‹ Inventaire de la "librairie" de Philippe le Bon (1420)Chapitre 22 sur 40 · XXXVII · texte numérisé non relu

XXXVII

j*ai dérogé à la règle ou à cette manière de faire lorsque j'avais un renseignement complémentaire ou rectificatif à joindre à ce Tableau Viglius.

Pour les livres qui sont encore à Bruxelles en 1839 et par conséquent aujourd'hui, ma tâche n'était pas nécessairement terminée du moment que j'avais donné la cote du Catalogue de Marchal, ou reproduit la description soit de son Extrait de l'Inventaire général (t. I), soit de son Répertoire méthodique par classification des matières (t. II et III). Il y avait des erreurs à redresser. Si j'ai pu le faire et si j'ai pu dire mieux que Makchal, c'est grâce, le plus souvent, à l'inépuisable obligeance de M. Bayot. J'ajoute que certains de mes manuscrits ont déjà reçu leur mention dans le nouveau et très remarquable Catalogue qu'élabore le R. P. J. Van den Gheyn, et qui est déjà à son cinquième volume. Pour ceux-là, il m'a presque toujours suffi d'un simple renvoi à ce savant travail (*).

Quant aux volumes de 1420 qui sont sortis de nos provinces pour aller enrichir divers fonds de l'étranger, c'est à Paris (Nationale et Arsenal) que sont le grand nombre de

l'une des siennes. Cet Inventaire ne se compose que de titres de manuscrits et de titres assez inexacts : on comprendra, dès lors, que les avis puissent différer pour l'identification.

(*) Catalogue des manuscrits de la Bibliothèque royale de Belgique. Bruxelles, Lamertin, 1901, I, Écriture Sainte et Liturgie \ 1902, II, Patrologie-y 1903, III, Théologie; 1904, IV, Jurisprudence et Philosophie; 1905, V, Histoire et Hagiographie.

Lorsque la chose m'a paru utile à l'histoire d'un manuscrit, j'ai cependant cité tel détail relatif à son contenu, à sa provenance, à sa confection et à ses destinées, que j'ai trouvé dans ce Catalogue.

Du même Catalogue, je complète les indications dans mes n°* 5, 8, 87, 189 et 223. En outre, j'ai fourni plus d'une identification avec Barrois, qu'il n'avait pas donnée.

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ceux que j'ai retrouvés. Les autres, qu'il m'a également été possible d'identifier, appartiennent aux bibliothèques du British Mtiseum, de La Haye, de Leyde, de Saint-Pétersbourg (Erm/tofife), de Dresde et du comte Louis deWaziers (*).

Le plus souvent, pour ces manuscrits passés à l'étranger, je n'ai eu comme sources d'information que les renvois faits à Barrois par les catalogues de ces dépôts. Toutefois, il m'est arrivé de rencontrer des indications complémentaires dans des travaux de bibliographie et de paléographie, et j'ai pu également m'en procurer par l'entremise d'érudits auxquels je me suis permis de m'adresser et dont je cite les noms à la fin de cette Introduction.

Plus d'une fois, j'ai bien pensé que tel manuscrit de France ou d'ailleurs, non encore identifié avec Barrois, devait correspondre avec l'un de mes numéros de 1420. Mais la description que fournissaient, d'une part, le catalogue moderne et, de l'autre, l'Inventaire de Dijon, ne suffisait pas à me renseigner à cet égard et à me fournir une solution. Outre que la reliure ne sert plus de moyen de contrôle,

(1) Voir mon Index sous ces mots.

A consulter, pour les manuscrits de Bourgogne qui sont à T Arsenal, V Histoire de la bibliothèque^ t. VIII, pp. 120-9, par H. Martin; voir aussi monno 239.

C'est à la Nationale et à l'Arsenal qu'on a le plus de chance de découvrir les manuscrits de 1420, qui sont signalés pour la dernière fois dans Franquen ou Gérard.

En ce qui regarde les manuscrits enlevés après la prise de Bruxelles en 17.46, les opérations de 1748-49, et les restitutions faites en 1770, voir Marchal, I, pp. vu, cLiv-CLxix. Yoir aussi Id., pp. cciv-vi, ccx et ccxv, pour l'enlèvement de 1794-96 et la rentrée de 1815.

M. Delisle dit, Cabinet des manuscrits, II, p. 33 : «« Après la campagne de 1792, les agents français choisirent dans les dépôts de cette riche province environ quinze cents manuscrits, qui ne furent portes à la Bibliothèque nationale qu'au mois d'avril 1796 ».

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