ACADÉMIE DE PEINTURE EN
L. S. de Xestout, Cazes, Coustou, Coypel (Charles-Antoine), Dumont (le Romain), Natoire, Leroy, Leclerc (Sébastien, 2° du nom) et Zépicié, secrétaire, au surintendant; Paris, 27 fév. 1745, 2 p. in-fol.
Pièce intéressante par la réunion des signatures, dont quelques-unes sont rares. — Ils demandent qu'on abandonne à l’Académie une pièce de service qui permette à ses membres d'arriver à leur salle de réunion par le grand escalier.
BARDON (Michel-François), dit Dandré-Bardon, peintre, auteur d’un Cataloque raisonné des plus fameux peintres, sculpteurs et graveurs de l’Ecole française, n. à Aix, 1700, m. à Paris, 13 avril 1783.
L. À. S. au marquis de Marigny ; Paris, 20 oct. 1754, 3 p. in-4. — F+.
Demande de quelques faveurs pour l’Académie de dessin de Marseille, nouvellement créée.
BARDON (Michel-François).
L. À. S. au comte d’Angiviller ; Paris, 5 fév. 1779, 3 p. 1/2 in-4.
Relative aux nouveaux statuts qui vont être donnés à l’Académie d'architecture, sculpture, peinture et gravure de Marseille.
AVED (Jacques-André-Joseph), peintre, dont on possède de bons portraits, entre autres celui de J.-B. Rousseau, n. à Douai vers 1702, m. à Paris, 4 mars 1766.
L. S. J.-A.-J. Aved, au secrétaire de l’Académie de Leipzig; Paris, 29 juin 1753, 1 p. in-fol. — A.S. R7. —$S. R'. (Aved, écrivant fort mal, usait le plus souvent d’un secrétaire.)
Remerciements au sujet de sa nomination de membre de l’Académie. — A cette lettre est jointe une autre, de la main de son secrétaire, où il s’excuse de ne pouvoir assister au jubilé séculaire, qui aura lieu le 22 octobre. Cette lettre est datée du 18 octobre 1756. BOUCHER (François), une des grandes célébrités de l’art de déca-
dence, facile et libertin, du xvirI* siècle, le peintre ordinaire du roi
Louis XV et de Madame de Pompadour, n. à Paris, 29 sept. 1703,
m. dans la même ville, 30 mai 1770.
10 L. A. S. Le chevalier Boucher à Favart; Paris, 4 juillet 1761, 1/2 p. in-4, adresse.— À. S. R*. — (Cet autographe est le seul qu'on connaisse de Boucher, qui empruntait presque toujours la main de sa femme. Le fac-similé de l'Zs0ographie reproduit l'écriture de celle-ci.)
90 9 lettres à Favart, de la main de Marie-Jeanne Buzeau, femme de Boucher, écrites au nom de son mari ; 2 juillet et 17 août 1748, 5 p. in-4, adresses.
Ces lettres ont longtemps passé pour être de l’écriture du mari.
30 L. A.S. de Madame Boucher à Favart; Paris, 11 mars 1748, 2 p. 1/2 in-4. Le papier blanc du 2° feuillet est coupé, et la signature est en partie enlevée.
C’est cette pièce qui a permis de reconnaître que les deux lettres précédentes n'étaient pas autographes de Boucher.
TRÉMOLLIÈRE (Pierre-Charles de), peintre d'histoire, élève de J.-B. Vanloo, n. à Chollet (Anjou), 1703, m. à Paris, 11 mai 1739.
L. A. S. à un libraire de Paris (Pierre Prault); 12 juin, 1 p. in-8 oblong. — F$. — (Réservé.) | |
Billet ainsi conçu : « M. Prau me fera la grace de me prester sa Galleryge du Luæembourg, que je luy rendray demain. » « TRÉMOLLIÈRE. »
(Il s’agit évidemment Ici de la Galerie du Palais du Luæembourg, peinte par Rubens dessinée par les sr Nattivr et gravée par les plus illustres graveurs du temps. Paris, Duchange, graveur, 1710, in-f°.)
