés par la communauté d'Orange le roiisidnt et un conseil de ville. Les consuls seront au nombre de quatre et les conseillers de vingt ; les uns et les autres seront obligés de prêter hommage et serment de fidélité aux princes et à leurs successeurs. Le prince, après avoir choisi vingt-quatre hommes des meilleurs de la ville, en prendra quatre pour consuls et les autres seront conseillers. A la fin de la première année et les années suivantes, le jour de Saint-Biaise, la commune choisira vingt-qualre hommes à sa volonté, sur lesquels le prince ou son procureur prendra les nouveaux consuls. Les charges seront obligatoires. Les consuls seront obligés de refaire les remparts, surveiller les rues et chemins et lever des tailles. Les seigneurs choisiront sur leur domaine un bailli qui ne sera nomméque pour un an et ne pourra être renommé que deux ans après. Le juge d'appel et fe notaire seront choisis par le Prince qui réglera leurs attributions. Suivent diverses concessions sur le crime d'adultère, la propriété^ la justice et les poids et mesures. — Acte à Orange, dans l'ôglisa

Sainte-Marie. — Témoins : Hugues de Baux, seigneur de

Meyrargues.

Reconnaissance, hommage et serment de fidélité à Bertrand de Baux IV, prince d'Orange, par Pierre Raybaud pour Suze-la- Rousse, Châteauneuf de Rodortier et toutes ses autres possessions. Le Prince accepte Thommage de son vassal en tenant les pieds et les mains de Raybaud entre les siens, et lui donne Taccolade avec promesse de le défendre contre ses ennemis. — Acte à Camaret.

Copie sur papier L. 24. — Principauté d'Orange. — Vaucluse.

Reconnaissance par Rostaing, coseigneur du Vemègues, en faveur de Bertrand de Baux, comte d'Avellin, pour un domaine et plusieurs autres possessions dans cette localité.

Bépert. gén. de Varch. d'Arles, de 1713. — B.-du-R.

633 1283 - 25 avril.

Monitoire du prévôt de Téglise de Llsle, délégué du pape, ordonnant au vicaire de Meyrargues de prévenir le peuple, assemblé pour assister aux oflSces, qu'il ait à payer, suivant Tusage, la dîme due au vicaire et au prieur, sous peine d'excommunication des fidèles ; et de se transporter au domicile d'Alix, veuve de Bertrand de Baux, mère de Raymond I, seigneur de Meyrargues, et propriétaire des biens de son mari, et chez plusieurs chevaliers du lieti pour leur annoncer qu'ils ont à payer la dîme des moulins et fours et des fruits de leurs possessions. Le vicaire est prévenu que Raymond de Baux, en sa qualité de seigneur du lieu, ne devra pas être soumis à la sentence d'excommunication, si elle est prononcée. — Donnée à l'Isle.

Ch. de Saint'Sauveur d'Aix. — B.-du-R.

634 1283 — 2 juillet.

Bertrand de Baux n, seigneur de Berre, ayant fait proclamer dans la ville de ne point porter du sel à la gabelle du Roi sans son autorisation, ou celle de ses officiers, sous prétexte que le sel était volé par des hommes du pays, ou des étrangers, et que ces vols étaient nuisibles au Roi, au seigneur et aux habitants ; cette proclamation est considérée comme préjudiciable au Roi et contraire aux conventions passées entre ce dernier et Guillaume de Baux I^ père de

Bertrand par Raymond-Ruffo de Comis, jt^e-mage de Provence, qui déclare, à la demande du procureur royal, qu'elle sera considérée comme nulle, et que toute personne pourra porter du sel à la gabelle royale à la demande du gabellier du Roi. — Donné à Aix. L. B. 379. - B.-du-R.

635 1383 — 2fi novembre.

Béatrix de Mévouillon, dame de Visan, veuve de Sicard Alaman

le vieux, et Bertrand de Baux, comte d'AvelHn, en sa qualité de mari d'Agathe do Mévouillon, sœur de Béatrix, reconnaissent avoir reçu de Guillaume de Villaret, prieur de Saint-Gilles et recteur du comtat, la somme de 1500 livres tournois pour la vente qu'elles lui ont faite du château de Saint-Sulpice. — Acte à Carpentras. — Raymond-Olivier, notaire du Comtat.

Hs9. intitulé : Noblesse de Provence, aux mains de M. P. Ktbtott d'Ail, page 87.

636 1283 — 4 décembre.

Hugues de Baux, fils de Bertrand, seigneiu de Meyrargues, accusé devant le juge-mage d'Aix d'avoir vole, avec ses compagnons armés, du blé, des bœufs et six trenteniers de brebis près d'une bastide, appartenant A sa sœur Alasacic, située sur les bords de la Diiraiiciî, oi'i Siï trouvciii. les moulins dû Raymond de Baux, son fi'iirc, est comlrimné à la rûstitiUion tics ciioses volées, et au payement de 301) livre» de provençaux coronats, qu'il devra payer dans dix jours. — Acte à Aix.

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