TA
l’enemi, dont un fragment manuscrit se trouve dans les archives du château d’Oiron.
L. À. $S. à son père; 21 octobre (avant 1495), 1 p. in-4. — R*,
Superbe lettre, probablement unique, où elle lui demande de ses nouvelles, ainsi que de celles de sa mèêre. « Monsr d’Alby est en ceste ville qui fait bien son devoir de me visiter souvant et ce présante fort à me faire des biens et le fait de fait, de quoy j’an suis bien oubligée à luy...» Elle parle ensuite de son frère Louis (chanoine de la Sainte-Chapelle et abbé de Saint-Maixent.)
BROSSE (Jeanne de), dite de Bretagne, fille de René de Brosse, comte de Penthièvre, petite-fille de Commynes, femme de René de Laval,
seigneur de Bressuire.
P. S.; Paris, 4 novembre 1572, 1/2 p. in-fol., cachet. — R°, Reçu de 800 livres que lui devait Madame de Martigues.
PARTHENAY (Catherine de), vicomtesse de Rohan, célèbre par son attachement au protestantisme et par son héroïsme pendant le siège de La Rochelle, n. au Parc-Soubise (Poitou), 22 mars 1554, m. au même lieu, 26 oct. 1631. (V. série des Z'crivains, n° 919 à 921.)
L. À.S. au cardinal de Bérulle; château de Niort (où elle était détenue avec sa fille depuis la prise de La Rochelle), 4 juin 1629, 1 p. pl. in-fol., cachets.
Superbe lettre où elle le remercie de l’avoir favorisée en ses misérables affaires. «J’ay creu aussi, Monsieur, voyant la prompte et favorable expédition que le susdit gentilhomme a eue de la Royne sur la requeste que je luy avois faite pour avoir permission d'envoyer vers mon fils aisné que vostre intercession y avoit fort aydé et que vous avez eu souvenance de la supplication que je vous avois cy devant faite de me favorizer de vostre assistance en
mon affliction... »
2959. PARTHENAY (Catherine de).
L. A. $. à son fils le duc de Rohan; château de Niort, 8 juin 1629, 1 p. pl. in-fol.
Très remarquable lettre où elle exprime le désir que son fils rentre dans les bonnes grâces du Roi. Elle le prie d’écouter les propositions que MM. d’Irland et de Malleray lui feront à ce sujet « pour advizer aux moyens de pacifier les troubles du païs où vous estes et faire que le Roy soit servy de vous et de tous ceux qui vous accompagnent. M. d’Irlant m'a dit qu’il croyoit qu’on ne vouloit rien requérir de vous qui fust contre vostre conscience, honneur et seureté, et cela estant je ne doute point que vous ne vous rendiez facile à toutes les conditions qui vous seront offertes. »
PLUVINEL (Antoine de), célèbre écuyer, auteur du Yaneïge
royal, n. à Crest LA
(Drôme), 1555, I à Farine août 1620.
P.$.,sig. aussi par Antoine d'Aumont, comte deChateauroux; 13 octobre 1597, 1 p.
in-fol. — Rÿ.
Vente d’un cheval bai à Antoine d’Aumont,
moyennant la somme de 900 écus.
te dus, a de ee do SR A ee RS nd Se Sr nt dust 4h
SULLY (Rachel de COCHEFILET, duchesse de), deuxième femme du grand ministre de Henri IV (1592), n. 1566, m. à Paris, 30 décembre 1659.
L. À. 8, à Du Plessis-Mornay; La Chapelle, 20 mai 1606, 1 p. in-fol. — Rÿ.
Superbe lettre de condoléances sur la mort de la femme de Du Plessis-Mornay (Charlotte Arhaleste, décédée à Saumur le 15 mai 1606).
BOUILLON (Élisabeth de NAssAU, duchesse de), fille de Guillaume le Taciturne, femme du maréchal (1595), mère de Turenne, m. 1642. | L. A. S. à son fils Le duc de Bouillon; Sedan, 14 août 1630, 7 p. pl. in-fol., cachets
et soies, — A. S. R!. — $, Rt,
Importante lettre où elle parle du départ de son fils (Turenne) pour l'Italie avec son régiment. Elle lui donne des conseils sur ce qu’il doit faire. « Il seroit bien bon de pouvoir voir le roy et puis aller donner ordre à vos afaires, si l’on ne vous donne point d'employ, car d’estre comme volontaire à l’armée y ny a pas d'aparance et il y auroit à y faire une très grande dépence. » Nouvelles de la cour. M. de Montmorency est en très grand crédit et la maison de Guise en très grande défaveur. Les maréchaux de Créquy et de Bassompierre sont mécontents et M. de Schonberg également, à cause du commandement donné à M. de Montmorency.
