‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 3)Chapitre 4 sur 37 · L.A.S., en tête, à la grande-duchesse de Toscane · texte numérisé non relu

L.A.S., en tête, à la grande-duchesse de Toscane

Chrestienne ; Rome, 10 avril 1591, 1/2 p. in-fol., IL LETTRE

cachet. — À. S. R7. — $. R. 7 LS PE Superbe lettre où il parle du cardinal de Lorraine.

CLEMENT VIIT (Ippolito ALDOBRANDINI), n. à Fano, 1536, élu pape le 30 janvier 1592, en remplacement d’ RARE IX, m. 3 mars 1605. Il voulut faire couronner triomphalement Le Tasse et donna l absolution à Henri IV.

L. A. S. en tête au roi Henri IV; Rome, 31 mai 1603, 2 p. in-fol., cachet. Légères taches. — A. S. R6. — $, Rÿ,

Pièce historique du plus haut intérêt sur la mort de la reine d’Angleterre Elisabeth (décédée le 24 mars) et sur les changements politiques qui résultent de cet événement. Il considère que cette mort les utile à la chrétienté et il expose la conduite qu'il entend tenir à l'égard du nouveau roi (Jacques I+) pour le ramener à la foi catholique.

É Lure 74 /hfr HAE

CLÉMENT VIII (Ippolito ALDOBRANDINI).

L. A. S. en tête au roi Henri IV ; Rome, 14 juillet 1603, 1 p. 1/2 in-fol., cachet.

Superbe lettre sur les moyens à prendre pour combattre l’hérésie.

. PAUL V (Camillo BORGHESE), n. à Rome, 17 sept. 1552, élu pape le

16 mai 1605 en remplacement de Léon XI, m. à Rome, 28 janv. 1621. Il eut de graves démêlés avec Venise, approuva les congrégations de l'Oratoire et de la Visitation et canonisa Charles Borromée.

L. À. S. en tête au roi Louis XIIT; Tusculum, 4 oct. 1619, 3/4 de p. in-4, cachet. — À.S.R7T. — $. R'.

Relative aux déplaisirs ; S ” que lui a en le or 7:

quis de Cœuvres (Anniba MIE d’Estrées, frère de la belle Aux (42

Gabrielle).

Me de

2455. GRÉGOIRE XV (Alessandro LUDOVISIO), n. à Bologne, 1554, élu pape le 9 février 1621 en remplacement de Paul V, m. le 8 juillet 1623. Il se fit remarquer par son zèle contre les protestants, canonisa sainte Thérèse, Ignace de Loyola et François-Xavier, et érigea l'évêché de Paris en métropole.

L. À. $. en tête au roi Louis XIII; Rome, .22 mars 1621, 1 p. in fol., cachet. — À. 5. R6. — $, Rt,

Pièce historique. Il tiendra grand compte de la prière que lui a faite Louis XIII de canoniser le bienheureux Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus ; mais, comme parmi les actions des souverains pontifes, la principale a toujours été celle des canonisations des saints, il ne peut se décider sans Îles plus grandes considérations. (L'année suivante Grégoire XV canonisa, selon le vœu de Louis XII, Ignace de Loyola.)

fi Romr 22 de e * 121

2456. URBAIN VIII (Maffeo BARBERINI), n. à Florence, 26 mars 1568, élu pape le 6 août 1623 en remplacement de Grégoire XV, m. à Rome, 29 juillet 1644. T1 supprima, en 1630, l'ordre des Jésuitesses et con damna, en 1642, le fameux livre de Janssenius. Il s’honora par la protection qu’il accorda aux lettres et aux arts. | L. À. S. à G.-B. Strozi, à Florence; Rome, 8 août 1597, 2 p. in-fol., cachet — À. 0. R°— SP,

Très belle lettre où il parle du cardinal Borromée.

2457. INNOCENT X (Gianbattista PANFILI), n. à Rome, 1572, élu pape le 15 sept. 1644 en remplacement d'Urbain VIIL, 10. 7 janw. 4655. Il eut de vives querelles avec Mazarin et se laissa gouverner par sa belle-sœur, dona Olimpia Maldachini.

