HUE
Quittance de la somme de 324 livres tournois, à lui allouée, comme gratification, par
le Roi.
BERTELEMY (Claude), peintre-émailleur sur terre à Fontainebleau, continuateur de Palissy, auteur dela Vourrice, œuvre charmante, bien connue de tous les amateurs de céramique. Né probablement à la fin du règne de Charles IX, il pratiquait son art sous Louis XIII.
P. $S.; Fontainebleau, 6 fév. 1626, 4 p. pet. in-fol. — S. R*,
Précieuse pièce, peut-être unique, qui fournit enfin quelques renseignements biographiques sur cet intéressant artiste, moins connu qu’il ne mérite TT C’est l’acte de vente, notarié, d’une maison, sise en la Grand’Rue de Fontainebleau, proche la cour du Cheval blanc, nat à Antoine, Josias et Esther, enfants nés de son mariage avec feue Suzanne Chupault, la dernière, femme de Thibault Dumeau, peintre. Cette vente est faite à Anthoinette de Pons, veuve de Charles Duplessis-Richelieu, gouverneur de Paris.
Les prénoms de la femme et de deux des enfants de CI. Bertelemy feraient supposer qu’ils appartenaient à la religion réformée.
M. A. de Montaiglon a publié, dans la Revue des Sociétés savantes, un curieux document sur Claude Bertelemy.
La signature de l’auteur de la Nourrice est deux fois répétée sur l'acte, et se trouve aussi au bas de la quittance qui le suit.
Elle est reproduite ici, afin de montrer que le B initial est identique à celui qui authentique certaines de ses œuvres.
Parfois il y est répété deux fois.
DU MONSTIER (Daniel), peintre et dessinateur de portraits aux crayons, n. à Paris, 14 mai 40/49 mn dans, la "même ville, 21 juin 1646.
Ph oPanes 19 rai 1602, + p.
in-fol. — S. R7.
Contrat de mariage de Daniel Du Monstier, peintre et valet de chambre du Roi, fils de Cosme Du Monstier, aussi
eintre du Roi, et de feue Charlotte esnier, et de Geneviève Balifre, fille de Claude Balifre, maître des enfants de musique de la chambre de S. M., et de Loyse Bession.(Le mariage eut lieu le 20.) , A £ DC
Avec ce contrat, se trouvent deux pièces relatives au don que le roi Louis XIII avait fait à Daniel Du Monstier, le 11 septembre 1612, du montant des droits de rachat, à lui échus par la vente du domaine du Plessis-Bertrand, en Bretagne. ,
ESTAT DES TABLEAUX ET PORTRAITS QUI SONT AU CHASTEAU DE SAULMUR, DROISSÉ PAR RODOLPHE ANSPACH, MAISTRE PEINTRE AUDICT SAULMUR, LE 2° DE SEPTEMBRE 1619, SUR L'ORDRE DE MONSIEUR.
P.S. par Du Plessis-Mornay ; 2 sept. 1619, 6 p. in-fol.— ( Réservé.)
Inventaire de la galerie de portraits et de tableaux, réunie par Du Plessis-Mornay. Document d’un intérêt capital pour l’histoire du protestantisme, qui sera publié, dans un des plus prochains numéros de la Gazette des Beaux-Arts, par M. Fillon.
1613. DUPRE (Guillaume), le plus illustre des modeleurs et graveurs en médailles du xvu° siècle, n. à Paris (?) vers 1575, m. dans cette ville vers 1642.
P. A. S., sur vélin ; Paris, 31 mars 1630, 1 p. in-8 oblong. — A. S. Re.
Quittance de la somme de 200 livres pour un quartier de ses gages de l'office de contrôleur des poinçons et effigies des monnaies de France. — (On ne connait qu’un autre autographe de Guillaume Dupré, que possède également M. Fillon.) ÿ
1614. DUMÉE (Bonaventure), peintre de paysages, demeurant-à Fontainebleau, m. dans cette ville, 10 juillet 1621.
P. S. deux fois : Fontainebleau, 21 oct. 1615, 2 p. in-fol. — S. FR.
Acte de cession d’une rente à Jacques Bergeron, sergent royal de la prévôté de Fontainebleau. À
1615. TRAMBLAY (Barthélemy), sculpteur, n. à Paris vers 1578, m. dans la même ville, 9 août 1629.
P. S.; Paris, 7 janv. 1619, 1 p. in-fol. Légèrement tachée. — $. K.
Obligation de 400 livres à lui prêtées par Jean Piedalut, tailleur et valet de chambre de la . comtesse de Soissons.