LANCLOS (Anne, dite Ninon de), une des femmes les plus célèbres du xvII° siècle, justement renommée par son esprit et par sa beauté, amie de Molière et de la plupart des littérateurs de son temps, n. à Paris, 1615, m. dans la même ville le 17 oct. 1705.
L. À. à M. de Bonrepos, 1 p. 1/4in-4. — À. S. R*, — A, R5, — $S, RT7. (C’est par erreur qu'on orthographie son nom Zenclos.)
Belle lettre dont voici le texte: « M. de la Loubëre (membre de l’Académie française), Monsieur, m'a fait un sensible plaisir en m'apprenant de vos nouvelles et en même tems que j'ay encore quelque part dans l’honneur de vostre souvenir, Vous serés toujours dans le mien avec la distinction que vous mérités et je vous suplie d’avoir la même constance. Le mérite de Ja durée en amitié n’est pas médiocre et je m’en pique pour vous autent que si j'avois bien des ocasions de vous la témoygner. »
LANCLOS (Anne, dite Ninon de).
P. S., sur vélin ; 1° juin 1698,1 p. in-8 oblong.
Reçu d une rente de 900 livres qu’elle possédait sur les aides et gabelles de France depuis le 13 mai 1684.
Fame La Lan cle
CINQ-MARS (Henri COIFFIER D'EFFIAT DE RUZÉ, marquis de), en de de France, favori de Louis XIII, auteur d’une conspiration contre Richelieu, n. 1620, décapité à Lyon le 12 septembre 1642.
P. À. $. ; Saint-Germain, 1e décembre 1641, 1 p. in-4 oblong. — A. $. R?, — SRE
Ordre à M. de Champfiour de payer à Denicourt la somme de 10,000 livres pour une fourniture d'armes.
LA VALLIÈRE (Françoise-Louise de LA BAUME-LEBLANC, duchesse de),
une des plus célèbres maitresses de Louis XIV, carmélite sous le nom de sœur Louise de la Miséricorde (1675), n. à Tours, 1644, m. à Paris, 6 juin 1710.
L. À. {au marquis de Bellefonds); (novembre 1673), 3 p. pl. in-4, cachets et soies. — À. S. R7., — A. F5, — $S. R*.
Précieuse lettre où elle le remercie de s’être assuré que les Carmélites voudraient bien la recevoir dans leur couvent. « Je vous suis fort obligée de la paine que vous avés prise. Je soitrés de tout mon cœur d’estre an état de reconestre vos bontés de la manière que vous le soités, mais an quelque lieu que je sois j’ay bien peur de n’estre pas digne d’obtenir aucune grasse. Sepandant il faust songer à se mestre an état d’an demander et vous me donnés une grande joye de m'asseurer que je seray reseue cant j’auray la forse de me tirer d'isy. Je croy que s’est assés an savoir pour le tamps présans.. » (La duchesse de La Vallière, supplantée par Madame de Montespan, s’était une première fois réfugiée, en février 1671, au couvent de Sainte-Marie de Chaillot d’où Colbert vint la retirer au nom du Roi. Au mois d'avril 1674 elle quitta publiquement la cour et se retira aux Carmélites de la rue Saint-Jacques; elle prit le voile le 3 juin 1675.)
LA VALLIÈRE (Françoise-Louise de LA BAUME-LEBLANC, duchesse de).
L. À. (au marquis de Bellefonds); Saint-Germain, 6 décembre (1673), 4 p. pl. in-4. Incomplète de la fin.
Très curieuse lettre où elle lui mande que son intention de se retirer aux Carmélites est publique depuis quinze jours, sans qu’elle ait rien fait pour cela. Elle ne sait quand elle sortira d'ici. «Je vous jure que j’agis de bonne foy et par la grasse de Dieu. Je me sans plus vivemans touchée et plus ferme que jamais. L’on me trêté avec baucoup de bonté et sela m’angage à faire tout se que je pouray pour exécuter avec douseur se que j’ay résolu. M. de Condon (Bossuet) à qui jé me remès me conseille et je suivray se qui me dira. Anfin tout se que je voy m'ogmante l’anvie de me donner à Dieu parfaitemans.… Je suis si pénétrée de reconessanse des bontés de Dieu que rien ne seret capable à l’heure qui lest de me faire changer de résolution... » |
LA VALLIÈRE (Françoise-Louise de LA BAUME-LEBLANC, duchesse de).
