‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 3)Chapitre 18 sur 37 · L. S., en latin, avec la souscrip · texte numérisé non relu

L. S., en latin, avec la souscrip

ton autographe; Milan, 24 septem- pm ( bre 1500, 3/4 de p. in-fol., trace de ; cachet. — A. 8. R£, — S. R7. ENS Relative à la possession du château de ; F; Saint-Étienne. |

GOUFFIER (Adrien de), cardinal de Boisy, frère du grand maître Artus de Boisy, évêque de Coutances (1510), puis d'Albi (1519), grand aumônier de François [, m. au château de Villendren-sur-Indre, 24 juillet 1523.

L. A. S. à l’évêque d'Auxerre; Villedieu, 22 décembre., 1 p. 1/4 in-fol. — A. S. R°. — $S. RT.

Superbe lettre où il mande que la Cour doit passer la fête de Noël à Blois.

GOUFFIER (Adrien de).

L. S. l’évesque d’Alby à son frère (le-grand maître Artus de Boisy); Albi, 16 juillet 1 p. in-fol. Légères taches.

Il a reçu un pouvoir pour le fait du Roussillon, avec un tas d’articles si obscurs qu'il n’y entend rien. « Se j’entendoye l’entencion du roy, je y besoigneroye beaucoup mieulx et avanceroye ou reculeroye, ce que ne sçay se doy faire, car se je recule en pourray estre repris, aussi se je m'avance. Je vous prie, parlés en, vous et Monsieur de Narbonne, et m'en en- VOyYÉS VOzZ opinions... »

Mie poRe

DU PRAT (Antoine, cardinal), créature vénale et perverse de Louise de Savoie, qui le fitchevalier etministre dirigeant de François [®, dont il fut le mauvais génie. Négociateur du concordat de 1516, avec Léon X, il y troqua les libertés garanties par la Pragmatique Sanction contre la nomination, dévolue au Roi, à tous les bénéfices de l’église de France, qui tomba ainsi dans une double servitude. Né à Issoire, en Auvergne, le 19 janvier 1463, il mourut de dépit, le 8 juillet 1535, de n'avoir pas été élu pape.

L. S., avec la souscription aut., au vicaire de Rouen; Paris, 13 novembre, 1 p. in-fol. L'adresse est couverte de papier. — A. S. R$. — $. Rt.

Il l’avertit que François Le Comte, commis à la recette du décime, imposé par le Pape sur le clergé du royaume, a reçu ordre de restituer au légat d'Avignon la somme de 75 livres tournois, induement perçue à cause de la pension qu’il a sur l’abbaye de Saint-Wandrille, les cardinaux étant exempts dudit décime. :

fi 23 ou OR frere Are 10

2498. BRICONNET (Guillaume), fils du célèbre homme d'État, évêque de

Lodève (1489), puis de Meaux (1516), habile diplomate, qui remplit diverses fonctions à Rome, n. 1469, m. 24 janvier 1534. Il attira à

Meaux plusieurs savants calvinistes, parmi lesquels Guillaume Farel, .

qui le convertirent à leurs doctrines. Mais Briçonnet, menacé de perdre son évèché, congédia ses dangereux amis et poursuivit avec acharnement le parti qu'il avait un instant favorisé.

P.S., sur vélin; 28 juin 1506, 1/2 p. in-4 oblong. — S. R.

Il déclare avoir reçu de Raoul Hurault, receveur général des finances de la reine (Anne de Bretagne), la somme de 813 livres tournois, « laquelle somme nous a esté ordonnée pour ung voiaige par nous fait devers ladite dame, ouquel voiaige avons vacqué par l’espace de cent seize Journées. » :

LA VALLETE (Jean Parisot de), grand maître de l'ordre de Saimt- Jean-de-Jérusalem en 1557, qui s'illustra par sa glorieuse défense de Malte contre les Turcs de mai à septembre 1565, n. 1494, m. à Malte, 21 août 1568.

LS S. au duc d'Anjou ( depuis Henri JT); Malte, 3 nov. 1567,1 p. in-fol., cachet. — S. RP.

Pièce historique dans laquelle il mande au duc d’Anjou que le Ture se propose de revenir attaquer Malte. « Ayans à prévenir les dangers qui nous menassent, j’ay, comme le devoir et l'honneur me commandent, advisé de recourir de bonne heure à l’aide et secours des

do e ht ass. dt mé, bé non

VONT T en

princes chrétiens... » En conséquence il envoie un ambassadeur auprès du roi de France et il prie le duc de s ’entremettre pour que son frère lui accorde des secours.