L. À. 5, en tête à la reine Anne d'Autriche; Rome, 16 sept. 1644, Lp. 1/4 in-fol. — À. S. R6. — $, F3.

Pièce historique où il lui fait part de son élection et l’assure, ainsi que le roi son. fils, de sa paternelle affection. Il n’a pas oublié qu’il a séjourné quelque temps à la Cour de France et qu’il a reçu du défunt roi Louis et de la reine beaucoup TROUS et de nee de Re 2 veillance. Il fait les vœux les , fe mas plus vifs pour la conclusion de nahocénliss Ar êee la paix. — (Innocent X avait été ÊË dataire pendant la légation de Francesco Barberini en France.)

2458. CLÉMENT IX (Giulio ROSPIGLIOSI), n. à Pistoie, 1600, élu pape le 20 juin 1667 en remplacement d'Alexandre VIT, m.49déc AMB6 0 se rendit médiateur entre Louis XIV et l'Espagne au traité d’Aix-

Pione la-Chapelle et termina pour quelque temps les querelles du Jansénisme.

L. À. S. (au nonce du pape en France); Madrid, 10 mars 1645, 1 p. in-fol. — À, S. F5. — S. R°.

Lettre écrite comme nonce du pape en Espagne et toute relative aux négociations pour la conclusion de la paix.

2459. ALEXANDRE VIII (Pietro OTTHOBONI), n. à Venise, 19 avril 1610, élu pape le 16 octobre 1689 en remplacement d'Innocent XI, m. 1°’ fév. 1691. Il se fit rendre l’Avignonais par Louis XIV, poussa avec aclivité la guerre contre les Turcs et condamna plusieurs des doctrines des Jésuites. Cest lui qui enrichit la bibliothèque du

{1 7) Vatican de la précieuse collection de livres et de manuscrits formée

ff 222 par Christine de Suède.

À L. A. S.: 2 mars 1654, 1 p. in-fol. Belle lettre. — A. $. R£. —$. Rt.

2460. CLÉMENT XI (Gianfrancesco ALBANI), n. à Pesaro, 22 juillet 1649,

— élu pape le 23 novembre 1700 en remplacement d’Innocent XI, C1 m. 19 mars 1721. Il soutint Louis XIV dans la guerre de la succes- ) By a sion d'Espagne et lança les deux célèbres bulles Viream Domini

(A1 | (1705) et Unigenitus (1713).

CADRE L. $S., avec la souscription et trois lignes aut., à Gontieri, gouverneur de Pérouse: Rome, 7 mai 1698, 1 p. in-fol. — A. S. R5. — $,. Rt.

Recommandation en faveur des dames Cintia et Teodora Vecchiarelli.

2461. BENOIT XIII (Pier-Francesco ORSINI), n. à Gravina, 2 fév. 1649.

| élu pape le 29 mai 1724 en remplacement d’Innocent XIH, m. 21 fév. 1730. Il appartenait à l’ordre des Dominicains et se fit remarquer par sa vie austère et par sa bienfaisance. Il confirma la bulle l/nigenitus.

L.S., avec la souscript. aut., au comte Albergati; Bénévent, 28 nov. 1722, 1/2 p.

in-fol. — À. S. Rÿ. — $. R?,

Condoléances sur la mort de la femme du comte.

2462, CLÉMENT XII (Lorenzo CORSINI), n. à Florence, 1652, élu pape le 12 juillet 1730 en remplacement de Benoit XII, m. 6 fév. 1740. Il canonisa Vincent de Paul et mérita que les Romains lui élevassent

D au Capitole une statue de bronze. | | L. À. 85. à Niccolo Roffia, à Pise; 19 fév. 1683, 1/2 p. in-fol. — A. S. RS. R1 r 2463. CLÉMENT XII (Lorenzo CORSINI).

-L. $. au comte Gavassini, à Ferrare; Rome, 3 janv. 1703, 1 p. in-4.

2464. BENOIT XIV (Prospero LAMBERTINI, n. à Bologne, 31 mars 1675, élu pape le 17 août 1740 en remplacement de Clément XI, pi: m. 3 mai 1758. Il fut un des souverains pontifes les plus éminents Ra: | du XvIII* siècle et un écrivain remarquable. Il s'illustra par sa tolé- A © rance. C’est à lui que Voltaire dédia sa tragédie de Mahomet. L. À. S. au roi de Sardaigne ; Rome, 6 sept. 1727, 1 p. in-fol. — À. $. R',. — S. C. (Recherché.)