L. A. S. (à M. de Lamoignon?), (couvent des Carmélites), 2 décembre, 2 p. 1/2 pet. in-4.
L 2 Précieuse lettre de remerciements. « Nous ne voulons pas, Monsieur, vous ennuyer par de longs Hhipimens. Cela même ne conviens pas à nostre état, mais ce qui y conviens est de santir les biens qu’on nous faitet d’aler au pieds de nostre Seigneur Jésus-Christ répandre son cœur en actions de grace de celles qui vous fait par sa bonté en vous donnant .les vertus vrayment chrestiennes.… »
MARLBOROUGH (Sarah JENNINGS, duchesse de), femme de l’illustre général, favorite de la reine Anne, sur laquelle elle exerça une grande influence, n. à Sandbrige (comté de Hertford), 29 mai 1660, m. 29 oct. 1744. ,
P. S.; 30 juin 1738, 1 p. in-fol. — A. $S. R6., — $S, Rÿ. Acquit d’une somme de 5,000 livres sterling.
TENCIN (Claudine-Alexandrine GUÉRIN, marquise de), sœur du cardinal, maitresse du régent et du cardinal Dubois, qui tint un des salons les plus célèbres du XVIrI* siècle, auteur des Yémoires du comte de Comminges, mère de d'Alembert, n. à Grenoble, 1681, m. à Paris, 4 déc. 1749.
? D (au cardinal de Fleury); (25 juin 1730), 1 p. 1/4 in-4. — A, S. Rf, —
Belle lettre où elle lui recommande son frère qui craint, à cause des marques de dégoût qu’il reçoit dans les plus petites choses, que la bienveillance du cardinal ne s’étende plus sur lui. « Considérés, Monseigneur, qu’il est dans un pais affreux, abandonné à luy-même, sans aucun secour, et qu’il a besoin de quelques consolatiôns. » (Le cardinal de Tencin était alors archevêque d’Embrun et il avait de violents démêlés avec les Jansénistes à l’occasion de l’évêque de Senez Soanen.)
GEOFFRIN (Marie-Thérèse RODET), amie de d’Alembert, qui tint un des salons les plus brillants du XvIrI* siècle, n. à Paris, 1699, m. dans la même ville, 1777.
P. A. S.; Paris, 21 avril 1751, 3/4 de p. in-4. — A. S.iR°. — À. R°. —S$, R!.
(Recherché.)
Reçu de 2025 livres pour un quartier de la rente de 8,100 livres qui lui a été constituée par la baronne de Ville le 2 mai 1750.
LATUDE (Henri MASERS de), ingénieur, enfermé par ordre de la marquise de Pompadour à la Bastille, puis à Vincennes, où il resta prisonnier de 1749 à 1784, n. au château de Craisich (Hérault), 23 mars 1725, m. à Paris, 1 janv. 1805.
P. A. S.; Paris, 21 mai 1790, 1 p. 3/4 in-fol. — A. $. R#. — $, R?, — (Latude signa souvent Danry, pseudonyme qu'il avait adopté dans sa prison.)
Curieux mémoire où il rappelle sa longue captivité et demande à l’Assemblée nationale une pension. Il a 70 ans et est accablé d’infirmités qui lui annoncent une fin prochaine. « Trente-cinq année de captivité, dont cent trente-cinq mois dans des cachots affreux, privé dix neuf ans de feu et de lumière, sept ans au pain et à l’eau et pendant quarante mois sans un seul moment de relâche avec les fers aux mains et aux pieds, couché sur de la paille, sans couverture, tant d’outrages, tant d’humiliations, tant de soupirs et tant de larmes exciteront sans doute le plus vif intérest dans le cœur paternel des représentans de la plus généreuse de toutes les nations. »
NECKER (Suzanne CURCHOD DE NASSE), femme du ministre, célèbre par son érudition et par sa bienfaisance, fondatrice de l’hospice qui porte son nom, n. à Crassier (pays de Vaud), 1739, m. près de Lausanne en mai 1794. ;
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2 L. S. (à Gallot, député à l’Assemblée nationale), Genève, 5 et 9 janvier 1791, 3 p. 1/2 in-4. — À. S. R5. —S. R!. (Recherché.)
Belles lettres où elle le félicite sur son ouvrage (Vues générales sur la restauration de l’art de guérir). | ot
2974. CAGLIOSTRO (Giuseppe BALSAMO, dit le comte de), fameux aventurier et thaumaturge, qui joua un rôle actif dans l'affaire du collier, n. à Palerme, vers 1745, m. prisonnier au château de Saint-Léon (duché d’Urbin), 1795.
L. À. $S. Z1 tuo sposo fedele che ti ama sino alla morte, à sa femme; 5 janv. 1786, 1 p. 1/2 in-4. — A. S. R$. — À. R7. — $. Ri.
Il a appris la mort du comte de Croy : au moins il se trouve en repos et Cagliostro voudrait être à sa place. Il adresse ses compliments à diverses personnes.
Da S'YEIT corne Sé poor É4 Cabo) Eco con abfruork À ee LEA D no come che
Allée ones, € EPTTe LTu0 pre SL
che Hipia sde ali Mes
2975. PESTALOZZI (Jean-Henri), célèbre pédagogue suisse, qui réforma l'enseignement dans son pays, n. à Zurich, 12 janvier 1746, m. à Brugg (Argovie), 17 fév. 1827.
