L. À. S. à Mk de Scudéry; 10 déc. 1666, 1 p. pl. in-8. — Rÿ
Jolie lettre d’envoi d’un de ses ouvrages. «Un prestre tel quel a voulu, Mademoiselle, que j'eusse l'honneur de vous envoyer la vie d’un saint prestre qu’il a fait imprimer. Le prestre tel quel s’appelle M. de Saint-André et le bon prestre s’appelloit M. Le Nobletz. » (Il s’agit ici . 3 Vie de Michel Le Nobletz, que le Père Verjus publia sous le nom de l'abbé Saint- André. ©
FLECHIER (Esprit), évèque de Lavaur (1685), puis de Nimes (1687), célèbre orateur de la chaire, n. 1632, m. 1710. (V. série des Zerivains, n° 1000.) :
L. A. S. à un littérateur; Nimes, 10 avril (1688), 2 p. 1/2 in-4. Ses fonctions pastorales l’avaient empêché de terminer l’histoire du cardinal Ximenes.
« Mais j'ay retrouvé du loisir et en mesme temps j’ay repris courage. J’ay envoyé la copie
du dernier livre; la table est faite, l'extrait des articles, et j'espère que bien tost l’imprimeur aura l’honneur de vous le présenter... »
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nr MASCARON (Jules), évêque de Tulle (1671), puis d'Agen (1679), célèbre orateur de la chaire, n. à Aix, 1634, m. 1703. (V. série des E'erivains, n° 1004.) L. A. 5. à Sou Altesse Royale (la duchesse de Montpensier); Agen, 23 octobre 1682,
tesse de Lausun engagée dans l’erreur où elle est et où elle se faisoit il n’y a pas longtemps un honneur de mourir. Il est bien cruel de voir tant de vertus et tant d’honesteté devenir inutiles pour le ciel. Si j’eusse trouvé le moindre jour à faire une tentative pour sa conver- Altesse royale, Mademoysele, que la civilité et le sang froid avec lequel elle reçoit tous les discours qu’on luy fait là dessus me font
plus de peur que ne le fairoit la dureté et LL À An mère de l’amant de la grande Mademoi-— : LES E
selle.) - ;
BOURBON (le père Archange de), prédicateuret bel esprit du XvII°
Charmante épitre, où il s'excuse d’avoir pu douter un instant de la vertu et de la vocation du capucin Marc Daviano. Il est vrai, comme elle le dit, que le peuple ne décide rien à Paris; il est même juste qu’il ne le fasse nulle part. « Mais, mademoiselle, ce public a son tribu— pas su desfaire ni soutenir. Je ne sçay si, surtout en matière de sainteté, on s’en fieroit fort à la cour, qui, malgré tous les soins et peut-être tous les artifices, aura peine à se mettre en réputation de la bien connoistre... »
suscitèrent de vives polémiques, n. à Chartres, 11 nov. 1636, m. à
Vibraye (Sarthe), 28 fév. 1703.
L. A. S. à M. Bulteau; Chamrond (dont il était curé), 18 août 1671, 1 p. 1/4 Il le remercie de ses observations. Il enverra à M. de Gaussainville les treize derniers chapitres du livre, et il le prie, dès à présent, de les examiner de la même manière qu’il a fait des précédents.
FLEURY (l'abbé Claude), le vénérable auteur de l’ÆZistoire ecclésiastique, membre de l'Académie française, n. 1641, m. 1723. (V, série des Zcrivains, n° 1019.)
2 p. 1/2 pet. in-4.
sion, je n’aurois pas attendu les ordres de vostre Altesse Royalle pour cela, mais par lemportement... » (I1 s’agit de Charlotte
siècle, ami de M'e de Scudéry.
nal aussi bien que les gens d'esprit... Un peuple qui court et qui crie, quoy qu’il ne sache THIERS (l'abbé Jean-Baptiste), théologien, qui se rendit célèbre par in-8. — R?.