Lettre écrite comme évêque d’Ancône et relative à la conservation des bons rapports qui existaient entre le pape ct le roi de Sardaigne.

À opera Pa LfCe IV veux Le er PGI TE. er Co.

# | Frs GE lee ae Ro eT Gens Fa nus x us 0 gl 17h73

à 1e ÿ À C T ‘ à A nr 2465. BENOIT XI (Prospero LAMBERTINI).

* L. A.S. en tête à Scipione Maffei (le célèbre écrivain); Rome, 6 déc. 1753, 1 p. 1/2 in-fol. Légère tache.

Superbe lettre où il le remercie de l’envoi de son nouveau livre des Teatri antichi : € moderni. Il applaudit à cette idée émise | 2 Xi We par Maffei, à savoir que les comédies mo- ‘ dernes sont plus châtises que lesanciennes.

2466. CLÉMENT YA (Gian-Vincenzo-Antonio GANGANELLI), n. à San- Arcangelo, 31 oct. 1705, élu pape le 19 mai 1769 en remplacement

rte

de Clément XIII, m. 22 sept. 1774. Moine cordelier sous le nom de Fra Lorenzo, illustre savant et théologien, il fut un des grands pontifes de l'Eglise. C'est lui qui abolit l’ordre des Jésuites.

B. A. S.à Boschi, inquisiteur; Rome, 8 déc. 1746, 1/2 p. in-4. Belle pièce. — A. 6. R'. — $S. R'

L for : ne £ 7 arts.

# Je Vate ragaf, 774

2467. CLÉMENT XIV (Gian-Vincenzo-Antonio GANGANELLI).

L. À. S. en tête au roi d'Espagne Charles IIT; Rome, veille des calendes de décembre (30 novembre) 1769, 1 p. 1/2 in-fol., cachet.

à Pièce historique dans laquelle il donne son entière approbation à la sage conduite tenue

| A} par le roi d'Espagne dans l'expulsion des inquiets et dangereux Jésuites (inquieti e perico-

1 4 losi Gesuiti). Il répondra sous peu aux saines réflexions du roi sur l'entière abolition de cette Société, —(Clément XIV abolit l’ordre des Jésuites le 27 juillet 1773.)

| T4 Ê asrfosino 12 Cl) A Flo Daÿro Larod À press S Cpléoiie ni 7 ne A po thlam Br Miro.

2468. PIE VI (Gianangelo BRASCHI), n. à Cesena, 27 déc. 1717, élu pape

le 15 février 1775 en remplacement de Clément XIV, m. à Valence

À, ) (Drôme), 29 août 1799. II lutta contre la Révolution française, mais

À 0 ses Etats furent envahis par Bonaparte et lui-même fut, en 1798, emmené en France où il mourut.

P, A. S.; Rome, 29 sept. 1764, 1 p. in-8 oblong. — A. S. R5. — S. Rà3.

AG

2469. PIE VII (Gregorio-Barnaba-Luigi CHIARAMONTI), n. à Cesena, 14 août 1742, élu pape le 14 mars 1800, en remplacement de Pie VI, m. à Rome, 20 août 1823. Il signa le Concordat avec la France (1801), vint sacrer Napoléon I à Paris (1804), fut chassé de Rome en 1809 etemmené prisonnier au palais de Fontainebleau en 1812. Il reprit possession de ses Etats en 1814.

L. S., avec la souscript. aut., au roi Louis XVI; Rome, 15 fév. 1785 ,1 p. in-fol.,

cachet, — À. $S. R', — $. R1. ( Recherché.) AE

Superbe lettre où il lui fait part de son élévation au cardinalat. Vnek ; trnA, Door ii DER Te 17 PTE Fever re s ( 4 Sega "50 Cor ds ho de ras amen te

2470. PIE VIT (Gregorio-Barnaba-Luigi CHIARAMONTI).

L. À. S. au cardinal Fesch, archevêque de Lyon, à Paris: Savone, 20 sept. 1811, 1 p. 1/2 in:4, enveloppe et cachet.

Pièce historique, écrite sur du papier au filigrane de Napoléon. Pie VII envoie la lettreen forme de bref qui doit obvier aux maux immenses de l'Eglise. Il remercie le cardinal de son attachement et des espérances qu’il lui a données relativement à la nécessité d’avoir la libre communication avec les fidèles et ses cardinaux.

