LA FONTAINE (Jean de
L. À. à Mesdames d'Hervart, de Viriville et de Gouvernet, 4 p. in-4. Lettre prose et vers, qui commence par cette pièce bien connue :
Intendantes du Parnasse,
Si de traits! pleins de grâce, Vos faveurs ornent les vers Dont j’entretiens l’univers, Aujourdhuy je vous implore; Donnez à ma voix encore L’éclat et les mêmes sons Qu'avoient jadis mes chansons.
La Fontaine s'excuse, ensuite, de ne pas se rendre à l'invitation de ces dames, « mais de demeurer tranquille à Bois-le-Vicomte pendant qu’on répétera à Paris mon opéra; c’est ce qu’il ne faut espérer dans un auteur, quelque sage qu’il puisse estre. Je resteray donc en un Les où je vas et viens comme bon me semble et où je puis cacher ma marche, quand il me. plaist. »
Cette pièce est montée et provient du même recueil que la précédente ; elle porte une annotation de la main de Raynouard. Elle contient quelques différences avec l’imprimé.
LA FONTAINE (Jean de).
Le Lion amoureux, à Mademoiselle de Sévigné, fable aut. sig., 3 p. Di (Réservé).
988. MOLIÈRE (Jean-Baptiste POQUELIN de), le poëte comique par excel-
lence et l’un de ces génies profondément sympathiques qui honorent le plus l'humanité, n. à Paris, 15 janvier 1622, m. dans la même ville, 17 fév. 1673.
P.S.:J7.B. P. Moliere; Paris, 22 mai 1670, 1 p. in-4. Jaunie et tachée d’eau. — S. R°.—(On connaît de Molière une vingtaine de signatures, mais la plupart dans des études de notaires, où Eudore Soulié les a découvertes.)
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Fin d’un acte notarié, au bas duquel se trouve la signature de Molière, celle de Suzanne Vallet, et celle de l'acteur Philbert Gassot. Du Croisy. La pièce est également signée des notaires 14 . Lenormand et Gigault, dont le dernier est resté, ‘. / V{LLre. assez longtemps, chargé des affaires d'intérêt de rt da l’auteur du Misanthrope. “PES À
(On ne connaît qu’une seule pièce aut. sig. de Molière : celle découverte par M. Louis Lacour à Montpellier, datée du 24 février 1656. Si l'on en juge par l'aspect des, signatures postérieures à son retour définitif à Paris, en 1658, son écriture aurait alors insensiblement subi une sorte de transformation. Elle serait devenue moins allongée et plus ferme; plus française, en un mot.— Désormais, aucun laisser-aller dans le jet de la plume, non plus que dans les manifestations de son génie; — si bien qu’il ne serait pas impossible qu'on rencontrât, quelque jour, des autographes dont la calligraphie fût en parfaite consonnance avec celle de la signature bien connue, reproduite ici, laquelle diffère beaucoup de celle de la pièce écrite en 1656.) — V. plus loin les articles GRIMAREST et J. B. ROUSSEAU.
989. PASCAL (Blaise), auteur des Provinciales. (V. série des Tnitiateurs, Dia)
990. CORNEILLE (Thomas), poëte dramatique, frère cadet de Pierre, qu'il suit à la distance qui sépare le talent du génie, n. à Rouen, 2Ù août 1625, m. à Paris, 1709.
P. A. $. deux fois; Paris, 20 mai 1686, 1 p.in-4. — A.$. R. —$S. F5: —(J'ai reproduit les signatures de l'acte et de la lettre, qui sont dissemblables, ce qui prouve une fois de plus que beaucoup de personnes avaient une signature officielle et une
signature privée.) à Acte qui commence par l’énumération des titres de Thomas Corneille : ; W « Je soussigné Thomas Corneille, a see de l'Isle, RP à
aris, rue Clogergeau, paroisse Saint- Roch... » C'est . ets faite à Jean- Cd Baptiste Boudet, marchand tapissier, 1 de la somme de 50 livres de rente, hypothéquée en deniers du Roi, à prendre sur tous ses biens, meubles ou immeubles. (Jean-Baptiste Boudet était neveu de Molière.)