1616. MÉMOIRE DES PORTRAITS ENVOYÉES DU PARC-SOUBISE A MADAME LA DUCHESSE DE ROHAN.
P. A. S. de Catherine de Parthenay; 24 déc. 1630,1 p. in-fol.—(V. Lettres écrites de la Vendée à M. A. de Montaiglon; p. 56.) — (Réservé.)
Liste des portraits qui ornaient jadis le château du Parc-Soubise, paroisse de Mou-— champ, en bas Poitou.
1617. HOEY (Jacques de), dit Doué, un des peintres ordinaires de Louis XIIT. garde du cabinet des peintures du Louvre, n. à Leyde, en Hollande, vers 1580, m. à. Paris vers P. S., sur vélin; Paris, 20 Ho sole 1 p.in-4 oblong.
Recu de la somme de 300 livres, prix de deux tableaux peints sur cuivre pour le Roi, l’un représentant « Le sépulchre de Notre Seigneur, » l'autre, « l’Entrée de Sa Majesté en la ville de Nantes. »
1618. BRENTEL (Frédéric), célèbre peintre à la gouache et graveur à l'eauforte, n. à Strasbourg, 1580, m. 18 mai 1651. Sa signature et la date 1636, au bas d’une miniature sur vélin, qu’il exécuta, à la
demande de Vincent de Paul, pour M. de Commet, de Dax. Au-dessous se lit la légende : AIMEZ. DIEV. ET. VOSTRE. PROVC&AIN, en lettres d’or. — S. R?, — (Réservé.)
La lettre d’envoi de la miniature à M. de Commet par saint Vincent de Paul l'accompagne.
HHanq ANAVTTINY
1619. STELLA (Jacques), peintre, qui, de son temps, à joui d'une certaine célébrité, n. à Lyon, vers 1580, m. à Paris, 29 avril 1657. L. A. S. à M. Ciartres (Langlois), à Naples; Rome, 19 fév. 1633, 1 p. in-fol., adresse. Fortement tachée d’eau et doublée dans la marge. Pièce de l'Isographie. — Là
Il est « gros de le voir, » et, par deux fois, il est allé au-devant de lui. Il le prie de dire au signor Gillierme de venir au plus tôt à Rome, pie travailler à un livre des Batailles des
uerres de Flandre, où il y a à gagner ce qu'i voudra. Si son départ n’était pas arrêté, fl se serait chargé volontiers de ce travail.
En marge est un dessin à la plume qui représente une Cornue sur un réchaud et ayant la forme d’une cornemuse, d’où s’échappent, comme un bouquet de feu d'artifice, des gobelets et des pipes, tandis qu’elle rend des poissons dans un plat. Sur la panse se lit le-mot Cérillio et des notes de musique. — Au-dessous : La girandola de Roma al Cirillii de Napoli.
1620. ERRARD (Charles), le père, architecte, peintre et graveur, commissaire du Roi pour les fortifications des places de Bretagne, n. à Bressuire, en Poitou, vers 1580, m. 1661.
P. S.; (Nantes), juin 1622, 1 p. in-fol. — CFE.
Supplique adressée à la Chambre des comptes de Bretagne, pour obtenir une gratification en récompense du portrait de Louis XIIT, qu elle lui a commandé et fait placer au bas de son
Grand Bureau. — En tête, se trouve la mention du don qui lui est fait, à ce propos, de la somme de deux cents livres.
1621. COLSON (Léger), armurier-damasquineur à Paris sous Louis XIIL. P. S., sur vélin; Paris, 23 sept. 1626, 1 p. in-4 oblong. — F7.
Quittance de la somme de 300 livres, prix d’une épée damasquinée, les gardes d'argent doré, avec le baudrier en broderies d’or et d'argent, donnée par le Roi à Morosini, ambassadeur de la seigneurie de Trévise.