PT

2471. PIE VII (Gregorio-Barnaba-Luigi CHIARAMONTI). L. À. S. au roi Louis XVIII; Foligno, 20 mai 1814, 2 p. in-fol.

Document du plus haut intérêt dans lequel Pie VII exprime sa joie de la restauration des Bourbons. «Après avoir exprimé à Votre Majesté par un bref nos très sincères félicitations, notre Cœur n’est pas assez satisfait si nous ne joignons aussi une lettre privée. Donc nous répêétons à Votre Majesté, plus pour nous satisfaire que pour besoin de vous persuader, que notre joie est telle que nous pouvons dire avec vérité, comme le vieux Siméon : Seigneur, fermez maintenant en paix les yeux de votre serviteur. Et quelle plus grande consolation peut-il exister pour nous que de revoir sur le trône de France l'héritier légitime de la couronne de saint Louis, lequel, suivant l'exemple de tant d’illustres prédécesseurs, se fera ad— mirer de tout le monde par sa piété et par sa religion ?... » — Pie VII parle ensuite du congrès convoqué pour régler les destinées de l’Europe. Il demande que tous les Etats enlevés au Saint-Siège durant le cours de la funeste Révolution française lui soient restitués. Il rappelle que son prédécesseur et lui ont toujours protesté contre le traité de Tolentino. Longues considérations à cet égard.

2472. LÉON XII (Annibale DELLA GENGA), n. au château de la Genga, près de Spolète, 2 août 1760, élu pape en remplacement de Pie VIL le 27 Septembre 1823, m. à Rome, 10 fév. 1899. Il s’occupa de la répression du brigandage et de la mendicité et pro tégea les lettres.

L. S., avec 10 lignes autôgraphes, au roi Louis XVIII; Rome, 4 juin 1824, 1 p. 1/2in-4, — À, S, Ri, —S, Rt, | X si

PE Vo ke

L. À. S. au cardinal d'Epernon; Rome, 11 janv. 1621, 2 p. 1/2 in-4, adresse et trace de cachet. — À. S. R£. — A. R7. — S. sur les titres de livre, R5: (L'écriture de Balzac a varié; aussi a-t-elle été le sujet de controverses. Les deux lettres de la collection de M. B. Fillon offrent, en effet, deux spécimens d'écriture assez différents, à quinze ans environ de distance; elles ont cependant tous les caractères d’authenticité désirables.)

Superbe lettre, par laquelle il lui annonce sa nomination au cardinalat. On y remarque parti culièrement le passage suivant, qui témoigne des nobles sentiments de Balzac : « Vous me pardonnerés bien si je le dy, et vous le scavés mieux que moy, que c’est une chose qui n’obligera jamais un homme sage à vous porter de l'envie. Si vous n’aviés que ce point-là audessus de moy, je ne vous regarderois pas, Monseigneur, comme une persone extraordinaire. En effet, d’estre suivy d’un grand nombre de courtisans et de vivre dans l’abondance de toutes choses, cela vous sera toujours commun avec beaucour de gens que vous mesprisés. Mais de faire de bonnes actions, quand vous seriés assuré qu’elles ne viendroient jamais à la cognoissance du monde; de ne craindre rien que les choses deshonestes ; de croire que la mort n’est ny bonne ny mauvaise de soy-mesme; mais que, s’il s'offre une belle occasion de la rechercher, elle vaut tousjours mieux qu’une longue vie; d’estre en réputation de tenir sa parole, au temps où les plus crédules ne sçauroient faire davantage que de s’asseurer sur la foy publique; c’est ce que j'estime en vous, Monseigneur, et non pas votre chapeau rouge, et vos Cinquante mil eseus de rente. » — Dans un post-scriptum il parle de l’empêchement apporté par le cardinal Borghèse à ce que l’évêque de Luçon (Richelieu) reçût le chapeau en même temps que lui.

BALZAC (Jean-Louis GUEZ de).

L. A.S. de l'S. barré, qu'il employait parfois en guise de signature, à Huygens ; (14 mai 1635), 3/4 de p. in-fol., adresse et cachets armoriés avec fils de soie.

