EXA3IEN COMPARATIF DES INVENTAIRES ÉDITÉS
ET DE l'Inventaire inédit de 1420.
Comme sources directes d'information sur les librairies des ducs de Bourgogne, nous avons donc les Inventaires datés des années 1404, 1405, 1420, 1423, 1467, 1477, et, encore qu'ils soient postérieurs à la mort de Charles le Téméraire, soit, par conséquent, à la chute de la maison, ceux de la fin du xv« siècle et du début de xvi«, 1485, 1487 et 1504 (*). On sait que ces Inventaires ne sont pas des
l'office de l'eschançonnerie »» de Monseigneur, mais le 28 juillet 1424 {manuscrit f. 170^ ; Labordr, II, p. 277). — De la même année 1424, mais du 19 août, est datée la « sausserie »» (manuscrit f. 172^; Laborde, II, p. 278).
(^) Euvangelier, L 17^; Heures, f.iOo^; Psautier, i. IH»". Ce sont des livres d'oratoire, mais comme ils ne sont pas rangés dans les listes régulières et que le premier est avant l'Inventaire de chapelle, tandis que les deux autres viennent après, je les ai, pour respecter l'ordre du manuscrit, mis tout à la fin de ces listes, sous les n®» 246, 247 et 248. Le Psautier de saint Louis avait déjà paru dans Laborde, II, n^ 4255, et, ainsi qu'on le verra par la notice que j'ai donnée, il a déjà été signalé et identifié par M. L Dblisle.
(2) On aura plus loin, §4, des renseignements sur les Inventaires rédigés à Bruxelles ou ailleurs depuis le xvi® siècle jusqu'à nos jours et qui nous font connaître les destinées d'un certain nombre de manuscrits ayant appartenu aux ducs de Bourgogne.
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caUUogucs d'une très rigoureuse précision, du moins en ce qui regarde les titres des œuvres et les noms des auteurs (^). C'est surtout dans ceux de 1404, 1405; 1428 et 1477 que, à ce point de vue, les inexactitudes ou les incer»titudes de rédaction se constatent. Exemple de 1404 : (c Ung autre livre noté, ou sont plusieurs proses et ignés et les offices du Saint Sacrement des mois et plusieurs autres » (*). Remarquons aussi en 1504 : « Item, pluiseurs
(*; Barrois dit avoir scrupuleusement donné son texte avec ** sa bizarrerie et sa versatilité orthograph ique,ses flàndricismes et ses wallouismes •» , et ne s'être permis «les plus légères modificartions que lorsqu'elles étaient commandées par le besoin d'obtenir un s«is •». Au fait, à partquelqu&s notes explicatives au bas des pages et son introduction qui n'est pas sans intérêt, vu l'époque où elle a été élaborée, sa tâche d'éditeur s'est bornée à dresser un index alpliabétique où, sans prétendre être complet, iL essaie d'indiquer le contenu des manuscrits, les noms des auteurs et les éditions princeps (pp. XXIII, XXXVIII). Labobdb, jugeant cette publication trop imparfaite, avait l'intention de la reprendre sur nouveaux frais et de «♦ livrer à l'impression une copie diplomatiquement exacte »». Eii comparant les Inventaires imprimés avec les originaux, il avait découvert* bon nombre d'erreurs dans le travail de Barrois. C'est iiinm qu'il cite trois articles de l'Inventaire de 1467 où il relève 16 fautes (t. I, pp. XLV-VI). Lui-même, cependant, n'est pas toujours, dans ses Ducs de Bourgogne^ un éditeur modèle, mais, néanmoins, il faut regretter qu'il n'ait pas donné suite à son projet, alors surtout que ce projet comportait un tableau synoptique qui aurait constaté la présence des manuscrits dans tous les catalogues- l'édigés à différentes époques, jusques et y compris celui dv3 M archal.
(2) PkiGNOT, p 54 ; Dehvfsnes, p. 839.
Il est à remarquer toutefois que, dans les Inventaires de 1404 et 1405, les' livres de cliapelle ou d'oratoire sont en général séparés des livres ou romans, c'est-à*dine des ouvrages profanes, et ils sont même séparés par des rubriques spéciales. La distinction ou la séparation est également faite dans ceux de 14*?3 et 1477, bien- qu'on n'y indique point, par des
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et divers Livres de clicunt servaûs à la chapelle, de petite valeur; ensemble pluiseurs quayers de diverses choses, tous rassemblez et rais ensemble en ung coffre à part » (Bahrois, n^ 2210). La chose se produit d'ailleurs souvent pour le& bibliothèques du moyen âge : souvent,, l'oa a le manuscrit à contenu multiple ou divers, mais avec un titre vague et incomplet. Nous^ n'y insisterons pas autrement; nous donnerons simplement cet exemple fourni par G. Paius au sujet d'un article de Bariiois, le n^ 1756 de l'Inventaire de 1487 : « Ung voluni3 intitulé De Alexandre, de Doctrinaly le Sauvage, et la Vie saint Charlemaigne, de Hagon le B^avreii, et de ilourson, etdepluiseurs autres livres, » (=Inv. 1467,. n'' ti84.) Il dit que le vers donné comme explicit s' on n*y' vient mensonge adjomter, est le dernier daChevalier aw lion de Chrétien de Troyes,. ce qui fait qu'on doit compter ce poème parmi les pluisenrs atUres livres du manuscrit (^).
Joignez à cela qu'un Inventaire pourra citer deux, fois le même manuscrit. Ainsi fera celui de 1467 pour les Conquestes de (Iharletnaine de David Aubert. Les voici d'abord sous les ni' 733 et 734 de Baurois : (c Ung autre gros livre en parchemin couvert de cuir blanc, intitulé au. dehors : Le premier volume des Conquestes Cha7^lemaigne ; com^nchant au; second feuillet après la table, Et mélancolie, et au dernier; jmques aux oreilles. — Ung autre semlile livre.
intitulés particuliers, qu'ici se trouvent les manuscrits de dévotion et que \i\ sont énumérés les autres.
A noter aus^i.que l'Uiyentaine de.l404 est„(laus. l'ensemble,, plus précis et plus détaillé que celui de 1405.
. (i) QvMn. de. UeauvaU^ p. v. Voir ibi'.L, pour les.autces Inventaires où ce manuscrit reparaît.