SA LAN à

2500. ARMAGNAC (Georges, cardinal d), archevèque de Toulouse, puis d'Avignon, ambassadeur à Venise et à Rome, qui s'est distingué par à son goût pour les arts et les lettres, n. vers 1501, m. 2 juin 1585. à, | L. S., avec la souscript. aut., au cardinal Farnese, RE ; Avignon, 9 Juill. 1569, T J 1'D: in-fol., cachet. Tache d’eau sur la signature. — ASS. RT 6 PI

- Il demande l’évêché de Cavaillon, vacant par la mort de Pierre Ghinucci, décédé le Ve | 7 juillet à deux heures après midi, pour Guillaume Blanc, chancelier en l’ Université de Tou- 4 louse et président de la rote d” Avignon. — (L’évêché fut donné à Christophe Scotti et non

La * au protégé du cardinal d’ Armagnac. — Cette pièce est curieuse en ce qu’elle nous apprend la An OLA. { date exacte de la mort de l’évêque Pierre Ghinucei.)

. 2501. BOURBON (Charles, cardinal de), n. 1520, m. 1590. (V. série des C . | Chefs. de, gouvernement, où il figure comme roi de France, n° 138.) A) t re “S., sur vélin, sig. aussi du cardinal de Guise, de l’évêque de Bergame, PP once du pape, de Pierre de Gondi, évèque de Paris, ‘et des autres commissaires délégués par le saint siège pour procéder à une levée de deniers sur le clergé de France au profit du roi; Paris, 20 mai 1586, 1 p. in-fol. oblong.

C’est l’ordre donné à l'évêque Luçon à son vicaire général de procéder, en ce qui le concerne, à ladite levée de deniers dans ce diocèse.

2502. LORRAINE (Charles de GUISE, cardinal de), archevêque de Reims, premier ministre de François II, n. 1524, m. 1574. (V. éérie des

| Hommes d'état, n° 316.) P.S$., sig. aussi par Claude de Lorraine, duc de Guise, le chancelier Olivier, et le {) maréchal de Saint-André, contresig. par Bochetel ; Lyon, GseptLb4S,..1,p. in-fol.

Pièce historique. Mémoire pour répondre aux demandes faites par les tan du roi en Suisse, relativement à la conclusion d’un traité avec les ligues suisses. « Au surplus a | le Roy entend que audit traicté qui se fera soient pris les titres de duc de Millan et conte

ne

LROS

d’Ast, ete. Et ne sauront lesdits seigneurs des ligues faire en cela par raison aucune diffi-

culté comme il est tout no- ON 7 A 220

toire, car leditseigneur en plus fortz termes seuffre au Roy d'Angleterre ès traictez qu'il faict avecas luy qu’il s'intitule DU BEC (Jean), évêque de Saint-Malo (1597), voyageur en Orient, auteur du Discours de l’Antagonie du chien et du lièvre (1593) et de l'Æistoire de Tamerlan (1602), n. vers 1540, m. janvier 1610. L. À. $. à son cousin Du Plessis-Mornay; Saint-Germain, 30 nov. 1597, 1 p. in-fol. — RT.

oy de France et d’Angle-

terre, et le prince de Pié-

mont s'intitule tous les

jours conte d’Ast... »

Superbe lettre où il lui mande que le roi a manifesté son déplaisir de la tentative d’assas— sinat dont Du Plessis-Mornay a été l’objet.

BOURBON-CONDÉ (Charles de), cardinal de Vendôme, puis de Bourbon, archevêque de Rouen, prétendant au trône de France après la mort de son grand-oncle le roi de la ligue, n. à Gandelu (Aisne), 1562, m. dans l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, 30 juillet 1594.

P.S., sur vélin; camp d’Aubervilliers, 20 juin 1590, 1 p. in-4 oblong. — A. S. RS. us

Quittance de la somme de

6,000 écus soleil à lui accordés ar Henri IV pour solder ce qui ui était dû à cause du séjour du feu cardinal de Bourbon à Fon- ÿ tenay-le-Comte et des funérailles $

de ce prélat.

2505. BOURBON-CONDEÉ (Charles de).

P. S.; Tours, 9 déc. 1590, 1 p. petit in-fol.

Conventions passées en présence de ce prélat, entre Duplessis-Mornay d’une part, et Marien de Martimbos, ancien homme d’affaires du feu cardinal de Bourbon, d'autre part, au sujet des revenus de l’abbaye de Saint-Michel-en-l'Herm, dont le dernier avait été pourvu par résignation dudit feu cardinal; tandis que le sieur Duplessis, l’estimant vacante, se l'était fait donner par le roi de Navarre. Les droits de chacun débattus, Martimbos conserve les revenus de Saint-Michel-en-l'Herm, à la condition d'abandonner à du Bec-Crespin, évêque de Nantes, oncle de Mornay, ceux d’un prieuré valant 2,000 livres de rente.