LE MOYNE (Jean-Baptiste), sculpteur, n. à Paris, 1704, m. dans la
même ville, 25 mai 1778.
L. A. S. au contrôleur général des bâtiments royaux; (Paris), 30 fév. 1761, 1 p.in-4. — À. S. R5. — $S. R.
Demande d’un bloc de marbre pour le buste du Roi, destiné à la faculté de médecine de Montpellier, qui lui a été commandé.
LE MOYNE (Jean-Baptiste).
État des ouvrages de sculpture que M. Le Moyne a faits pour le compte du Roy, dressé à la suite de son décès, afin de liquider la situation de ses héritiers vis-à-vis du Trésor ; pièce originale, 2 p. 1/4 in-fol.
Intéressant document pour la biographie de Le Moyne.
LA TOUR (Maurice-Quentin de), le plus sincère des peintres de portraits du xviIn* siècle, pastelliste excellent, n. à Saint-Quentin, 5 sept. 1704, m. dans la mème ville, 18 fév. 1783.
L. A. $S.; galeries du Louvre, 24 avril 1774, 2 p. in-4. — FR.
. Relative à l'emploi de l’eau à jeun comme préservatif contre les maladies futures.
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VAN LOO (Charles-André, dit Carle), peintre et graveur, n. à Nice, 15 fév. 1705, m. à Paris, 15 juill. 1765.
P. S. Carle Vanloo; Paris, 13 mars 1765, 1 p. in-fol. — A. S. R7. — $S. R.
Reçu, délivré à Cochin, secrétaire de l’Académie de peinture, de la somme de 444 livres sur le troisième quartier de l’année 1763, des fonds destinés à l’entretien de l’école des élèves protégés. :
PIGALLE (Pierre), peintre, frère aîné du célèbre sculpteur, n. à Paris, 11 août 1706.
P. A. S.; (vers 1747), 3 p. in-4. — F.
État des tableaux exécutés pour le Roi, sous les ordres de M. Portail, garde des tableaux du cabinet. — Ce document montre que Pierre Pigalle était un copiste habile, qu’on employait ordinairement à faire des répétitions de portraits officiels. Détails curieux.
LE BAS (Jacques-Philippe), graveur distingué, n. à Paris, 1707, m. dans la même ville, 14 avril 1783.
L. A. S. (à M. Cuvillier); Paris, 6 août 1776, 2 p. in-4. — Fÿ.
YECE
I] Jui signale l'existence de la suite eng des études de Le Sueur pour la vie de sant Bruno, chez M. Paillet, qui habite l'hôtel d’Aligre, rue Saint-Honoré. Ces dessins seront utiles pour la réparation des tableaux du maître, récemment offerts au Roi par les Chartreux.
On voit,par la minute de la re à cette lettre, inscrite sur le feuillet suivant et datée du 10 août 1776, queles études de Le Sueur étaient alors sorties des mains de Paillet. Elles sont conservées aujourd’hui au Louvre, où elles sont exposées aux yeux du public.
PERRONET (Jean-Rodolphe), célèbre ingénieur-architecte, organisateur de l'École des ponts et chaussées, n. à Suresne, 8 oct. 1708, m. à Paris, 27 fév. 1794.
jo L. A. 8. à l'ingénieur De Moustier; Paris, 6 juin 1784, 3 p. in-4. — C. Relative à la construction du pont de Château-Thierry, dont les travaux sont dirigés par
l'élève Le Vagina.
90 L. S. à Bailly, maire de Paris; Paris, 24 mars 1791, 2 p. in-fol. Relative à la construction du pont Louis XVI.
VERNET (Claude-Joseph), le plus célèbre peintre de marine du
xvure siècle, n. à Avignon, 14 août 1712, m. à Paris, 23 déc. 1789.
