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ss 4
L. À. S. au cardinal d’Epernon ; Rome, 11 janv. 1621, 2 p. 1/2 in-4, adresse et trace de cachet. — À. S. R$. — À. R7. — S. sur les titres de livre, F5: (L'écriture de Balzac a varié; aussi a-t-elle été le sujet de controverses. Les deux lettres de la collection de M. B. Fillon offrent, en effet, deux spécimens d'écriture assez diffé rents, à quinze ans environ de distance; elles ont cependant tous les caractères d’au-
thenticité désirables.)
Superbe lettre, par laquelle il lui annonce sa nomination au cardinalat. On y remarque parti— culièrement le passage suivant, qui témoigne des nobles sentiments de Balzac : « Vous me pardonnerés bien si je le dy, et vous le sçavés mieux que moy, que c’est une chose qui n’obli-
era jamais un homme sage à vous porter de l’envie. Si vous n’aviés que ce point-là auere de moy, je ne vous regarderois pas, Monseigneur, comme une persone extraordinaire. En effet, d’estre suivy d’un grand nombre de courtisans et de vivre dans l’abondance de toutes choses, cela vous sera toujours commun avec beaucoup de gens que vous mesprisés. Mais de faire de bonnes actions, quand vous seriés assuré qu’elles ne viendroient jamais à la cognoissance du monde; de ne craindre rien que les choses deshonestes ; de croire que la mort n’est ny bonne ny mauvaise de soy-mesme; mais que, s’il s'offre une belle occasion de la rechercher, elle vaut tousjours mieux qu’une longue vie; d’estre en réputation de tenir sa parole, au temps où les plus crédules ne sçauroient faire davantage que de s’asseurer sur la foy publique; c’est ce que j'estime en vous, Monseigneur, et non pas votre chapeau rouge, et vos cinquante mil escus de’ rente. » — Dans un post-scriptum il parle de l’'empêchement apporté par le cardinal Borghèse à ce que l’évêque de Luçon (EN che liaut) reçût le chapeau en même temps que lui.
BALZAC (Jean-Louis GUEZ de).
L. A.S. de l'S. barré, qu'il employait parfois en guise de signature, à Huygens ; (14 mai 1635), 3/4 de p. in-fol., adresse et cachets armoriés avec fils de soie.
Il lui envoie du latin qu’on l’a obligé de faire il y a quelques jours. Si l’on y trouve quelque chose à redire, qu’on se souvienne « de la condition de sa naissance. » Ce n’est pas, du reste, un don qu’il lui fait, c’est un trafic qu’il exerce; il désire avoir ses œuvres poétiques en échange. — Cette pièce paraît n’être qu’une fin de lettre, ayant d’ailleurs un sens complet.
BALZAC (Jean-Louis GUEZ de).
Ex-dono de deux lignes aut. sig. au comte de Rochechouart sur le titre, gravé par Mellan, du Recueil de nouvelles lettres de monsieur de Balzac ; Paris, J. Camusat, 1637, 1 p.in-8.— ( Réservé.)
BALZAC (Jean-Louis GUEZ de).
Ex-dono aut. sig. « Pour Monsieur de Saumaise » sur le titre de l'édition in-8 du Barbon, donnée par Augustin Courbé, en 1647. — ( Réservé.)
DESMARETS (Jean), sieur de Saint-Sorlin, le collaborateur malheureux du cardinal de Richelieu dans ses essais de poésie dramatique, membre de l’Académie française, une des victimes de Boileau, n. à Pac 41599: 1m: 28 oct. .676:
L. À. $. au cardinal de Richelieu; Paris, 8 septembre, 1 p.in-fol., adresse et cachet, sur lequel se voit un profil d'homme barbu. — Rf. — (Réservé.)
Il recommande au cardinal le sieur Julien Collardeau, procureur du roi au siége de Fontenay-le-Comte, qui désire avoir une audience particulière de Son Eminence. « Le suppliant, dit-il, est nourrisson de Thémis et de la muse, et n’a esté décidé encor qui des deux le prendra sous sa garde et tutelle. » — Eloge du savoir du personnage.
CHAPELAIN (Jean), poëte, auteur de la Pucelle, dont la prose valait mieux que les vers, membre de l’Académie française, n. à Paris, 4 déc. 1595, m. dans la même ville, 22 fév. 1674.
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L. A. &. à Carlo Dati, à Florence ; Paris, 6 déc. 1669, 2 p. 1/2 in-8. Légère déchirure par la rupture du cachet. — Fÿ. (Recherché.)
Très-intéressante lettre. Carlo Dati, informé par l'abbé Marucelli du succès obtenu à la cour par son beau panégvyrique, avait exprimé le désir d’avoir un témoignage venant de plus haut. Chapelain, qui était l'intermédiaire des faveurs du roi et de Colbert accordées aux
savants étrangers, gourmande Dati sur cette prétention insolite. « Les plus grands lettrés
de l'Europe, auxquels il (le Roi) a procuré les mêmes faveurs qu’à vous, se tiennent satisfaits
des assurances que je leur en donne et n’en demandent pas davantage. »
COLLARDEAU (Julien I), conseiller d'Etat et procureur du roi en la sénéchaussée du Bas-Poitou, poëte, ami de Colletet et de Desmarets, n. à Fontenay-le-Comie, 22 janv. 1596. 1 P. S., signée aussi de son père et de son frère, sœurs et beaux-frères; 28 août 1642,
9 p.1/2 in-fol. — A. S. R. — Son Constitution de rente faite à Julien Collardeau, r1° du nom, alors premier échevin du corps
de ville de Fontenay, par ses enfants.
DESCARTES (René), un des réformateurs de la langue française, comme il l'a été de la philosophie. (V. série des Znitiateurs el inven-
teurs, n° 19.)
