‹ Inventaire des autographes et documents historiques (volume 4)Chapitre 24 sur 227 · RETZ (Jean-François-Paul de GONDI, cardinal de · texte numérisé non relu

RETZ (Jean-François-Paul de GONDI, cardinal de

L. A. S. à Monseigneur..., Saint-Cascian, 23 juillet, 2 p. in-fol. Très-belle lettre, toute relative à sa démission de l’archevêché de Paris.

977. SAINT-EVREMONT (Charles de MARGUETEL DE SAINT-DENIS de), célèbre écrivain, ami de Ninon de Lanclos et de la duchesse de Mazarin, n. à Saint-Denis-du-Guast, janvier 1616, m. à Londres, où ilétait exilé, 29 septembre 1703.

L. À. à l'abbé de Hautefeuille; 8 septembre, 1 p.pl. in-4,cachet.— A.S. R$.—A.R*. ( Recherché.) — (Saint-Evremont avait coutume de ne pas signer les lettres qu’il écrivait à ses familiers, parmi lesquels on comptait l'abbé de Hautefeuille. Il faut remarquer que cet écrivain signait tantôt avec un d, tantôt avec un £.)

Lettre de sa vieillesse, comme le témoigne l’écriture irrégulière et tremblée. Saint-Evremont remercie l’abbé de son obligeance pour lui et parle de la maréchale de Créquy.

978. BUSSY-RABUTIN (Roger, comte de), le Brantôme du siècle de Louis XIV, auteur de l’ÆZistoire amoureuse des Gaules, membre de l’Académie française, n. à Epiry, dans le Nivernais, 18 avril 1618, m. 9 avril 1693.

L. À. au comte d'Olon, son cousin; Chaseu, 8 déc. 1685, 3 p. in-4.— A. S. FF. — A. ER. — S. FR. (Recherché.) — (Bussy-Rabutin avait une écriture droite et signait d’une écriture penchée; aussi, de prime abord, il semble que l'écriture et Ja signature de ses lettres soient d’une main différente. Cette particularité se rencontre chez plusieurs autres personnages, et est assez commune chez les Hollandais.)

Très-curieuse épiître dans laquelle il le presse de se convertir à la foi catholique, que professaient leurs auteurs communs, avant que leur bisaïeul n’eût embrassé le protestantisme. « Si vous examinez, lui dit-il, la conduite des premiers réformez, soit princes, soit gentilshommes, menu peuple, gens d'église ou gens de guerre, vous trouverez, dans les uns, des intérêts mondains, pour la source de leur changement, et l'amour de la nouveauté, dans les autres. » Puis, partant de là, il déduit par le menu les raisons qui doivent le porter à se con— former au désir du Roi sur ce point. « D'ailleurs, ajoute-t-il enfin, nous convenons, vous et nous, des mesmes principes : de la Trinité, de l’incarnation, de la passion et de la résurrecnd Notre Seigneur; le reste est si peu de chose qu’il ne vaut pas la peine d’en dédire son maître. »

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FÉLIBIEN (André), historiographe des bâtiments royaux, auteur des Entretiens sur les Vies et les ouvrages des plus excellents peintres anciens et modernes, n. à Chartres, 1619, m. à Paris, 12 juin 1695. P. A. S.; Paris, 15 avril 1688, 1 p. in-4 oblong. — K.

Quittance de la somme de 312 livres, à lui due par le sieur Georges Lemuet, auquel il avait prêté cette somme.

FURETIÈRE (l'abbé Antoine), littérateur, non moins célèbre par son Roman bourgeois que par ses querelles avec l'Académie française, dont il fut exclu, n. à Paris, 28 déc. 1619, m. dans la même ville, 14 mai

P. S.; 25 août 1662, 2 p. in-fol. — A. S. R°. — S. F7.

x Ca relatif à la propriété d’une portion de maison qu’il avait dans la rue des Bernardines,

à aris.

PASCAL (Gilberte), épouse de Florent Périer, femme lettrée d’une rare intelligence, auteur d’une vie de son frère, l’illustre auteur des 2rovinciales, n. à Clermont, 7 janv. 1620, m. à Paris, 25 avril 1687.

P. S., avec une ligne aut.; 8 sept. 1673, 1 p. in-4. — A. S. R°. — S, R£.

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ROANES (Artus GOUFFIER, duc de), principal éditeur des 2ensées de Pascal, dont il a souvent altéré le fond et la forme, pour les faire rentrer dans le cartésianisme, qui était le système de Port-Royal, n. au Château d'Oiron, en Poitou, vers 1620, m. à Saint-Just, près de Méry-sur-Seine, 4 oct. 1696.

P. A.S.; Fontenay-le-Comte, 18 mai 1653, 1 p. in-4 oblong. — A.S.R?. —S. Re.

Reçu de la somme de 500 livres, à lui délivrée par les habitans du Gué de Veluire, pour le paiement de la garnison du château de Fontenay-le-Comte, dont il était gouverneur.

ROANES (Artus GOUFFIER, duc de).

P.S.; Paris, 19 mars 1656, 1 p. 1/2 in-fol.

Relative au desséchement des marais de Maillezais.

LA FONTAINE (Jean de), l’immortel fabuliste et le conteur incomparable, n. à Château-Thierry, 8 juillet 1621, m. à Paris, 13 avril 1698.

L. À. S. à son oncle Jeannart, substitut du procureur général à Paris; Château- Thierry, 29 fév. 1656, 3 p. in-8, adresse, cachet à son chiffre. — A. S. R°. — À. R7.

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(Les lettres de La Fontaine sont très-rares; les pièces aut. sig. de l'époque où il était attaché à la maîtrise des eaux et forêts de Château-Thierry le sont moins ; les fables se trouvent assez fréquemment, mais un certain nombre sont suspectes, et quelquesunes sont, certainement, l'œuvre d’un faussaire. Les pièces de la collection de M. B. Fillon sont toutes, au contraire, d’une incontestable authenticité.)

Relative à des affaires d'intérêt à régler entre sa famille et Jeannart, auquel diverses sommes étaient dues, ainsi qu’à des tiers, par son père, sa belle-mère et sa sœur.

LA FONTAINE (Jean de).

L. À. S. au chevalier de Sillery ; 28 août 1692, 2 p. 1/2 in-4.

Précieuse lettre, qui débute par une pièce de vers adressée au chevalier sur les glorieuses actions du prince de Conti à la prise de Namur (5 juin) et au combat de Steinkerque (3 août). Chose singulière, elle est datée en tête du 28 août 1692 et à la fin du 5 août. Ilest probable que cette dernière date est un lapsus calami et qu’il faut lire 5 septembre.

Cette pièce est montée et provient d’un recueil. Elle présente de notables différences avec le texte imprimé. (Cf. édition des Œuvres de La Fontaine donnée chez A. Lemerre par M. A.

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