L. À. S.; Paris, 2 janv. 1627, 4 p. in-fol
Minute de lettre, avec de nombreuses ratures et corrections. Elle est toute relative à la mort de son fils unique, tué en duel près d’Aix par Charles de Fortia de Piles. Malherbe demande justice du meurtrier. Détails intéressants à ce sujet.
MALHERBE (François de).
L. A. S. à M. Du Bouillon: Paris, 22 déc. 1627, 3 p. 1/2 in-fol., cachets et soies.
4 Superbe lettre où il parle du siége de La Rochelle et de sa réponse à la lettre de La Coronniere.
MÂCIPE
MALHERBE (François de).
Pour Alcandre, pièce de vers autographe, 2 p. 1/2 in-fol. Superbe pièce.
DUVAIR (Guillaume), garde des sceaux de France, homme d'Etat, écrivain et orateur, auteur des Zraités de l'éloquence française et de la Saine philosophie, n. à Paris, 7 mars 1556, m. à Tonneins, 3 août
L. A. 8. à Du Plessis-Mornay; Paris, 20 mai 1617, 3/4 de p. in-fol., cachet. — R*
Lettre remarquable sur sa réintégration dans le poste de garde des sceaux (après la mort
NO
du maréchal d’Ancre). « Je vous puis asseurer que ceux qui m'ont veu au temps, que vous appelez mon affliction, ne l'ont pas jugé telle, et ne sçay si la condition où je me retrouve maintenant n’en mérite point mieux le nom, pour me voir en lieu ou en estat où je ne puis espérer de faire ny ce que je doits, ni ce que je désire ; non que la bonté du roy, nostre maistre, ne doibve faire espérer tout bien, mais les autres parties de l’estat sont si gastées et moy si foible instrument que je demeure tout entrepris, me représentant les maux ausquelz nous avons à rémédier...» (Du Vair, nommé garde des sceaux en mars 1616, et disgracié peu après, s’était retiré au monastère des Bernardins et y était demeuré jusqu’à ce que le roi lui eût rendu les sceaux.)
928. CAILLER (Raoul), poëte, neveu de Nicolas Rapin, n. à Fontenay-le- Comte, 1561, m. dans les premières années du xvII° siècle.
L. À. $S. à Nicolas Rapin ; Fontenay, 5 avril 1585, 2 p. in-fol., adresse et cachet sur cire rouge avec chiffre. — A. S. R*. — S. R£. — {Xéservé.)
I lui fait part du mariage de l’un de ses amis avec la fille d’un habitant de Niort, qui est en fuite pour avoir tué un de ses compatriotes dans une rixe. Il le prie d’intercéder en faveur du fugitif et de lui obtenir un sauf-conduit pour qu’il puisse venir régler ses affaires d’intérêts. Ayant été malade, il n’a pu assister à ce mariage et s’en est consolé avec la muse qui le hante lorsqu'il a la fièvre. Il lui soumettra, à la première occasion, le second chant du poëme qu’il écrit sur les Malheurs de la France.
929. LA NOUE (Odet de), fils ainé du célèbre François de La Noue, homme politique, poëte et écrivain, auteur du Dictionnaire des rimes fran-
caises selon l’ordre des lettres de.l’alphabet, n. vers 1562, m. à Paris, août LA
L. S. à M. de Clermont; Rouen, 21 nov.1596, 1 p. in-fol., adresse. — A. S. F5. — $S. FR.
Relative à l'assemblée des délégués des Églises réformées.
930. LA NOUE (Odet de), fils ainé du célèbre François de La Noue. Pre Odet de Noue; Paris,
14 juin 1608, 1 p. in-fol. À. 1, a Reçu de la somme de 900 livres tour- 4
nois que son père avait prêtée à Du
Plessis - Mornay en 1580, lorsqu'ils .
étaient l’un et l’autre en Flandre.
931. GOURNAY (Marie LE JARS de), célèbre femme de lettres, fille d’alliance de Montaigne, à laquelle on doit la meilleure édition des Essais, et qui s’honora par la noblesse et l'indépendance de son caractère, n. à Paris, dans les derniers mois de l’année 1566, m. dans la même ville, 13 juillet 1645.
L. A. S. au cardinal de Richelieu; (Paris), 16 juin (1634), 1 p. in-fol., adresse et fragment de cachet. — R*. é
Précieuse lettre d’une conservation parfaite, par laquelle Mi: de Gournay remercie le car- .dinal d’avoir, de son propre mouvement, augmenté sa pension.
« Monseigneur, £ ,
« Vos bienfaicts, dont les princes mesmes se sentiroient honorez, ne laissent point de digne remerciement à une chétive demoiselle. Vostre Eminence eust jugé, comme il estoit vray, que le bien qu’elle me faisoit jusques icy, adjousté à la libéralité de nostre bon Roy, suffisoit à me tenir à mon aise, et m’eust laissé en ces termes, si vostre inclination à faire les choses nobles et illustres se pouvoit contenir dans les bornes ordinaires ou, pour mieux dire, dans celles de l’homme. Certes, Monseigneur, quelques-uns des plus grands monarques de l’Europe
ont sujet d’envyer ma condition : ils briguent inutilement vostre bienveillance et l’achepte— roient à tout prix, tandis qu’elle m'est si bénignement départie du seul mouvement de vostre génerosité. J'apprends par là que nous ne pouvons espérer les plus ee ÉU présans que de la pure faveur du ciel, Monseigneur, et puis dire avec raison que c'est luy, proprement aussy,
qui me favorise en cette occasion, puisqu'il vous honnora naissant de ce génie incomparable, afin de faire, en vostre personne, le nouvel exemple d'un ministre capable de distribuer ses grâces en terre. Je suis,
UV « Monseigneur, 4 CI 44% SL 245 y CÀ « Vostre servante très humble, CPS , Œ 2 PS1 leg ee
« très obéissante et très obligée,