COTON (Pierre), théologien subtil de l’ordre des Jésuites, confesseur des rois Henri IV et Louis XIII, qui obtint du premier de ces princes le rappel de sa Compagnie en France, n. à Néronde (Forez), vers 1564, m. à Paris, 19 mars 1626.

L. À. S. à Richelieu, évêque de Luçon; (16187), 1 p. in-fol. — R7.

Cette lettre doit avoir été écrite au moment où Richelieu était en disgrâce à Avignon et où le P. Coton, éloigné dela cour par l'influence du connétable de Luynes, avait été envoyé comme missionnaire dans le midi de la France, c’est-à-dire en 1618 ou 1619. « Quand nos adversaires ou Ceux qui ne nous cognoissent pas, y dit le P. Coton, vous feront quelque rap— port de nous, (je vous supplie très humblement) de suspendre le jugement jusqu’à ce que

Log."

nous vous en ayons éclairés... Les endroits de vostre livre contre les ministres de Charenton (publié en 1617, pendant sa retraite des affaires) qui sont une défense de nostre Compagnie, nous serviront grandement; je vous en rends très humble action de grâces et tous nos pères en font de mesme. »

2507. LA MOTHE-HOUDANCOURT (Daniel de), frère du maréchal, évêque de Mende (1625), grand aumônier de la reine d'Angleterre Henriettel/ Marie, m. 5 mars 1628.

L. A. S. au commandeur de La Porte, gouverneur du Havre; (novembre 1627), 1 p. in-fol., cachets. — R.

Pièce historique sur l’expulsion des Anglais de l’île de Ré (8 novembre 1627). Ceux-ci ont perdu 2,000 hommes dans leur retraite. « Jamais victoire ne fut si heureuse. J'espère que pour le fruit de leur descente, nous prendrons La Rochelle... » Détails sur les travaux du

siège de cette ville. « Monseigneur (le cardinal de Richelieu) est tous les jours aux canonnades, et non seulement veut-il avoir l'honneur des résolutions mais mesme part aux exécutions. »

- 2508. BINET (Etienne), écrivain ascétique de la Compagnie de Jésus, qui serait depuis longtemps tout à fait oublié si Pascal n’eût relevé, dans les Provinciales, ses procédés de gymnastique pour entrer en Paradis,

1 n. à Dijon, 1569, m. à Paris, 1639.

UL/ P.S., sig. aussi des Pères Zowis de la Salle, Julien Hayneufve et Malliaud; Paris, } ] 28 mars 1633, 1 p. in-fol. — A. S. R7. — $. Ri. L/ ) nËa s h ne V0 / Désaveu de plusieurs livres attribués à des Jésuites et que lesdits PP. déclarent n'avoir "point été composés par quiconque de leur Compagnie. (Le P. Hayneufve, l’un des signataires, — fut une des victimes de Boileau, qui le cite dans sa X° épiître, pour les besoins de la rime.) 2509. BÉRULLE (Pierre, cardinal de), fondateur de la congrégation de l'Ora- JA toire (1613), ce qui lui valut la haine des Jésuites, diplomate habile, 717 7 qui s'entremit plusieurs fois entre Louis XIII et sa mère, n. à Sérilly, ES 7 x r 200 “près de Troyes, 4 fév. 1575, m. 2 oct. 1629. FA L. À. S. au cardinal de Richelieu; Paris, 28 oct. 1627, 1 p. in-fol., cachets. f) — À. S. Rÿ.—$. R?. ( Recherché.) Ca F f 1 TE e ! Pièce historique par laquelle il mande que la reine lui a remis le bonnet de cardinal. En

voici le texte :

« Monseigneur, le droit que vous avez sur moy et sur la dignité où il a pleu à Dieu m’es— lever par vostre moyen, m'oblige à vous en rendre compte et à vous dire comme la Reyne a voulu me donner le bonnet le.26 de ce moys. Maintenant que je porte le caractère de cette condition où vous avez voulu me mettre, je vous dois renouveler les offres de mon service très humble et vous supplier, Monseigneur, d’en recevoir les assurances toutes entières et prendre la puissance que vous avez sur moy. Moins j’ay de part en mérite et en prétentions à cette dignité, moins elle est mienne et plus elle est vostre et plus je dois me recognoistre redevable. Mais je n’ay point de parolles ny assez dignes pour représenter eette obligation, ny assez fortes pour exprimer ce sentiment. Il fault que je demeure dans le silence et que je me contente de vous dire simplement que ce qui m’eslève au regard des autres, m’abaisse au regard de vous et me lie à vous par des devoirs qui ne peuvent avoir d’autres limites que celles de mon impuissance. Ce que je n’ay point en moy pour y satisfaire, je le dois rechercher en autruy, et, puisque dès long temps il a pleu à Jésus-Christ nostre Seigneur et à sa très sainte mère me donner la pensée de me vouer à euz, je m'adresse à euz et les supplie de satisfaire pour moy, de récompenser en vous l’honneur qui vient de