1622. BOBRUN (Louis), peintre ordinaire d'Anne d'Autriche et du corps de ille de Paris, célèbre par ses portraits, qui mériteraient d’être plus connus qu'ils ne le sont, n. à Amboise ou à Paris vers 1585, m. dans cette dernière ville, 3 nov. 1627. Les biographes écrivent son nom Beaubrun.
P. S. Zoys Bobrun; Paris, 3 juillet 1624, 1 p. 1/2 in-fol. — S. R.
Contrat d'apprentissage de l’art de peinture, passé entre Louis Bobrun, d’une part, et Pierre Sonnet, de Troyes, d'autre part, à la condition, pour ce dernier, de servir pendant deux années entières son maitre, qui, de son côté, le logera et nourrira. De plus, le dit Sonnet devra donner, en deux paiements, la somme de cent livres tournois. 1623. BACHOT (Jérôme), dessinateur et architecte, beau-frère de Charles Errard, n. à Paris, 1588, m. à Nantes, où il était commissaire chargé de l'entretien des places fortes de Bretagne, 8 nov. 1635. P. À. S.; 1625, 1 p. in-fol. — R$. — { Réservé.)
Croquis d’un fort, avec personnages à pied et à cheval sur le premier plan; au bas, à droite, se trouve cette légende: Veuwe cavalière du dict fort À, comme me l’a comandé Monseigneur le 18 juin 1625, avec la chaussée du canai d'eau de la Rivière. H. BacnoTrT (Hyérosme Bachot.)
1624. VOUET (Simon), artiste d’un talent facile, mais qui doit surtout sa célébrité à l’école de peinture qu'il fonda, d’où sont sorties la plupart des célébrités artistiques françaises du milieu du xvrI° siècle, n. à Paris, 9 janv. 1590, m. dans la même ville, 30 juin 1649.
L. À. S.,enitalien, à Cassiano del Pozzo; Gênes, 21 mai 1621, 1 p. 1/2 in-fol. —FR.
Les nouvelles qu’il a reçues de M. Cochet laissent peu d’espoir de le sauver ; aussi quittera t-il bientôt Gênes. Ce départ l’empêche de peindre les portraits de MM. Doria; mais il a achevé le portrait de la Princesse et quelques petits ouvrages.
OT OR De
1625. SARAZIN (Jacques), sculpteur célèbre, n. à Noyon, 1590, m. à Paris, 3 déc. 1660.
P.S., sur vélin, sig. aussi de
Michel Corneille, son beau-frère ; ” = ;
30 août 1657, 1 p. in-8 oblong. Fzc D
— $S. R7.. Fe
Quittance des arrérages d’une rente sur l'Hôtel de Ville. d
1626. ROGER (Corneille) et DU JARDIN (François), joailliers de Louis XIIT,
portés sur les États de la maison du Roi, le premier, de 1635 à 1645, le second, de 1631 à 1652.
P.S. ; Paris, 13 fév. 1621, 1 p. in-4 oblong.
Quittance de la somme de 82,150 livres, à eux payée par Vincent Bouhier, s° de Beaumarchais, trésorier de l’Epargne, pour le prix de « Quatre reliquaires d’or, émaillez de diverses couleurs, enrichis de plusieurs diamans, deux croix d’or, garnies de plusieurs diamans, cinq boestes de portraits enrichies de plusieurs diamans, ung anneau de diaman, une Notre-Dame d'or, ausy enrichie de plusieurs diamans, deux chesnes d’or garnies de diamans, une paire de pendans d'oreille
à jour, esmaillez de diverses couleurs et enrichix de plusieurs diamans, soixante douze boutons d’or en triangle, esmaillez de diverses couleurs, garnys de six diamans chascun bouton, ung cordon de chapeau d'or, esmaillé de plusieurs couleurs et enrichi de plusieurs diamans, cent autres boutons d’or esmaillez de diverses couleurs, enrichis d’un grand diuman chascun bouton, deux boucquets d’or enrichis de plusieurs diamans; ung escheveau de perles, une monstre de diamans esmaillée de diverses couleurs, et ung collier où il y a trente perles; » tous lesquels objets ont été donnés en étrennes à la Reine mère, à la Reine, au duc d'Orléans, et à divers autres princes, princesses et grands officiers de la couronne.