L. À. S., en français, à J.-J. Paschoud, à Genève; Yverdun, 19 janv. 1812, 3/4 de p.
in-4. — À. S. RP, — $. R!. ( Recherché.)
Il lui accuse réception de son envoi qu’il n’a pas encore eu le temps d'examiner.
2976. BONAPARTE (Letizia RAMOLINO), mère de Napoléon I*', n. 1750, mU1039: |
L. S. à Thibaudeau, préfet, à Marseille; Paris, 29 thermidor an XI(17 août 1803), 3/4 de p. in-4. — À. S. R$ — $, R5. — Le plus souvent elle ne signait pas, mais
PRNRE
mettait de sa main la souscription : Za vostra madre ou sorella ou a/fezionata, suivant les cas. Cette sorte de signature est R°.)
Elle ne veut pas laisser échapper © SCC
une occasion de témoigner son atta-
chement à la famille Clary et elle lui
recommande le citoyen E, Clary,
membre du Corps législatif, afin qu’il :
soit présenté au Sénat par le collège :
électoral de son département. — (On
sait que la famille Clary était alliée à
celle des Bonaparte par le mariage de
Joseph avec Julie Clary.)
ALBANY (Louise-Marie-Caroline de STOLBERG, comtesse d’), épouse de Charles Stuart, prétendant d'Angleterre, amie intime du poète Alfieri, n. 1753, m. 29 janvier 1824.
L. A. $., en français, à la baronne de Shoup; 10 mars 1790, 1 p. 1/2 in-4, cachet brisé. — R°, ( Recherché.)
Elle la félicite sur le gain d’un procès et l’engage à se consacrer à l'éducation de sa fille. « Qu'on épargnerait de malheurs aux jeunes femmes si on savait diriger leur penchans. Il n’y a qu’une bonne mère qui en soit capable. »
ch Adewme votre Hein lurumdu et— Hope smaud dome de hdbsrg © Dlalbane
DEVONSHIRE (Georgina SPENCER, duchesse de), femme célèbre par sa beauté et par son esprit, amie de Fox, n. 9 juin 1757, m. 30 mars 1806.
L. A.S., en français, au banquier Perregaux ; Marseille, 1°’ janvier 1792, 1 p. pl. in-4, cachet brisé. — R, ( Recherché.) Elle lui donne ses instructions pour l'envoi de lettres et d'argent.
PLAYFAIR (William), publiciste anglais, fameux par sa haine contre la Révolution française, qu’il attaqua constamment dans ses écrits, n. près de Dundee, 1759, m. à Londres, 11 février 1823.
P. A. S.; Londres, 20 mars 1793, 6 p. in-4. — R!,
Document de la plus haute importance. C’est le plan d’un système à suivre pour détruire le crédit en France. Playfair propose au gouvernement anglais de monter une fabrique de faux assignats, dont on inondera la France. « Comme nous sommes en guerre avec la France, je pense qu’il convient à tout sujet anglais d’anéantir la force de l'ennemi par les moyens qu'il juge les plus décisifs et les plus faciles à pratiquer. Je pense qu’abréger la durée de la présente guerre, c’est tout simplement abréger la durée du vol et du meurtre, ce qui, à l'égard des Français eux-mêmes, serait un acte de miséricorde... Mon plan consiste à fabriquer cent millions d’assignats et à les répandre en France par tous les moyens possibles... » — (Cet étrange document vient de la collection Donnadieu et a été publié par Louis Blane dans son Histoire de la Révolution française, t. vtr, p. 320.)
CLARKSON (Thomas), philanthrope anglais, le principal promoteur
de l’abolition de la traite et de l’esclavage des Noirs, n. à Wisbeck, 1761, m. 26 sept. 1846.
L. À. 5. à Helena Williams; 21 septembre 1815, 1 p. 1/2 in-4. — R?,
Belle lettre où il parle de l'Empereur de Russie et de lord Wellington,
2981. OUVRARD (Gabriel-Julien), financier, qui fit, comme munitionnaire sous l’Empire, une fortune considérable et fut emprisonné en 1807, par ordre de Napoléon, n. près de Clisson (Loire-Inférieure), 11 oct. 1770, m. à Londres en octobre 1846.
L. A. S. au vicomte de Martignac; Paris, 22 janvier 1828, 3 p. in-4. —- Rÿ.
Il le prie d'accorder une préfecture à son fils, qui n’a pas voulu « suivre la carrière orageuse et décriée que j'avais malheureusement parcourue. »
2982. SENEFELDER (Aloïs), l'inventeur de la lithographie, n. à Prague, 6 nov. 1771, m. à Munich, 26 février 1834.