‹ Inventaire de la "librairie" de Philippe le Bon (1420)Chapitre 37 sur 40 · Item, ung autre livre de Bogace, autrement nommé · texte numérisé non relu

Item, ung autre livre de Bogace, autrement nommé

DE CaMERON (2), AUTREMENT SURNOMMÉ LE PRINGE GaLEHART,

couvert de satin blanc figuré de vermeil, à X clouz et deux fermouers de cuivre dorez, commençans ou IP fueillet [i()8v] Hz li pevent à leur plaisir, et ou derrenier Long temps soit passé.

Voir les n^^ 82 Boccace, Des Cas des Nobles Hommes, 97 Des Cleres Femmes, et 168 Des Fortunes des Hommes et Femmes.

Inv. 1467 : Barrois, n° 1259 " Ung livre en parchemin couvert de cuir blanc, escript en deux cou lombes, historié en plusieurs lieux, contenant Les Cent Nouvelles de Bocace... ».

A noter qu'en 1431 Messire Regnault Gossuin, prêtre de Bruxelles, reçoit 7 livres 16 sols pour avoir relié un

(1) « Chiel ".

(2) Hauvette, De Laurcntio de Primofato, etc.. (voir notre n® 82), p. 67, dit que certaines éditions de la traduction du Décaméronpair Laurent de Premierfait (14 11-14 14) portent ce titre : le livre de Cameron ou le livre Cameron

Lancelot et les Cent Nouvelles (Gachard, Rapport à M. le Ministre de V Intérieur sur différentes séries de documents concernant V histoire de la Belgique.., à Lille. Bruxelles, Hayez, 1841, in-8<», p. 268}, mais à noter aussi qu'il existe un autre exemplaire du Bécaméron de Boccace dans la librairie bourguignonne: Barrois, n^ 1262.

Grôber, GrundrisSs pp. 1106-7; Hauvette, o. c, pp. 12-17 et ch. m.

239. Item, ung autre grant livre des CiioNiauEs de France, couvert de drap de soye de damas noir, duquel les fermouers sont coupez et ostez, commençant ou !!• fueillet Entre la grant mer y et ou derrenier Si comme Von disoit.

Voir des Chroniques de Frange sous les n°* 75, 78, 153, 154 et 156; voir aussi le n^ 148 : Chroniques et le n® 218 : Histoire de Flandres.

Inv. 1467 : Barrois, n» 1421. - Inv. 1487 : n^ 1713, finissant lesqueljt le consentirent el orent agréable. — Inv. 1536: Michelant, p. 295 « ...Cy cominenchent les <:hromcques des roys de France^ translatées de latin en fr anchois y commenchant ...entre la grant mer »». — Inv. 1577 : Viglius, n° 326, où il est mentionné comme ayant figuré dans la Bibliothèque de Bourgogne en 1643 (Sanderus, n° 287), et comme ayant été enlevé en 1749. On le trouve aujourd'hui à l'Arsenal, n» 5223 (142 H. F.): «• Cy commencent les croniques des roys de France, translatées de latin en françois » ou Chroniques de Saint-Denis, parch., fin xiv® siècle, 2 col. Il provient de la bibliothèque du marquis de Paulmy (H. Martin, Catalogue^ V, p. 165, et VIII, p. 126).

Pour les mots du second feuillet, voir l'édition de P. Paris, I, p. 9; pour ceux du dernier, VI, p. 469 et p. 471.

Pour la bibliographie, pour d'autres Inventaires et

d'autres Chroniques de Saint-Lents, voir tes n®» 75, 78 et 1-53

M. H. Martin {ihid., VIII, p. 122) écrit à propos des A\ manuscrits de T Arsenal provocant de la bibliothèque des ducs de Bourgogne : «♦ Beaucoup sont des in-folio ornés de belles miniatures, qui furent exécutés par ordre de Philippe le Bon, mais il s*y trouve aussi des mss. plus anciens comme la petite Bible Latine, n° 119, le.ms. des Roinans de VEscoufle et de Guillaume de Pale7'ne^ ri® C565, ou les Chroniques de Saint-Denis, tH^ S228. H est peu probable qu'il y ait à l'Arsenal des manuscrits :des. prédécesseurs de Philippe le Bon. On Jie. saurait dire, ià la vérité, si les Chroniques de Saint-Denis, du xiv* siéele (no 5223), les Romans de VEscoufle et de Guillaume de Pale7'ne (n^ 6565) et la Bible latine (n° 1 19) ont passé dans la Bibliothèque de Bourgogne à l'époque antérieure au duc Philippe. [En not^e :] Ces volumes, dumoiirs, ne figurent pas dans Tinventarre dressé à Dijon en 1420. Voy. Bibl. nat., 500 de Colbert, n« 127, fol. 147-P69. «

