‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 20 sur 227 · NU · texte numérisé non relu

NU

CONRART (Valentin), premier secrétaire perpétuel de l’Académie française, plus connu par son silence prudentque par ses œuvres effectives, n. à Paris, 1603, m. dans la même ville, 23 sept. 1675.

L. A. S. (à Huygens); Paris, 23 mai 1655, 3 p. 1/2 in-8. — K.

Lettre fort remarquable, où il parle, d’abord, de la mort de Balzac et exprime le désir que M. Heinsius, le fils, donne quelque éloquente plainte sur ce triste sujet. Les muses sont devenues sinon muettes, au moins paresseuses en France. « Nous avons seulement quelques auteurs qui n’ont rien laissé abatre de leur courage et qui soutiennent encore l’honneur de notre siècle avec beaucoup de vigueur. Vous avez pu voir l’Alaric de M. de Scudéry, qui parut au jour l’année passée, et vous pourrez voir bien-tost la divine Pucelle de M. Chapelain, attendue et désirée depuis si longtemps, et dont il s’est, enfin, résolu de publier la moitié,

our contenter l’impatience de ses amis et de tous les doctes. Pour M. de Corneille, il s’est Jetté dans les compositions pieuses et a laissé le soin du théâtre à un de ses frères. Vous ne devez pas vous étonner s’il n'est point soigneux de vous écrire, puisqu'il n’écrit pas seulement à ses amis d’icy, dont il n’est éloigné que de trente lieues. »

(Pierre Corneille correspondait, en effet, avec Constantin Huygens; une lettre originale de lui, adressée à ce savant et datée de Rouen, le 28 mai 1650, est actuellement conservée au département des manuscrits du British Museum à Londres.)

CORNEILLE (Pierre), dit le Grand, créateur de l’art dramatique en France, dont le génie puissant et austère s’est complu à mettre en scène les sentiments généreux et les actes héroïques, n. à Rouen, 6 juin 1606, m. à Paris, 1* oct. 1684.

Ex-dono aut. sig. sur le titre d'un volume de ses Œuvres. — A.$S. R*. — S. R°. — (On ne connaît, dans les collections particulières, qu’une lettre autographe signée de Corneille, adressée à Pellisson, et conservée dans le cabinet de feu M. Chambry.) — ( Réservé.)

L’exz-dono est ainsi concu :

Pour monsieur Du Port P. CORNEILLE 8. t. h. s. (son très-humble serviteur.)

Cet ex—dono est inscrit au ve du titre gravé du tome premier des Œuvres de Corneille, imprimées à Rouen en 1648, in-12. — La signature P. Corneille qu’il porte est la seule qu’on connaisse. Le sieur Du Port, auquel Corneille a fait présent de ce volume, retrouvé récemment aux environs de Fontenay-le-Comte, était probablement Louis Martineau, sieur Du Port, avocat bas-poitevin, qui résida à Rouen pendant les années 1647 et 1648, et qui se piquait de littérature.

M. B. Fillon possède aussi l’exemplaire des Quatre livres de l’Imitation de Jésus-Christ, traduits et paraphrasés en vers françois; Rouen, L. Maurry, in—4, donné par l’auteur à Louis Hébert.

(VW. sur Pierre Corneille la lettre de Conrart analysée au n° 959 de cette série.)

VALOIS (Adrien de), littérateur et érudit, auquel on doit la Votitia Galliarum, chef-d'œuvre de vraie et de saine critique, n. à Paris, 14 janvier 1607, m. dans la même ville, 2 juillet 1692.

P. A. S., sur yélin; 18 sept. 1675, 1/2 p. in-fol. oblong. — A. S. R7. — S. R. —

( Réservé.)

Reçu de la somme de 250 livres tournois, à lui payée par l’imprimeur Fr. Léonard, pour le remboursement des frais de copie du ms. de la Notitia Galliarum.

SCUDÉRY (Madeleine de), romancière et bel esprit, qui continua dans son Cyrus et sa Clélie les traditions du « pays du Tendre », n. au Havre, 1607, m. à Paris, 2 juin 1701.

RL

L. A. S. à Huet : 21 mai, 2 p. 1/4 in-4, cachet. Légère déchirure par la rupture du cachet. — IF. ( Recherché.)

Eloges d’un ouvrage du Père de La Rue.

963. MÉZERAY (Francois EUDES de), l'un de nos grands historiens, qui s’est proposé, en écrivant l’histoire de la patrie, de rappeler aux Français leurs droits imprescriptibles, n. à Ri, en Normandie, 1610, m. à Paris, 11 juillet 1683. | P. S., sur vélin; 3 janv. 1664, 1 p. in-4 oblong. — A. S. F, — $. .

Quittance de 600 livres tournois « à luy ordonnée pour ses peynes d’avoir, de l'ordonnance de monseigneur le Chancelier et garde des sceaux de France, travaillé à diverses œuvres et mémoires pour servir à l’histoire. »

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