‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 13 sur 227 · DESPORTES (Philippe · texte numérisé non relu

DESPORTES (Philippe

P. S. Philippes Desportes ; Paris, 28 mars 1601, 1/2 p. in-4.

Quittance des droits de loz et vente, à lui dus comme abbé de Thiron, au sujet de l’achat, Me de Morfontaine, de terrains sis dans la censive de ladite abbaye, restant en surplus

e sa première acquisition, lesquels droits montaient à la somme de trois mille neuf cent cinquante écus.

EL. D 905. DESPORTES (Philippe).

Deux signatures, PA. Desportes et Despories, Sur un exemplaire de L'Ordre qui a esté tenu à la nouvelle et joyeuse entrée que trés hault, trés excellent et trés puissant prince, le Roy trés chrestien Henry, deuxiême de ce nom, à faicte en sa bonne ville el cité de Paris, capitale de son royaume, le seizième jour de juin M.D.XLIX. — Paris, Jacques Roffet, in-4. — (Réservé). ;

906. BRISSON (Pierre), frère de Barnabé, sénéchal de Fontenay-le-Comte, historien des guerres de religion en Poitou, n. à Fontenay-le-Comte, 1545, m. 1603.

L. A. S.; Fontenay, 17 déc. 1599, 2 p. 1/2 in-fol., adresse et cachet. —- À. 8. PR. — S. FR. — (Réservé.)

Importante lettre historique dans laquelle Pierre Brisson raconte ce qui s’est passé à Fontenay et dans le Bas-Poitou, au moment de la mise à exécution des clauses secrètes de l’'Edit de Nantes. Tant que le roi (Henri IV) sera en vie, les réformés subiront, selon lui, le traitement qui leur est infligé, et se résigneront à l’amoindrissement de leur influence poli= tique; mais cela ne peut durer longtemps, et, tôt ou tard, il éclatera des révoltes dangereuses

our l'Etat, si l’on ne s’applique à détourner les esprits des disputes religieuses, vers lesquelles e clergé catholique et les ministres huguenots ont une égale propension. Il croit que le plus sûr moyen d'empêcher le retour des guerres civiles serait d'éviter les guerres étrangères, d'employer les ressources publiques au dedans du royaume, de favoriser l’agriculture et le commerce, et de délivrer le pays des bandes armées qui l’infestent. « Quelques bonnes sentences, exécutées sans coups férir contre les turbulents, telz qu’ils soyent, seroient d'utile exemple. »

907. RAPIN (Nicolas), grand prévôt de la Connétablie de France, un des poëtes latins et français les plus remarquables du XVI° siècle, dont les œuvres mériteraient d'être rééditées, n. à Fontenay-le-Comte, vers 1545, m. à Poitiers, 1608. A P.S., sur vélin; Paris, 21 mai 1604, 1 p. in-fol. oblong. — A. $. R7. — $. R. — (Rapin mettait sa signature et sa devise :

Certum voto pete finem, sur tous les livres de sa bibliothèque.)

Quittance de la somme de 400 livres, pour

un quartier des appointements de sa charge de grand prévôt de la Connétablie de France.

908. LA PRIMAUDAYE (Pierre de), littérateur et moraliste calviniste, dont les ouvrages, traitant de matières très-diverses, ont joui, de son

HER d'une grande réputation, n. en Anjou, vers 1545, m. après

AR à Du Plessis-Mornay ; Saumur, 16 mars 1601, 1/2 p. in-fol. — A. S. R*.

« Monsieur, l'affaire du quel m’escrivez est en tel estat qu’il ne requiert plus d’arbitrage. Ce n’est pas que, pour cela, je refuse de traitter d'accord de gré à gré, non autrement, et sans relardement de l'exécution de mes arrest; c’est pour vous parler franchement. Et, sur ce,

monsieur, je salue humblement vos bonnes graces, priant Dieu vous avoir en sa sainte garde. De Saumur, ce 16° mars 1601.

« LA PRIMAUDAYE. »

2° Lettre aut. sig. de son fils Eléazar à Villarnoul, député des Églises réformées en

cour, ayant trait à sa charge de maître d'hôtel du Roi. Eléazar de La Primaudaye joua un certain rôle parmi ses coreligionnaires.

909. ARBALESTE (Charlotte), auteur des Hémoires sur lavie de Du Plessis- Mornay, son mari, n. à Paris, 1° fév. 1549, m. à Saumur, 15 mai 1606. (V., plus loin, série des Xéformaleurs et réformes célèbres.)

10 L. À. S. à Etienne Crochet, fermier des Bauves; Saumur, 26 nov. 1601, 1 p. in-fol., adresse. 2° Acte de baptème de Charlotte Arbaleste, 1 p. in-fol. — A. S. F&. — $. R.

L’acte de baptême de Charlotte Arbaleste est ainsi conçu :

« Ext. du livre de baptesmes faictz en l’église S'-Germain de l’Auxeroys, à Paris.