On vient de voir cependant que ce Ji® '5223 de l'Arsenal était dans rinventaire de 1420. B'autre part, des indications que M. *H. Mautîn^ a lui-môme*fournies, nous permettent de dire qu'un Zancelot (n*^ 3479-80 ~ notre n° 6S)y un Boccace {Cas des Nobles Hommes, n°5193 = notre n** S2i, et be manuscrit des Romans de VEscoufle et de Gtallaume deP-àle^vie (ii°"6565 =— notre n® 162), se trouvant actuellement dans son dépôt, étaient aus^i, en cette môme nnnée, dans la librairie do Bourgogne.

Il fait ôgalemcnt l'obsewraftron (ibid., VHT, pp. 125-6) que des 41 manuscrits de Bourgogne possédés par l'Arse- •nal, 40 ont appai'tenu au comte d'ARGEXSON c?t qtre l'autre (le n° 6565, c'est-à-dire notre n" 16^2) vient "du marquis DB Paulmy. On remarquera toutefois que de ce dernier collectionneur viennent aussi nos ii<» Bi^, 8^2 et 239.

MO. Item, ung autre livre couvert de veloux noir, à deux fermouers d'argent doré sur tissu noir, qui contient m LivKEs, le premier, le Livre dk la Chace, le second, le Livre des Eschez Moralizé, et le tiers, de TOrdre et Gol- VERXEMENT DES CHEVALIERS, Commençant ou 11* fueillet Qu*il puet venir moult de bien, et ou derrenier Se ne chevalerie.

Voir le 11° 215.

Inv. 1 167 : Barrois, n<> 1553. — Inv. 1485 : n» 1618 (^j. — luv, 1536 : MicHELANT, pp 315-6. — Inv. 1577 : ViGLius, n** 5*20. — Inv. 1643 : Sanderus, n° 464.

Ce manuscrit est aujourd'hui à Dresde où il porte la cote 0.61. Il s'y trouvait déjà en 1772. Il contient trois textes en prose : f. la- 83a ". livre de la chace que fist le conte Feb^ xie foi:: èeiytwur d£ beart [ou Livre de la Chasse de Gaston Phébus, comte de Faix, qui le dédia à Pliilip,pe le Hai^i, duc de Bo^irgogne]; 1. 83a- J 33c : le gieu des eschez maralisie translate de Zûstwi en .français par frère JckoM de Vigney de V ordre des frères prèscheui's [voir Do.tre c" 215]; f. 1 33c- 1 52b : Hure de Tordre de chettaJerie fait par un to^es vaillant chevalier lequel a la fin de son eage rnoia saincte we en un hermdtage.

Il est décrit pnr H. Werth, AUfransôsti^he Jogdlehrbuchery p;p. 405-8, Remarquez (ce que ne dit pas l'auteur allemand) que Y Ordre de chevalerie est le texte qui, d'après M, E La.ts.'&lois [Not, et eœtr., XXXIII, *^® part. [1889], pp, J46-7), occupe le .manuscrit Reg. 1408 du Vatican (foads Ciiristinc) et qui se reneontre aussi daiis les manuscrits de la Nationale de Paris, fi* 1971, 1972 et 1973.

(*) "Lire à fa ftn : • qui scripsit cum ChrîsîtD ". Voy. W-erth, x>. c, p. 407.

Cf. Inv. 1477 : Peignot, p. 87, Le Livre de la Chasse. — Inv. 1516 : Le Glay, p. 470, Phehusde la Chasse, Grôbkr, GrundHsSy pp. 1024 et 1071.

241. Item, ungaulre grant livre nommé le Premieh livre DE LA PREMIÈRE DÉCADE DE TiTus Livius, couvert de drap de soye, à fermouers de cuivre dorez, commençant ou II® fueillet Secret rivage de la mer, et ou derrenier Furent moxs 11^.