PAGER (Romain), dit Dwpin-Pager, sénéchal de la baronnie de Vouvent, poëte d'assez mince étoffe, ami de Colletet, n. à Fontenay-le-Comte, 8 fév. 1598, m. à Paris vers 1650.
P. S.; Fontenay-le-Comte, 2 mars 1631, 6 p. in-fol. — A. S. À. — S. K. —
(Réservé).
C’est l'original de son contrat de mariage avec Marie Tiraqueau de la Grignonnière.
COLLETET (Guillaume), poëte, collaborateur dramatique du cardinal de Richelieu, membre de l’Académie française, auteur des Vies des poètes francois, dont le manuscrit à été détruit dans l'incendie de la Bibliothèque du Louvre, n. à Paris, 12 mars 1598, m. 11 fév. 1659.
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. Singulière anecdote d’une femme qui, lasse de son mari, le tue, le met dans un sac, le jette à la mer, et s’en confesse à un cordelier, lequel fut pendu.
VOITURE (Vincent), épistolier et poëte, l'Aristarque littéraire du monde des raffinés et des précieuses, membre de l’Académie française, n. à Amiens, 1598, m. à Paris, 26 mai 1648.
7 S. (au comte d’Avaux); Paris, 2 janv. (1645), 8 p. in-fol. — A. S. R.
Cette lettre est, avec celle de la collection A. Sensier, une des plus belles connues. Voiture exprime d’abord au comte le chagrin qu’on éprouve à Paris de son éloignement : « La pauvre madame la marquise de Sablé ne s’en peut remestre, madame la marquise de Praslin en parle d’une façon qui vous attendriroit; ma emoiselle de Rambouillet (Julie d’Angennes), nonostant le peu d’intérest qu’elle y a, ne laisse pas de s’en plaindre, et il n’y a pas jusques à madame Le Page qui ne die qu’elle est affligée de ne voir plus personne à vos fenestres ; ce marbre mesme de madame vostre belle-sœur en est touché. » Il exhale ensuite son désespoir. « Où pourrois-je trouver au monde des entretiens si doux, des conversations si utiles et des potages si bien conditionnés? Depuis que vous estes hors d’icy, je n’ay point trouvé de potage qui ne fût trop salé, ni d'homme qui ne le fût trop peu... » La reine a reçu admirablement le cabinet que le comte lui a envoyé. « Il est bien juste, Monseigneur, que je vous die à vous, qui avez
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commencé ma fortune et qui m'avés mis en bonheur, qu’il a pleu à la Reine me donner la pension de mil escus qu’elle m’avoit promise dès que vous estiés ici et qu’elle la fait mettre sur l’abaye de Conches, dont elle a admis la résignation que l'abbé en a fait en faveur du second filz de M. de Maisons.» Voiture termine par l’assurance que lui a donnée le cardinal Mazarin de son amitié pour le comte.
BOUNIN (l'abbé Jean), chanoine et secrétaire de l'Église de Luçon, auteur des Antiquitates urbis et ecclesiæ Lucionensis, ouvrage fort rare, qui mérite de le devenir encore davantage, n. à La Flocellière (Bas- Poitou), 1599, m. à Luçon, déc. 1668.
P. S., sur vélin; 26 avril et 27 nov. 1668, 14 p. gr. in-4. — A.S. PR. —- S. R7. —
C’est l'original de son testament, portant sa signature ou son paraphe au bas de chaque pass A la suite, sont 16 vers latins autographes signés, ayant pour titre : Tabella vitæ . Joannis Boninti, qui donnent un résumé de la biographie du personnage.
MAROLLES (Michel de), abbé de Villeloin, littérateur et célèbre amateur d’estampes, n. à Marolles, en Touraine, 22 juillet 1600, m. à Paris, 6 mars 1681.
P. A.S.; 7 juin 1667, 1 p. in-4. — A. S. R$. — S. 5. — {Xéservé.)
Relative à la cession de sa collection de gravures au Roï. Michel de Marolles désire qu’un recueil de portraits gravés par Thomas de Leu, réunis en volume, et un autre carton où sont ceux, dessinés au crayon, des premiers chevaliers de l’ordre du Saint-Esprit, ne soient pas compris dans la vente. La plupart des portraits de Thomas de Leu sont en double dans les portefeuilles remis au secrétaire de M. Colbert.
NEURÉ (Laurent MESME, dit Michel-Gabriel de), polémiste et érudit, n. à Loudun, vers le commencement du xvIr siècle, m. à Paris, 1677. L. A.S. à Ménage; château de Caen, 13 juillet 1654, 2 p. in-4, adresse et cachets
avec lacs de soie. Légères taches d'eau. La moitié du feuillet de l'adresse a été
enlevée. — R7.
Excuses d’avoir quitté Paris sans l’en avoir prévenu et annonce de son installation à Caen. Recommandation en faveur du professeur Antoine Halley.
SCUDEÉRY (Georges de), frère aîné de Madeleine, qui contribua beaucoup à sa réputation littéraire, poëte, romancier, auteur dramatique, membre de l’Académie française, une des victimes de Boileau, n. au Havre, 1601, m. à Paris, 14 mai 1667. (
L. A. S.; Paris, 15 mai 1654, 2 p. in-4. Légère déchirure. —A.S. R$. — (Il y a des exemplaires de son À Zaric avec ex-dono autographe signé.)
Il remercie celui auquel sa missive est adressée de la bienveillance qu'il lui témoigne dans sa lettre à Chapelain. Il se félicite de ce qu’il professe le même respect que lui pour la reine de Suède. « Au reste, Monsieur, dit-il en terminant, ayant apris que vous alliez commencer