‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 111 sur 227 · ANT · texte numérisé non relu

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sardière, architecte et faïencier, n. au Ligneron, paroisse de Saint- Christophe, en bas Poitou, 1513, m. au même lieu vers 1577. P. S., sur vélin ; 14 mars 1574, 1 p. in-fol. — A.S. F, — S. R°?, — (Réservé.)

, Acte de réception des droits de lods et vente à lui dus par le sieur Colas Thomazeau à l’occasion d’un achat de terre, que ce dernier venait de faire.

GOUJON (Jean), un des plus grands artistes du xvi° siècle, architecte, sculpteur et dessinateur, l’interprète souverain des élégances françaises, n. à Paris vers 1515. Une légende, dont l'authenticité n’est pas prouvée, Le fait mourir assassiné le jour de la Saint-Barthélemy, 24 août 1572. On n’a retrouvé, jusqu’à présent, aucun autographe de lui. (V. plus loin l’article du Devis de la chapelle funéraire d'Anet et du tombeau de Diane de Poitiers.)

(M. Fillon possède un portrait du xvi:e siècle, dessiné à la plume, qui porte cette inscription : Maistre Jehan Gouion, 1563. Il a figuré, l’an dernier, parmi les portraits historiques exposés au Trocadéro, et a été reproduit à la p. 868 de la Gazette des Beaux-Arts.— Ce portrait, de seconde main, semble avoir été fait pour être gravé dans un recueil analogue à celui d'André Thevet, qui parut en 1584. M. Blanchemain en possède un autre aux trois crayons, qui constate l’authenticité de celui-ci.)

DU CERCEAU (Jacques ANDROUET), architecte et graveur célèbre, auteur de divers ouvrages très estimés, entre autres de celui qui a pour titre : Zes plus excellents bastiments de France, n. en Normandie (?) vers 1515, m. à Paris, dans le dernier quart du xvr° siècle. P. A. S., comprenant onze vers et lignes de sa main, avec sa signature, trois fois

répétée, sur le dernier feuillet de garde de l’exemplaire de l'édition française de 1554

du Discours du Songe de Poliphile, qui lui à appartenu. — A. S. R*. — $. R7. —

( Réservé.)

Ce sont des affirmations et devises amoureuses, témoignant de l’état de son cœur à l’époque où elles furent écrites :

Tant seullement te souviendra ung jour Que je suis mort poursuivant ton amour.

En attendant our plus heureux J'ay passience en mes doulleurs.

Tousiours loyal je seray A celle que j'espouseray.

Fortune, infortune, fors une.

Cette dernière devise, empruntée aux sépultures de Brou, semble indiquer que Ducerceau avait visité ces monuments de la première Renaissance française, à son retour d'Italie.

1593. DE LORME (Philibert), célèbre architecte et théoricien de l'art de bâtir, qui a fourni les plans et dirigé la construction de la cour en fer à cheval de Fontainebleau, du château d'Anet et de celui des Tuileries, n. à Lyon vers 1518, m. à Paris, 9 fév. 1570.

P:$., signée aussi de Jean de Lorme, son frère; Anet, 25 février 1548, 10 p. 1/2 in-fol. — A. S. R*. — $S. F7.

Toisé de pierres fournies pour la construction de la chapelle du château d’Anet.

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1594. DE LORME (Philibert).

Testament de Philibert De Lorme; 21 déc. 1569, 13 p. 1/2 in-fol.

Copies authentiques, prises sur les originaux le 26 septembre 1571, du testament de Philibert De Lorme, à la suite duquel se trouve la délivrance du legs fait par ledit De Lorme à sa sœur Jeanne de l'hôtel d’Estampes et d’une autre maison située rue de la Cerisaie. Ce dernier acte est du 21 avril 1570. Philibert De Lorme était mort le 9 février précédent.

1595. DE LORME (Philibert).

Pièce signée par Guillaume Guillain, juré pourles œuvres de maçonnerie, Zéonard Fontaine, juré pour les œuvres de menuiserie, et Ztienne Grand-Remy, maître général des œuvres de maçonnerie du Roi; 8 janvier 1572, 3 p.in-fol.

Procès-verbal de la visite de l'hôtel d’Estampes, sis à Paris rue Saint-Antoine, près la Bastille, entre l'hôtel où résidait le feu sire de Boisy (Claude Goufïier), grand écuyer de

France, et le logis de Maigny. Il a été rédigé et signé par les trois experts, à la requête d’Artus de Cossé, comte de Secondigny, maréchal de France, en l’absence de Jeanne De Lorme.

DEVIS DE LA CHAPELLE FUNÉRAIRE D’ANET ET DU TOMBEAU DE DIANE DE POITIERS.

Pièce signée par Marchant et Payen, notaires; 15 avril 1566, 15 p. in-fol.

Précieuse pièce, remplie de détails curieux, qui nous apprennent que cette chapelle a été construite par Claude de Fouques ou Fouquères, architecte du duc de Lorraine. Le nom de Jean Goujon, ajouté au crayon, à la suite des articles consacrés aux sculptures du tombeau de Diane, ferait supposer que ce grand artiste en aurait d’abord été chargé, mais qu’elles furent exécutées par une main beaucoup moins habile. (V. ce que dit, à ce sujet, M. A. de Montaiglon, Gazette des Beaux-Arts, 2 période, tome XIX, p. 158.)

DU MONSTIER (Étienne), l’ainé, peintre de Catherine de Médicis et dessinateur, n. à Paris, 1520, m. dans la même ville, le 23 oct. 1603.

P. S.; Paris, 21 août 1588, 1/2 in-fol. — S. R?.

Reçu de la somme de 250 écus soleil, pour les arriérés de sa pension et avances à lui faites.

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BOLOGNE (Jean), grand sculpteur et architecte, que les Italiens revendiquent et nomment Granbologna, n. à Douai, 1524, m. à Florence, 1608.

P. A. S$., en italien; 10 mai 1585, 1 p. in-8 oblong. — R?.

Ordre de payer à Antonio Susini le salaire du moule d’une figure de cire, qui doit être fondue en or et argent, et dont la tête sera en agate.

DU VAL (Marc), peintre, dessinateur et graveur, que son estampe des Zrois Coligny, un des chefs-d’œuvre de l’art français au XVI° siècle, a rendu justement célèbre, n. au faubourg Saint- Vincent du Mans, vers 1530, m. à Paris, 13 sept. 1581.

P° 8: : Paris, 19 octobre 1578, 1 p.

pet. in-fol. fortement tachée d’humidité. — S. R*. — { Réservé.)

« Je paintre et vaslet de chambre du Roy de Navarre ay receu de Monsieur Duplessy (Mornay}), par les mains de Monsieur Delaunoy, la somme de trente et six livres tournoiz pour le petit tableau de la ditte Majesté,que il m’a commandé; de laquelle somme ph trente et six livres tournoiz je le tiens quitte et moi satisfait, en foi de quoi ay signé la présente quittance. Faict à Paris ce x1x° d'octobre mille cincq cens soixante et dix huict».

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(Marc Duval était calviniste et avait été peintre ordinaire de Jeanne d’Albret. — On ne connaît qu’une autre signature de lui, conservée aux archives de la préfecture des Basses-P yrénées.)

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