[169 rj 242. Iiem, ung autre livre nommé la Seconde Décade de Titus Livius, couvert et garni de fermouers comme dessus, commençant ou II® fueillet Et avaient ensemble, et ou derrenier Maintevant vous certifie.

Voir deux autres Tite-Live aux n^* 70 et 71.

Le \i^ 241 == lav. 1467 : Barrois, n° 870 «... comançaiit au second feuillet après la table, Seriet ritage^ et au dernier, furent mors «. — Inv. 1485 : n® 1624 «* . . coraenchant au second feuillet, Se combatirent plus à pied que à cheval, et au derrenier, finissant en lettre rouge, la seconde décade du dit Titus Livius >♦. — Inv. 1536 : MicHELANT, p. 259 «... commenchant ,., se cornbaient' plus à piet ». — Inv. 1577 : ViGUUs, n<> 24 (mêmes mots de repère), et Inventaires suivants, sauf Sanderus.

C'est le n« 9049 de Bruxelles (256 ff.) qui contient la première décade de Tite- Lite. Il est à remarquer que les mots « du second feuillet après la table » sont au f . 10 [Secret ricage) ( )• On trouve au f. 2 Se combatent plus à

(1) Avant ce f. 10, il y a le prologue (f. 1 '-!'), le chappitre de la déclaration des mos qui nont point de propre en français (f. 1^-3') et la table (f. 4'-8 ).

jiie que a cheval^ en tête du f . 256 et dernier Furent mo9*Sf et comme explicit La seconde décade du dit Titus Livius.

Le n«242 =*• Inv. 1467 : Bakrois, n» 869 «... comançant au second feuillet après la table, Et avaient ense^nble ordonné y et au dernier, maintenant vous en tissir ». — Inv. 1485 ; n° 1625 « ... comenchant ou second feuillet, De Cartage et du pays entour en mer et en terre, et finissant ou dernier feuillet, en lettre rouge, non est in silva pénis animal qmala lingua »♦. — Inv. 1536 : Michelant, p 260 «... commenchant ..,et avoicnt ensamhle ordonné » . — Inv. ViGLius, n° 25 (mêmes mots de repère), et Inventaires suivants, sauf Sandbrus.

C'est le n° 9050 de Bruxelles (359 ff.) qui contient la seconde décade (f. 9r.220v) et la tierce décade (f. 221r. 359^). 11 est aussi à remarquer que les mots « du second feuillet après la table » sont au f. 10 [Et avaient eiisemble ordonne) (*). On trouve au f. 2 De Cartage et du pays entour se part par mer et par terre y en tête du f . 359 et dernier Maintenant vous certifie, et comme explicit No7i est in silva peins animal quani mala lingua (pensée inscrite en rouge au bas de la page et qui ne fait point partie du texte).

Nous avons ici un exemplaire complet, en deux volumes (in-folio, à deux colonnes, sur parchemin, de 0™445 X 0™325) (*), de la traduction de Tite-Live faite par Pierre Berçuire ou Bersuire pour le père de Philippe le Hardi, Jean le Bon, roi de France (1352-1356).

Sur ce manuscrit et ses miniatures, voir P. Durrieu, Le manuscrit, II, p. 181.

Aux indications qui se trouvent sous les n°' 70 et 71, et

(1) La table occupe les ff. l'-8.

(2) C'est M. Bayot qui m'a fourni les détails qui précèdent sur la pagination et les mots de repère.

à celles qid viennent d'être données, il n'est peut-être pas inujtilc d'à joutejr ks suivantes, qiii sont relativ,es aux Tite- Lixe des autres Invcî-taiics : lav. 1477 : Pkignot, pp. 86 et 87. — Inv. 1516 : Le Gl.\.y, p.. 468.— Inv. 1523 : MiCH'Ri-ANT, p. 46. — Inv. 1556 : Gachaud, \v^ 228 (B 14), 23d (B 185). 243 (B 274) et 244 (H 293).

Il a existé de très nombreux manuscrits de La traduction des Décades de Tite-Livc par Berçuire.

Gbober, GrimdrisSy p. 1071 ; K, Larglois, Not. it exir^, XXXUI, 2« part. (1889), pp. 29-33.