Ce document montre que François Du Jardin s’appelait ainsi, et non De Jardin.
CALLOT (Jacques), graveur célèbre par l'originalité de ses œuvres; imagination féconde, mais génie froid; n. à Nancy, 1592, m. dans la même ville, 24 mars 1635.
P. A. S.; (Florence), 27 juillet 1619, 1/2 p. in-fol. — A. S. R*. — Quand Ja signa ture se trouve sur une pièce manuscrite : S. R*. — Lorsqu'elle est apposée au bas d’une épreuve d'essai de ses gravures ; sur celle, par exemple, qu'on appelle la Foire de Gondreville : S. F$.
Note à Cosimo Latini, pour faire inscrire sur sa liste de frais le salaire à payer à Francesco di Paolo, qui a imprimé des estampes dans son atelier.
CALLOT (Jacques).
Epreuve signée de la Foire de Gondreville, ou Jeu de Boule. Très bel exemplaire. (V. Recherches sur la vie et les ouvrages de Jacques Callot, par Ed. Meaume, t. II, p. 295-96.) —-(Aéservé.)
POUSSIN (Nicolas), peintre philosophe, d’un génie austère et puissant, qui, dans l’art, tient un rang parallèle à celui qu'occupe dans les lettres son compatriote Pierre Corneille, n. à Villiers-les-Andelys (Normandie), juin 1594, m. à Rome, 19 nov. 1665.
Les autographes de Poussin soulèvent un grave problème; car ils offrent deux, nous dirions presque trois caractères d'écriture très différents :
1° Celui des lettres à M. Chanteloup, possédées par la Bibliothèque nationale, qui vont être décidément publiées à bref délai par M. de Chennevières ;
90 Celui des missives adressées au cavalier del Pozzo, pendant son séjour en France, en 1641 et 1642;
30 Celui, enfin, de la lettre du 18 février 1664, reproduite dans l’Zsographie.
Les autographes composant le recueil de la Bibliothèque nationale ne présententaucune incertitude, non plus que celui de la troisième catégorie. Restent donc les missives au cavalier del Pozzo, qui inspirent des doutes, non au point de vue de leur authenticité matérielle, mais sur la question de savoir si Poussin les a écrites lui-même, ou s’il s’est servi, dans cette occasion, d’un copiste.
Tel a été d’abord l'avis de M. Fillon. Une objection s'est néanmoins présentée à son esprit : le changement très caractérisé qui s’est opéré, après 1642, chez Poussin, dans le maniement de la plume pour ses dessins. Elégant et facile, avant cette époque, il acquiert ensuite une lourdeur singulière, qui donne peut-être à ses compositions plus d'ampleur et de force, mais un aspect différent de celles de l'époque antérieure. Il est bon de dire aussi qu'au xvr° et au xvri° siècle, il était passé à l'état d'habitude d’employer le caractère italien, lorsqu'on écrivait en cette langue ou en latin. Certains autographes de la collection serviraient à le démontrer, lés deux corps d'écriture se trouvant réunis dans une même pièce.
En résumé, quoi qu'il en soit, des lettres au cavalier del Pozzo, elles n’en ont pas moins
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une importance et une valeur considérables, comme émanation directe d’un grand maître, d'autant plus qu’elles sont toutes très précieuses comme documents biographiques.
L. A. S., en italien, au cavalier del Pozzo, à Rome; Paris, 1°" janv. 1641, 2 p. in-fol., adresse, traces de cachet. — A. S:-R7. — 8. R7.
[1 lui annonce son arrivée à Paris, en bonne santé, et lui fait part de la réception excellente que lui ont faite le Roi, le cardinal de Richelieu, MM. de Nogent et de Chanteloup. C’est
M. le Grand, le favori (Cinq-Mars), qui l'a conduit au Roi, à Saint-Germain; autres détails intéressants.
POUSSIN (Nicolas).
L. A. S., en italien, (au même); Paris, 25 juillet 1641, 1 p. in-fol.
Relative à ses rapports avec M. de Chanteloup et avec M. de Noyers.
POUSSIN (Nicolas).
P.S., sur vélin; Paris, 16 sept. 1641, 1 p. in-8 oblong.
