‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 3)Chapitre 3 sur 37 · DATE · texte numérisé non relu

DATE

Léon X}, à Paolo Vettori, capitaine des trirèmes ; Florence, 7 juin 1520, 1/2 p. in-fol., À

trace de cachet. — A. $. R7. — $. Rÿ.

Lettre signée Vr. fr. Vice cancell. Il mande qu'il faut faire, avant le départ de la flotte,une montre des équipages.

CLÉMENT VII (Giulio DE MEDICI). L. À. $. J. au roi d'Espagne (Charles-Quint); Rome, 28 sept. 1529, 1 p. 1/2 in-fol., cachet.

Précieux document historique sur les négociations entamées par Clément VII avec Charles-Quint. Le pape lui envoie l’évêque de Côme et il le prie de croire tout ce que ce

prélat lui dira de sa part. (Clément VII traita avec l'Empereur qu’il couronna à Bologne, le =

24 février 1530.)

PAUL IT (Alessandro FARNESE), n. à Ostie Le 29 fév. 1468 , élu pape le 13 oct. 1534, en remplacement de Clément VIT, m. à Rome, le 10 nov. 1549. Protecteur des arts et des lettres, il chargea Michel- Ange de la direction des travaux de Saint-Pierre. Ce fut lui aussi qui convoqua le concile de Trente en 1545, et qui publia la fameuse bulle Zn cœna Domini.

L. aut. à Charles-Quint; Saint-Mare, 27 août 1536, 1 p. in-fol., adresse et cachet. — À. 6, R-- ARS RS,

Précieuse pièce historique. 11 lui envoie son protonotaire pour traiter les questions intés ressant la paix générale de la chrétienté. (Il s’agissait alors de la convocation du concile général, dont le lieu de réunion avait d’abord été fixé à Mantoue, dans une entrevue que Paul III avait eue à Rome avec l'Empereur, au mois d’avril précédent.)

JULES III (Gianmaria DEL MONTE), n. à Arezzo le 10 sept. 1487, élu pape le 8 fév. 1550 en remplacement de Paul IT, m. le 23 mars 1555. Ïl se fit élire par la fermeté de son caractère, mais, aussitôt parvenu au pontificat, il s’adonna au luxe et aux plaisirs. Il excommunia le roi de France Henri II.

L. A:S. Julius au roi de France Henri Il; Rome, 4 juillet 1550, 1/2 p. in-fol.— Ai RT 6

Superbe lettre, où la signature a été raturée, sauf le J., car il était d'usage que les papes signassent seulement de leur initiale leurs lettres autographes aux souverains. (V. plus haut la lettre de Clément VII à Charles-Quint.) Jules III annonce au roi qu'il a reçu avec plaisir les lettres de créance du maréchal de La Mark (Robert IV, depuis duc de Bouillon),

ambassadeur de Henri IT.

PIE IV (Gianangelo DE MEDICI), n. à Milan le 31 mars 1499, élu pape le 26 déc. 1559 en remplacement de Paul IV, m. à Rome, le 10 déc. 1565. Il reprit et termina le concile de Trente, restaura l'ordre de Saint-Lazare, embellit Rome de plusieurs monuments et fonda l'imprimerie vaticane, dont il donna la direction à Paul Manuce: Il était oncle de saint Charles Borromée.

L. A. S., comme protonotaire apostolique (poste que lui avait donné Clément VIT), au cardinal de Neocastro ; Rome, 27 avril 1540, 1 p. in-fol., trace dé cachet. —

Belle lettre relative à son frère.

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PIE IV (Gianangelo DE MEDICI).

L. S. au pape Jules IIT ; Borgo, 29 oct. 1551, 1 p. in fol. Lettre écrite comme légat de l’armée |

pontificale envoyée contre Ottavio Farnese Ce

et les Espagnols. Il mande que, par suite

des grandes pluies, le P6 et tous les fleuves

sont sortis de leurs lits. Cette inondation EE AL Li r

n’a pas empêché de combattre avantageu-

sement l'ennemi. A Parme, la disette est - 2 LA ) 4 -

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PIE V (Michele GHISLERI), n. à Bosco (Lombardie), 17 janv. 1504, élu pape le 7 janvier 1566 en remplacement de Pie IV, m. le 1° mai 1572. Grand inquisiteur avant d'arriver à la tiare, il apporta dans ces fonctions un zèle farouche; parvenu à la papauté, la rudesse de son caractère et son zèle, parfois peu éclairé, lui firent commettre plus d’une faute préjudiciable au catholicisme ; mais ce fut grâce à lui, surtout, que les flottes espagnole, vénitienne et papale, réunies, remportèrent la victoire de Lépante. Clément XI l’a canonisé le 24 mai 1712, pour glorifier en lui la revendication des immunités ecclésiastiques telles que Boniface VIIT les avait formulées. L. À. S. Fra Michele Aless", à G.-B. Brunatello, à Venise; Rome, 8 juin 1555,

1 p. in-fol., adresse et traces de cachet. Le papier, taché d'humidité, porte en filigrane un agneau pascal. — A. S. R°, — $. Rf.

Relative au procès qui suivit la mort du pape Marcel IT (décédé le 4e mai 1555, après 21 jours de pontificat), qu’on supposait avoir été empoisonné par un chirurgien.