VE : Lau té gihes
* Ê . En L. A. S. à M. de Saint-Fonds, à Villefranche-en-Beaujolais ; Paris, 21 août 1706,
Curieuse épitre. « Il y a longtemps, Mademoiselle, que je gémis de voir Madame la commalheur j'ay toujours trouvé les avenues fermées, Je diray mesme avec douleur à vostre de Caumont La Force, comtesse de Lauzun,
L. A. S. à Mie de Scudéry; 12 juill. 1681, 8 p. in-4. — Rÿ. où il vat ni ce qu’il dit, a fait ou a destruit des choses que les cours les plus esclairées n’ont
un grand nombre de dissertations archéologiques et historiques qui
Il a reçu ses remarques sur son ouvrage de la fréquente exposition du Saint-Sacrement. 1 p. in-4, adresse, cachet de cire rouge à ses armes,
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« Je ne say comment il arrive que l'Histoire (ecclésiastique) ne va pas plus viste à présent que je suis maistre de tout mon temps; car vous savés que le Nouveau Testament étoit achevé dès l’année passée, et la correction ne m’a pas beaucoup occupé depuis. Ce que je puis dire, c’est que je travaille ordinairement quatre heures le matin et que j'en ménage encore quelques-unes l'après dinée, et que je perds le moins de temps que je puis; mais, pour bien travailler, il faut, avant touttes choses, vivre et se bien porter. »
2532, LE TELLIER (Charles-Maurice), fils du chancelier, archevêque de Reims, adversaire déclaré des Jésuites et des doctrines ultramontaines. Bibliophile distingué, il légua à l'abbaye de Sainte-Geneviève tous ses livres et manuscrits, au nombre de cinquante mille. Né à Turin en 1642, il mourut le 22 février 1710.
L. A.S. à l'abbé Bossuet, neveu de l’évêque de Meaux : Reims, 22 juin 1698, 1 p. 1/4 in-4, papier avec filigrane aux armes de la famille du prélat. — A. 8. R*. — À. R.
« On m'a assuré que M. de Cambray (Fénelon) veut respondre aux responses que M. de Paris et M. votre oncle luy ont faites; je ne comprends pas comment il s’y prendra. Il sera encore bien plus embarrassé, lorsqu'il véra la relation de M. de Meaux sur le quiétisme qui va paroître. »
2533. LA RUE (Charles de), Jésuite, célèbre prédicateur et poète latin, ami du grand Corneille, qui a traduit son poème sur les conquêtes de LOU XIV En 22 Paris:
1643, m. dans la même ville, 27 mai 1795.
L. A.S. (au cardinal de Bouil]lon); Paris, 19 août 1709, 4 p.
in-4. — R. ( Recherché.)
Intéressante lettre sur des bénéfices relevant du cardinal.
2534. LETELLIER (Michel), Jésuite, dernier confesseur de Louis XIV, n. près de Vire (Calvados), 16 déc. 1643, m. à la Flèche, 2 sept. 1719. is es (au cardinal de Noailles}; Paris, 22 sept. 1703, 2 p. pet. in-4. — A. 8. R.
Il le félicite sur son ordonnance (relative à la bulle Unigenitus) et sur le service incomparable qu’il vient de rendre à l'Eglise. « Plaise au Seigneur de luy conserver long temps un prélat qu’il a destiné pour en estre le principal défenseur en nos jours et à qui l'on doit plus qu’à personne ce qui s’y est fait de bon pour la cause de la religion. »
2535. LE BRUN DES MARETTES (Jean-Baptiste), écrivain religieux, auteur des Voyages liturgiques de France, célèbre par son attachement aux Jansénistes qui le fit enfermer pendant cinq ans à la Bastille, n. à Rouen, 1650, m. à Orléans, 19 mars 1731.
L. À S. à M. Danjouan le jeune; lundi des fêtes de Pâques 1723, 2 p. in-4. — Rt
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Très belle lettre toute relative au nouveau Bréviaire de Nevers, qui est de la facon de l’évêque de Nevers (Charles Fontaine des Montées). « C’est lui qui le mène et le compose et je ne fais que l’examiner et ensuite l’exécuter, et encore comme il veut, car il est un peu entier. À la vérité 11 aime le bien, mais il ne se rend pas aisément. Il lui faut apporter de fortes raisons pour le faire démordre. Ce Bréviaire ne laissera pas d’être très beau et je croy qu'il effacera tous les précédens. » Il expose ensuite les vues que l’évêque de Nevers a suivies dans son Bréviaire.