Quittance de la somme de 2,000 livres, à lui délivrée par les mains de Charles Levesque, trésorier général des bâti-
ments royaux, pour le paiement du tableau de la Cène, «qu'il coles po re
a fait, par le commandement du Roy, pour la chapelle de Saint-Germain-en-Laye. »
(C’est encore là une signature un peu différente de celles des lettres italiennes et françaises; mais on sait combien les signatures spots au bas des actes ou des quittances ont un caractère particulier. Et puis la plume glisse si mal sur le parchemin !)
POUSSIN (Nicolas).
L. A. S., en italien, au cavalier del Pozzo; 4 avril 1642, 1 p. 3/4 in-fol., adresse, traces de cachet. L'écriture est un peu pâlie sur les bords.
Superbe lettre où, après avoir parlé du tableau des Moces de Pélée, il exprime le désir de faire une madone à sa fantaisie, qui s’appellera la Madone du Poussin, comme on dit les Madones, de Raphaël.
D7 ve
NIVELLE (Pierre), évèque de Luçon, prélat artiste, de la famille des imprimeurs de la Ligue, oncle à la mode de Bretagne de Molière, n. à Troyes à la fin du xvI° siècle, m. à Luçon, 11 fév. 1660.
4° L. A. S. à J. de la Boucherie, lieutenant des eaux et forêts en bas Poitou; Luçon, 7 nov. 1652, 2 p. in-fol., adresse, cachet armorié, lacs de soie violette. Très belle pièce. — A. S. R£. — S. R'. — (Réservé.)
Il le remercie de lui avoir dédié sa traduction de la Consolation de la Sagesse de Boëce, nouvellement imprimée à Fonteray, et l’engage à consacrer désormais tous ses loisirs à celle de l'Zmitation de Jésus-Christ, dont il s'offre d'écrire les commentaires. S'il se décide à la mettre en lumière, il fera exécuter la gravure sur cuivre du tableau où se voit « Jésus faisant la
rédication, qu’il a peint luy mesme sur bois pour sa chapelle; laquelle seroit mise au titre du ivre. »
2° Sa signature sur parchemin et l'empreinte sur cire de son sceau derrière un petit tableau qui représente l'enfant Jésus et saint Jean, occupés à passer une guirlande de fleurs au cou de l'agneau de ce dernier. Cette peinture sur bois passe pour être de la main de Pierre Nivelle. — (Réservé.)
3° Procès-verbal d'apposition de scellés au palais épiscopal de Luçon, après la mort de Pierre Nivelle; 10 fév. 1660 et jours suivants, 10 p. petit in-fol. — (Xéservé.)
Document qui donne des renseignements précis sur les goûts artistiques de ce prélat.
Pierre Nivelle fut pos protecteur du peintre Claude Lefèvre, qu’il maria avec Catherine Du Tilloy, fille d’Etienne Du Tilloy, receveur des décimes de son évêché.
HOEY (Claudede), peintre, gardien des tableaux du Roiïà Fontainebleau, charge qu'il occupa jusqu'en 1635, m. à Fontainebleau, 10 janv.
P. S.; Fontainebleau, 27 avril 1658, 1 p. 1/2 in-fol. — S. KR.
Marché passé avec un maçon, pour la construction du mur du jardin de la maison qu’il habitait rue d’Avon. (V. plus loin, l’article de Jean Dubois.)
LA PALLUE (Bernard de), médallier (mouleur en médailles) à Paris. P.S.; Paris, 27 avril 1620, 1 p. in-fol. — R$. — | Réservé.)
Emprunt souscrit par ledit De la Pallue et Anne Letuillier, sa femme, demeurant rue du Fossoyeur, paroisse Saint-Sulpice, en Saint-Germain-des—-Prés, de la somme de cent vingt livres pour subvenir à leurs affaires.
M. A. de Montaiglon a publié ce document dans les Nouvelles archives de l'Art francais, 1872, p. 194, et en a pris occasion de discuter à fond l’intéressante question de l’industrie des médailleurs et mouleuwrs en médailles, auxquels on doit les reproductions, souvent confondues, de nos jours, avec les originaux, de tant de chefs-d’œuvre des xve, xvie et xvrte siècles.— L’objection sommaire aux conclusions du savant critique, que M. Eugène Piot a cru devoir formuler, il y a quelque temps (1), ne leur enlève rien de leur valeur et de leur autorité.)
