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VIEN (Joseph-Marie).
L. A. S. à Frochot, préfet de la Seine; Paris, 30 messidor an XII, 1 p. in-4, tête imprimée au nom du sénateur Vien.
Envoi des devises inscrites au bas des dessins des élèves des écoles centrales, qui ont concouru cette année.
FALCONET (Étienne-Maurice), sculpteur d'un talent original et hardi, écrivain paradoxal, mais qui eut le mérite de formuler sur l'antiquité classique des vérités incontestables ; auteur de la statue équestre de Pierre Le Grand à Saint-Pétersbourg ; n. à Paris, 1° déc. 1716, m. dans la même ville, 24 janv. 1791.
L. A. S. à Chabert, contrôleur des marbres; Paris, 18 sept. 1761, 1 p. 1/2 in-4, adresse. — F.
Demande de deux blocs de marbre pour exécuter deux figures de six pieds de haut, qui lui sont commandées par le duc de Würtemberg et doivent orner son palais de Stuttgart. FRANÇOIS (Jean-Charles), graveur à la manière du crayon, n. vers
1717, m. à Paris, 21 mars 1769.
P. À. $., sig. aussi de Murie-Catherine Fredon, sa femme ; Paris, 7 juillet 1759, 2 p. in-fol. — R°. — (Réservé.)
Baïl à ferme d’une maison, attenante à l’église Saint-Denis, en l'ile Saint-Louis. A la suite du bail, ces mots de la main de François : « Le 11 août 1769 ensuycant a esté ledit bal ceddé à maître André Thomin, masson, moienant arhes de douze livres. « FRANGOIS. »
(Marie-Catherine Fredon, femme de notre graveur, cultivait la peinture. M. Fillon possède son portrait peint par Carle Van Loo.)
EISEN (Charles-Dominique-Joseph), peintre, dessinateur et graveur, un grand petit maitre aux yeux des collectionneurs de livres illustrés du xvIrr° siècle, n. à Valenciennes, 17 août 1720, m. à Bruxelles, 4 janv. 1778.
Dessin à la sanguine, très finement exécuté sur vélin, de format in-8, repré-
sentant une toute jeune fille nue, lutinée par un groupe d’Amours, qui cherchent à
l’arrêter dans sa marche avec des guirlandes de roses, signé : C.-D.-J. Fisen inv. et fec. 1161. — R7. — (Késervé.)
LA FOSSE (Jean-Baptiste-Joseph de), le graveur attitré de Carmontelle, n. à Paris, 1721, m. vers 1775.
Sa signature /.-B. de Lafosse, et les mots : D'après le dessin de M. de Carmon-
telle, au bas d’une épreuve avant toute lettre de sa jolie estampe de la Famille de Mozart. — KR. — ( Réservé.)
POMPADOUR (Jeanne-Antoinette POISSON, marquise de), courtisane d'élite, qui, par l'empire qu’elle exerça sur les sens de Louis XV, par les raffinements d’un goût malsain et dépravé, par sa collaboration problématique à quelques œuvres de gravure, a mérité l'honneur de donner son nom à la décadence morale et artistique dont la France ressent encore les tristes effets. Née à Paris, le 29 déc. 1721, elle mourut à Versailles le 15 avril 1764.
L. A. S. à Crébillon père; ce samedi, 1 p.in-18. — À. S. R7.— À. FR. — S..
Trés curieuse lettre, dont voici le texte : « Je sçais les soins que vous vous donnez auprès de
ma fille, monsieur, et je vous en fais mes remerciments. Autant je désire qu’elle soit instruitte et sache s'occuper, autant je serois affligée qu’elle fit le bel esprit. Nous ne sommes faites, à ce que dit Molière, que pour coudre et filer. Je ne suis pas de son avis; mais je trouve l’air scavant et le ton décidé on ne peut plus ridicules. Je pense comme vous pour M. Lafarge et sa sœur, et je n’ay pas envie d'introduire aucune personne dans son éducation.
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POMPADOUR (Jeanne-Antoinette POISSON, marquise de).
Catalogue des estampes, exécutées par Madame la marquise de Pompadour d'après les pierres gravées de Guay, graveur du Roi, manuscrit autographe d'ADRY, 16 f. in-4. — (Réservé.)
A ce manuscrit est jointe une pièce de vers autographe de l'abbé de Voisenon, adressée à Me de Pompadour, pour lui demander sa suite d’estampes, 1 p.1/2 in-4. (
FICQUET (Étienne), graveur de portraits de petit format des plus distingués du xvin° siècle, n. à Paris, 1721: 17941 P. S.; (Paris), 13 nov. 1757, 1 p. in-8 oblong. — S. R7.,
Promesse dé remettre à Joly, garde du cabinet de la
Bibliothèque du Roi, le dessin original du buste de Cicé- à < lis
ron, d’après l'antique, par Rubens, et le portrait de Van- CC. uef— dermeulen, peint par Largillière et gravé par Van Schup- 7 pen, qui lui ont été confiés. La signature a été ‘bâtonnée \.
de deux traits, après la remise des deux objets. EEE os
BELLE (Clément-Louis-Marie-Anne), peintre d'histoire, directeur des Gobelins, n. à Paris, 16 nov. 1722, m. 29 sept. 1806.
L. A. S. de Monrucca (Jean-Étienne), l’auteur de l'Histoire des mathématiques, alors premier commis des bâtiments royaux, à Belle; Versailles, 6 déc. 1780, 1 p. 1/2 in-4. — R.
Il lui envoie les projets de règlements pour les deux manufactures qu'il a été chargé de former. Désormais un peintre en sera le directeur unique. — A la suite se trouvent deux minutes de lettres autographes de Belle à Montucla, relatives à de jeunes apprentis orfèvres et ébénistes.
BAUDOUIN (Pierre-Antoine), gendre de Boucher, peintre en miniature et à la gouache de sujets lascifs, n. à Paris, 14 oct. 1723, m. dans la même ville, 15 déc. 1769.
Sa signature P.-A. Baudouin, 1767, et les mots : Z’Oiseau regagnant sa cage, au bas d’une petite composition d'un galant retroussé, peinte sur vélin à la gouache et en miniature, avec le plus grand soin. — KR. — (Réservé.)
DUPLESSIS (Joseph-Siffrein), peintre, auquel on doit quelques bons portraits, entre autres ceux de Necker et de sa femme, n. à Carpentras, 6 avril 1725, m. à Versailles, 1% avril 1802.
L. À. S. à Fontanel, marchand d'estampes à Montpellier; Paris, 27 septembre 1778, 2 p. in-4, adresse, cachet de cire noire, portant l'empreinte d’une intaille moderne, où se voit la tête de Faustine jeune. — Rÿ.
Il ne tardera pas à se remettre à son paysage, qui sera bientôt achevé; mais ce ne sera
qu'après son retour d’un petit voyage au Havre, qui durera une quinzaine.
GREUZE (Jean-Baptiste), peintre heureusement doué au point de vue de la couleur, qui s’est fait une réputation fort exagérée dans le genre des pseudo-paysanneries, si fort à la mode de son temps, n. à Tournus, 21 août 1725, m. à Paris, 21 mars 1805.