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vous et de recevoir euz mesme en moy l'honneur que je reçois par vostre moyen et que je ne mérite point, et me faire

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je suys à jamais, « Monseigneur,

LA ROCHEPOZAY (Henri-Louis CHASTEIGNIER de), élève de Joseph Scaliger, évèque de Poitiers (1611), fameux par la part qu'il prit au procès d'Urbain Grandier. En 1614 il défendit Poitiers contre le prince de Condé. Né à Rivoli, près de Rome, où son père était ambassadeur de Henri III, le 6 sept. 1577, il mourut le 30 juillet 1651.

L. À. S.; 25 mars 1613, 1 p. in-4, cachets. — A. S. Rÿ. — $. R°. ( Recherché.)

Belle lettre relative à une affaire intime. Le nom des personnages est en chiffres.

DUVERGIER DE HAURANNE (Jean), abbé de Saint-Cyran, qui soutint les doctrines de son ami Janssenius et fut un implacable ennemi des Jésuites, enfermé au château de Vincennes par ordre de Richelieu en 1638, n. à Bayonne, 1581, m. 11 oct. 1643.

L. À. $S. à l’évèque de Luçon (Richelieu); Poitiers, 24 juin 1615, 1 p. 3/4in-fol.

— À. S. R°. ( Recherché.)

Curieuse épitre pleine de déférence pour l’évêque, mais où perce un sentiment de révolte intérieure. « Mais, Monsieur, afin que je philosophe, comme on dit que Dieu ne peut pas mesme faire les choses qui répugnent à sa puissance, parce que ses autres attributs, parti— eulièrement la sagesse, ne l’endurent pas, ainsi il est défendu à ceux qui n’ont pour partage que la gloire de l’obéissance de faire par considération ce qu’ils pourroient faire s'ils n’avoient esgard qu’à leurs forces. Vous pardonnerez mes paroles, suffist que mes conceptions soient soumises aussi bien à vostre entendement que je me glomifie de lestre avec toute sorte de deb- ;

woir à vostre autho- a

rite, qui est plustot PAT Pom-vant Âldespotique que po- CE se à litique en mon en- : : LE

droit... »

PETAU (Denis), savant Jésuite, en l'honneur duquel on frappa, de son vivant, une médaille le qualifiant de Prince des chronologistes, titre

que la postérité n'a point ratifié, n. à Orléans, 21 août 1583, m. à

Paris, 11 déc. 1652.

L. À. S. au P. François Vavasseur (poète latin), à La Flèche; Paris, 17 sept. 1637, 1 p. in-fol., adresse, cachet sur papier du recteur du collège des Jésuites de Paris. — À.S. R. (XRecherché.)

Très intéressante missive où il est question du Job du P. Vavasseur, auquel il reproche de ne s'être pas donné assez de libertés vis-à-vis du texte original, et de sa propre Paraphrase des Psaumes, qu'imprimait alors Cramoisy. Il prie Dieu de permettre que le pape, auquel le livre est dédié, et dont la santé est chancelante, vive tout au moins jusqu'à son apparition.

2513, GARASSE (François), Jésuite, polémiste impudent et grossier, qui

s'était fait une spécialité de l’injure, mais qui racheta en partie, par une mort courageuse, les écarts de sa parole et de sa plume, n. à

V4 Î { Y À (VA ag bn me.)

Ds,

Angoulême, 10 mai 1585, m. à Poitiers,

14 juin 1651.

PASS à un ami; (Poitiers, 16212}, 1 p.in-fol. — KT.

Il lui envoie des vers de sa façon sur le rocher de Passelourdin, situé près de Poitiers, et le prie de lui donner son avis sur une œuvre, commencée le

dimanche, 10 du mois passé, finie le 14 suivant.

RICHELIEU (Armand-Jean DU PLESSIS, cardinal de), évèque de Luçon, de 1607 à 1624, cardinal en 1622, premier ministre de Louis XII, n. 1585, m. 1642. (V. série des ZZommes d'Etat, n° 343.)

