‹ Inventaire de la "librairie" de Philippe le Bon (1420)Chapitre 23 sur 40 · XXXIX · texte numérisé non relu

XXXIX

parce que, depuis le xv® siècle, elle a été remplacée, on ne peut pas toujours s'en rapporter au titre pour risquer une conjecture. Ce titre manque de précision et d'exactitude. Tel est-il surtout pour les livres de chapelle. Ici, nous rencontrerons des Heures, Missels, Psautiers, Gréels, dont on a même quelque peine à découvrir les correspondants dans les Inventaires du xv* siècle. Ainsi, il est de ces Inventaires (de 1404, 1405 et 1477) qui mentionnent des Psautiers (Pbïgnot, pp. 44 et 58; Dehaisnes, pp. 851 et 879), des Bréviaires et des Missels notés (Peignot, pp. 73 et 90-1 ; Dehaisnes, p. 881), un Évangelier, un Épistolier (Peignot, p, 83), et un petit livret parlant de Dieu. A. L. (Peignot, p. 75; Dehaisnes, p. 881), sans un mot de plus sur le contenu ou le contenant (*). Voici même celui de 1467 qui, en dépit de son habituelle précision, offre une série de livrets et de petits livres où manquent jusqu'aux intitulés vagues à!Heures, de Bréviaires et de Missels (^). Néanmoins, nous avons, en ce qui les concerne, des détails sur la reliure, et nous avons surtout les premiers mots du second et dernier feuillet. Malheureusement, ces mots de repère ne permettent pas toujours d'identifier les manuscrits de chapelle de 1420, car pour ceux-ci l'on indique généralement le début et l'explicit même du texte (3).

(*) Parfois celui de 1405 n'est pas plus explicite pour les ouvrages profanes : I roumant en pajpier (Peignot, p. 73; Dehaisnes, p. 880), III autres roumans en papier (Peignot, p. 74; Dehaisnes, p. 881), / roumand a I y et I livre pour les Dames (Peignot, p. 75 ; Dehaisnes, p. 881).

(2) Barrois, p. 177.

(3) Voir ci-dessus, p. xxviii.

Une preuve encore qu'on ne doit pas ajouter une foi absolue aux descriptions fournies par les Inventaires, se trouve dans cette note qui

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