‹ Inventaire de Marie-Josèphe de Saxe, dauphine de FranceChapitre 29 sur 88 · Jean-Georges Wille, graveur allemand, né le J novembre · texte numérisé non relu

Jean-Georges Wille, graveur allemand, né le J novembre

1713 dans les environs de Kœnigsberg (Hesse-Darmstadt), mort le j avril 1808 à Paris. Les portraits du maréchal de Belle-Isie

1748 et du maréchal fie Saxe 174"»/ établirent sa réputation. Ce fut seulement en 1754 qu’il entreprit de graver des compositions. La mort de Cléopâtre , d après E. Nctscber, fut sa première. et elle obtint un succès qui l’encouragea à suivre cette voie. Wille a laissé un journal de sa vie qui a été édité et

annoté par M. Georges Duplessis.

chargée de livres à images. La Dauphine, en robe de velours rougeâtre, agrémentée de fourrure, assise, donne la main à son fils, tout vêtu de bleu, avee broderies, brandebourgs blancs, le cordon bleu en sautoir, son bonnet à plumes à la main ; la tête de la Dauphine et les bras ébauchés. Admirables lumières de velours dans la robe de la mère et dans le bleu de l’enfant, mais point d’effet. Un petit fond à droite presque grotesque : silhouette de soldat montant la garde; et au delà, des remueuses promenant des enfants.

Cette préparation est intéressante, parce que la tradition veut que ce tableau, terminé et offert par la Tour à l’Hotel de Ville de Saint- Quentin, ait été lacéré en 1 798 L »

Nous avons encore trouvé dans les comptes des Menus-Plaisirs, un mémoire de six portraits pour boîte et un portrait pour bracelet fournis

1 . Le cabinet des estampes possède en dehors des estampes déjà citées, d’autres pièces peu intéressantes sur Marie- Josèplie de Saxe. Nous les citons toutes :

Un portrait in-8, chez Crépy, très mauvais.

Un de la suite de Desrochers.

Une figure allégorique in-4, par Lithet de Montigny.

Un portrait par Simon Duflos, d’après Vanloo, mauvais.

Un gravé par Fleischmann, d’après Schnow, mauvais.

DAUPIIIXE DE FRANCE.

par Lebrun, en 1749 et 1760, à raison de 3oo livres pièce.

31. Emmanuel Jadin possède un buste en terre cuite de Le Moyne, fort joli, que Sainte-Beuve décrit ainsi dans le onzième volume de ses L utidi s :

« Alais le pastel, s’il livre toute la physionomie, déguise toujours un peu les contours; le profil d’un buste est plus inexorable, et nous avons ce buste aussi pour la Dauphine. Dans un charmant portrait, terre cuite, du sculpteur Le 3Ioyne, appartenant à notre excellent peintre Jadin, il m’est permis de voir, d’examiner en tous sens cet agréable et piquant visage; tout est riant, animé; l’éclat du teint devait achever la grâce; mais il y a ce nez dont il a été plus d’une fois question, et qui inquiète; on se demande enfin comment il était : c’est un nez assez prononcé, et qui, selon la remarque d’un fin physionomiste, promet déjà celui de Louis XVI. »

La représentation de son mausolée avec son médaillon, par François.

Un par Cbéreau. en pied, in-^0, mauvais.

En dernier lieu, il existe une gravure représentant un camée, gravé par Guav, d’après Boucher, dans la suite de Mme de Pompadour. avec les profils du Dauphin et de la Dauphine.

M. Paul Mantz a été moins affirmatif dans son appréciation et n’a pas cru reconnaître dans ce charmant petit buste le portrait de Marie- .losèphe. Notre ami, M. Jadin, a bien voulu nous montrer cette figure, et après l’avoir examinée, nous nous permettons de nous ranger de l’avis de M. Mantz, et sans discuter en rien la valeur de la pièce qui est pleine de charmes, nous croyons ne pas retrouver la Dauphine dans ce visage chiffonné.

de Le Mon nier.

(Communiqué par M. Thierry, conservateur à la Bibliothèque nationale.)

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