MANSART (François), célèbre architecte, n. à Paris, 23 janv. 1598, m. dans la même ville, 23 sept. 1666.
P. S.; Paris, 10 fév. 1641, 1 p. 1/4 in-fol. — À. S. FR. — $S. K. Bail à ferme d’une maison, à lui appartenant, sise rue du Plâtre.
MELLAN (Claude), dessinateur et célèbre graveur, élève de Villamena, dont il s’appropria certains procédés de métier, n. à Abbeville, 25 mai 1598, m. à Paris, 9 sept. 1688.
(1) Les Beaux Arts et les Arts décoratifs (publication de la Gazette des Beaux Arts), t. U, p. 402.
L. A. S. à Ciartes, éditeur d’estampes à Paris, 1/2 p. in-fol. Moisissure d'humidité et raccommodage. — R7.
Envoi du portrait de Peiresc.
1638. GELLÉE (Claude), dit Ze Lorrain, le plus grand paysagiste, dans le genre historique, après Poussin, qu'ait produit l’Ecole française, aquafortiste sublime, n. à Chamagnes (Vosges), vers 1600, m. à Rome, 21 nov. 1682.
Envoi de deux petites lignes À. S. à M. Passart, au verso d’un dessin à la plume, in-12 oblong. — À. S. R*. — $S. sur les dessins : R7.
ais F? à | 7 ï 1e uv rot À € Pent- frijane… PP pur Jruvenancs dy fempe Pete
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1639. CHAMPAIGNE (Philippe de), le peintre des Jansénistes, célèbre surtout par ses portraits, qui nous représentent au vif les habitants de Port-Royal, n. à Bruxelles vers 1602, m. à Paris, 12 août 1673.
P. S.; Paris, 2 sept. 1631, 5 p. in-fol. — A. S. R. — $. K.
« Devis des peintures et dorures qu’il convient faire au cœur (sic) de Mesdames les Carmélites du Petit Couvent. » A la suite, se trouve un second marché pour travaux complémen-
taires, signé aussi de Champaigne. Les deux pièces sont également signées par sœur Murguerite du Saint Sacrement, prieure de la maison.
Char 1640. GARNIER (Antoine), graveur au burin et à l’eau-forte, n. vers le commencement du XVI siècle, m. en 1670, d’après une note manuscrite de 1695. II était peut-être originaire de Meaux et avait établi sa
demeure à Fontainebleau.
P. S.; Fontainebleau, 15 avril 1667, 3 p. in-fol. — S. R7.
Acte où il figure comme caution du s' Jean-Baptiste Le Tellier, notaire à Fontainebleau, pour le loyer d’une maison, dite du Zouis d’or, sise en la grand’ rue de cette ville. Il est à remarquer que sa signature officielle a été à peu près exactement reproduite par lui au bas de l’estampe gravée d’après la Présentation de la Vierge au Temple de La Hyre, n° 12 de son US composé d'environ 70 pièces. (Le Peintre graveur français de Robert-Dumesnil, t. VIII, p. 203.
1641. DUBOIS (Jean), peintre, n. à Fontainebleau, 23 fév. 1604, m. après
P. S.; Fontainebleau, 8 juin 1662, 2 p. in-fol. — $S. R7.
Titre nouveau d’une rente, constituée au profit de l’église de Saint-Pierre d’Avon, délivré à la fabrique de ladite église par Jean Dubois, comme exécuteur testamentaire et héritier bénéficiaire de Claude de Hoëy, son oncle, décédé en 1660.
1642. VARIN (Jean), célèbre graveur en médailles, sculpteur et contrôleur général de la Monnaie de Paris, n. à Liège, 1604, m. à Paris, 26 août 1672.