Il lui envoie du latin qu’on l’a obligé de faire il y a quelques jours. Si l’on y trouve quelque chose a redire, qu’on se souvienne « de la condition de sa naissance. » Ce n’est pas, du reste,

un don qu'il lui fait, c’est un trafic qu’il exerce; il désire avoir ses œuvres poétiques en

échange. — Cette pièce paraît n’être qu’une fin de lettre, ayant d’ailleurs un sens complet.

BALZAC (Jean-Louis GUEZ de).

Ex-dono de deux lignes aut. sig. au comte de Rochechouart sur le titre, gravé par Mellan, du Recueil de nouvelles lettres de monsieur de Balzac ; Paris, J. Camusat, 1637, 1 p.in-8. — (ARéservé.)

BALZAC (Jean-Louis GUEZ de).

Ex-dono aut. sig. « Pour Monsieur de Saumaise » sur le titre de l'édition in-8 du Barbon, donnée par Augustin Courbé, en 1647. — ( Zéservé.)

DESMARETS (Jean), sieur de Saint-Sorlin, le collaborateur malheureux du cardinal de Richelieu dans ses essais de poésie dramatique, membre de l’Académie française, une des victimes de Boileau, n. à Pa #41595,0m. 28 oct. 1676.

L. A. S. au cardinal de Richelieu; Paris, 8 septembre, 1 p.in-fol., adresse et cachet, sur lequel se voit un profil d'homme barbu. — PR. — (Réservé.)

Il recommande au cardinal le sieur Julien Collardeau, procureur du roi au siége de Fontenay-le-Comte, qui désire avoir une audience particulière de Son Eminence. « Le suppliant, dit-il, est nourrisson de Thémis et de la muse, et n’a esté décidé encor qui des deux le prendra sous sa garde et tutelle. » — Eloge du savoir du personnage.

CHAPELAIN (Jean), poëte, auteur de la Pucelle, dont la prose valait mieux que les vers, membre de l’Académie française, n. à Paris, 4 déc. 1595, m. dans la même ville, 22 fév. 1674.

GE

L. A. S. à Carlo Düti, à Florence ; Paris, 6 déc. 1669, 2 p. 1/2 in-8. Légère déchirure par la rupture du cachet. — FR. (Reckerché.)

Très-intéressante lettre. Carlo Dati, informé par l'abbé Marucelli du succès obtenu à Ja cour par son beau panégyrique, avait exprimé le désir d’avoir un témoignage venant de plus haut. Chapelain, qui était l'intermédiaire des faveurs du roi et de Colbert accordées aux savants étrangers, gourmande Dati sur cette prétention insolite. « Les plus grands leltrés de l’Europe, auxquels il (le Roï) a procuré les mêmes faveurs qu’à vous, se tiennent satisfaits des assurances que je leur en donne et n’en demandent pas davantage, »

COLLARDEAU (Julien IT, conseiller d'Etat et procureur du roi en la sénéchaussée du Bas-Poitou, poëte, ami de Colletet et de Degmarets, n. à Fontenay-le-Comte, 22 janv. 1596.

P. $S., signée aussi de son père et de son frère, sœurs et beaux-frères; 28 août 1642,

2 p.1/2 in-fol. — A. S. R. — S. F5.

Constitution de rente faite à Julien Collardeau, 1° du nom, alors premier échevin du corps de ville de Fontenay, par ses enfants.

DESCARTES (René), un des réformateurs de la langue française, comme il l’a été de la philosophie. (V. série des Znitiateurs et inventeurs, n°19.)

PAGER (Romain), dit Dupin-Pager, sénéchal de la baronnie de Vouvent, poëte d'assez mince étoffe, ami de Colletet, n. à Fontenay-le-Comte, 8 fév. 1598, m. à Paris vers 1650. | P.S.; Fontenay-le-Comte, 2 mars 1631, 6 p. in-fol.. — ATSUR "SR "2

(Réservé).

C’est l'original de son contrat de mariage avec Marie Tiraqueau de la Grignonnière.,

COLLETET (Guillaume), poëte, collaborateur dramatique du cardinal de Richelieu, membre de l’Académie française, auteur des Vies des poëles francois, dont le manuscrit a été détruit dans l'incendie de la Bibliothèque du Louvre, n. à Paris, 12 mars 1598, m. 11 fév. 1659. P. À., 1 p. in-8. — À. S. F5. — À. R7.

