L. S. à l'Académie de peinture; 22 déc
2 p. in-4. MR EeT Belle lettre de remerciments de l'avoir nommé son ; PRE" cr0 il
directeur.
LE BRUN (Charles).
P.S. par Suzanne Butay, veuve de Charles Le Brun, écuyer, sieur de Thionville, premier peintre du Roi, et sa donataire mutuelle; Paris, 13 déc. 1697, 1 p. in-8 oblong.
SILVESTRE (Israël), dessinateur et graveur célèbre, n. à Nancy, 15 août 1621, m. à Paris, au Louvre, 11 oct. 1691.
P.S., sig. aussi des peintres Charles Le Brun, Charles Nocret et Charles-François Silvestre, du Dauphin et d'une foule de grands personnages ; 6 fév. 1681, 8 p. in-fol. — À. S. R. — S. F6.
Contrat de mariage de Henriette-Suzanne Silvestre, fille d'Israël et de Henriette Selincart, et de Nicolas Petit, sr de Logny, avocat en parlement. Le mariage fut célébré le 10 février suivant à Saint-Germain-l’Auxerrois. Le contrat est signé par le Dauphin, dont Israël Silvestre était le maître de dessin. — 11 faut noter aussi que les signatures de MWocret et de Charles-Francois Silvestre sont très rares.
CHAUVEAU (François), graveur d’un talent facile, ami de Molière et de La Fontaine, n. à Paris vers 1621, m. dans la même ville, 3 fév. 1676.
Cinq lignes autographes, tracées à la pointe du pinceau trempé dans le bistre, sur une feuille de croquis exécutés par le même procédé, où l’on voit un saint Jean l'Evangéliste et l’Ange de l'Annonciation, in-fol. — A. S. R°.—5. R7.
‘Au-dessus du croquis du saint Jean, se lit cette note de la main de l’artiste : « La robe verte brune, é le manteau blanc jonastre; les chers asé jonastres aussi. Cependant le Titien é Vandec les ont fait plus délicates, plus tirant sur le rosze é plus vermelle. » — Au verso du feuillet se voit une nombreuse troupe de chasseurs, à pied et à cheval, accompagnés de meutes, partant pour la chasse.
PUGET (Pierre), le plus puissant sculpteur du xvrr° siècle, auteur du Milon de Crotone, architecte, ingénieur et peintre, n. à Marseille, 31 oct. 1622, m. dans la même ville, 2 déc. 1694.
L. A. S. (à Colbert de Villacerf); Marseille, 26 sept. 1693, 3 p. in-4. — À. $. F7. — S. R.
I1 se plaint de n’être plus employé à des travaux pour le service du Roy, quoique S. M. lui eût ordonné de travailler pour elle, lorsqu'il prit congé. Mais M. de Vauvré s’y oppose. « Je me suis espuisé, ajoute-t-1l, pour fuire venir une piesse de marbre d'unne grande consideration, par les ordres de la Court el de M. Louvois. Je me suis donné l'honneur de vous en envoier la copte (de ces ordres). Après tout, je seray forsé d’aler servir aux pais estrangers, n'y ayant pas issy de personne asés puissante pour m'ocuper, et il m'est sur le cœur de voir tant de persone 1ssy entretenues au service du Roy, de quoy, comme tout plain d'autres, je suis escandalisé, dans la conjuture où l'estat a tant besoin de ses finances. Je prent, Monsieur, la liberté de vous en envoyer le rolle, afin de vous donner lieu de me plaindre. Se qui me fait vous suplier de m'onnorer de cette grace que, lors que vous travallerés avec le Roy, d’en toucher un mot sur mon sujet, afin que je ne
sois pas reprochable, pour mwavoir ases pas représenté mes affaires, sy d’avanture je suis contraint de sortir hors du royaume. » (Puget mourut l’année suivante.) |
40e rinileur | 4
1659. BOURDON (Sébastien), célèbre peintre d'histoire et graveur, n. à Montpellier vers 1622, m. à Paris, 8 mai 1671.
Dessin à la plume, lavé de bistre et rehaussé de blanc, représentant /4 Mort d'Ananie, avec celte inscription en bas à droite: À Madame Lecog, de la part de son très humble serviteur S. Bourpow; in fol. oblong. — FR, — ( Réservé.)
