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2561. HOSIUS (le cardinal Stanislas), illustre et savant prélat, légat du saint-siège au concile de Trente, un des plus redoutables adversaires du protestantisme, n. à Cracovie, 5 mai 1504; m. à Caprarola, près de Rome, 5 août 1579.
L. $S., en latin, au cardinal de la Bourdaisière (ambassadeur de France à Rome };
HAS 20 Ts 3/4 de p. in-fol., cachet. Un peu jaunie dans le bas.
Superbe lettre signée Stan. card. Varmie (Stanislas, cardinal de Varmie}), I lui recommande son familier, Alexandre Crovius, homme de la plus grande inté-
grité. — (Varmie, en allemand Erme- ; Eee land, est un petit pays du royaume À CA e ANSE L'4 de Prusse, dans le palatinat de Ma- A ; té
rienbourg. ) Mer ti ., SACS
2562. LAYNEZ (Jaime), un des premiers et des plus célèbres disciples d'Ignace de Loyola; son collaborateur politique dans la rédaction des Constitutions des Jésuites; son successeur comme général de l'Ordre, fonctions dont il fit le pouvoir le plus absolu qui ait peut-être jamais existé en ce monde, croyant assurer ainsi la prédominance de sa Compagnie, tandis qu’il en préparait, au contraire, la ruine future et tarissait, dès le début, en elle, la source des individualités d’ordre supérieur. Né en | 1512 à Almancçario (Castille), il mourut à Rome en 1565. CR P. $., en italien, sig. aussi d’A//onse Salmeron (n. 1515, m. 1585), de Micolas-
Al/onse, dit Bobadilla (n. 1510, m. 1590), autres disciples immédiats d'Ignace, et | du docteur Madrid; Rome, 29 mai 1555, 1 p. 1/2 in-fol. — À. $. R?. — S. RS. Consultés par Don Juan de Luna sur les hésitations qu’il éprouve à rester dans l'Ordre,
ces quatre Pères opinent pour qu’il persévère dans sa première résolution. L’exposé de Luna est en tête de la pièce.
2563. JANSSENIUS (Corneille), évêque d'Ypres, auteur de l'Augustinus, qui fut condamné par les Souverains pontifes, et n’en resta pas moins le bréviaire d'une secte appelée janséniste, du nom de son chef, n. au village d’Acquoi, près de Leerdam, 1585, m. 6 mai 1638. -
re
ER L. À. S., en latin, à Roger Ooms, à Rome; Louvain, 24 juin 1636, 1 p. in-fol., cachet. — RS, Très belle lettre sur ses affaires particulières.
PAPEBROCH (Daniel), savant Jésuite, collaborateur de Bolland dans la rédaction des Acta S'anctorum, n. à Anvers, 17 mars 1628, m. 28 juin 1714. | L. A. S., en latin, à Son Éminence.….. ; JP: 4 ,
Anvers, 1° fév. 1669, 2 p. in-fol. — R‘. Joue se hs
nor.) | Lande KE He De Superbe lettre concernant ses propres travaux ° :
et ceux de Henschen. - se
TOURNON (Charles-Thomas MAILLARD de), patriarche d’Antioche (1701), chargé, en 1703, de régler les affaires dans la Chine et les Indes, cardinal en 1707. Il était né à Turin le 21 décembre 1668. I fut arrêté par ordre de l’empereur de la Chine et enfermé à Macao, où 1l mourut le 8 juin 1710. | P. S., en latin, écrite et contresignée par le chancelier André Candela; Macao,
7 janv. 1709, 8 p. in-fol. — A. $. R°. — $S. RT.
Très intéressant document qui contient le texte de plusieurs actes antérieurs et qui donne de curieux détails sur les affaires religieuses de la Chine.
D Are ie hs. Apt
VENTURA (Gioacchino), Jésuite, célèbre écrivain et prédicateur, chef du parti réformateur modéré, disciple de Lamennais, qu'il ne suivit pas dans son évolution religieuse, n: à Palerme, 8 déc .1792, m. à Versailles, 2 août 1861.
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L. A. S. de ses initiales, en français, à un ami, Rome, 13 juin 1833, 1 p. in-4. | — R!. ( Recherché.)
Curieuse épître où il mande ne part pour Modëène. « Je compte de me renfermer dans la solitude et d'y attendre tranquillement le développement des desseins de Dieu sur la Société et sur l'Eglise, et sur Rome en particulier... Mon cœur est pénétré d’une profonde tristesse, car je vois que le mal dans cette ville, centre de la religion, devient toujours plus grand et les remèdes plus faibles et plus rares...» On s’endort et il y a des choses sérieuses qui réclament le rôle de l'Eglise. « Les Saint-Simoniens s'organisent en secte et acquièrent du pouvoir parmi les masses pour les corrompre. Ils y trouvent le terrain disposé. Voilà de quoi s’effrayer et trembler pour la religion... »
VENTURA (Gioacchino).
L. À. S., en français (à M. Chouet, à Lyon), Pamiers, 19 sept. 1852, 2 p. 1/2 in-8.
Très intéressante lettre où il le remercie de la demande que lui ont faite plusieurs prêtres de venir prêcher à Lyon. Il ne peut profiter de cette offre, car le cardinal de Bonald l’a outragé de la manière la plus injuste et la plus flétrissante dans une lettre qui a été reproduite par les journaux d'Angleterre et d'Allemagne. « Or, un si sanglant outrage que Son Eminence n’a pas craint de me faire à la face du monde, vous comprenez bien que ne peut pas être effacé par le consentement tacite qu’elle donnerait à une invitation privée d'aller prêcher dans sa ville épiscopale. C’est par une invitation directe adressée à moi, et la fesant ellemême publier en même temps dans les journaux, que Son Eminence pourrait en quelque manière, sans revenir sur son triste fait, satisfaire à ce qu’elle doit à sa conscience, à son honneur et à sa dignité, et à la justice envers les autres qu’elle a complètement oubliée... »