L. S. du marquis de Marigny à M. de Moras; Marigny, 18 avril 1758, 2 p. in-fol. Coupée dans la marge. — R?. (Reckerché.)
Il le prie de donner ordre au commissaire ordonnateur de la marine à Bordeaux de faciliter à Joseph Vernet l’accomplissement de la mission que le Roi lui a donnée, il y a deux ans, de peindre les vues des ports du royaume.
VERNET (Claude-Joseph).
L. A. S. au marquis de Marigny; La Rochelle, 13 mai 1762, 2 p. in-fol.
I1 vient de terminer deux des tableaux (dessus de portes) commandés par le Dauphin : le Clair de lune et le Lever du soleil ; les deux autres seront achevés dans un mois.
- Afin qu’ils soient exposés tous les quatre ensemble, il demande à ne les envoyer qu’a-
f près l'achèvement du dernier. À cette épo- f que, il espère pouvoir aller à Paris et les exposer lui-même. , n tête, Marigny a écrit: « Je m'en rapporte à luy; il peut venir quand il voudra,
et terminer les tableauæ à Paris. »
VERNET (Claude-Joseph).
L. A. S. au directeur des bâtiments royaux; Paris, 16 mai 1775, 2 p. in-fol.
Toute relative aux sommes qui lui restent dues pour l'exécution des vues des ports de France. « Je ne puis trop vous répéter, Monsieur, dans quelle détresse se trouve mon frère, qui, malade depuis neuf mois et chargé d’une nombreuse famille, n’a d’autres secours que ceux que je lui donne, ce qui me fait éprouver à peu près le même sort que luy, et me force À vous renouveler mes prières. » — (Il s’agit ici de Louis-François Vernet, peintre de décors
de théâtres.)
VERNET (Claude-Joseph).
L. À. S. à M. Girardot de Marigny; Paris, 7 mars 1783, 1 p. in-4, adresse, cachet où se voit une tête d'homme antique.
L'ébauche de son second tableau est presque terminée ; il le prie de venir la voir. Demande d'invitation à un bal pour un ami de ses fils. POILLYŸY (Antoine de), graveur en taille-douce et marchand d'es-
tampes, fils et élève de François H de Poïlly, n. 1713, m. après 1760.
P. S. plusieurs fois; 8 juin 1754, 74 p.in-4, rel. en 1 vol. — $S. FR.
Procès-verbal de vente du fond de magasin d'Antoine de Poilly, qui eut lieu du 10 juin au 14 décembre 1754, à la suite de la cession qu’il en avait faite à ses créanciers. — Document
curieux, où se trouvent mentionnées la plupart des planches exécutées, pendant le cours de plus d’un siècle, par cette famille de graveurs.
PIGALLE (Jean-Baptiste), célèbre sculpteur, auquel on doit, entre autres œuvres remarquables, le mausolée du maréchal de Saxe, n. à Paris, 28 janv. 1714, m. dans la même ville, 21 août 1785.
L. À. S. au directeur général des bâtiments royaux Marigny ; Paris, 16 oct. 1754, 4 p.in-4. — A. S. 5. — $S. FR. (Recherché.)
Le mausolée du maréchal de Saxe devant avoir des proportions beaucoup plus considérables qu’on ne l’avait compris d’abord, il vient de dresser un nouveau devis, présentant 11,300 livres d'augmentation, et désire qu’on lui donne là-dessus un à compte. Il se trouve d'autant plus pressé d'argent que le Christ de M.le Dauphin, dont il envoie le mémoire, s’élevant à 3,000 livres, n’a pas été payé. Il lui est dû, de plus, « un reste de treize ou quatorze cent livres, tant sur le portrait de madame la Marquise (de Pompadour), que sur la figure de l’'Amitié. »
PIGALLE (Jean-Baptiste).
L. $. au directeur des bâtiments royaux; Paris, 2 mai 1784, 8 p. in-4. La partie supérieure du premier feuillet de papier a été enlevée. Allegrain, son beau-frère, ne pouvant, en raison de son grand âge, exécuter la figure qui
doit orner l’une des chapelles du dôme des Invalides, il le prie de charger de ce soin Mouchy, son neveu.