P. S. trois fois ; 21 et 25 août 1672, 5 p. in-fol. — A. S. R°. — S. Fÿ.
Testament et codicille de l’artiste. Cet important document a été publié dans les Archives de l'art français, première série. On y remarque le passage suivant : « Le dit sieur testateur supplie très humblement le Roy de vouloir agréer le présent qu’il luy fait de la statue de Sa Majesté, qu’il a sculptée en marbre blanc, pour marque de son respect et de sa reconnoissance des bontez dont il a pleu à sa dite Majesté luy donner, en plusieurs occasions, des tesmoignages fort advantageux pour luy, comme aussy de vou-
loir honorer de sa protection la famille du dit sieur testateur, et d’agréer la desmission faite par le dit sieur testateur en faveur de François Varin, son fils, de sa charge de conducteur des machines des mon-
noies au Moulin de Paris... »
(On remarquera que, contrairement à l’usage, j'ai écrit Varin au lieu de Warin. Je crois — ainsi que je l’ai déjà fait observer dans la Revue des documents historiques, t. II, p. 27 — que cette dernière forme vient d’une erreur de lecture de la signature. Celle-ci, en effet, semble, au premier abord, commencer par un W, mais, en réalité, c’est la combinaison du J, initiale du prénom, avec le V, qui forme le prétendu W. D'ailleurs, dans ce testament, le nom est toujours écrit avec un V.)
ERRARD (Charles), deuxième du nom, architecte et peintre, directeur de l'Ecole de France à Rome, n. à Nantes, 1606, m. à Rome, 25 mai
P. S., sig. aussi par André de Nostre, Antoine Ratabon et Pierre Coquart, sieur de La Mothe ; Paris, 13 août 1661, 8 p. in-fol. — A. S. R7. — S. R5. — (Réservé.)
« Devis des ouvrages de peinture et de dorure à faire à la salle du Peuple, nouvellement construite au Palais des Tuileries pour les grands balletz et comédies à machines, corniches, frizes, architraves, plafondz des galleryes, des loges, en dedans de la ditte salle, colonnes, pillastres, ballustrades, marches et degréz de l'amphithéatre, grandes colonnes, chappiteaux, bases, piedestaux et plafondz, tant du dict amphithéatre que de la fassade de l'entrée et ouverture du théatre, où sont les machines et décorations. »
Document précieux, qui permet de reconstituer, dans son état primitif, un monument aujourd’hui détruit. Charles Errard se chargea de toutes les peintures et dorures mo ennant la somme de trente-deux mille livres tournois. Les ouvrages d'architecture et la plupart des fonds étaient couleur de marbre, avec chapiteaux et moulures dorés, à or bruni ou passé, sauf certaines colonnes et certains pilastres qui étaient lapis feint. Quant aux sculptures, elles étaient, en général, en blanc ou dorées. La teinte verte avait été adoptée pour les draperies et étoffes. Au milieu du plafond était un ovale de quinze pieds sur douze, où était peint le Roi sous la figure de Jupiter, « qui envoye la Paix, tenant Mars enchaisné et produisant l'Hyménée, qui foule aux pieds l’Envie et la Rébellion. »
On sait que Molière fut consulté, par ordre. de Louis XIV, sur la décoration de la salle du Peuple. 11 ne fut probablement pas étranger au choix de la coloration générale.
MIGNARD (Pierre), peintre célèbre, qui a décoré le dôme du Val-de- Grâce, ami de Molière, n. à Troyes, novembre 1610, m. à Paris, 30 mai 1696.
P. S., sur vélin; Paris, 30 nov. 1683, 1 p. in-8 oblong. — A, SRE = STE,
Quittance de rente sur les aides et gabelles.
HURET (Grégoire), habile dessinateur et graveur, n. à Lyon, 1610, m. à Paris, 14 avril 1670.
P. A. S., sur vélin; Paris, 5 nov. 1667, 1 p. pet. in-8 oblong. — À. S. R.
Quittance d’un quartier de rente sur la ville.
ANGUIER (Michel-André), sculpteur, frère de François, n. à Eu,
28 sept. 1612, m. à Paris, 12 juillet 1686.
P. A. S., sur vélin; Paris, 10 janv. 1680, 1 p. in-8 oblong. — A. S. FR. —S. FR. 4 quo du premier quartier d’une rente de 1,200 livres constituée sur les aides et ga-
elles.
ANGUIER (Michel-André).
P. S., sur vélin; Paris, 10 juill. 1680, 1 p. in-8 oblong.
Quittance d’un quartier d’une rente constituée sur le grenier à sel. Anguier signe comme EN MS de sa tante Elisabeth Dubois, veuve de Jacques Remy, brodeur et valet de chambre LE NOSTRE (André), célèbre architecte et dessinateur de jardins, n.