Singulière anecdote d’une femme qui, lasse de son mari, le tue, le met dans un sac, le jette à la mer, et s’en confesse à un cordelier, lequel fut pendu.

VOITURE (Vincent), épistolier et poëte, l’Aristarque littéraire du monde des raffinés et des précieuses. membre de l’Académie française, n. à Amiens, 1598, m. à Paris, 26 mai 1648. ;

L. A. S. (au comte d'Avaux); Paris, 2 janv. (1643), 8 p. in-fol, — A. SR.

—$. R Cette lettre est, avec celle de la collection A. Sensier, une des plus belles connues. Voiture

exprime d’abord au comte le chagrin qu’on éprouve à Paris de son éloignement : « La pauvre

madame la marquise de Sablé ne s’en peut remestre, madame la marquise de Praslin en parle d'une façon qui vous attendriroit; mademoiselle de Rambouillet (Julie d’Angennes), nonostant le peu d’intérest qu’elle y a, ne laisse pas de s’en plaindre, et il n’y a pas Jusques à madame

Le Page qui ne die qu’elle est affigée de ne voir plus personne à vos fenestres:; ce marbre

mesme de madame vostre belle-sœur en est touché. » IL exhale ensuite son désespoir. « Où

pourrois-Je trouver au monde des entretiens si doux, des conversations si utiles et des potages si bien conditionnés? Depuis que vous estes hors d'icy, je n’ay point trouvé de potage qui ne fût trop salé, ni d'homme qui ne le fût trop peu... » La reine a reçu admirablement le cabinet que le comte lui a envoyé. « Il est bien juste, Monseigneur, que je vous die à vous, qui avez

ere NE

commencé ma fortune et qui m'avés mis en bonheur, qu’il a pleu à la Reine me donner la pension de mil escus qu’elle m’avoit promise dès que vous estiés iei et qu’elle la fait mettre sur l’abaye de Conches, dont elle a admis la résignation que l'abbé en a fait en faveur du second filz de M. de Maisons. » Voiture termine par l’assurance que lui a donnée le cardinal Mazarin de son amitié pour le comte.

953. BOUNIN (l'abbé Jean), chanoine et secrétaire de l'Église de Luçon, auteur des Antiquitates wrbis el ecclesiæ Lucionensis, ouvrage fort rare, qui mérite de le devenir encore davantage, n. à La Flocellière (Bas- Poitou), 1599, m. à Luçon, déc. 1668.

P, S., sur vélin; 26 avril et 27 nov. 1668, 14 p. gr. in-4. — A.S. R$8. —- S, R7, — ( Réservé.)

C’est l'original de son testament, portant sa signature ou son paraphe au bas de chaque page. A la suite, sont 16 vers latins autographes signés, ayant pour titre : Tabella vitæ M. Joannis Bonini, qui donnent un résumé de la biographie du personnage.

954. MAROLLES (Michel de), abbé de Villeloin, littérateur et célèbre amateur d’estampes, n. à Marolles, en Touraine, 22 juillet 1600, m. à Paris, 6 mars 1681.

P. A. S.; 7 juin 1667, 1 p.in-4. — A. S. R$. — S. F5. — (Réservé.)

Relative à la cession de sa collection de gravures au Roi. Michel de Marolles désire qu’un recueil de portraits gravés par Thomas de Leu, réunis en volume, et un autre carton où sont ceux, dessinés au crayon, des premiers chevaliers de l’ordre du Saint-Esprit, ne soient pas compris dans la vente. La plupart des portraits de Thomas de Leu sont en double dans les portefeuilles remis au secrétaire de M. Colbert.

955. NEURÉ (Laurent MESME, dit Michel-Gabriel de), polémiste et érudit, n. à Loudun, vers le commencement du XvII° siècle, m. à Paris, 1677. L. A.S. à Ménage; château de Caen, 13 juillet 1654, 2 p. in-4, adresse et cachets avec lacs de soïe. Légères taches d'eau. La moitié du feuillet de l'adresse a été enlevée. — R7.

Excuses d’avoir quitté Paris sans l’en avoir prévenu et annonce de son installation à Caen. Recommandation en faveur du professeur Antoine Halley.

956. SCUDÉRY (Georges de), frère aîné de Madeleine, qui contribua beau coup à sa réputation littéraire, poëte, romancier, auteur dramatique, membre de l’Académie française, une des victimes de Boileau, n. au Havre, 1601, m. à Paris, 14 mai 1667.