PIERRE (Jean-Baptiste-Marie), premier peintre du roi Louis XVI, n. à Paris, 1714, m. dans la même ville, 15 mai 1789.
L. A. S. à l’Académie de Marseille; 1er fév. 1783, 1 p. in-fol. — A. S. Fÿ. — $S. C.
Réponse à la lettre qui lui avait été adressée par l’Académie, à l’occasion du premier de l'an 1783.
BALECHOU (Jean-Jacques-Nicolas), graveur au burin, n. à Arles, 1715, m. à Avignon, 18 août 1765.
Sa signature au bas d'une épreuve avant la lettre de sa Sainte Geneviève d’après Carle Vanloo. — A. S. R7. — (Réservé.)
COCHIN (Charles-Nicolas), deuxième du nom, spirituel graveur et critique d’art souvent judicieux, que Diderot caractérisait ainsi en 1765 : « Homme de plaisir, grand dessinateur, autrefois graveur de premier ordre, » n. à Paris, 1715, m. 29 avril 1790.
L. À. S. au directeur général des bâtiments royaux; Paris, 6 Juillet 1756, 3 p. in-fol. — R?. ( Recherché.)
Belle lettre relative à la publication par Fessard des tableaux du Cabinet du Roi. Il soumet au directeur général quelques observations à ce sujet, spécialement à propos des tableaux dont les auteurs sont vivants, auxquels il serait juste de permettre de choisir les interprètes de leurs œuvres. M. Vernet, par exemple, est dans l'intention de solliciter cette autorisation, manquant de confiance dans LA talent de Fessard. Il termine enfin ainsi son épitre : « J'aurois bien souhaité de pouvoir vous faire un plus grand éloge de M. Fessard, qui a POP du talent; mais les talents sont grands ou Los par comparaison. Je vous dois la vérité et la justice dans l’appréciation de leur valeur relative. C’est la mesure de la considération qui leur est due. »
COCHIN (Charles-Nicolas).
Portraits, signés C.-N. Cochin, f. delin. 1785, à la mine de plomb, de B.-J.-D. de Loynes, marquis de la Coudraye, gouverneur de Fontenay-le-Comte, et de N. Barrault, sa femme. Intéressants comme costumes. — (Réservés.)
VIEN (Joseph-Marie), peintre, qui eut l'honneur d’être le maître de Louis David, n. à Montpellier, 18 juin 1716, m. à Paris, 27 mars
Minute de L. À. au directeur général des bâtiments; Rome, 1779, 4 p. in-4. — A She
Il le prie de le faire exempter du droit de marc sur les lettres de noblesse que le Roi vient de lui octroyer. Il rappelle à cette occasion qu’il a toujours préféré contribuer à la gloire de sa patrie que d’accepter les offres avantageuses qui lui ont été faites par des princes étran— gers ; mais il n’est pas riche, a de la famille et est forcé de beaucoup dépenser en frais de représentation, comme directeur de l'Ecole de Rome.
1742. VIEN (Joseph-Marie).
L. A. S. au Directeur général; Rome, 21 juillet 1779, 3 p. in-4.
«Je n’ai pas cru devoir communiquer au s' David (Louis) les idées favorables que vous avez conçues pour lui, au sujet de la prolongation d’une année. J’attendrai que vous soyez totalement décidé... Les encouragements que le jugement de l’Académie a donnés à plusieurs pensionnaires ont fait redoubler leur émulation, au point que plusieurs, n’estant pas assez contents d’eux, ont recommencé leurs ouvrages. Le sr David s’étoit si fort échaufé la tête pour répondre à la bonne opinion qu’on peut avoir de ses talents, qu'il avoit également recommencé plusieurs fois son académie, sans en estre content ; de manière que je me suis apperçu qu’il faloit le distraire; je lui ai conseillé de faire le voyage de Naples, qu'il faira le plus court qu’il le pourra. Le s° Suzanne, sculpteur, qui a terminé son ouvrage, part demain avec lui pour lui tenir compagnie. »