2536. FÉNELON (François de SALIGNAC DE LA MOTHE), l’illustre archevêque de Cambrai, n. 1651, m. 1715. (V. série des Z'erivains, Ho1024:)
L. À. S., avec ratures et corrections, au Révérend Père {Le Tellier); Cambrai, 8 mai 1711, 9 p. in-4.
Lettre des plus importantes, destinée à être mise sous les yeux de Louis XIV. Fénelon supplie le roi de lui accorder la permission de publier son mandement contre la Théologie du Janséniste Habert. Il se plaint des agissements du cardinal de Noailles et expose longue- 7 | MAS À ment les raisons qu’il y a de combattre sa funeste influence. A la fin de cette remarquable
| Avi épiître il conclut en ces termes : « Je conclus, mon Révérend Père, en me jettant en esprit
ANS aux pieds du Roi, pour lui demander par tout ce qu’il y a de plus sacré dans la religion, la ÿ + liberté d'exercer mon ministère. Je le supplie de souffrir que je lui dise ces paroles : Je con-
4 nois trop votre sincère religion pour pouvoir croire que vous m'avez nommé archevêque de
/ Cambray à condition que je me tairois, quand il faudroit parler pour sauver la foi. Une si f lache infidélité contre Dieu n’est point la soumission et la reconnoissance que vous avez | attendue de moi. Je serois indigne des graces dont vous m'avez comblé, je serois même le
plus ingrat de tous les hommes si je ne prenois pas la liberté de vous représenter ce que je dois à l'Eglise et la protection que vous devez à la cause que nous soutenons. J’aimerois mieux mourir que de manquer jamais à vous témoigner ma soumission et mon zèle, mais j’aimerois mieux mourir de mille morts que de manquer à Dieu et à l'Eglise. Voudriez-vous charger votre conscience au jugement de Dieu de m'avoir fait étouffer la voix de la mienne, au grand péril de la foi catholique?... »
9537. TOURNEMINE (René=Joseph), Jésuite, directeur du Jowrnal de Trévoux, re, auteur de nombreux ouvrages, n. à Rennes, 26 avril 1661, m. à Paris, à 16 mai 1739.
fE , L. A. S. (à Bruzen de la Martinière); 23 mai, 1 p. 1/4 in-4. — R*.
"A0 I1 le félicite sur son projet de faire un Dictionnaire géographique (qui commença à paraître en 1726). Il lui promet sa collaboration et sa souscription.
2538. LOUVARD (Dom François), savant bénédictin de la congrégation de Saint-Maur, célèbre par ses opinions jansénistes qui le firent incar-
Fi cérer plusieurs fois et le forcèrent à se réfugier en Hollande, n. à À Champgenetteux (Mayenne), 1661, m. à la Chartreuse de Schonau $. | (Hollande), 22 avril 1739.
TO A SAM : Saint-Denis-en-France, 15 fév. 1709, 4 p. in-4. — RS.
L- | Très intéressante lettre relative à une édition projetée par lui des œuvres de saint Grégoire de Nazianze. Il le remercie de la communication d’un précieux volume qu'il lui conseille de donner à la bibliothèque de Saint-Denis ou à celle de Saint-Gérmain-des-Prés.
2539. MASSILLON (Jean-Baptiste), prêtre de l'Oratoire, évêque de Clermont , 4 (1717), célèbre prédicateur, dont le Petié Carême est resté classique, o 0 ( ) © membre de l'Académie française (1719), n. à Hyères (Var), 24 juin
4 1663, m. à Clermont, 28 sept. 1742.
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L. A. S. (au marquis de Bissy); 4 sept. 1737, 2 p. in-4. — A. S. RT. (Les lettres écrites avant son élévation à l'épiscopat sont plus rares.)
Superbe lettre de condoléances sur la mort du cardinal de Bissy (décédé le 26 juillet). « Je sens trop combien il importe que les derniers écrits de M. le cardinal de Bissy sur les affaires de l'Eglise ne soient pas rendus publics, j’ay esté trop touché de sa perte et je respecte trop sa mémoire pour ne pas me conformer là-dessus à ses dernières intentions et aux vostres. Je n’ignore pas que ces écrits ont esté communiquez à plusieurs Evêques, mais je serois tout surpris qu'il s’en trouvât quelqu'un d'assez imprudent pour publier un ouvrage que feu M. le Cardinal ne cessoit de retoucher et qu’il n’avoit pas encore mis apparemment au point où il le souhaïtoit puisqu'il n’a pas jugé à propos de le publier pendant sa vie... »
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2540. DENTRECOLLES (François-Xavier), Jésuite, supérieur général de la
mission française en Chine, célèbre par son savoir et par son habile direction, n. à Lyon, 1664, m. à Pékin, 1741.