« L’an M.V. quarante huit, et le premier jour de febvrier, fut baptisée Charlotte, fille de noble hôme Mre Guy Arbaleste, général de Bretaigne, et de damoyselle Madeleyne Chevalier, sa femme. Les parein et marennes, Mre Adry Gaillard, Sr du Mortier, et dame Charlotte Briconnet, et damele Françoise Robertet.

« Collationné à son original par moy doyen et curé de St-Germain de l’Auxeroys, à Paris, ce jourdhuy dix neufviesme février M. V.S iiij** quinze.

« DESCHEUERT. »

910. MORNAY (Philippe de), sieur DU PLESSIS-MARLY, chef spirituel et modérateur du parti protestant, une des figures les plus austères de notre histoire, n. à Buhy, 5 nov. 1549, m. à la Forèt-sur-Sèvre, en Poitou, 11 nov. 1623. (V. plus haut série des Zommes d'Etat et, plus loin, série des Xéformateurs el réformés célèbres.)

L. À. $S. à Catherine de Parthenay; Saumur, 2 juin, 2 p. in-fol., adresse, cachet

armorié en cire rouge.—(Æéservé.)

Il la prie de remettre au porteur le livre des Trois mondes de La Popellinière, dont il a

résentement besoin, « pour estimer si l’escrivain a esté juge et non partie contre le sr de

’Audouinière en sa relation des événements de la Floride. » C’est à la requête de son ami M. de La Ravardière qu'il s'occupe de cette matière; s’il y a injustice à l’endroit du sr de L’Audouinière, ilse propose de rétablir les faits en leur état. La lettre se termine par la relation très-détaillée de la mort de Philos, son chien, qui avait « la forme de la beste et l'entendement humain. » Il ne sait s’il le remplacera; car, par le regret qu'il éprouve de la perte de cet animal, il se peut que « de telles affections ouwtrepassent les devoirs de l’homme envers l’estre inférieur, que Dieu n’a peut estre pas faict pour tels compagnonnages. »

911. TABOUROT (Etienne), dit le Seigneur des Accords, poëte d'un esprit ingénieux et d’une gaité rabelaisienne, n. à Dijon, 1549, m. dans la même ville, après 1611.

Sa signature et sa devise À {ous accords sur le second volume de l'ouvrage d'Androuet Du Cerceau, Les plus excellents bastiments de France, in-fol. — R*,—(Réservé.) Cette signature porte la date de 1611, ce qui infirme l’opinion des biographes, qui placent à

l’année 1590 la mort du seigneur des Accords. — M. B. Fillon possède une autre signature de Tabourot sur le titre d’un exemplaire des Œuvres du poëte Nicolas Rapin. }

Tous Mr: Pa | |

LU

912. AUBIGNÉ ( Théodore-Agrippa d'), poëte guerrier, au souffle puissant,

historien plein d'originalité et de verve, qui à conquis une des pre-

mières places, parmi les écrivains de son temps, par ses 7ragiques, son Züistoire universelle et son Baron de F'œneste, n. à Saint-Maury, en Saitonge, 8 fév. 1550, m. à Genève, 29 avril 1630. (V., plus loin, série des Réformateurs et réformés célèbres.) L. À. S. à M. du Candal; Mail-

lezais, 23 nov. 1610, 1 p. in-fol.,

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fils, auquel il le prie de prêter 400 livres, 7° Le

qu’il lui remettra lors de son prochain voyage à Paris, où il se rendra aussitôt , le retour de celui-ci.

AUBIGNÉ (Théodore-Agrippa d’).

L. A. S. à J. Besly, avocat du roi à Fontenay-le-Comte ; Maïllezais, 25 mars, 1 p. in-4, adresse. — ( Réservé.) ,

« Monsieur, il vous messied de doutter du credit et accez que vous aurez en ce lieu, tant que l’habitant sera devot aux Muses. Si bon chrestien qu'il est, il ne quittera d’estre idolastre à leur endroict, aussy longtemps qu’il aura le soufie au plastron et que le poulce lui sera serviteur de la teste. Vostre dessein, en m’escrivant, estoit, je croy, de me convier à un tournoys, où couleroit l'encre plustôt que le sang, et point d’aviver la querelle de la robe contre l'espée, sur quoy j'enfonce le chapeau et ne céderoys d’une semelle, moy tout seul, devant

un sénat en robe d’hermine et d’escarlatte tout entier, qui le prendroit à contrepoil. Doncque arrestons ce propos à tel point, à fin que je me dise, comme devant, « Vostre bon voisin et compagnon « AUBIGNÉ. »

« Vous plairoit-il m'envoyer par Bernard, présent porteur, Petrarcha et Bembo et il Cortegiano di Baldazar Castiglione, qui me seroit eschole à ceste heure cy? »

CALIGNON (Soffrey de), chancelier de Navarre, homme d'Etat et poëte, auteur d’un Journal des querres du connélable Lesdiquières, n. à Saint-Jean de Voiron, près Grenoble, 1550, m. à Paris, sept. 1606.

s he S. à Du Plessis-Mornay; Paris, 8 avril 1596, 1 p. in-fol. — A. S. FR. —

Intéressante lettre sur le déplorable état des finances du royaume.