(Pr iiete & re

GRÉGOIRE XII (Ugo BuoNCOMPAGNI), n. à Bologne, 7 fév. 1502, élu ape le 13 mai 1572 en remplacement de Pie V, m. à Rome, 10 avril 1585. Réformateur du calendrier qui prit de lui le nom de Grégorien (26 février 1582). Bien que ce pape fût naturellement peu sanguinaire, son zèle religieux et les passions politiques, vivement surexcitées de son temps, l’entrainèrent parfois à des manifestations déplorables chez un homme de son caractère. Lorsque, le 5 septembre 1872, il apprit, de la bouche du cardinal de Lorraine,

fl

les massacres de la Saint-Barthélemy, il remercia solennellement le Ciel de ce sinistre événement, ordonna des réjouissances publiques, fit frapper une médaille commémorative et écrivit immédiatement à Charles IX de persévérer dans cette voie.

Pièce avec ces mots autographes : Concessum ut petitur in presentia; 23 mai 1563, 1 p.in-4. — A.S, R?, — $. Rÿ.

GRÉGOIRE XIII (Ugo BUONCOMPAGNI).

L. A. S. à Charles IX; Rome, 5 septembre 1572, 3/4 de p. in-fol., adresse cachet à ses armes sur papier.

Document historique du plus haut intérêt. C’est la lettre adressée par Grégoire XIII au roi de France, à l’occasion de la Saint-Barthélemy. On a parfois nié l'existence de cette pièce; en voici l'analyse, jointe à sa reproduction héliographique.

CGREG: PP XI

« Très cher fils en Notre Seigneur, salut et bénédiction apostolique.

« Nous nous reconnaissons tant d'obligation envers Notre Seigneur Dieu de provoquer l'accroissement de la Sainte Ligue contre les infidèles, que, pour mieux faire connaître à Votre Majesté combien la chose est importante, j'ai voulu lui envoyer mon présent légat a latere. Nous la prions, en toute affection et charité, qu’Elle veuille se souvenir de son nom de Très Chrétien et de l'exemple de ses prédécesseurs qui, par leur dévouement au service du Christ, ont acquis le susdit nom. (Qu’elle veuille aussi se souvenir) que cette guerre est une guerre de Dieu, qui se fait pour la gloire de son nom. Il ne convient donc pas que Votre Majesté en reste en dehors, et, par beaucoup de raisons, Elle doit être (au contraire) l’instigatrice de ceux qui, avec l’aide de Dieu, ont té du monde ces tristes hérésiarques, lesquels ont, depuis tant d'années, inquiété Votre Majesté et tout son royaume; ce qui lui permettra d’avoir peu de difficulté à ramener le royaume à sa première candeur et à la pureté de la sainte foi catholique, et je la prie de faire toute diligence afin que je sois averti par elle de ce qui en arrivera. Que Dieu, Notre Seigneur, conserve Votre Majesté et lui donne

tout contentement.

« De Rome, ce 5 septembre, l'an soixante-douze.

« À notre très cher fils en Dieu, Charles, roi très chrétien des Français. »

(On voit, d’après cette lettre, que le cardinal de Lortraine avait averti le pape des hésitations de Charles IX et l'avait engagé à lever ses derniers scrupules.) ,

“. SIXTE V (Felice PERETTI), n. aux Grottes (province d'Ancône), 13 dé- k

cembre 1521, élu pape le 24 avril 1585 en remplacement de

Grégoire XIII, m. le 17 août 1590.— Issu de parents obscurs, ilfutn

d’abord gardeur de pourceaux, et ne dut son élévation qu’à son seul

mérite. Quatre siècles plus tôt, son nom eût pris place parmi ceux

des papes les plus illustres, tandis que son génie, parqué dans les

intrigues médiocres de la fin du xvi* siècle, ne trouva pas d’ali-

ments dignes de lui.

L. S. au roi Henri IH; Rome, 10 mars 1587, 1 p. 3/4 in-fol., cachet. Légères déchirures. — A. S. R5. —$, Rÿ.

Très intéressante lettre relative au remplacement du cardinal Louis d’Este (mort le 30 décembre 1586), comme archevêque d’Auch. Le pape déclare ne pouvoir ratifier la nomination du marquis de San Satolino à cause de la jeunesse de celui-ci. Il tiendra compte de

la demande que le roi lui a faite du chapeau de cardinal pour l’évêque de Paris ( Pierre de Gondi, que Sixte-Quint décora de la pourpre cette même année).

SIXTE V (Felice PERETTY.

L. À. S. au cardinal Ferdinand de Médicis, grand-duc de Toscane; Rome, 29 octobre 1587, 3/4 de p. in-fol. : Lt

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Précieuse lettre. Il lui envoie Salsaletti qui protestera en son nom contre les blasphémateurs et autres violateurs de la loi de Dieu. Il le prie de croire tout ce qu'il lui dira de sa part. — (Ferdinand de Médicis, n. 1549, 4 fils de Côme Ier, avait été créé cardinal en 1563 par Pie IV. C’est par son influence que Sixte-Quint avait été élu pape. Le 19 octobre 1587, Ferdinand était devenu grand-duc de Toscane | par la mort de son père François-Marie. Il

ne déposa la pourpre que pour épouser, sur les conseils de la reine Catherine de Médicis, le 30 avril 1589, Christine de Lorraine. 11 mourut en 1609.)

GRÉGOIRE XIV (Niccolo SFONDRATI), n. à Crémone, 1535, élu pape le 8 octobre 1590, en remplacement d'Urbain VII, m. le 15 oct. 1591. Il excommunia Henri IV et dissipa, pour soutenir les ligueurs, le trésor amassé par Sixte-Quint. C'est lui qui donna le bonnet rouge aux cardinaux.

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