Jean-Marc Nattier, né à Paris en i685, mort en
traits exposés aux Salons de 1761, 1768 et 1778 sans désignation.
En dehors de ces différents portraits cités plus haut, il en existe un certain nombre que nous avons pu voir :
Au Louvre, un portrait, pastel de la Tour (n° 817 du catalogue des dessins, par F. Reiset, 1880).
La Dauphine est assise, vue de trois quarts, tournée vers la gauche. Sa robe est blanche et décolletée, ornée de rubans bleus; elle tient un éventail de la main droite. Ce pastel a été copié à l’huile par le peintre allemand Graff ; le tableau est dans l’appartement du roi de Saxe* 1.
Il existe un second pastel de la Tour à la galerie de Dresde. La Dauphine y est assise de face, lisant de la musique, un bonnet de dentelle sur la tête avec un peignoir.
Ce portrait a été copié deux fois par Penel2 ;
peintre de portraits et d’histoire. C’était le peintre privilégié de Mesdames, filles de Louis XV.
1 . Nous devons à l’obligeance de M. le comte Witzthum, grand maréchal du palais, d’avoir pu le voir.
2. Penel, peintre de copies peu connu. Le musée du Louvre ne possède rien de lui.
DAUPIIINE DE FRANGE.
l'une de ees copies est à Versailles, n° 3798 du catalogue, attribuée à Drouais. La quittance de ces deux tableaux est ainsi conçue :
« Portrait par Penel, en coefl'e, d’après M. de La Tour, avec u 11e main tenant un papier de musique, cy. 4°° b » « Un autre pareil à celui cy-dessus
pour Saxe 400 L »
Comptes des Menus-Plaisirs de 1 74b)-)
Il a été gravé par Aubert1 et est reproduit en tète de cet ouvrage.
Ce portrait fait de Marie-Josèphe de Saxe une fort jolie personne; il est dissemblable du premier pastel de la Tour que nous venons de citer ; pour nous le premier, copié par Graff, doit être ressemblant. Nous retrouvons la même physionomie sur le portrait de Nivelon2, actuellement à \ ersailles, n° 8797, où elle est représentée
1. .Michel Aubert, né vers 1700, mort en 17 >7; graveur sans grand cachet personnel. Son œuvre principal est la suite de portraits qu il fit pour la collection d'Odieuvre l 'L'Europe illustre ) .
2. Ce portrait est celui que fit Nivelon en 1764 et que nous avons signalé d’après les comptes des Menus-Plaisirs.
assise, vêtue d’une robe blanche brochée d’or.
Plusieurs portraits de différents maîtres lui donnent encore le même type.
D’abord, un de Nattier, catalogué à Versailles, n° 3796, où elle porte une robe bleue garnie de fourrure.
Un autre, sans nom d’auteur, catalogué dans le même musée sous le n° 4433, où elle est couverte d’une robe rose garnie de fourrure.
Puis un petit portrait sans origine, actuellement de la collection de M. Delaherche, de Beauvais.
Mme la vicomtesse de Janzé possède aussi une peinture sur toile exécutée en Saxe et représentant Marie-Josèphe à l’âge de douze ans : elle est de face, en costume de cour; on voit déjà dans les traits la physionomie que les portraits ci-dessus lui ont donnée.
E11 dehors de ces portraits, Vanloo a représenté la Dauphine en grand costume, avec une figure plus maigre. Ce tableau nous est connu par la gravure de l’Armessin*.
1. Nicolas de l’Armessin fils, né à Paris en 1684, mort en 1755. Il étudia la gravure à l’école de son père et se fit connaître par les planches qu’il exécuta pour le recueil de
Klein* 1 2 * * est aussi l’auteur d’une mauvaise toile conservée à Versailles sous le n° 4452, au-dessous de laquelle est inscrit son nom, gravée par Wille5.
Enfin le musée de Saint-Quentin possède une grande esquisse de la Tour, ainsi décrite par MM. de Goncourt :
« Grande esquisse représentant la Dauphine faisant l’éducation du duc de Bourgogne, son fils.
Grand pastel. Mauvaise proportion des figures. Composition très chargée d’accessoires mal rangés : buste de Louis XV, console, tenture, tabouret où jouent un chien et un chat, table
Crozat. Il grava d’après les maîtres les plus renommés, Watteau, Lancret, Boucher.
1. Peintre allemand au sujet duquel nous n'avons trouvé aucun détail biographique.