TABLEAUX RÉCLAMÉS PAR LA DUCHESSE DE MONTPENSIER
P. S. par Catherine de Lorraine, duchesse de Montpensier ; Paris, 7 fév. 1586, 1 p. 1/2 in-fol. |
Procuration par laquelle Catherine de Lorraine (demeurant à Paris en son hôtel de la Roche-sur-Yon, sis rue de Tournon, paroisse Saint-Sulpice), donne charge et pouvoir de retirer des mains de François de Bourbon, duc de Montpensier, né du premier mariage de son mari, cinq tableaux provenant de la communauté avec ce dernier, savoir : une tête de Christ, la Femme adultère, le portrait de Henri II, le portrait du prince de Dombes et celui du duc d’Albe.
BLONDEL (Mangin), sculpteur, qui, à la fin du xvr° siècle, habitait à
Paris, sur le pont Saint-Michel, proche Saint-André-des-Arts. P. S.; Paris, 8 août 1599, 2 p. in-fol. — S. R. — (Réservé.)
Marché passé entre Diane de Vivonne, veuve de Nicolas de Gremonville, sr de l’Archant, capitaine des gardes du corps, et Mangin Blondel, pour exécuter, moyennant la somme de 250 écus soleil, un autel sculpté, qui ornera la Ses re appartenant à la dite Diane, dans l'église des Augustins. (V. Lettres écrites de la Vendée à M. de Montaiglon, p. 85.)
BIARD (Pierre), premier du nom, architecte, sculpteur et graveur, qui nous a laissé le jubé de Saint-Étienne-du-Mont, n. à Paris, vers 1559, m. dans la même ville, 19 sept. 1609.
P. S., sur vélin; Paris, 16 juin 1604, 1 p. in-8 oblong. — $S. R.
Quittance de la somme de 222 livres 10 sols tournois, restant de celle de 780 livres, à lui ordonnée pour les sculptures en pierre de Saint-Leu, exécutées au portique de la petite galerie du Louvre, du côté de l’église Saint-Thomas. .
RÉGNAULT (Philippe), graveur en médailles et tailleur des poinçons de la Monnaie de Paris pendant la Ligue.
P. S., sur vélin; Paris, 2 février 1590, 1 p. in-4 oblong. — S. R*. — (Réservé.)
Quittance de la somme de 236 éeus soleil, à lui allouée pour la gravure du sceau du Roï (Charles X), et des poinçons de sa monnaie.
(Le cabinet des médailles possède la cire originale du sceau de Charles X, exécutée sans doute par Régnault avant de procéder à son travail. — La gravure des poinçons monétaires du roi de la Ligue avait été mise au concours, et Philippe Régnault l'avait emporté sur ses deux concurrents.)
LE BOURGEOIS (Marin), peintre d'oiseaux et de paysages, n.à Lisieux, vers 1560, m. à Fontainebleau, 1633.
10 Brevet, sur vélin, du titre de peintre ordinaire du duc de Montpensier, délivré,
le 11 juin 1591, à Marin Le Bourgeois, alors domicilié à Lisieux, signé par François de Bourbon, duc de Montpensier, 1 p. in-fol. oblong. — 2° P. S., sur vélin, par Henri 1V : Fontainebleau, 4 mai 1605, 1 p. in-4 oblong. —(On ne connait pas d’autographes de cet artiste.)
Permission de chasser dans les forêts royales, donnée par Henri IV à M. Le Bourgeois, l’un de ses peintres et valets de chambre. Voici la teneur de ce curieux document :
« Aujourd'huy, quatriesme jour du moys de may mil six cens cinq, le dira estant à Fon— tainebleau, ayant commandé au s° Le Bourgeois, l’ung de ses peintres et valletz de chambre, de luy faire, pour son plaisir et recréation, un tableau au naturel de toutes sortes d’oyseaulx, Sa Majesté a, pour cest effect, permis et permet au d. s" Le Bourgeois de tirer avecq l'harquebuze et arbaleste à toutes espèces d’oyseaulx, tant sur bord de la mer que autres lieux, fors et excepté aux hérons, perdrix, et autre gibier deffendu, sans qu’il y puisse être troublé ou empesché par les officiers de sa d. Mté, au moyen des deffenses par elle cy devant faictes de chasser et tirer de la dicte harquebuze, à la charge toutesfois qu’il n’abusera du contenu au présent brevet, que Sa Maté, pour tesmoignage de sa vollonté, a voulu signer de sa main et estre contresigné par moy, son conseiller et secretaire d’estat.