1660. PESNE (Jean), graveur illustre, le plus fidèle interprète de l’œuvre du Poussin, dont il a su rendre, d'une manière admirable, la gran
deur austère et la noble simplicité, n. à Rouen vers 1623, m. à
Paris, 1700.
Sa signature au-dessous de ces mots : « À Monsieur de Séve par son très humble serviteur, » sur une épreuve du premier état du Zestament d'Eudamidas, d'après N. Poussin, in-4. — R°. — (Réservé.)
L'adresse d’Audran est également manuscrite, mais d’une autre main.Le personnage, au— quel J. Pesne a fait hommage de son estampe, doit être Gilbert de Sêve, peintre du Roi.
1661. LOIR (Nicolas), peintre et graveur, dont les œuvres mériteraieni
qu’on en fit une recherche soigneuse, n. à Paris vers 1624, m.
Sa signature et cinq mots : Z'Amour vainqueur des dieux, des hommes et des bestes, au bas d'un dessin à la plume, lavé de bistre, représentant l'Amour, entouré de Jupiter, de Junon, de Mars, de Vénus, d’Apollon et de Mercure, dirigeant ses traits contre un couple amoureux et contre des lions, des panthères, des cerfs et des biches. — À, S. R6. — (Réservé.)
1662. DU PRÉ (Daniel), « doreur ordinaire des meubles du Roi, » artisan
d'un rare mérite, qui répandit le goût des dorures sur bois dans l'ameublement. Il vivait au milieu du xvII° siècle.
P. S., sur vélin; Paris, 11 nov. 1675, 1 p. in-4 oblong. — SR.
Quittance de la somme de cinquante livres « pour son payement d'avoir peint et doré un grand Jauteuil el six siéges ployans, en l'appartement de la Royne au château de Saint-Germain-en-Laye. »
Voici ce qu’on trouve ayant trait à Daniel Du Pré, dans une lettre d’un nommé Alexandre de Héry, bourgeois de Paris, du 30 mars 1674 : « Au subjet de la commission de M. de la Roche- Guyon, je suys en doubte de la somme qu’il art emploier à l’achat du cabinet de ma— demoiselle, sa fille. J'en viz un chez Du Pré, prizé 200 livres, qui correspond au devis qu’il vous a donné ; mais fauldroit assavoir s’il mettra tel prix à l’achapt. Le meuble est merveilleusement beau, doré à doner illuzion sur la matière, si l’on ne le sçavoit de boys, comme tous les ouvrages de la main de cest habile homme, qui dessert la cour et la ville. »
NANTEUIL (Robert), peintre au pastel, le plus célèbre, sinon le plus parfait, des graveurs de portraits du XxvH° siècle, n. à Reims vers 1625, m. à Paris, 9 déc. 1678.
P. S., sig. aussi par sa fille, par Wichel Hardowin, architecte, son gendre, et par Jules Hardouin-Mansart; 24 nov. 1674, 3 p. 1/2 in-fol. — A. S. R*. — $S. KR.
Reçu de 2,894 livres 4 sols, pour solde de la somme de 45,000 livres, due aux frères Hardouin, par suite de la vente d’une maison sise au faubourg Saint-Antoine, aux directeurs de l'Hôpital général. Nanteuil intervient dans l’acte comme père de la femme de Michel Hardouin.
MARSY (Balthazar et Gaspard), frères, sculpteurs, n. à Cambrai : le premier, le 6 janvier 1628 ; le second, en 1629 ; m. à Paris : Balthazar, le 19 mai 1674; Gaspard, le 10 décembre 1681.
P.S., sur vélin, par les deux frères ; Paris, 13 janv. 1667, 1 p. in-8 oblong. — SF"
Quittance de la somme de 600 livres tournois, à eux payée sur le prix « des ouvrages de culptures de fonte qu'ils ont fait et font pour les fontaines du château de Versailles. »
GIRARDON (François), un des plus célèbres sculpteurs de l’École française, auquel on doit le mausolée de Richelieu, dans la chapelle
de la Sorbonne, et le Bain d’Apollon à Versailles, n. à Troyes, 1Pmars 1628, m: 1" sept. 1745.