243. Item, iing autre livre nommé le Livre de Maistue Guillaume DE Masciialt, couvert de cuir vermeil, commençant ou H« fueillet Cy commencent les V,ei ou derrenier Dont fay en ce rommant.

Voir le n° 212 : Le Livrk dk Machault.

lûv. 1467 ; Barrois, n" 1309 « Ung autre livre en parchemin couvert d'ais et de cuir rouge, escript en deux coulombes et en rime..., quemenchant au second feuillet après la table, Cy comence les Y., et au dernier feuillet, dont fay en ce roman traiciié ». — Inv. 1487 : n® 1748 • . ..comenchant au second feuillet En hault pcjiser plains d'amoureux désirs^ et finissant ou dei'renier se fables non et mensonges ".— Inv. 1536 : MiCHELA-NT,.p. 281 ^...Cest le livre de Maisirc Guillaume Machaut^ commenchant... en hault penser ». — Inv. 1577 : Viglius, n** 199, cù on le signale dans Gérard (1797), mais pas dans les Inventaires intermédiaires.

Sur un exemplaire du Voir Dit que Guillaume de Machîiut charge Eustache Deschamps de remettre à Louis de M:ile, comte de Flandre (en 1375), voy. G. Raynaud, Œuvres d'E. Deschamps (Soc. u(C textes fkakç.), xi, (1903; pp. 22 et 224.,

Pour les n°" 212 et 243, cf. Inv. 14r'5 : • Livre de Ma-

chaut u (Pkignot, p. 67 ; Dehaisnks, p. 880, lequel ici a -^ Marchant ^), — Inv. 1477: " Vng livre en. parchemin, esci'ipten françpis, appelle le litre de Machaut » (Peignot,

GrObkr,. Grmidriss, pp. 1043 et sqq. sur Guillaume de Machaut, p- 1044 sur le DU du Verger, et p. 1046 sur le Voir dit ; Molinier, Sources y IV, n^ 3554.

244. Item, ung autre livre nommé les Diz moraulx des Pmix)20PHRS, couvert de cuir vermeil, commençant ou II® fueillet Que celle qui est faite, et ou derrenier Besoingnes soient grandie,

Inv. 1467 : Barrôis, n» 943. — Inv. 1487 : ]i° 1950 (?).

- Iiiv. 1536 : MiCHELANT. p. 310. — Inv. 1577 : Vi- GLius, n<* 466, où il est signalé dans Franquen (1731) et identifié avec le n° 11108 de Bruxelles C'est, en effet, ce manuscrit, lequel contient la traduction des Placita philosophorum de Jean de Procida par Guillaume de Tignonville, chambellan du roi de France, Charles VI (avant 1402) Il est en parchemin, comprend 64 feuillets (0™285x 0™218), et l'écriture, dit M. Bayot, trahit le début du XV® siècle plutôt que la fin du xiv®. En tête, f. 1, se trouve un dessin . représentant deux philosophes occupés à discuter.

Grôber, GrundrisSy p. 1075.

245.. Item, ung. autre livre, couvert de cuir vert, sanz aix, et. y. a dedans Dkux aiitubs pktiz uviiKS, tolt de l'Extrait. DBS: Cboniqubs kt uu Fajt dks Anglois,. Commençant ou II® fueillet Des Méroviens^ et ou derrenier fueillet De Xantenge- qu'est deçà.

Inv. 1407 : Barrois, no 1464. — Inv. 1487 : n» 2178.

— Inv. 1536 : Michelant, pp. 327-8. — Inv. 1577 :

ViGUUS, n** 631, et Inventaires suivants. Il est actuellement à Bruxelles, n** 10306-7 : Discours contre les prétentions du Roi Edouard à la Couronne de France, — Histoire des prétentions du Roi Edouard à la Couronne de France, C'est ainsi que l'intitule Marchal, qui le date à tort du second tiers du xv« siècle. M. Bayot me fournit à ce sujet la longue description que voici. Le manuscrit de Bruxelles commence effectivement au second feuillet par des MerovienSf la seconde de Pépin.,. D'après l'Inventaire de 1420 et celui de 1467, son dernier feuillet débutait par de Xantonge qui est deçà et, d'après celui de 1487, il finissait par modum rébus sublata secundis. Ce feuillet ne se retrouve pas dans le volume actuel dont le contenu est le suivant :