L. À. S.; Paris, 15 mai 1654, 2 p. in-4. Légère déchirure. —A.S. R$, — (Il y a des exemplaires de son À Zaric avec ex-dono autographe signé.)

Il remercie celui auquel sa missive est adressée de la bienveillance qu'il lui témoigne dans sa lettre à Chapelain. Il se félicite de ce qu’il professe le même respect que lui pour la reine de Suêde. « Au reste, Monsieur, dit-il en terminant, ayant apris que vous alliez commencer

ie

de lire mon A/aric, j'attends avec beaucoup d’impatience le jugement que vous en ferez; s'il m'est avantageux, ce sera ma plus haute gloire. (Colt. Alfred Sensier.)

PATIN (Guy), savant médecin libre penseur, qui, au dire d’un biographe, avait, dans le visage, l'air de Cicéron, et,. dans l'esprit, le caractère de Rabelais. » Par sa verve, sa causticité, son caractère indépendant et frondeur, il se plaça au premier rang des écrivains de son siècle, dans le genre épistolaire. Né à Hodenc, village voisin de Beauvais, le 31 août 1602, il mourut à Paris, le 30 août 1672.

L. À. S. à M. le conseiller Jacobin Troisdames, au logis de M. de Delaunay, à

Sanoys ; Paris, 12 nov. 1664, 2 p. in-4, adresse, trace de cachet. Quelques taches de

rousseur au bas de la première page. — RS. ( Recherché.) — ( Réservé.)

« Monsieur, il y a longtemps que l’on dit que les eaux minérales font plus de cocus qu'elles ne guérissent de malades; votre président de Normandie en est un signalé garant. Il ne se sçauroit plaindre de son sort, s’estant prédestiné à l'office qu’il remplit avec tant d'honneur et conscience. Prendre femme de vingt ans, à soixante sonnés, est d’un robin présomptueux ; l'envoyer seule, sans triples cadenas, aux eaux, après l’an de mariage, est le fait d’un cocu en herbe, qui l’a déjà esté d’effet de son premier mariage avec une belle. L’air de la montagne, le changement de régime, la promenade à cheval, l'éloignement du barbon n’ont sitost guéri la petite femme, qu’elle se sent prise du besoin de s’asseurer de sa guérison. Prestre, medecin ou galant sont toujours là, à point, pour l'aider à faire l’expérience. — Qu'on me chasse à courre ce dix cors par les chemins et qu’on ne m’en parle davantage. Cocu, il est, cocu il sera et c’est bien fait.

« Sans les eaux minérales, de quel profit seroit la médecine pour les charlatans etles esculapes cythéréens, comme les nommoit M. Nicolas Piètre, mon docte maistre? »

Suivent des nouvelles de la reine mêre (Anne d'Autriche), qui se meurt d’un cancer, « maladie incurable, quoiqu’en disent les marchands d’onguants et d’emplastres, qui lui frottent le ventre de leurs drogues, bonnes au plus à chasser simples coliques. »

Guy Patin termine sa lettre par le récit de la plaisante histoire d’un capucin de Paris, qui, tenté par le démon sous la forme d’une jolie fille, engrossa le malin esprit, croyant l’exorciser, et de ce qui en advint.

MÉNAGE (Gilles), un des écrivains les plus érudits du XvIr° siècle, auteur du Dictionnaire étymologique:de la lanque françoise et de l'Æistoire de Sablé, n. à Angers, 15 août 1603, m. à Paris, 23 juillet 1692.

L. À. S. (à Pellisson) ; Paris, 11 oct. 1691, 1 p. in-4. Jaunie. — AS. RAP. (Recherché.) — (On trouve communément des notes autographes de Ménage.)

Il exprime son regret que Pellisson et Fermat aient supprimé, dans les exemplaires du Sorberiana qui restent à débiter, « ce que M. Sorbière a écrit contre moy. » Il n’est pas vrai, d’ailleurs, que la reine de Suëde ait dit de Ménage qu'il était le plus incommode homme du monde. Elle a dit seulement, lorsque Vossius lui présenta les Origines de la langue françoise,

« que je ne voulois pas seulement savoir d’où venoit un mot, mais où il alloit, ce qu’elle dit pour me louer. »

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