à Paris, 12 mars 1613, m. dans la même ville, 15 sept. 1700.
P. A. $.; Fontainebleau, 25 oct. 1661, 9 p. 1/2 in-fol. L'autographe comprend une demi-page. — À. S. R7. —S. R.
Fixation à la somme de 816 livres, au lieu de 1,201 livres, du prix de certains travaux exécutés à Fontainebleau par le s' Jean Tartaize, maître-maçon.
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PERRAULT (Claude), architecte de la colonnade du Louvre et de l'Observatoire, traducteur de Vitruve. (V. Série des Ecrivains, n° 969.)
P. A. S., sig. aussi de Charles Perrault; Paris, 8 mars 1668, 1/2 p. in-fol. —
( Réservé.)
Abandon à son frère Charles d’un jardin, sis roche de la Butte des Moulins, sous læ con-— dition qu’il le tiendra quitte de la somme de 748 livres, qu’il lui doit, pour fin des comptes, réglés entre eux le 30 octobre de l’année précédente, et qu’il lui abandonnera sa portion dans la bibliothèque du s' Le Coq, acquise en commun. A la suite, se trouve l’acte notarié passé, à cet effet, le 22 mars suivant. La signature des deux frères se voit également à la suite de cette dernière pièce. — Ce curieux document est relié dans un exemplaire de l’Ordonnance des cinq espèces de colonnes, selon la méthode des anciens.
LE SUEUR (Eustache), un des plus grands peintres de l'École francaise, qui sut allier l'élégance et la simplicité du dessin à l'expression des sentiments les plus nobles et les plus doux, n. à Paris, 19 nov. 1616, m. dans la même ville, 30 avril 1655.
P. S.; Paris, 16 déc. 1643, 3 p. in-fol. — À. S. R*. — S. R°. —(Réservé.)
Contrat de mariage de Sébastien Le Maire, sculpteur en bois, eb
d'Elisabeth Goussé, parente sans
doute de Geneviève Goussé, femme :
d'Eustache Le Sueur. Le contrat 4 ky | est également signé du peintre +
Thomas Goussé, plus tard beau-
frère du grand artiste, qui n'avait
pas encore, alors, dix-sept ans.
. REGNAUDIN (Thomas), élève d’Anguier, collaborateur de Girardon
dans les grands travaux de sculpture de Versailles et des Tuileries, n. à Moulins vers 1617, m. à Paris, 3 juillet 1706.
P. S., sur vélin; Paris, 24 mai 1704, 1 p. in-8 oblong. — S. K.
Quittance d’arrérages de rentes sur les aides et gabelles.
LE BRUN (Charles), premier peintre de Louis XIV, si bien fait pour apprécier les fastueuses conceptions de son génie abondant et superbe, n. à Paris, 24 fév. 1619, m. aux Gobelins, 12 fév. 1690.
P.S. cinq fois; Paris, 3 août 1650, 4 p. in-fol. — A. S.1RS. — S. R. (Recherché.) — ( Réservé.)
: + de des ouvrages de peinture qui se doibvent faire pour monsieur de Nouveau en son togis à Paris. »
Les deux premières pages sont, en grande artie, consacrées au devis des peintures qu’il s’agit d'exécuter, moyennant la somme de 6,900 livres ; vient ensuite le marché passé entre Jérôme de Nouveau, grand maître des postes el relais de France, et Charles Le Brun, peintre et valet de chambre du roi, qui occupe le bas de la 2° page, et la moitié de la 3. __ Le reste est rempli par trois quittances signées de Le Brun, dont la dernière est du 8 juillet 1651.
(M. A. de Montaiglon publiera prochainement ce document dans les Nouvelles Archives de l’art français.)
LE BRUN (Charles).
P. S. deux fois, avec quatre lignes autographes ; Paris, 27 janv. 1670, 2 p. in-fol.
Pièce constatant la constitution d’une rente de mille livres, au profit de Charles Le Brun, pe Claude Galland, président en la Chambre des comptes, à laquelle constitution Denis Du ontier a servi d'intermédiaire.
LE BRUN (Charles).