I. F. 1-16^'. Pas de titre. Dans le premier paragraphe, on lit : « A toute la chevalerie de France et a chascun endroit soy, tant qui lui puet et doit touchier un qui aime vostre honneur et en toutes autres choses désire le bien de ce royaume,... salut. Très chiers seigneurs, recorder aux bons le bien et la vaillance des anciens les esmuet a prouesce et a bien faire, . . pourquoy m'est venu en volente... de vous mettre au devant ce que es histoires et autres escripturcs des Rommains et anciens escripvains latins est trouve de la prouesce et chevalerie des Francoiz (f. 1)... Par ce touteflfois, messeigneurs, n'entendez mie que je face livre ou grant histoire fors seu seument (sic) pour miroucr et bon exemple et pour vous mouvoir a vertus ; je feray une manière de somme de tous les plus especiaulx et haulz fais en armes et conqucstes que je treuve de vos diz nobles devanciers pour relever et abregier les liseurs de tant de croniques... (f. P).

Le second paragraphe commence : •« Par le contenu et discours des croniques de Saint Denis, je trouve que troiz generacions principales ont este cy arriéres des roys de France : la première, || des Meroviens... (f. 1^.?).

En réalité, le résumé historique promis par Fauteur est très bref. Il n'a qu'un but : exalter les rois de France et attaquer les Anglais. Au f . 7, l'écrivain entre dans le vif de son sujet : la discussion des prétentions des rois d'Angleterre à la couronne de France, prétentions qu'il combat violemment.

II. F. 17-54^, Second traité. Incipit : « La matière au vray de la guerre d'entre les roys Philippe de Valois, .lehan et Charles, ses successeurs, et les roys d'Angleterre, qui ont este de leurs temps groesement abrégée selon les lettres, instructions, instrumens et autres escrips sur ce^ faiz ou temps passe, qu'il fauldroit veoir au long qui vouldroit clerement entendre et savoir bien entièrement tout le fait, car il ne pourroit plainement estre comprins en si pou d'escripture comme est ceste »». C'est un exposé méthodique de la question des prétentions d'Edouard d'Angleterre à la couronne de France, exposé fait dans le sens français.

III. F. 54^-56 : « Responses faictes l'an mil ccciiij*» et IX a ce que maintient le roy d'Angleterre « . Ces dernières pages sont postérieures aux deux traités précédents, lesquels sont de la même main et doivent se placer au début du xv« siècle. Il est à remarquer qu'en 1420, ces traités n'étaient pas reliés et que, dans le volume n° 245, on trouvait « deux. . petiz livres »». Le second de ces petiz livres aurait-il été égaré, et serait-ce à lui qu'appartiendrait le clernier feuillet dont il est parlé ci-dessus? En ce cas, les deux traités qui subsistent encore, auraient formé le premier de&petis livres. Ainsi s'expliquerait l'absence de ce feuillet.

Le texte de ces traités ne doit pas avoir été publié. On pourrait croire le contraire à lire la préface (p xviii) d& l'ouvrage suivant : La vraie cronique d'Escoce. Pretensions des Anglais a la couronne de France, Diplôme de Jacques VI, rot de la Qrande Bretagne, Drawn from the

hurgundian library by Majori Robeeît Anstruther. Printed for the Raxlïurghe GLub.. Londres. 1847, in-4°. L'éditeur y mentionne les deux manuscnits 10307 et 9470 de Bruxelles^ Mai& son texte est uniquement pris dans le dernier : 9460-70.

[17 v] (1) 240. Item, un Euvangelier tout couvert d'argent veré ('^), sur lequel a d'un costé une trinité d'argent dore, bouté et eslevé, à tabernacles dessus eslevez, dorez; et de l'autre costé y a un crucefix^ Nostre Dame et saint Jehan à tabernacles comme dessus; et se commence ou premier feuillet Dominica piima de lettre rouge, et se fine Et cor nostrum.

Cf. le n^ 52 p©^r l'idëntiflcaftion avec l'Inventaire de

Inv. 1477 : « Vng Etta^igreliste; couiiert dB deux aisselettes de bois, couvertes^ de feuilles d^ argent, Uune figurée d'un crucifix, Nostre Dame et Saint ,lehan, et l'autre de la Trinité-, et y a vn fermillèt d'argent seulement ♦» (PëisiNOT, p. 92; Barrois, n9 690):

[105 v] 2f47. Item, unes petites Heures couvertes d'or, garnies de pierrerie et ung cruceffiement d'or, Nostre Dame et saint Jehan eslevez d'un costé, et dé l'autre costé Nostre Dame et un priant devant, bordées environ de pluseurs perles, grenaz et esmeraudes^ et y fault l'itn des fermouers.