L. S., sig. aussi par les Pères jésuites Joachim Bouvet, Jean-Baptiste Regis, Dominique Parrenin (n. 1665, m. 1741), Josepk-Marie-Anne de Mailla (n. 1679, m. 1748), Jean-Charles-Jacques et Antoine Gaubil (n. 1689, m. 1769), au Révérend Père..……., 1 p. in-4. — RT7.
Intéressante lettre, écrite par le Père Parrenin. « Dans la nécessité où nous nous trouvons d’avoir recours à Sa Majesté pour les affaires de nôtre mission dont elle est fondateur et ignorants les formalités qu’il faut observer dans une requête, nous prions Votre Révérence après avoir lu les deux lettres d'instructions cy jointes, d’en présenter une à Sa Majesté aux noms de tous nous soussignez. Elle rendra en cela un grand service à Dieu et à nous... »
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CALMET (Dom Augustin), laborieux Bénédictin de la congrégation de Saint-Vanne, historien de la Lorraine, n. à Mesnil-la-Horgne, près de Commercy, 26 février 1672, m. à l’abbaye de Senones, 25 sept. 1757. . |
L. À. S. à Dom Petit-Didier; Paris, 3 déc. 1712, 3 p. pet. in-4. — A. S. R?. (Recherché. )
Intéressante lettre où il parle de la nouvelle édition du Dictionnaire de Moreri. «M. Du Pin y a ajouté un grand nombre d’articles nouveaux et en a retranché beaucoup d’anciens. Il y auroit fait bien d'autres retranchements, s’il en eût été le maître. Au lieu de 5 vol. in-folio, il n’en auroit fait que trois, renvoiant la géographie et la généalogie à part. Il y parle des auteurs vivans et je pense que votre Révérence y trouvera son nom. »°
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2542, GOUJET (l'abbé Claude-Pierre), littérateur et historien, auteur de la
Bibliothèque francaise ou Histoire litléraire de la France, n. à Paris, 19 oct. 1697, m. dans la même ville, 1° fév. 1767.
L° A, S. à un érudit; Paris, 28 janv. 1741, 2 p. pet. in-8. — R$. ( Recherché.)
Fort intéressante épître sur son œuvre principale, donnant divers renseignements sur luimême et sur Rollin. On y remarque ce passage : « Le temps n’est pas propre à me faire admettre dans aucun corps (académique)... M. Rollin méritoit, plus que tout autre, d’être un des quarante; tout lui donnoit voix; mais il a une teinture de J (ansénisme), et, dès lors, il do bon à aucune place, Je suis dans le même cas, et n’ai point le mérite de M. Rollin. »
2543. PATOUILLET (Louis), une des fortes plumes du parti jésuite au
XVIIIe siècle, qui paya, comme son confrère Nonotte, de l’immortalité du ridicule, ses attaques contre Voltaire, n. à Dijon, 31 mars1699, m. à Avignon, 1779.
L. A.S. au P. Brotier; Amiens, 16 déc. 1757, 1 p. in-8. Légère déchirure dans un angle. — Rô.
Il a reçu son mémoire (sur les Juifs établis en Chine), « Je l’ai lu avec bien du plaisir et je vous en fais mille remercimens. On en peut faire deux usages différens : l’un, d'extraire les connoissances principales qui en résultent et de les insérer dans la lettre préliminaire du volume que je prépare et qui est déjà rempli, l’autre, de le placer en entier sous votre nom dans le volume prochain qui suivra de près celui-ci. C’est à.vous, mon Révérend Père, de choisir... » (Ce mémoire fut publié dans le tome XXIV des Lettres édifiantes, p. 56-100.)
2544. ÉPÉE (l'abbé Charles-Michel de l’), l’illustre fondateur de l'institut
ME
des Sourds-Muets, n. 1712, m. 1789. (V. série des Znitriateurs, n° 46.)