P.S.; camp devant La Rochelle, 5 mars 1628, 1/2 p. in-fol., cachet.

Pièce historique sur le siège de La Rochelle. Ordre à l’abbé de Marcillac de se transporter aux Sables - d'Olonne et autres ports ét havres circonvoisins « pour voir et recognoistre les vaisseaux de cinquante tonneaux et au-dessus qui seront propres pour le service de Sa Majesté et iceux faire amener et conduire en diligence à la radde de Chef de boys, pour y estre employez suivant les ordres qui leur seront par nous ordonnez ».

en soignant les pestiférés,

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DESMARES (le Père Toussaint-Guy-Joseph), Oratorien, prédicateur et controversiste janséniste, n. à Vire, 1599, m. à Liancourt, 19 janv. 1609:

VASE ; Liancourt, 29 août, 1 p. in-4. — Rÿ.

Il le prie d'engager l'abbé La Lane à venir passer huit ou dix jours près de lui pour travailler ensemble à l'ouvrage « qu’il sait. » S'il ne peut faire le voyage, qu'il lui renvoie ce

. qu’ils ont commencé.

BARCOS (Martin de), théologien, élève de Janssenius, neveu et successeur de Jean Duvergier de Hauranne, dans le titre d’abbé de Saint-Cyran, n. à Bayonne, 1600, m. 22 août 1678.

L.A.S. l'abbé de Saint-Cyran à Foussard, sacristain du monastère de la Visitation , à Poitiers; 9 août 1674, 1 p.in-8, adresse, traces de cachets. — R°.

« Attachez-vous principalement à la lecture de lEscriture sainte, la lisant humblement et sans curiosité d'entendre ce que vous y trouvez d’obscur. Ajoutez-y la lecture des lettres de feu monsr de S. Cyran, en lisant peu à la fois, et celle de l’Imitation de Jésus Christ de Thomas à Kempis, et cela vous suffira... On me témoigne satisfaction de vous et de votre

œur, Ce qui vous oblige à bien faire... Nous avons ici, depuis peu, M. Macé, vostre amy, qui commence bien, et aussy M. Thion. »

2517. ARNAULD (Antoine), solitaire de Port-Royal, illustre théologien, le

f / à f 20 DA

chef du parti janséniste, n.1612,m. 1694. (V. série des Zcrivains, n° 968.) L. A. S. à un ami; 20 sept. 1656, 5 p. in-4.

Magnifique lettre sur ses doctrines religieuses et sur les persécutions dont il est l’objet.

. «Je ne doute point de ce que vous me mandez que mes ennemis travaillent à me faire passer partout pour un homme opiniatre et horriblement attaché à des sentiments particuliers qui

ne valent rien et qui sont hérétiques. Il y a longtemps que je suis accoustumeé à souffrir de semblables mesdisances. Après avoir esté traité en one chaire de pire que Luther et que Calvin sur le sujet de la pénitence et de la sainte communion; après avoir esté déchiré comme un déiste et un destructeur de l'Evangile et de l’Incarnation du fils de Dieu par un livre imprimé avec nom d'auteur; et après avoir veu encore nouvellement quun

Fe Mi

Jésuite de Poitiers, nommé le Père Meynier, a osé publier un livre sous son nom et par conséquent avec l’aveu de ses supérieurs, qui porte pour titre : « Port Royal et Genève d’in— telligence contre le Saint-Sacrement de l’Eucharistie, » sans qu’on ait lieu d’espérer aucune justice contre une calomnie si punissable et si scandaleuse, 1l n’y a plus rien dont je doive estre surpris... »

d man aut lx méfme neertk “que re 0 Monteur

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Doeur-de #rComné.

SAINTE-BEUVE (Jacques de), théologien janséniste, qui eut la réputation du plus habile casuiste de son temps, n. à Paris, 26 avril 1613, m. dans la même ville, 15 déc. 1677.

L. A. S. à l'abbé Baron, promoteur de Sens; Paris, 2 août, 1 p. in-8, adresse, cachet de cire rouge à ses armes: d'azur à trois annelets d'argent posés 2 et 1.

Il le remercie de l'envoi du Pontifical de Chartres, qui, n’ayant que trois cents ans, ne peut lui servir. Pour cela, il faudrait qu’il en eût sept ou huit cents.

LANCELOT (Dom Claude), disciple de l’abbé de Saint-Cyran, fonda teur des écoles de Port-Royal, auteur des célèbres Méthodes pour ap-

prendre les langues latine etgrecque, n. à Paris vers 1615, m.à Quimperlé, 15 avril 1695.

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