(1) Ces trois livres d'oratoire (n<*» 246, 2^47 et 248) ne so trouvent pas dans les listes régulières que j'ai reproduites jusqu'ici.

Ilssontmentionués^danslemanuscri't, aiixflfi IH' v, 105 v, 117 r; voilà poyrqaoi je les ai placés à la ftn:

(^) Veré = vairé : Voir.GaDEFftOY, Dtc^tûMnoîVe;, s.v» vairier, vairer, fer€r,.ete. =- tacheté,, bigarré, ou bien travaillé, orné ou doré par parties, par bandes.

( ITi j

117 r] 5S48. Item, ung ancien Psaaltier de grosse lettre, et y est escjript que c'est le P&agtier Monseigneuh Saint Ijoys, auquel il aprint en son enfance, garni de deux fernismlx d'argent doré, armoyez aux armes de France, et une pipe d'argent doré (^).

Iiiv. 1467 : Barrois, n° 1 130; aujourd'hui le ii^ 318 de la série supplémentaire des manuscrits de l'Université de Lcyde tjui l'a reçu, en 1741, de J. Van den Bergh. D'après M. L. Delislb, ce doit être un psautier de saint Louis qui est arrivé à Blanche de Navarre, laquelle l'a légué, en 1396, à son petit-fils le duc do Bourgogne, Philippe le Hardi : Cabinet des manuscrits, I, p. 9, Testament de Blanche de Navarre (ouv. cité ci-dessus, p. 28), Hist. litt,, XXXI (1893), pp. 267-8, et Notice de doiaie titres royaux du XIIP et du XI V^ siècle Paris, Imprimerie nationale, 1902, in-4^ pp. 19-26 et pp. 100-1.

Voir aussi Kkrvyn de Lkttenhove, Le Psautier de ■saint Lou'Sy conservé dans la Bibliothèque de V Université de Leyde (Bull, comm roy. hist. 2® s., XX [1865], pp. 296-304) et H. Omont, Les miniatures du Psautier de saint Louis ^ Ms lot. 76 a de la bibl. de r Université de Leyde, 1902, broch. in 4**, 25 pages de fac-similé, clans la 'Collection des Codices graeci et latini photograihice DEPicTi de la maison Sijthoff, de Leyde, Supplementum II,

. Au fol. 180r du manuscrit contenant l'Inventaire de

1420, nous lisons :

Mémoire que on a trouvée une cédule de feu maistre

<ieffroy Malpoinre (^), phisicien de feu Monseigneur le duc

Jehan cui Dieu pardoint, signée de son saing manuel, par

P) Laborde, II, no 4255, le signale ; voir mon Introduction. <2) Geoffroy ou Joffroy Malpoinre : L aborde, I, no i36.

laquelle il confesse avoir receu de Philippe Jossequin, le Livre des Eschez amoureux moralizé, donnée le xi« jour de mars mil GCCC et treize (*).

Item, on dit que ledit maistre Geffroy doit avoir tous les livres d'un cours de droit civile que feu mondit seigneur lui presta et fist baillier (2).

Item, par une autre cédule, Henry de Chauffour confesse avoir receu de Pieret des joyaulx le Rommant de Guion, lequel il promet rendre etc., par sa dite cédule signée de son saing manuel, donnée le xu® jour de mars mil GCCC et seize (3).

(«) Reproduit par Laborde, II, n<» 4330. Voir m. I, n^^ 200, 234, 235, 346, 347, 406, 407, 408. etc., pour Philippe Jossequin, garde des joyaux. Pour le Livre des Eschez amoureux, voir nos n^» 93 et 216.

(2) Voir notre n^ 89 et, dautre part, cf. Inv. 1405 : •» Item, Ifll grans livres de Droit civile estassavoir, I code, une digeste vieille, une digeste noeuve et I inforsade » (Peiqnot, p. 74; Dehaisnes, p. 881).

(3) Voir nos n^'* 69 et 122.

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