XVII
Chambre des comptes à Lille, chargé par Louis XV, après la bataille de Fontenoy, « de se rendre à Bruxelles pour s'assurer du mérite et de l'importance littéraire » des manuscrits conservés en cette ville, fit parvenir à Paris en 1746, ainsi que des enlèvements opérés par la France en 1748 et en 1796 (*). Mais est-il bien vrai que les quatrevingt-dix-neuf manuscrits composant cet Appendice soient tous absents des Inventaires qui précèdent? Loin de là, on les y retrouve presque tous (^).
Arrivons maintenant à
§ 2. — L'Inventaike inédit de 1420.
11 se trouve dans un manuscrit de la Bibliothèque nationale de Paris du fonds dit les Cinq Cents de Colbekt, n» 127 (3). C'est un volume qui comprend 183 feuillets
(^) Ibid., pp, xxyii et xxix. Barrois dit qu'il a consulté, pour ces extraits et ces notices, des pièces inédites qui sont à la Bibliothèque du Roi (aujourd'hui Nationale) et qu'il y a joint «« plusieurs numéros signalés dans le Catalogue La Vallière, et quelques autres ».
Pour ce qui concerne les enlèvements, voyez à la fi« de Vlntroduction.
(*) C'est ce que je montrerai dans mon travail sur la Littérature française à la cour des ducs de Bou7*gogne. Voir déjà ci-dessous les n^s 95^ 128, 136, 138, 162, 189, 217 et 235.
(3) Il a été transcrit pour moi, à Paris, par M. Alphonse Bayot, actuellement attaché à la section des manuscrits de la Bibliothèque Royale de Bruxelles. Depuis lors, j'ai pu obtenir le manuscrit en communication à Louvain. En outre, M. Bernard Prost, inspecteur général des bibliothèques et archives de France, a eu l'obligeance de mettre à ma disposition une copie qu'il en possède.
( XVIIÎ )
(0"'300 X 0'"220) sur papier (*), avec reliure en maroquin rouge aux armes de Colberl (2;. 11 est en écriture cursive, sauf les titres de chapitres qui sont en lettres de forme. Postérieurement à la transcription. Ton a ajouté, sur le feuillet 1% dans le coin de gauche en haut, les mots : A Dijon i420. Immédiatement après vient Tinlitulation :
Chappelle (^).
Cy s'ensuit r Inventaire (3) des joy aulx d'or et d'argent j reliques, aournemens et autres choses de Chappelle^ appartenans à Monseigneur (*) le duc de Bourgoingne, Conte de Flandres, d'Artois et de Bourgoingne, fait à Dijon, par l'ordonnance de mondit seigneur, par maistres Jehan Bonost (•'*), conseiller et maistre de la chambre
(1) Les flf. 31r, 43, 45v, 77^, 80v, 87, 98v, 119, 120, 133v, 137v-138v, 146, 169v, 175V.119V, 180V-183V sont blancs.
Les ff. 1-118V, 140-169 sont de la même main. Les ff. 151-i37vsont d'une autre main. Les flf. 170-175 sont d'un troisième scribe. Dans les marges et dans le texte, on lit des additions contemporaines et d'autres un peu postérieures à 1420 : voir, au surplus, ce que j'en dis ci-dessous,
p. XX.
(•) M. L. Delisle a bien voulu m'écrire (lettre du 2 avril 1904) au sujet du fonds Golbert et me faire savoir qu'on ne connaissait rien sur la provenance de notre manuscrit.
Voir, sur ce fonds Golbert, son ouvrage Cabinet des manusctHtSt I, pp. 439 et suiv.; II,p. 333.
(•*) En lettres de forme.
(4) La même main qui a mis plus baut A Dijon 1420, a transcrit dans l'interligne, au-dessus de monss, les mots de Philippe le Bon,
(5) Voir E. Petit, Itinéraires de Philippe le Hardi et de Jean sans Peur, pp. 603 et 608.