‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 184 sur 227 · NT · texte numérisé non relu

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mai 1876, après avoir exposé au Salon de cette année, pour son début dans la carrière artistique, une œuvre remarquable : le Barbier du roi Midas. (V. plus haut l’article }’rançais, n° 2002.)

ITALIE

PISANO (Vittore), dit Pisanello, sculpteur et peintre, placé par ses admirables médailles au rang des plus illustres artistes de la Renaissance, n. à San Virgilio, sur le lac de Garde, dans le dernier tiers du x1v° siècle, m. 1451.

L. À. $S. au duc de Milan (Filippo-Maria Visconti); Rome, 28 juin (1431), 1 p. in-4 oblong, adresse et traces de cachet. Le papier est fortement altéré par l'humidité et enlevé, en partie, du côté droit, de telle sorte que l'extrémité des lignes a disparu. — R*. — (Réservé.) -

Pisanello prie le duc, qu’il qualifie son « très illustre et très aimé seigneur », d'attendre, jusqu’au prochain mois d'octobre, l’envoi de l’œuvre qu’il s’est engagé à exécuter en bronze pour lui, ainsi que pu le lui dire le seigneur Ambrosio (le Camaldule ?). Il ne lui est pas permis d'abandonner, sous quelque prétexte que ce soit, les

peintures qu'il fait dans une église (de Rome), travail qui ne sera à TP AmwO .

achevé qu'après la fin de l'été. Il s’empressera, aussitôt après, de remplir sa promesse et de se conformer au désir du duc, « comme l’y porte la reconnaissance qu’il lui doit. »

Lorsque cette missive, — peut-être unique, — a été écrite, Pisanello était occupé à peindre, dans l’église de Saint-Jean de Latran, à Rome, les fresques destinées à servir de complément à celles laissées inachevées par Gentile de Fabiano. (V. Les Arts à la Cour des Papes pendant le xv° et le xvie siècle, par Eug. Müntz, p. 47.)

MICHELO?ZZI (Michelozzo), architecte et sculpteur célèbre, élève et collaborateur de Donatello, rival de Brunelleschi, n. à Florence à la fin du x1v* siècle, m. dans la même ville, 1467.

L. A.S. Michelozzo di Bartolomeo, du nom de son père, à Averardo Médicis, à Pistoie: Florence, 21 fév. 1429, 1 p.

in-4 oblong, adresse, traces de cachet “p: «Slge À TENTE

de cire rouge. — R*.

Lettre d'introduction et de recommanda- — Bee tion pour son frère Giovanni. L fr +, e—

MORETTI (Cristoforo di), célèbre peintre, un des réformateurs de

l’art en Lombardie, n. à Crémone dans le premier tiers du xv° siècle,

L. À. S. à Galeazzo-Maria Sforza-Visconti, duc de Milan; Casal, 8 juin (1467), 1 p. in-4 oblong, adresse, cachet sur papier, formé d'une empreinte d'intaille antique, représentant une tête de jeune homme; papier milanais à la guivre. Légère déchirure à l'angle inférieur du côté droit, enlevant une partie de la signature. — R+*.

Cristoforo di Moretti demande au duc la permission de lui offrir un tableau sur foile, qu'il a peint pour lui. Depuis six ans et cinq mois, il est éloigné de sa maison et désire y rentrer. Pendant cette absence, jusqu’au jour de la paix (25 février 1467), il a travaillé pour

le marquis de Montferrat et le cardinal (Théodore), son frère. En ce moment, il peint une chapelle au château de Casal, pour le marquis.

BALDASSARE DE REGGIO, dit d’Æste, peintre et graveur en medailles, n. à Ferrare vers 1425, m. après 1483.

L. A. S. au duc de Milan; Milan, 21 mai 1468, 1/2 p. petit in-4 oblong, adresse, cachet sur papier représentant une tête de jeune homme; papier à la guivre milanaise pour filigrane. — R*.

Le duc étant parti sans lui, il lui écrit pour s’excuser et lui dire quil se tient à sa disposition.

VANUCCI (Pietro), dit LE PÉRUGIN, un des derniers représentants de l’ancienne Ecoleitalienne, auquel est échu l’insigne bonheur d’avoir été le maitre de Raphaël, n. à la Citta della Pieve, 1446, m. à Pérouse, déc. 1524.

L. A. $., écrite à la pointe du pinceau, à Isabelle d’Este, marquise de Mantoue ; Florence, 16 août 1504, 1 p. in-fol., adresse, traces de cachet. — R*. Précieuse lettre dont voici la traduction :

« Madame la marquise, salut et infinies recommandations, etc. J’ai reçu une lettre de vous, et j'ai entendu ce qu’elle contient sur le tableau que je fais pour vous; je m’en occupe; bientôt je vous le livrerai, s’il plaît à Dieu. Votre Seigneurie doit être convaincue que j'y travaille diligemment. Rien autre. Je me recommande une infinité de fois à Votre Seigneurie.

« Votre PIERRE PERUGIN, « Peintre à Florence. »

(11 doit s’agir ici du Combat de l'Amour et de la Chasteté, passé depuis au château de Richelieu et maintenant au Louvre.)

A cette rarissime lettre, lune des perles de la collection, ést paire une autre de Tolomeo, agent de la marquise de Mantoue, adressée à cette princesse le 2 août 1503, et ayant trait au même tableau. — Il y est aussi question du peintre florentin Filippo de Frate Filippo (fils de Lippi, qui mourut en 1505).

VINCI (Leonardo da), architecte, ingénieur, sculpteur et peintre, le grand initiateur de la Renaissance italienne, « la première en date des personnes de la trinité artistique par excellence des temps modernes, » n. au château de Vinci, près Florence, 1452, m. au château de Clou, près d'Amboise, 2 mai 1519.

Dessin à la plume représentant une machine hydraulique, au-dessous de laquelle sont trois lignes d'écriture. — A. S. R*. — A. R$. — (Il éxiste plusieurs mss. a. de Léonard de Vinci dans des dépôts publics; mais il se trouve un très petit nombre de spécimens de son écriture entre les mains des amateurs. Nous ne connaissons qu'une lettre a. s. de lui. — Il écrivait ordinairement de droite à gauche; ses lettres sont tracées dans le sens ordinaire.) — (Réservé.)

Avec ce dessin sont deux autres feuillets, provenant du même cahier, couverts de croquis de personnages, d'oiseaux, d’arabesques et d’architectures, à l’aquarelle, à la plume et à la mine de plomb. :

FOPPA (Ambrogio), dit CARADOSSO, orfèvre, graveur én monnaies, qui a donné aux médailles l'aspect pseudo-romain qu’elles ont conservé depuis, n. dans le Milanaïs vers 1465, m. vers 1540.

L. A. S. Caradosso de Mundo à Lodovico-Maria Sforza, duc de Milan; Rome,

25 fév. 1495 (1496), 1 p. in-fol., adresse, traces de cachet de cire rouge, papier portant une poule pour filigrane. Pièce jaunie et maculée. — R?.

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