POILE (Jacques), s« de Saint-Gratien, conseiller au Parlement de Paris, aïeul maternel de Catinat, auteur de poésies, aujourd’hui oubliées, n. à Paris, vers 1550, m. à Chaïx, près de Fontenay-le- Comte, 1623.

Sa devise : Qui faict ce qui est deu à Dieu et aux hommes n'a crainte du iugement, et sa signature, sur le titre de l'exemplaire des Œuvres poëliques faites de la main de Estienne

Pasquier (1584, in-4), qui lui a appartenu. — À. S. R6. — S. KR. — ( Réservé.)

ARGENTRÉ (Charles d’), président aux enquêtes du Parlement de Bretagne, éditeur des œuvres de son père, le célèbre Bertrand d'Argentré, n. à Rennes, 18 juillet 1551, m. dans la même ville, 1625.

P. A. S.; (janvier 1618), 3 p. in-fol. — FR.

Requête à la chambre des Comptes de Bretagne. Très-curieuse pièce dans laquelle Charles

EC pe

d’Argentré, après avoir rappelé-les services rendus par son père, Bertrand d’Argentré, soit comme sénéchal de Rennes, soit comme jurisconsulte, dit que, voulant achever l’œuvre prin-

cipale de son dit père, il a préparé une nouvelle édition de ses ouvrages, et qu’à cet effet, les ” Etats de la province lui ont alloué une somme, dont il demande le paiement à la chambre

des Comptes.

MARGUERITE DE VALOIS, première femme de Henri IV, auteur de Mémoires. (V., plus haut, n° 142, série des Chefs de gouvernements.) L. A. S. au duc de Savoie ; (novembre 1582), 1 p. in-fol., adresse. | Elle charge le s° de Clervan de l’assurer de son amitié et du désir qu’elle a de conserver

la sienne.

THOU (Jacques-Auguste de), président à mortier au parlement de Paris, célèbre historien des événements accomplis de son temps, un des rédacteurs de l'Edit de Nantes, n. à Paris, 8oct. 1553, m. dans la même ville, 7 mai 1617.

L. A. S. à Du Plessis-Mornay; Paris, 26 mai 1596, 1 p. pl.in-fol. — R*. (Æecherché.)

Annonce de la prise de La Fère, et appréciation du résultat de ce succès.

PARTHENAY (Catherine de), une des grandes figures historiques du premier tiers du xvII° siècle, femme de lettres, n. au Parc-Sou-

. bise, en Bas-Poiïtou, 22 mars 1554, m. au même lieu, 26 oct. 1631.

(V. série des Xéformeés célèbres.)

L. AÀ.S.à Du Plessis-Mornay; le Pèlerin, près de Nantes, 26 mai 1598, 2 p.in-fol., adresse. — A. S. R'. — $. Fÿ.

Belle lettre relative aux affaires de ses enfants mineurs. Elle prie Du Plessis de faire en sorte que le roi, en sa qualité de tuteur des dits enfants, autorise la vente de quelque terre, afin de payer les dettes de leur maison. Elle entre ensuite en quelques détails sur la dot qu’elle donnera à ses filles, lors de leur mariage, et finit en recommandant à Du Plessis de lui faire avoir Tilenus pour ministre privé.

PARTHENAY (Catherine de).

L. $S., avec la souscription autographe, à Du Plessis-Mornay ; le Parc-Soubise, 20 déc. 1622, 2 p. in-fol., adresse.

Importante lettre sur la conversion de Lesdiguières et les affaires du temps. « On m’avoit

desja mandé quelque chose des arrangements de Dauphiné, lesquels aucuns ne pouvoient croire; mais, pour moy, le croy et crains tout en telles matières. Je ne trouve plus aussi rien

. d’estrange en changements de religion; seulement je prye Dieu de tout mon cœur que je n’en

puisse jamais voir autant à aucuns de ceux qui sont sortis de moy... » Après avoir parlé du voyage du prince de Condé à Rome et de celui de son fils en Languedoc, elle ajoute : « Je n’ay autres nouvelles à vous rendre, au lieu des vostres, sinon une paraphrase sur un saume, faitte par un petit poëte, dont vous connoissez assez la venne (sa fille Anne de ohan), sans qu'il soit besoing de le vous nommer. » Elle finit en s’excusant de se servir de la main d’un secrétaire, étant prise de la fièvre double.

PARTHENAY (Catherine de).

P. A., 22 p. in-fol. — (Réservé.)

Généalogie de la maison de Parthenay-l’Archevesque. Document précieux. — A ce manu-

scrit est jointe une autre généalogie de la même maison, rédigée et écrite par l'illustre mathé-

maticien François Viéte, qui avait été le précepteur de Catherine de Parthenay.

BONGARS (Jacques), diplomate et écrivain, éditeur des Gesta Dei per . Francos, n. à Orléans, 1554, m. à Paris, 29 juillet 1612.

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