ROHAN (Henri II, duc de
L. A. S. d’un monogramme, à Catherine de Parthenay, sa mère; Padoue, 27 nov. 1630, 1 p. in fol., adresse, cachet armorié en cire rouge.
Il se plaint des bruits calomnieux répandus sur son compte : on prétend qu’il s’entend avec les Espagnols pour apporter la peste à Padoue et à Venise. Difficultés qu’il éprouve à se procurer de nouvelles troupes. Le gendre du duc des Deux-Ponts, auquel il a écrit, lui répond qu’il lui est impossible de lui envoyer de la cavalerie. « Je croy, dit-il à ce propos, qu'il veut observer le privilége des anciens Romains qui estoyent exempts d'aller à la guerre l’année qu’ils se marloyent, et je luy pardonne, car le subject le vaut bien. » — Il manque de copiste, ce qui l’ennuie et l’oblige à faire lui-même toutes ses écritures.
Ààe LS CRE, APE, Po É ue VE me Cye Cher Æ 3 x sr Fe Pr Éaix f 938. ROHAN (Anne de), femme poëte, aussi distinguée par ses vertus que
par son esprit, n. au Parc-Soubise, en Bas-Poitou, 19 mai 1584, m. à Paris, 20 sept. 1646.
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L. A. S.à M. des Minières, au Parc-Soubise ; Paris, 22 mai 1644, 1 p. in-4, adresse et cachet armorié. — À. S. R7. — A. $S. d'un monogramme : K.
Elle le charge d’aller à Blain y chercher les papiers concernant les terres de Mouchamp et de Vendrennes. Sa lettre lui servira de pouvoir auprès du sénéchal dudit lieu. ‘
A cette lettre est jointe une missive, relative au même sujet, de Marguerite de Rohan nièce d'Anne de Robhan et fille de son frère Henri, le célèbre chef protestant), qui épousa ons Chabot, 1 p. in-4, adresse.
RICHELIEU (Armand-Jean DU PLESSIS, cardinal de), fondateur de l’Académie française, auteur du Z'estament politique et collaborateur à divers autres écrits politiques ou littéraires. (V. son article au n° 343 de la série des ÆZommes d'Etat.)
Minuté de lettre, avec corrections autographes (à Boisrobert ?); 12 nov. 1636, 1 p. in-fol. — ( Réservé.)
Il l'invite à réunir chez lui les membres de l’Académie, qui s’y sont trouvés le jeudi précédent, et de leur soumettre le projet de discours qu’il lui envoie. Il aura soin de noter les passages qui auront fait le plus d'impression, ceux surtout ro provoqueront « des ah! ah!»
(Il s’agit évidemment ici du discours que le cardinal se disposait à prononcer devant le corps de ville de Paris, afin d’enflammer son patriotisme et de l’amener à lui donner une armée pour reprendre Corbie sur les Espagnols.)
ARNAULD D’ANDILLY (Robert), traducteur de l’ÆZistoire de Josèphe et des Pères du Désert, solitaire de Port-Royal, où il avait la spécialité des jardins, n. à Paris, 1589, m. à Port-Royal des Champs, 27 sept. 1674.
L. A. S. à Bouthillier; Ramberviller, 4 avril 1635, 2 p. in-fol., adresse.— A. S. Rÿ. — S. R. (Recherché.)
Nouvelles de la guerre; surprise de Trèves; dispositions prises par le maréchal de Brézé pour favoriser le passage du duc de Rohan en Valteline, etc., etc.
ARNAULD D'ANDILLY (Robert).
L. À. S.à la Reine; Port-Royal des Champs, 6 juillet 1659, 7 p. in-4.
Pièce fort curieuse, qui n’a pas été envoyée à la Reine, ainsi que le témoigne une note autographe d’Arnauld d’'Andilly ainsi conçue : « Lettre que M. d’Andilly avoit écrite à la Reyne, mais ses amis ayant esté d'avis d’en retrancher quelque chose, il en a écrit une autre. » — Dans cette lettre, Arnauld d'Andilly se défend du soupçon d’hérésie et déclare ne pas savoir du tout ce qu’on entend par Jansénisme. « Je me suis contenté, Madame, avec ce peu de séculiers qui estoient icy, et qui en ont esté éloignez, de vivre dans la simplicité de la foy et de me nourrir des véritez communes de l'Eglise qui suffisent pour l'édification et pour la conduite des fidelles, sans vouloir prendre aucune part à tous ces différens touchant la doctrine, qui ne regardent point ma profession, et estant venu finir mes jours dans cette retraiste, après avoir passé tant d'années dans la cour et dans le monde, j'ai creu ne pouvoir, sans témérité, entrer dans ces difficultez de théologie, que si peu de personnes sont capables de démesler.. » 1} proteste qu’il a « une ferme résolution d’estre tousjours inviolablement attaché à la communion de l'Eglise catholique, apostolique et romaine, de condamner toutes les erreurs qu'elle condämne, et de n’avoir point d'autre foy sur le sujet des cinq propositions, aussi bien que sur tout le reste, que celle du Pape et des Evesques, ce qui suffit, ce me semble, pour me descharger de tout légitime soubçon d'erreur. »
BALZAC (Jean-Louis GUEZ de), célèbre littérateur, qui, au XvIr siècle, a le plus contribué à perfectionner notre langue; un des premiers membres de l'Académie française, pour laquelle il a fondé, en mourant, le prix d’éloquence qu'elle distribue encore, n. à Angoulême, 1594, m. au château de Balzac, 18 fév. 1655." |